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☽ AVANT QUE LA FLÈCHE NE SIFFLE ☾

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Emploi/loisirs : ❝ première du clan bellanaris
Dim 6 Mai - 21:28

Fiche personnage


Nom, Prénom : Svetloyar, Evkjaä (prononcer Efkia). Evie et Effie sont plus souvent utilisés par les allergiques aux prononciations Anders. De plus, on remarque que son patronyme jure avec la tradition de la région ; là où on s'attendrait à Yagisdottir, ou la mélodie d'un clan elfique, on se retrouve avec un village de la région. Mais Yaga ne mérite qu'un crachat au sol, pour Evkjaä, et certainement pas le titre de mère.
Âge :
Vingt-quatre ans
Origine et lieu d'habitation :
Svetloyar, village près d'un lac éponyme dans les Anderfels, l'a vue naître. Mais ces temps-ci, c'est Fort Céleste qui l'accueille après les récents événements. Le jeune séjour à la Garde de l'elfe n'a pas été de tout repos. Un dire fréquent chez les juniors, ces derniers temps, c'est que "la dernière fois où ça été aussi mouvementé pour les nouveaux, c'était l'Enclin".
Langue parlée :
La langue commune, avec un fort accent Ander, qui est sa langue maternelle. Elle communique aussi de temps à autre (ou pour ponctuer ses phrases) en langage des signes Ander, étant sourde d'une oreille et l'audition de l'autre ne s'étant développée correctement qu'à sa puberté. Heureusement, ses autres sens se sont affinés pour compenser.
Sexe :
"Non merci."
Orientation sexuelle :
Se référer à l'exemple plus haut. Et romantiquement ? Evie n'écarte pas toute possibilité, mais c'est d'un rire cynique et des yeux qui n'y croient pas. Rien par rapport à d'anciens cœurs brisés, et elle a déjà ressenti des attirances amoureuses par le passé, elle le croit ; à la fleur de l'âge, quand les hormones et les boutons envahissent pensées et actions. Or, depuis plusieurs années, sa myocarde ne bat que pour les courses dans la forêt, les hurlement sauvages à la lune et une flèche attrapée au vol. Dans des termes strictement techniques, elle ne serait donc pas aromantique, juste qu'il ne lui est pas naturel d'explorer cette face de la vie.
Situation amoureuse :
Aussi fertile que les Plaines Sifflantes.
Faction et rang:
Membre junior de la Garde Orlésienne. Elle s'est présentée en personne, le feu dans les yeux et une expression stoïque sur le visage.
Profession:
Ancienne maîtresse des bêtes dans un carnaval. Avant ça, chasseresse, vagabonde, traqueuse d'abominations à son compte. Rien de bien solide, mais avec son passé particulier, aider les Templiers dans certaines situations en échange de paiement ne la dégoûtait pas. Et puis, elle n'était pas une pétasse non plus. Elle ne vendait que les mages qui posaient un réel danger, préférant même parfois aider certains très jeunes mages à se diriger vers les Cercles de façon sécuritaire. Décisions qu'elle regrette amèrement depuis la guerre ; Evie a l'impression d'avoir jeté des enfants dans la gueule du loup, et attend le moment où elle pourra réparer son erreur.
Armement :
Evkjaä, sa signature, c'est son arc. Recourbé, à double-ressort, il n'en reste pas moins simple et efficace ; décoré de plumes bleues et d'épines de sapin, il agit comme extension naturelle aux bras de la chasseresse. Entre les volées de flèches, puis les coups précis dans la main d'un mage pour interrompre ses sorts, et ceux entre les craques d'une armure, l'Ander brille de cette manière. Son passé auprès du carnaval lui a fait hérité également de son gant d'archère surmonté de griffes métalliques, porté à la main droite, dont elle se sert encore en cas de confrontation trop rapprochée. Loin d'être létal, toutefois, sa véritable utilité vient avec les crampons sous les sandales de l'elfe, afin de grimper aux arbres avec robustesse. À la base, ça n'était que pour le spectacle de la Maîtresse des Bêtes, mais Evie a gardé l'idée pour le style unique que ça lui donne. Par contre, ce qui reste le plus dans la tête des gens quand on la rencontre, c'est Boreallyr. Le clou du spectacle (on venait le voir lui, plutôt qu'elle), son plus vieil ami. Un lynx des montagnes, rapide et puissant, entraîné comme si c'était un mabari (en plus con et mignon). La meilleure sentinelle dans le coin, et capable de faire d'impressionnants sauts dans un cerceau enflammé !
Intérêts :
