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Ered Brytvell ⊱ Tel'abelas, shem'

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Jeu 3 Mai - 1:56

Fiche personnage


Nom, Prénom : Brytvell, Ered
Âge :
34 ans
Origine et lieu d'habitation
Un clan dalatien des Marches Libres aujourd'hui disparu. Il vit un peu partout.
Langue parlée :
Majoritairement Elfique et Universelle, Tévène si on le force.
Sexe :
Masculin
Orientation sexuelle :
Hétéro pour tout ce qui n'a pas d'oreilles rondes.
Situation amoureuse :
En relation libre et polygame avec Asha.
Faction et rang
Civil, membre de son clan, poto de Jenny la Rousse.
Profession:
Archer, rôdeur pour le clan. Pilier de taverne le reste du temps.
Armement :
 Un arc à double courbure et une dague qu'il appelle Asha, qui signifie femme en elfique, ce qui veut tout dire.
Intérêts :
La tisane. L'humour noir. Les bons alcools dalatiens. Qu'on vienne pas lui casser les gailen... ce genre de choses.
Anecdotes : Un jour, on lui a "appris à nager" en lui mettant la tête sous l'eau, depuis Ered n'aime pas l'eau. La légende voudrait que ce soit la raison pour laquelle il ne se lave pas les cheveux (c'est faux). Il n'aime pas courir. Il n'aime pas les enfants. Il râle souvent intérieurement. "Shem" est son insulte préférée. N'y voyez rien de personnel. Il reste très ouvert d'esprit. Pour un Dalatien, s'entend. Il ne fait preuve de subtilité que lorsqu'il suit une piste ; dans un combat et même dans la vie de tous les jours, c'est un bourrin. Quand il met les pieds dans le plat, il saute dedans à pieds joints. Il peut vivre toute l'année en pleine nature et dormir dans des conditions déplorables mais il est très exigeant sur la nourriture et cuisine lui-même s'il le faut. Comme tout Dalatien qui se respecte, Ered considère que l'humain est un fléau ; mais la pire maladie à ses yeux, c'est la connerie.


Description psychologique : Observateur silencieux les trois-quarts du temps, on trouvera aisément Ered debout dans le recoin le plus éloigné d'une pièce, nonchalamment appuyé contre un pilier, les oreilles aux aguets. La position à elle seule – légèrement avachie, les bras et les jambes croisés exprimant aisance et confiance – résume toute la personnalité de l'elfe bougon : il bluffe les trois quart du temps. Ered aime se donner des airs mystérieux pour conserver un minimum de crédibilité, mais ses amis savent qu'il a beaucoup d'humour, même s'il est un peu particulier. Il plaisante sur le même ton qu'il menace. On le classera aisément dans la catégorie des "Dalatiens coincés", comme il les appelle lui-même, mais on aurait tort.

Bien sûr, il est méfiant. Il se renferme quand on essaye de l'amadouer, surtout quand on lui propose de la bouffe (il préfère l'alcool), parce que dans la vie rien n'est gratuit et que si vous lui offrez quelque chose, c'est probablement pour lui retirer autre chose ensuite. À votre place, c'est ce qu'il ferait. Et puis, il n'est pas stupide. Il a déjà perdu un œil, il tient au reste de sa personne, merci.

Ered n'est pas froid, il est piquant, voire carrément railleur et condescendant. La délicatesse de l'Elfique glisse naturellement sur sa langue lorsqu'il parle l'Universelle et contraste avec un ton sarcastique et des paroles rudes, de celles qu'on n'enveloppe pas dans le délicat tissu de la diplomatie. Ered est franc et direct comme chacune de ses flèches, ses mots sont faits pour atteindre leur cible sans s'inquiéter d'écorcher son interlocuteur au passage. Ne vous avisez pas de le taquiner si vous ne le connaissez pas, il est très doué pour proférer des menaces sans avoir l'air d'y toucher. Et il n'a pas besoin de ses deux yeux pour viser.

Il y a clairement des sujets qu'il vaut mieux ne pas aborder avec lui, sous peine d'apercevoir tous ses mauvais côtés à la fois, y compris sa mauvaise foi : la magie, son enfance, l'hégémonie des alcools humains face aux boissons elfiques traditionnelles (saletés de shemlens). Mais une fois apprivoisé, cet ambassadeur auto-proclamé des libertés dalatiennes saura se montrer respectueux, drôle, voire agréable, et même charmeur (avec un petit coup dans le nez). Adepte de la politique du "soyons alliés tant que tu n'es pas un poids", Ered peut faire preuve de loyauté, de courage, et s'avère extrêmement tenace et passionné quand une cause lui tient à cœur.

Majoritairement son indépendance et sa liberté, mais tout de même.