Sa culture perdue, la théorie de l'occulte, péter engeances et démons. Elle aime se sentir libre, indomptée, et son esprit est très curieux malgré ce que ses expressions faciales peuvent le laisser croire. Evkjaä veut tout essayer au moins une fois, surtout désormais qu'elle ne peut avoir ni enfant ni longue vie.
Anecdotes : Svetloyar, vingt-quatre ans auparavant. Une vieille dame hurle de rire, nourrisson entre les mains, lorsqu'elle quitte le quartier elfique du village, trop petit pour être qualifé de Bas-Cloître. On lui crie vieille folle, et elle retourne élever l'enfant dans la profondeur des bois. On a peur d'elle, on préfère ces quelques sacrifices si on peut survivre un hiver de plus. La cabine abrite déjà quelques gamines, toutes échangées à des familles désespérées en échange de sorts interdits. Loin de toute civilisation et contact avec le Cercle, ici, l'Apostate peut s'arranger avec ce qu'elle veut, troquer guérison contre esclave infantile. Les seuls qu'elle supporte. Et peut-être qu'un d'entre eux deviendra mage, et pourra prendre le flambeau honni de celle qu'on appelle Yaga, la Mégère. Parfois, Yaga refuse tout simplement certains enfants. Elle semble rechercher certains signes avant-coureurs, comme une ascendance magique plus ou moins lointaine. Un jour, un homme est allé kidnapper un nourrisson d’un village à des jours de marche de Svetloyar, rien que pour satisfaire la demande. Certains confondent la Mégère avec les sorcières de légende, dont celles de Ferelden, mais rien à voir ; Yaga est bel et bien née dans la région, comme l’assurent plusieurs documents du village. Evkjaä grandit, comprend vite que si elle crève de faim et que ses aînés sont morts de négligence, elle va devoir s'occuper de ses deux jeunes sœurs. Elle est froide, en grandissant, force les petites à se prendre en main. Même qu'elle y tient tête quand il le faut, histoire de garder la chaumière fonctionnelle et faire comprendre à la sorcière que sans son aide, les Templiers débarqueront bientôt. Yaga advient même à plutôt respecter la petite, jusqu’au jour où elle réalise qu’elle n’aura jamais de magie. Evkjaä achète son arc à douze ans avec les économies que leurs poules rapportent. Elle l’améliorera au fil du temps pour le rendre plus efficace, aidée par les trappeurs de Svetloyar. Elle chasse pour subvenir aux besoins de la « famille », troque du gibier contre nourriture et vêtements, va chercher les ingrédients pour les potions de Yaga. Yaga tentera de noyer Evkjaä dans la Mer Volca pendant l’hiver de cette année, ayant peu d’usages envers une non-mage. La scène devint bientôt surréelle, voire spectaculaire ; Yaga prit feu sous le regard haineux de Vasilisa, la cadette. La Mègère parvient à atténuer les flammes, mais, heureuse d’avoir provoqué les pouvoirs de l’une de ses protégées, accepte de laisser Evkjaä en vie. Vasilisa prétendra même que ç’aurait été le plan de Yaga depuis le début. Cinq ans vont passer, où Evkjaä s’occupe d’un air tendu de la chaumière pendant que Vasilisa reçoit son entraînement magique. La fillette confiera à sa grande sœur qu’elle ressent une présence anormale dans le corps de Yaga. Une présence démoniaque, qui serait là, peut-être, depuis toujours. Et lorsque la troisième fille, Nastya, se découvre elle aussi des dons, Evkjaä prend une décision drastique. Les trois sœurs se sont enfuies en plein cœur de la nuit, pendant que Yaga était partie faire on-ne-sait-quoi dans les collines (sacrifier une chèvre sous la lune ?). Afin de camoufler leurs traces, Vasilisa déclenchera même un incendie de forêt, et se laissera guider par son aînée des semaines durant jusqu’à la Chantrie la plus proche. Le départ fut déchirant, mais Evkjaä savait que ses sœurs seraient bien plus en sécurité si prises en charge par quelqu’un qui savait ce qu’il faisait, et qui n’était pas une adolescente. Elle mentionnera aussi aux Templiers l’existence de Yaga, les avertissant de son statut d’abomination et les aidant même dans leur traque. Evkjaä considère un moment rejoindre les Templiers, intéressés par son expérience auprès d’un abomination et de la théorie des pratiques magiques interdites. Elle change d’idée assez vite en réalisant le travail religieux intensif, ainsi que la différence d’âge qu’elle aura avec les autres recrues. La jeune elfe décide plutôt de se promener de Bas-Cloître en Bas-Cloître dans l’espoir de reconnecter avec ses origines, et espère tomber sur un clan dalatien sur le chemin. Ça n’arrivera jamais. Evie passe de l’adolescence à l’âge adulte sur les routes, aidant les Templiers quand elle le peut, les jeunes mages dès qu’elle en a l’occasion, et les elfes citadins lorsqu’elle recherche un toit. Elle braconne pour survivre, toujours à la limite de la loi interdisant les non-nobles de chasser sur leurs terres ; néanmoins, beaucoup de familles des Bas-Cloîtres acceptent avec joie d’héberger pour quelques jours une vagabonde qui leur rapporte travail, fourrures et viande. Et ce, peu importe d’où ça venait. La jeune Evkjaä se sent chez elle beaucoup plus qu’à Svetloyar auprès des siens, et enverra plusieurs lettres enthousiastes à ses sœurs racontant ses découvertes. Même si Nastya est  humaine, son aînée espère au moins lui ouvrir les yeux quant aux conditions que vivent les elfes. Et Evkjaä, sur la route, peut enfin vivre sa jeunesse. C’est au fil de ses voyages qu’elle rencontrera celui qu’elle surnomme affectueusement Bobo. Elle travaille sur une ferme orlésienne pendant l’hiver, ses déplacements limités par la rude saison, lorsque sa rencontre avec le bébé lynx, blessé, a lieu. Elle s’en occupe pendant des semaines, lui offre du gibier et du grand air quand il en a besoin. Le maître de maison lui donne plusieurs conseils, et permet à Evkjaä de garder l’animal sauvage auprès d’elle s’il aide à chasser les rats de grange. Le temps passe, et Boreallyr semble s’être attaché à la chasseresse. Bientôt, il sont inséparables, et après de longs mois d’entraînement, le félin l’aide même pour traquer le gibier. Si on lui demande aujourd’hui, Evkjaä dirait que c’est un cadeau d’Andruil, heureuse que l’elfe explore autant à propos de ses origines. Il y a un an, Evkjaä et Boreallyr se font approcher par une troupe de saltimbanques. Intéressée à l’idée de rejoindre un groupe semblable et d’étendre ses horizons de voyage encore plus, le duo sauvage apprend à construire son propre segment. C’est durant ces aventures qu’Evkjaä croise pour la première fois un elfe dalatien. Avide d’informations, elle agace l’individu jusqu’à ce que sa soif soit tarie. Elle ressent une proximité directe avec Andruil, à qui elle chuchote quelques prières à chaque jour. La Chantrie, Andraste, ça n’a jamais vraiment cliqué avec Evkjaä. Loin de simplement s’attarder sur le spectacle, l’archère et le lynx s’entraînent aussi pour le combat, prêts à défendre la caravane si attaqués par n’importe quel ennemi. Même si chasser un animal reste différent de chasser une personne, les années d’expérience au tir que l’elfe a accumulées la rendent bientôt redoutable. Après quelques mois de gloire, Evkjaä quitte toutefois le carnaval. Elle est plus à l’aise lors de la chasse que sur une scène, et elle doit aimer la foule encore moins que Bobo. Un nouveau voyage l’attend, jusqu’à Montsimmard, où elle se tente pour rejoindre la Garde des Ombres. C’est après une expédition dans les Tréfonds couronnée de succès qu’elle passe l’Union. Elle est désormais Garde junior, et impressionnée par le niveau de chaos qui habite l’Ordre dans les derniers mois. Toute nouvelle Garde et habituée au danger, Evkjaä n’a pas été affectée par l’Appel. Mal à l’aise, elle a suivi de près ceux en qui elle faisait confiance, en mentionnant ouvertement son inconfort par rapport aux alliés des Venatori. L’usage de la magie de sang, l’invocation de démons, ça lui rappelle beaucoup trop Yaga. Maintenant que c’est réglé, et que la Garde travaille pour l’Inquisition, Evkjaä est heureuse d’aller chasser la plus grosse Engeance dans le coin : Corypheus. Boreallyr se tient toujours à sa gauche, là où son oreille est sourde. Il lui sert de sentinelle, et en combat, Evie lui a apprit à ne jamais mordre les Engeances ; il préfère les ensevelir sous les coups de griffes. Son accent Ander, doublé de sa voix rauque, lui donnent un air beaucoup plus menaçant qu'elle ne l'est réellement. Elle a rempli une flasque d'alcool pur d'eau, pour la caler en fixant quelqu'un et l'intimider sans broncher. Elle n'a révélé la supercherie à personne. Son oreille sourde est décorée de chaînettes et d'une monture d'étain ; elle n'a pas à se soucier du manque d'audition à cause du bijou. Elle tire de façon particulière ; monte le coq des plumes de ses flèches jusqu'au coin de son oeil. Cette partie est beaucoup plus sensible que la joue, et lui permet une précision accrue.