Il suffit de lui payer des coups en soirée pour qu'il se révèle extrêmement bavard, extrêmement sans-gêne (non, il n'a pas besoin d'alcool pour ça), et surtout extrêmement habile pour dépouiller plus ivre que lui à la Grâce Perfide... mais c'est une autre histoire. Assez joueur mais mauvais perdant, il apprécie moyennement qu'un inconnu le mette face à ses faiblesses et ses erreurs. Ce qui ne l'empêche pas de faire de même avec autrui. Ered illustre très bien l'adage "faites ce que je dis mais pas ce que je fais". Il n'est certainement pas un modèle à suivre, et c'est peut-être pour ça qu'il déteste qu'on lui colle des responsabilités sur le dos, et tout ce qui le rendrait susceptible de, je cite, "assumer la merde qui n'est pas la mienne".

Il est beaucoup trop terre-à-terre pour croire en des idéaux plus grand que lui, mais ça ne l'empêche pas de donner des coups de pied dans la fourmilière de temps en temps, histoire de faire le ménage sur son passage.

Description physique : Ered est un elfe flegmatique à la démarche nonchalante que démentent des traits sévères et un regard vert et perçant. Pas un joli vert émeraude, plutôt celui qui rappelle la mousse dans la forêt ou la couleur d'un marais, et la plupart du temps il vous juge sans aucune pitié. Il tient ses yeux de sa mère et sa tignasse sombre de son père. Il portait les cheveux longs dans sa folle (non) jeunesse, maintenant il les coupe dès qu'ils se mettent en travers de sa vue. Il ne s'encombre pas d'équipement superflus non plus, ses tenues se contentant d'être pratiques et confortables. Les ornements sont donc inexistants. La seule coquetterie qu'il se permette, peut-être, est sa dague. Son manche magnifiquement sculpté tranche avec l'allure globalement négligée du Dalatien et il y tient comme à la prunelle de ses yeux... pardon, de son œil. Un bandeau dissimule sa cicatrice, ainsi qu'une partie de ses vallaslin, sans cacher complètement la première. Celle-ci descend jusqu'à sa lèvre inférieure. Ered n'est pas particulièrement pudique à ce sujet, il a assez de cicatrices pour ne pas s'émouvoir de la seule que vous verrez, mais il porte son bandeau pour des raisons pratiques et parce qu'il n'a pas besoin de se laver les cheveux.

Il déteste les comparaisons mais si on voulait l'emmerder, on dirait qu'il ressemble à un chat (borgne évidemment). Il peut se mouvoir avec une grande souplesse, se percher avec agilité sur une hauteur lui offrant un meilleur point de vue pour tirer, et le fait de n'être ni trop grand ni trop petit lui assure de se déplacer avec discrétion mais aussi de s'imposer si la situation l'exige. La majorité du temps, il vit sa vie sans rien demander à personne, si ce n'est sa paye, on ne se nourrit ni d'idéaux ni de vent, merci. Habitué à vivre à la dure, il porte plusieurs couches de vêtements pour parer à toute éventualité. Il a, de plus, des poumons un peu fragiles et tombe souvent malade. Il peut tousser à s'en arracher la gorge mais il est très pudique sur le sujet et préférera raconter qu'il a fumé trop d'herbes. Il a appris à confectionner quelques cataplasmes par la force des choses, et tous ses ancêtres le renieraient s'il confondait l'elfidée et l'embrium, mais l'herbologie n'est pas son domaine de prédilection.

Derrière l'écran

Pseudo : Dobby Aurel Âge : 28 Comment avez-vous connu le forum ? : C'est plutôt lui qui m'a (re)trouvé. Que pensez-vous du forum ? : Ben clairement y'a trop de shems, mais on va régler ça... Un dernier mot avant de se jeter à l'eau ? : J'ai pas pris mon maillot. (P.S. Je glisse pas mal de mots elfiques quand j'écris avec Ered, mes sources principales étant bien évidemment le wiki de DA (canon), mais aussi le Project Elvhen (pas canon mais trop beau pour ne pas être exploité), et je remercie encore une fois Cordélia pour la découverte, C'EST MA BIBLE.)




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Jeu 3 Mai - 1:59

Résumé

(a.k.a. quand t'en as marre de relire 1000x ton texte et que t'as pitié des futurs lecteurs)

Ered naît en 9:07 du Dragon dans un clan dalatien des Marches Libres. En 9:15 le clan se fait attaquer par des mercenaires humains et les survivants sont vendus en esclavage dans l'Empire tévintide. Ered entre au service d'une famille de Magistères de Solas jusqu'en 9:22 environ (entre huit et quinze ans donc). Ered et le fils des Magistères se rendent à Vol Dorma lorsqu'ils tombent dans une embuscade tenue par des rôdeurs Dalatiens. Au lieu de combattre Ered les aide plutôt à piller son maître et leur demande de l'emmener avec eux. Ils font partie d'un clan nomade assez diversifié et étendu, qu'Ered rejoint. À dix-huit ans il reçoit ses vallaslin. À partir de 9:25 sa vie se résume grosso modo à vadrouiller un peu partout entre les Anderfels (là où se trouve la majorité de son clan), les Marches Libres, Ferelden, parfois Orlaïs (il évite Tévinter), seul ou avec le clan, qu'il considère à présent comme sa famille. Il squatte notamment le navire pirate Le Revanche lors d'une traversée aux alentours de 9:35. Il entend parfois parler des amis d'une certaine "Jenny la Rousse", mais sans vraiment s'y intéresser, jusqu'en 9:37 où il se fait détrousser par une gamine et remonte accidentellement la piste de ladite rouquine. Comme emmerder les shems et plus particulièrement les nobles est devenu une vraie passion chez lui, il rejoint les amis de Jenny. Ça a beau être officieux, il porte quand même un bandana rouge parce que c'est stylé d'avoir un signe de ralliement secret.