Description psychologique :  Evkjaä paraît d’abord comme timide, ou détachée, là dans un coin distant alors que la conversation se déroule au centre de la pièce. Ses paroles sont courtes, un mot à la fois. Quelqu’un lui a un jour fait comprendre qu’elle avait l’air d’une statue, dans son coin, auquel cas elle lui a répondu qu’elle préférait regarder plutôt que participer. Et ses mots, elle les choisit. Quand elle se trouve avec des inconnus, particulièrement, toute syllabe à son sens, voire son double-sens, triple-sens. Le tout, très cash. À prime abord, on peut croire qu’elle n’a aucun humour, et souvent les gens profitent de la situation pour l’inonder de vannes qu’elle ne comprendrait pas ; auquel cas elle leur répond souvent une réplique audacieuse, qui leur cloue le bec. Sarcasme, pince-sans-rire, surprises soudaines. En vrai, Evie observe et glane les informations requises avant de franchir le pas, chose plus facile en social que dans une réelle situation dangereuse – dans ce cas, une impulsivité soudaine peut l’attraper et elle se retrouve alors dans un milieu précaire. Tout ça repose à la base dans son passé de vagabonde, où rares étaient ceux avec qui elle a partagé des paroles, le tout ayant beaucoup ramolli ses interactions humaines. Elle peut être tactile, sans être bavarde ; empathique sans comprendre les raisons et subtilités derrière. Néanmoins, elle est perspicace, hypersensible là où elle ne tombe pas dans son ouïe défaillante. De plus, après avoir élevé ses sœurs malgré un âge où elle aurait être celle qu’on élève, elle a hérité d’un double-tranchant à la fois protecteur et méfiant. Elle s’attend toujours au pire de l’autre, et est prête à le sacrifier dès qu’il pose problème ; et ce, automatiquement si le problème représente un danger pour ses pairs. Étonnamment, toutefois, elle ne se sent en aucun cas attachée aux lois qui l’entoure, et très tôt a-t-elle associé tradition et règles comme étant un énième moyen d’oppresser plus petit que soi. C’est l’une des raisons pourquoi elle adore créer de petites étincelles de chaos un peu partout où elle va, provoquer certains remous et farces subtiles. Et puis, au fond, Evie reste une grande enfant malgré son attitude flegmatique : elle saute sur les premières occasions disponibles pour secouer son côté sauvage, espiègle, jeune.