Histoire


Hush now, sleep now,
Emma vhenan,
The flames will dance,
The forest will call

Ered avait honte d’avouer qu’il gardait peu de souvenirs marquants de son enfance. Sa mémoire semblait surtout s’attacher aux sensations et les seuls éléments qui lui venaient à l’esprit, lorsqu’il invoquait ses jeunes années dans les forêts marchiennes, étaient une suite de couleurs, de bruits et de sensations. Plus le temps passait et plus les souvenirs s’effilochaient. C’était pire s’il essayait de les retenir ; ils s’estompaient comme des lambeaux de fumée sous ses doigts et Ered en ressortait plus frustré que jamais. C’est pourquoi il évitait de se remémorer son enfance et laissait ses souvenirs n’être rien de plus que cela. Des sons et des émotions qui, parfois, teintaient ses rêves d’une douceur qui le laissait étrangement mélancolique au réveil.

Hush now, sleep now,
Emma da'len,
The flames will dance,
Sulahn dareth shiral.



9:07 ✧ 9:15 Son souvenir sensoriel le plus ancien le ramenait toujours à l’odeur des épines de pins et à la lumière dorée des rayons du soleil qui tombaient à travers les hauts feuillages. Ered se cachait dans les buissons, la tête entre les mains, comme pour se faire le plus petit possible et ses narines étaient pleines de feuilles séchées et de terre humide. Il associait toujours cette odeur persistante à la forêt de son enfance. Il y avait pourtant eu de nombreuses forêts, car le clan dalatien qui l'avait vu naître voyageait dans les Marches Libres au gré des saisons. Il en avait connu tout au long de sa vie, mais dans son inconscient, cette odeur particulière était vhenas, la maison.
Gamin, Ered était un elfe plus petit et plus maigrichon que la moyenne. Il avait les poumons fragiles et tombait souvent malade, malgré les baumes et les cataplasmes que sa mère confectionnait pour lui. Solyane était une elfe d’une grande dignité et l’épouse du Mi’durgen, littéralement l’épée de pierre : son père, un guerrier respecté du clan. Devant eux, Ered, leur fils unique, avait honte de paraître faible. Ses amis le surnommaient felassan, flèche lente, ce qui était ironique puisqu'il tirait comme un manche. Cela viendra, vhenan, disait sa mère. Et aussi : Peu importe si la flèche vole longtemps tant qu’elle atteint sa cible parfaitement, métaphore à laquelle le jeune Ered était alors peu sensible. Quand elle le retrouvait dans la forêt entre les buissons, il inventait des mensonges à base de "je jouais à cache-cache" ou "je suivais la piste d'un lièvre". Solyane faisait semblant de se laisser convaincre et prenait Ered dans ses bras pour le relever. Elle sentait la menthe et l'embrium et l'odeur suffisait à le calmer. Plus tard, quand il était entré au service de maîtresse Samta, il se servait de ce souvenir pour se rassurer. Il savait pertinemment que sa mère ne viendrait plus le chercher. Il préférait penser qu'il était devenu plus doué pour se cacher et espérer que Solyane Brytvell ne l'avait pas oublié.

9:15 ✧ 9:18 Le clan dalatien avait disparu en une nuit alors qu'il se trouvait en déplacement au nord de la rivière Minantère. Les elfes étaient peu nombreux ; assez cependant pour ne pas craindre de croiser la route de deux mercenaires humains partis en éclaireurs. Seulement le soir venu, les shemlens trouvèrent le campement provisoire des Dalatiens et revinrent avec l'entièreté de leur groupe. Ils attendirent que les lueurs du camp des elfes s'éteignent pour la nuit puis abattirent les sentinelles, avant d'envahir le campement.
Dans son malheur, Ered eut la chance de ne conserver de cette terrible nuit que des éclats de lumière, de voix et de sang. Son esprit, trop jeune pour appréhender tant de violence, le préserva en mêlant ses souvenirs dans un grand tourbillon de sensations qui, à l’heure actuelle encore, restaient floues. Mais Ered se rappelle de ceci : son père fut un des premiers Dalatiens à tomber. La majorité du clan fut décimée. Ceux qui survécurent furent capturés et vendus en esclavage dans le Nord. Ered fut séparé de sa mère au moment où les mercenaires se répartissaient les esclaves. L’un d’eux garda Solyane pour son service personnel et Ered ne sut jamais ce qu’il advint d'elle.

Pour sa part, il fut acheté par une famille de Magistères de Solas, les Valdus. À huit ans, il était le plus jeune de leurs esclaves. Au début, la majorité de ses tâches consistait à récurer les sols, parfois porter des missives au maître de maison, Lafvin. Ered aimait bien cela car il pouvait alors entrer dans « l’antre » du maître, un majestueux bureau aux meubles sombres et lourds qui sentait le bois. Ce n’était pas vhenas et ça n’avait certainement pas l’odeur des pins, encore moins celle de la menthe et de l’embrium. Mais c’était un environnement calme, reposant et fascinant. Ered aimait bien Lafvin en tant que personne, moins en tant que maître. Il laissait à son épouse le soin de gérer les affaires domestiques, et dame Samta était adepte des punitions corporelles. Ered apprit bien vite à baisser les yeux quand il croisait son chemin, mais même s'il faisait de son mieux, elle trouvait toujours une excuse pour punir ses esclaves.
La première fois qu’elle avait frappé Ered, elle avait cogné sur ses doigts jusqu’à ce qu’il saigne et il en avait pleuré ; non seulement de douleur, mais parce qu’il se rappelait que son père l’avait félicité peu de temps auparavant, lorsqu’enfin il avait réussi à atteindre sa cible en plein cœur avec une flèche. Il lui semblait que plus jamais il ne pourrait manier un arc avec ses doigts blessés et le souvenir de son clan déchu le frappa violemment en pleine face, plus terrible encore que les coups de bâton de dame Samta : c’était son ancienne vie qu’il enterrait.

9:19 ✧ 9:22 Quand Ered eut onze ou douze ans, on l'assigna au service d'Héliodore, le cadet des Valdus. Plus Héliodore grandissait et s'émancipait et plus Ered devenait dépendant des déplacements de son jeune maître. Il ne pouvait faire un pas sans être dans l'ombre d'Héliodore et c'était parfois très agaçant. Il n'avait pas la cruauté de sa mère mais il avait certainement mauvais caractère et surtout c'était un mage pitoyable. Il était si fier de réaliser les tours les plus simples que même Ered, qui avait appris à contenir ses émotions, ne pouvait s'empêcher de faire redescendre Héliodore de son piédestal lorsqu'il faisait du feu sous ses yeux pour l'impressionner. J'en fais aussi sans magie. On appelle cela un briquet, disait Ered avec un air parfaitement impassible pour ne pas lui montrer qu'il se moquait de lui. Ils avaient presque le même âge et avaient grandi ensemble, aussi Héliodore avait une certaine patience à son égard. Il ne punissait jamais réellement Ered, car il savait que sa mère s'en chargeait pour eux deux. Ce n'était pas pour autant qu'Ered l'appréciait, loin de là. Il le tolérait. Comme il tolérait les taloches méritées qu'Héliodore lui donnait pour imposer son autorité. Ou les sorts qu'il lui lançait "pour s'entraîner" quand il s'ennuyait. Et Héliodore s'ennuyait souvent. Ered perdit son œil droit lors d'un de ses "exercices", ce qui n'empêcha pas le jeune Magister de continuer à se servir de lui comme cible attitrée. C'est à peu près à cette époque que le mot shemlen rentra dans le vocabulaire d'Ered comme une insulte.

L'ennui quasi constant de son jeune maître lui attirait bien d'autres problèmes. Ered en faisait le plus souvent les frais, aussi avait-il appris à surveiller constamment le comportement d'Héliodore pour lui éviter de déraper. Un soir où le jeune homme participait à une réception de Magisters, il fit l'erreur de trop et, évidemment, l'elfe en subit lui aussi les conséquences. Après tout, n'était-il pas censé suivre le jeune maître comme son ombre ? Surveiller ses fréquentations ? Le protéger en cas de danger ? Ce n'était pas de sa faute, se répétait Ered, médusé. Il l'avait laissé sans surveillance pendant cinq minutes. Cinq. Minutes. Comment un jeune homme de son âge, censément responsable, ne pouvait-il pas rester seul cinq toutes petites minutes ? Stupide shemlen, grommela Ered. Expression redondante s'il en était lorsqu'elle qualifiait ce bon vieux Héliodore. Le shemlen sans cervelle s'était entiché d'une jeune et jolie demoiselle (comme d'habitude, vous dirait Ered), sauf que cette fois il avait mal choisi sa cible. C'était la fille chérie d'une puissante famille d'Altus de Minrathie, et elle n'appréciait certainement pas ses avances, euh... un peu trop poussées, dirons-nous. Pour dire les choses simplement, Héliodore s'était fourré dans de tels ennuis qu'il dut quitter Solas en secret pour ne pas se faire accidentellement assassiner dans son lit ou dans une malencontreuse chute d'escaliers. Ered en était tellement sidéré qu'il aurait pu le pousser du haut des marches si on l'avait payé. Il y avait certainement des choses qui se soignaient de manière radicale et la stupidité en faisait partie.
Au lieu de cela, il fut chargé d'escorter le brave garçon jusqu'à Vol Dorma, où logeait un de ses oncles. Héliodore se cacherait là pour faire profil bas. Le jeune elfe accepta la mission puisqu'il n'avait pas le choix, mais il était décidé à se faire la malle dès que possible. Malheureusement, Héliodore s'avérait encore plus incompétent que prévu question survie dans la vraie vie et Ered avait un peu trop bonne conscience pour l'abandonner dans une forêt à son triste sort, bien que l'idée lui traversât l'esprit un nombre incalculable de fois.