Description physique : Ça n'est pas pour rien qu'Evkjaä a été prise dans un carnaval. Bien sûr, sa relation fusionnelle avec Boreallyr restait impressionnante une fois mise en scène, entre acrobaties en hauteur et tirs dansants avec le félin, mais la jeune elfe n'a jamais été très à l'aise dans ses paroles. Presque impossible pour elle de faire lever la foule, d'agir avec grâce, d'être sympathique ; mais son apparence particulière, doublée d'un persona intrigant, lui fit une image là où il lui fallait pallier. Freak parmi les rêveurs, visage étrange, le spectacle lui a apprit à prendre fierté de son visage. Ce qui frappe le plus, c'est la mèche de cheveux naturellement blanc au-dessus de sa tête, de plus en plus grande à mesure que la jeune elfe vieillit. De plus, ses yeux sont dépareillés (l'un bleu très clair, et l'autre entre le brun et le vert), et de petites taches (du genre vitiligo, merci Cordelia ~) éclaboussent son sourcil droit et quelques cils de son côté gauche d'une blancheur immaculée. Son corps entier est dessiné de ces décolorations particulières, lui donnant une multitude de surnoms plus ou moins raffinés.

Outre ses différences, Evkjaä est de taille moyenne, pâle et athlétique pour une elfe. Elle porte ses longs cheveux noirs (du moins, en majorité noirs) en une tresse sur le côté, parfois décorés de plumes. Elle prend des postures sauvages, vieux réflexes datant du cirque, adoptant des démarches intimidantes et intrigantes. Elle aurait pu être jolie, dans tous les cas ; mais son absence totale de charisme en laisse plus d'un plutôt mal à l'aise en sa présence.

Pour les intéressés : Evkjaä est atteinte du Syndrome de Waardenburg de type 2, d'où sa surdité partielle ❤ Avec mes somptueux talents de graphiste avec Photofiltre, voilà une image de référence magnifique où j'ai modifié Vex'ahlia pour qu'elle ressemble plus à Evie  :face:

cliker issi si vou zozer






Derrière l'écran

Pseudo : morning glory, Héloïse, appelle-moi comme tu veux, bae  
Âge :
Vingt-et-un ans
Comment avez-vous connu le forum ? :
C'est de la faute à votre Inquisitrice :face:  :face:  :face:  
Que pensez-vous du forum ? :
 ❤  ❤  ❤  ❤  ❤  
Un dernier mot avant de se jeter à l'eau ? :
FUN FACT, mais le Lac Svetloyar existe vraiment, sur terre. Dans les montagnes sibériennes, on dit qu'au fond de son eau reposerait la légendaire cité perdue de Kitezh. C'ma p'tite référence à Arlathan :face:




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Histoire : Dans le groupuscule de dissidents à l’honneur bafoué, une poignée de Gardes épiaient le Fort à l’horizon.

Les insultes paraissaient lointaines. Le goût acide de la trahison passait mieux. Le sentiment d’être tenu à la gorge, incapable de respirer, semblait éphémère. La cage prenait des airs de liberté, sécuritaire mélodie pour ceux qui refusaient d’entendre la Chanson. Surtout dans le désert nocturne, froid et rassurant, entre des murs de déchets et une camaraderie étrangère. Les batailles entre frères sont plus douces une fois les portes fermées. Ils n’avaient rien à voir avec une réelle menace, après tout. C’était peut-être ça, qui les tenait en vie. Presque tous des recrues désenchantés, le cœur sur le bord des lèvres après s’être fait dire qu’ils crèveraient jeunes. Stériles. Et qu’en plus, désormais, ils devaient offrir leur sang pour une cause hurlant des notes absurdes. C’en avait été trop. Certains avaient même été tués, après avoir donné leur avis. Telle était la voie de la Garde. Conneries. Si c’était ça, leur épopée, ils préféraient forger leur avenir comme ils l’entendaient. Pas question de suivre une Engeance dans l’espoir risible de mettre fin aux Enclins. Pas question d’encourager à ce point une magie du sang perfide et traîtresse. Pas question de mettre ainsi en danger la population en risquant de transformer l’élite en abominations. Méfiance, valeurs, logique. Rares étaient ceux qui dormaient dans le sable du désert par peur.