9:23 ✧ 9:25 Ce qui sauva Ered d'une vie retirée au fin fond de l'Empire tévintide fut leur rencontre avec un groupe de bandits dalatiens sur le chemin de Vol Dorma. Retrouver des Dalatiens après avoir passé tant d'années enfermé chez les Valdus fut comme une révélation pour Ered. Il en oublia ses scrupules ; après tout, pourquoi défendait-il la vie d'un maître qui n'aurait pas fait de même pour lui ? Il se laissa faire lorsque les elfes les acculèrent et désarma sans mal Héliodore, qui ne s'attendait pas à un tel revirement de situation : Vous pouvez voler tout son or, je sais où il le cache, proposa Ered. Héliodore lui jeta un regard appuyé mais l'elfe l'ignora pour ajouter : Je ne demande qu'une chose : emmenez-moi avec vous. Il ne supplia pas mais sa tolérance pour les shemlens avait certainement atteint son paroxysme et il ne supporterait pas de passer plus d'une minute en compagnie de son "maître". Ce dernier se fit dépouiller sans broncher, aussi les Dalatiens le laissèrent-ils reprendre simplement son chemin.
Cette attitude inspira à Ered un sentiment contradictoire, à mi-chemin entre le soulagement et la frustration. Une partie de lui espérait que le mage commettrait une erreur qui lui permettrait de venger sur lui des années de souffrance et de captivité. L'autre était consciente que le jeune Valdus n'était foncièrement pas responsable des actions de sa mère ou de l'esclavagisme en général. Il ne se rendait même pas compte du mal qu'il lui faisait et se plaignait souvent de son éducation reculée dans le Cercle de Solas en la comparant allègrement à la captivité d'Ered, ce qui avait toujours eu le don de lui faire grincer des dents. Le jeune elfe le regarda partir en souhaitant à ce garçon de ne jamais recroiser sa route.

Les Dalatiens qu'il avait rencontrés étaient les rôdeurs d'un petit clan nomade nommé Seralwyn. Les elfes qui le composaient venaient d'horizons très différents et s'éparpillaient dans le nord de Tévinter et au-delà de ses frontières, dans les Anderfels. Ils n'acceptèrent pas aisément Ered parmi eux, bien sûr, il devait faire ses preuves. Mais comme ils s'employaient à n'attaquer que les shemlens en aidant quand ils le pouvaient les leurs, le jeune homme n'eut aucun mal à prouver sa loyauté. Son empathie s'éveillait naturellement au contact de ceux qui avaient vécu les mêmes choses que lui, quelle que soit leur race, alors que le simple souvenir des Valdus effaçait en lui toute trace de compassion pour leurs persécuteurs, shemlens en tête. Au contact de son nouveau clan, il réapprit les traditions elfiques et retrouva des réflexes qu'il pensait effacés sous le masque de l'esclave. Il retrouva davantage que la liberté. La sensation d'un arc entre les mains, pour commencer. La première fois, il lui sembla que ses doigts s’étaient engourdis avec le temps et que tout ce qu’il avait appris avec son père avait disparu en même temps que son clan. Cette pensée l’attristait et le frustrait au plus haut point ; il refusait de ne pas devenir l’archer que ses parents avaient vu en lui.
Les entraînements furent difficiles et parfois entrecoupés par la santé fragile d’Ered qui se mettait à cracher ses poumons en plein exercice. Mais il découvrit bien vite que sa carrure de jeune homme, contrairement à celle du gamin gringalet qu’il avait été, pouvait être exploitée à son avantage si tant est qu’il réussisse à muscler les choses qui lui servaient de bras. Le chemin s'avérait rude mais somme toute prometteur et, surtout, il le ramenait vers un passé qu'il pensait oublié.

À dix-huit ans, il reçut ses vallaslin. Ce fut un grand moment et un grand honneur pour lui. Ered ne savait pas à quelle douleur il se préparait, mais elle ne l'effrayait pas outre mesure. Il repensa aux coups de bâtons de son ancienne maîtresse. Avec le temps, il avait appris à fermer les yeux, serrer les dents. Une attitude qui contrariait maîtresse Samta, ce qui renforçait la détermination du garçon. Si son silence l'agaçait, il se contentait avec joie de cette piètre victoire. Alors Ered ne pleurait plus, il attendait. Il lui semblait que toutes ces années, sous le joug de dame Samta, il n'avait fait que ça. Attendre. Cet instant précisément. Comme lorsqu'il avait repris le tir à l'arc, Ered se rappelait ce pour quoi il était là. Mais davantage, avec les vallaslin. Cette fois, il n'y avait plus de doutes, plus de questions. Il ne formait à nouveau plus qu'un avec sa véritable nature. Le clan Seralwyn lui redonna plus qu'un toit, un but ou une dignité. Il lui devait sa vie et son identité.

9:26 ✧ 9:36 La vie d'adulte d'Ered se résumait à peu de choses. En même temps, Ered n'était pas un homme compliqué. Il ne demandait pas grand-chose de la vie, à part de lui fournir plus ou moins régulièrement un toit et de ne pas trop l'emmerder. Pour la bouffe, il se débrouillait avec son arc, il suffisait de le lâcher dans une forêt, ou dans une réception à Orlaïs, c'est du moins ce qu'il aimait à affirmer avec un air parfaitement stoïque. Ered gardait de son passé d'esclave une nette préférence pour les activités en plein air, ce qui expliquait peut-être pourquoi il ne tenait pas en place, allait et venait librement au sein de son clan, lui-même peu enclin à demeurer plus de quelques semaines dans un même endroit. Ered gardait aussi de son adolescence un intérêt approximatif pour les contacts physiques rapprochés et parfaitement inopinés qui le rendait un peu difficile à aborder spontanément ; plus prosaïquement, on dira qu'il ne fallait pas l'approcher par derrière même pour essayer de lui coller une tape virile dans le dos. On finissait généralement la tronche au sol après une brève clef de bras.
Mais Ered faisait beaucoup d'efforts pour ne pas attaquer accidentellement ses amis, qui étaient tous plus tactiles que lui, et que ses mécanismes de défense avaient tendance à amuser plus qu'à servir leur véritable dessein (à savoir faire fuir son prochain). C'étaient en effet de véritables amis. Il faut préciser que la majorité des gens qu'Ered qualifiait comme tels étaient en réalité les membres de son clan, qui était en réalité l'équivalent d'une famille pour lui, avec tout ce que cela apportait d'avantages et de désavantages. Il les aimait beaucoup.

Et tout ce petit monde se portait parfaitement bien dans l'ensemble. Ered allait et venait au sein du clan, parfois ses amis l'embarquaient dans leurs aventures, parfois le contraire, parfois il se la jouait solo, comme lorsqu'il avait presque littéralement échoué sur un navire pirate nommé Le Revanche le temps d'une traversée qu'il n'avait pas payée en or (il était fauché) mais à l'acier de sa lame (il savait la manier), parfois encore il déclarait qu'il s'exilait dans les Anderfels pour ne plus voir personne pendant trois mois, mais c'était généralement après avoir perdu un pari. Il entendait de temps en temps parler de soulèvements d'elfes et de Dalatiens ou Citadins qui rejoignaient un peu plus concrètement la lutte pour leurs libertés, mais c'était un peu trop idéaliste pour lui alors il n'y prêtait qu'une oreille vaguement attentive (et pointue). Il entendait aussi des rumeurs sur les "amis" d'une certaine "Jenny la Rousse".
C'était Del qui l'avait mentionnée la première fois, quand Ered lui avait glorieusement volé le poignard que Del avait volé à un noble qui avait lui-même dépouillé des elfes de leur liberté, alors ça ne comptait pas. Pour être exact, Ered avait gagné Asha à la Grâce perfide, et il avait discrètement triché, mais cela Del ne l'avait pas remarqué car il jouait beaucoup trop vite. Ered, qui savait se montrer extrêmement patient et tourner sa lenteur légendaire à son avantage (pas qu'en jouant aux cartes, mais là n'est pas le sujet), avait remporté Asha donc. Del, un expert en lancer de couteaux, vantait la beauté de la lame et la facilité avec laquelle sa garde, dont la sculpture imitait les courbes d'une femme, tenait dans sa main. Ered avait eu un véritable coup de foudre en la voyant et on comprend aisément à présent pourquoi il la surnomme sa femme. Del grommela aussi quelque chose à propos de Jenny, mais son ami ne l'écoutait pas ; il fit tourner sa nouvelle arme entre ses doigts et constata sa légèreté exceptionnelle. Elle était en effet très agréable à manier. Un sourire joua sur ses lèvres. Il l'aimait déjà. Content, Red ? grommela Del. Ered admira la poignée de la lame à la lueur des torches de la taverne : Oui. Ma serannas, Del, je suis un homme comblé. Il embrassa le manche sous le regard exaspéré de son rival et ami. Ar lath ma, vhenan, murmura-t-il comme à l'oreille d'une femme. Nous vivrons heureux et auront beaucoup d'enfants. Et par enfants, j'entends victimes évidemment. Il s'éloigna sous les rires hilares de ses frères d'armes. Ce n'est que qu'un an plus tard qu'il entendit à nouveau le nom de Jenny.

9:37 Ered détestait les enfants. C'était un fait. Il avait cessé d'aimer les enfants quand il avait cessé d'en être un. Il ne le disait jamais tout haut, la plupart des gens jugeaient très fort ce genre d'affirmation. C'était pas passer pour "un insensible connard sans-cœur" qui l'embêtait, plutôt le fait que ces mêmes gens ressentaient ensuite le besoin incontrôlé de changer son opinion, avec des arguments époustouflants de vérité tels que "c'est parce que tu es encore jeune". Ered avait présentement 30 ans donc autant dire qu'il s'en battait les gailen, et peut-être qu'il avait déjà eu cette discussion avec ce qui se rapprochait le plus d'une figure parentale pour lui dans son clan actuel et, oui, peut-être qu'il détestait un tout petit peu les enfants par pur esprit de contradiction aussi... mais ce n'était pas la question. Ered détestait les gosses et le fait qu'il venait de se faire détrousser par l'un d'eux n'arrangeait évidemment pas son opinion sur les êtres vivants de moins de quinze ans.