Evkjaä avait quitté par expérience. Elle respectait les méthodes d’autrui. C’était leur problème. Mais impliquer d’autres, dans cette course au pouvoir ? Se donner au complet dans la plus sombre des sorcelleries ? L’elfe avait déjà vu ça. Toute la déchéance, sur plusieurs années. Et Clarel avait perdu son droit de leadership en mettant à ce point ses unités en danger. Ceux qui la suivraient jusqu’à la mort. Ceux qui lui faisaient confiance. C’était de l’abus de pouvoir, et ses intentions pouvaient bien être bonnes, les monstres les plus dévastateurs respiraient le Bien Commun. De plus, l’atmosphère ici devait être plus joviale qu’entre les murs de l’Inébranlable. Ici, on avait tellement la trouille que les blagues et performances rejoindraient bientôt les grains de poussière en nombre.

Elle passa sa main dans la fourrure de Boreallyr.

Le lynx comprenait rien. Le chanceux. Il avait tendance à être impulsif, et Evie devait garder la tête froide pour déjà assez de gens.

Les plus sensibles, contrairement à ce à quoi elle se serait attendue, c’était les seniors. Les anciens, vieux de la vieille, là depuis tellement d’années qu’ils devenaient fous entre l’Appel des Venatori et leur sentiment puissant d’avoir été jetés. Ils étaient peut-être deux, trois, mais bordel qu’ils se laissaient emporter. Ça relevait du miracle qu’aucun d’entre eux n’ait été tué.

Les plus nombreux, et les plus flegmatiques, c’étaient les tout nouveaux. Eux, ils avait déjà été trop épuisés par l’avalanche de mauvaises nouvelles pour cracher au sol. Ils ne connaissaient pas encore Clarel plus que ça, et la hiérarchie de la Garde ne voulait pas encore dire grand-chose. L’ingéniosité encore fraîche qui avait charmé les recruteurs leur avait permis d’exécuter un plan rapide, souple, avant de distribuer des tâches précises. Ils enverraient sûrement quelqu’un avertir la Garde de Ferelden, mais pour l’instant, ils préféraient s’organiser eux-mêmes et se concentrer sur leur survie. Le désert, ça avait rien d’un lieu de vacances.

« Evie, » chuchota son compagnon sentinelle. « J’crois avoir vu du feu. »

L’elfe releva son sourcil blanchi, rejoignant le jeune homme de sa curieuse démarche sauvage, à quatre pattes, pour étouffer le plus de sons. Un autre elfe (pour voir dans le noir), un mage. Peut-être celui avec qui elle s’entendait le mieux dans le groupe, même s’ils parlaient jamais. Mais ils avaient passé un peu plus de temps ensemble.

« Derrmo, » lâcha l’Ander, soulignant ses paroles de signes. « On dirait… qu’ils préparent un assaut. »

« Humhshfmsm ? »

« Va à ma droite, je comprends rien. »

« C’est une armée, qui vient à l’horizon ? »

Elle plissa ses yeux dépareillés, miroitant la lumière dans l’obscurité pour en capter le plus possible. Une fine ligne noire, une irrégularité curieuse. Ç’aurait pu être un mirage. Si ce n’était du dôme lumineux, presque imperceptible, clignotant dans l’obscurité des plaines.

« Avertis les autres, lethallin, » se crispa-t-elle. « Je vais voir ce qui se passe avec Bobo. »

Au fond, elle savait déjà ce qui se passerait. C'était un signe des dieux, peu importe lesquels priaient les membres de leur groupe.

image par oyonok (tumblr)




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Ambassadrice
- Inquisition -
Messages : 171
Mar 19 Juin - 21:29
Fiche archivée pour cause de reroll !


Josephine parle en #D4AF37

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