Il jura en elfique en remontant l'allée crasseuse de Dénérim et arrêta sa course dans un dérapage pas tout à fait contrôlé au milieu d'une impasse boueuse. Le gosse en haillons était recroquevillé contre la palissade et tenait entre ses petites mains fouinardes la bourse en cuir d'Ered. Il avait l'air effrayé, mais pas encore assez aux yeux de l'elfe. Il dégaina Asha d'une main et de l'autre fit un geste impatient en direction de son bien : J'ai pas le temps de jouer, microbe, rends-moi ça. Il articula en langue universelle car le gamin (ou la gamine, avec la couche de crasse c'était difficile à déterminer) était un petit shemlen. Ered voulait bien éviter les amalgames à cet âge-là, il avait vu nombre d'elfes citadins pris dans les mêmes engrenages que cet enfant. Il ne se sentait pas plus généreux pour autant. C'était son argent, il l'avait gagné. Pas tout à fait honnêtement, mais peu importait. Ered Brytvell faisait pas dans la charité. Rends, répéta-t-il les dents serrées, comme le microbe restait figé. Il semblait attendre quelque chose. Ered avait une mauvaise impression alors il jeta un coup d’œil par-dessus son épaule, juste à temps pour éviter... une lame de très belle facture (il le voyait bien à cette distance, tout proche de son nez). Il roula sur le côté pour éviter le deuxième coup de sabre. La personne à qui appartenait l'arme avait la même dégaine crasseuse que le gamin et donc l'air de l'avoir volée, alors Ered ne se sentit pas particulièrement dans son tort. Pendant que le voleur faisait diversion, la petite fouine s'enfuyait et c'était ça le pire en fait, pour l'elfe. Pas de se retrouver dans une situation soudainement sensiblement plus dangereuse, mais l'humiliation qu'un gosse – un shem- non on a dit pas d'amalgames – lui fauche son argent à lui, sous son nez. Ered lâcha un juron en ressortant de l'allée, renifla et essuya le sang sous son nez avant de fouiller les poches intérieures de son manteau pour vérifier s'il lui restait quelques pièces.
Il trouva trois bronzes.
Est-ce qu'on pouvait s'acheter une bière avec ça ?
Foutue ville et foutus shems. En plus il détestait Férelden.

À force d'écumer les tavernes pour trouver la moins chère il tomba sur un coin aussi miteux et paumé que l'allée dans laquelle il s'était fait voler un peu plus tôt, ce qui aurait dû attirer son attention. L'autre chose qui aurait dû attirer son attention était le ruban rouge noué sur la poignée. Finalement, ce fut le fait que tous les clients de la taverne se tournent vers lui quand il entra qui ralluma la méfiance dans son regard. Bordel il était crevé c'était pas le moment pour ces conneries. Quoi ? grogna Ered de son ton de Vous-avez-jamais-vu-d'oreilles-pointues-dans-votre-vie-ou-quoi. Les clients retournèrent à leurs occupations. Ered s'assit sur un tabouret au comptoir pour commander à boire, quand il aperçut, à l'autre bout, la gamine de tout à l'heure (c'était une gamine finalement). Il changea immédiatement de perchoir. Elle était avec une autre personne, ce qui en soit n'empêcherait pas Ered de la baffer pour lui apprendre à respecter ses aînés, mais cette personne était une elfe, ce qui l'intriguait légèrement. Il se demandait ce qu'elles magouillaient ensemble : elles n'étaient clairement pas liées par le sang, la femme avait l'air plus propre sur elle que la fillette, peut-être une domestique, et elle arborait un air sévère comme si elle était en train de lui faire des remontrances, et Ered avait peut-être observé un tout petit peu trop attentivement cette elfe parce qu'elle était tout à fait son genre. Il se racla la gorge. La gamine sursauta en le reconnaissant mais ne fit pas un geste pour fuir. L'elfe se retourna lentement et le toisa de toute sa hauteur, alors qu'elle faisait bien deux têtes de moins que lui, les mains sur les hanches. Yep. Définitivement son genre. Aneth ara, salua Ered avec plus de politesse qu'il s'en serait crû capable deux minutes plus tôt. La gamine est à vous ? – Aneth ara, répondit l'elfe, qui n'affichait pas de vallaslin mais semblait connaître les manières dalatiennes. Elle avait soudain toute l'attention d'Ered, ce qui était bien puisqu'il semblait lui aussi avoir toute son attention. Cette enfant est sous ma responsabilité, oui. Pourquoi cette question ? – Elle possède quelque chose qui m'appartient. L'elfe citadine se tourna vers la petite : Est-ce vrai, da'len ? La petite hocha la tête et sortit la bourse en cuir d'Ered de sa poche. Il ne restait qu'une pièce en or. Ir abelas, étranger, s'excusa en son nom l'elfe en lui rendant son argent. Ered contempla la pièce dans sa main, les lèvres pincées. Ir abelas, mon cul. Il releva un regard perçant sur ses deux interlocutrices : Où est le reste ? – Ailleurs. – Pardon ? – Ailleurs, répéta patiemment l'elfe – mais sans jamais cesser de le regarder de toute sa petite hauteur. Gillan vous a probablement confondu avec un domestique au service d'un riche marchand, et j'en suis navrée. Elle ne recommencera plus à l'avenir, n'est-ce pas Gillan ? La Gillan ne faisait plus la maligne mais Ered n'en éprouva aucune satisfaction. Pour commencer, il n'existait aucune réalité dans laquelle on aurait pu le confondre avec un domestique. Ensuite, ce n'étaient pas les explications qu'il attendait. Et finalement, l'attitude hautaine de cette petite elfe commençait à lui courir sur le shos’mir. Il posa à son tour les mains sur les hanches, mais juste pour atteindre plus facilement la belle Asha, et pour que son intention soit parfaitement visible et parfaitement claire pour son interlocutrice. Ered Brytvell ne faisait ni dans la charité, ni dans la subtilité. Je vais me répéter une dernière fois. Où est. Le reste. Il entendit avant de les voir les autres clients bouger subrepticement dans son dos. Les shems étaient beaucoup trop bruyants. Ered se retourna juste assez pour ne pas les avoir dans son angle mort. Je ne sais pas où est le reste, répondit toujours aussi sèchement l'elfe.  Elle fit un signe de la tête en direction des gens derrière eux et, d'une voix plus douce, elle ajouta : Si vous ne voulez pas avoir d'ennui avec mes amis, je vous conseille d'oublier votre argent. – J'aime les ennuis et l'argent, répliqua Ered. Il trouvait la réponse plutôt classe, surtout quand on savait qu'il partait en improvisation totale depuis cinq minutes. Ce bref sentiment de satisfaction s'effaça lorsqu'il réalisa que tous les clients, qui le fixaient sans aménité, portaient un foulard, un bracelet, un bandeau ou encore un tablier de couleur rouge. Dans son angle mort, l'elfe ajouta, sur le même ton : Dans ce cas, je peux peut-être vous proposer une autre forme de compensation. La proposition aurait été tentante si elle n'avait pas été formulée au moment où les autres dégainaient. Ered n'avait pas envie de recevoir ce genre de compensations-là. Mais l'elfe fit un geste dans son dos – il jura mentalement parce qu'il ne savait jamais de quel côté regarder bordel d'angle mort de merde – et les clients rengainèrent leurs armes. Ered leur lança de son seul oeil un regard très suspicieux et aussi très dérouté, mais il était presque sûr d'avoir réussi à cacher ça dans le ton de sa voix agacée : Je peux savoir ce que vous foutez ? Vous êtes qui ? – Je m'appelle Jenny la Rousse, dit l'elfe, qui n'était absolument pas rousse. Il haussa son seul sourcil visible pour exprimer son scepticisme. L'elfe eut enfin la politesse de se mettre en face de lui pour lui parler alors que les clients reprenaient leur activité habituelle... quelle qu'elle soit. Elle sourit, un petit sourire en coin comme Ered les aimait bien : D'accord, peut-être que je ne m'appelle pas Jenny, dit-elle avec malice. Est-ce que mon nom est important ? Ered pensa à son argent. Non, répondit-il, avec le même sourire insolent. Il ne savait pas dans quoi il s'embarquait mais il sentait que sa journée allait soit très bien se terminer, soit empirer davantage. Comme il avait déjà perdu sa modeste fortune et sa (encore plus modeste) dignité face à une petite fille, il décida de miser sur la première possibilité. La gamine sortit de l'ombre de l'elfe. Elles portaient toutes deux un ruban rouge au poignet.



crédits chanson (x)

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Jeu 3 Mai - 3:34
Bienvenue à toi ! ♥️

Il n'aime pas les enfants.
"Shem" est son insulte préférée.


*lui adresse un grand sourire de toutes ses petites dents blanches*

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Jeu 3 Mai - 8:15
Merci Rachel ❤

Et en plus Rachel fait de la magie, elle cumule. 8D (Je viendrais sûrement t'embêter avec un lien.)

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Dim 3 Juin - 16:53
Hello Ered ! Je viens aux nouvelles, est-ce que tu t'en sors avec ta fiche ? Je pense qu'elle est bientôt terminée, non ? :)

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Mer 13 Juin - 10:54
Bonjouuur désolé pour le retard ! Elle est effectivement terminée, mais j'ai été plus occupé que prévu IRL et je n'ai pas réussi à me concentrer suffisamment dessus jusqu'ici pour faire une relecture digne de ce nom >< Je m'en occupe ce week-end sans faute !

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Ered Brytvell ⊱ Tel'abelas, shem'
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