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Varsus, je vais te rendre tes légions.

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Greagoir Leilwin
Promesse Ardente
- Adeptes de Corypheus -
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Jeu 10 Mai - 21:33

Varsus, je vais te rendre tes Légions




Un soleil déclinant accueillaient Samson et sa garde de Templiers Rouges alors qu'ils avalaient les dernières centaines de mètres qui les séparaient de la demeure de Varsus. Ce coin de pays était beau, un peu similaire aux plaines Kirkwall. Des stries jaunes d'herbe séchées par le dur soleil étaient traversé par des routes, aménagés pour les plus importantes, le reste n'étaient que des chemins de terre. Le bruit des sabots cognant contre le sol était le seul son qui provenait de ce groupe. Le manoir de Smarath devait être fouillé minutieusement et rapidement, les esclaves resté de garde maîtrisé et cloîtrés sans exceptions. Peut être qu'il ordonneraient quelques gorges tranchées afin de faire de l'effet. Mais Samson pensaient qu'il avait suffisamment d'épice pour faire rôtir Varsus. Le message qu'il avait fait envoyé devait sûrement être entre ses mains, et ils avaient encore quelques heures afin de préparer l'endroit.

La demeure était ce qu'on pouvait penser d'un noble de la chantrie tévintarde. Un grand jardin entouré d'une petit mur, la maison dominant au centre du magnifique édifice. La porte n'était même pas fermé. Les Templiers Rouges passèrent à travers la grille de métal dans un silence éloquent. Il était quand même tard, mais quelques esclaves travaillaient dans le jardin. Ils n'avaient pas le temps pour cette raclure. Samson fit un signe aux trois Templiers du fond, qui dégainèrent leur arcs. Le « twomp » de l'arc suivis du râle d'un elfe pris par surprise confirma leur mort. Ils moururent en silence, et personne n'était là pour vérifier s'ils travaillaient. Bien. Ils étaient donc toujours non détecté.

La maison était sur une petite colline, et le chemin qui menait à la grande porte se courbait en une côte ascendante. Il descendit du cheval, et toujours dans ce silence mortel, les autres Templiers Rouges le suivirent. Le mouvement fit écarter leur capes, et leur armures frappées du nouveau blasons des Templiers Rouges apparurent. Ils étaient venus en grande pompe, et Samson ne sortait pas du lot. L'armure que Maddox lui avait forgé resplendissait, le lyrium rouge scintillant faiblement dans l'aurore. Ils commencèrent à grimper, et ils arrivèrent devant la lourde porte d'ébéne du manoir. D'un geste de Samson, certain Templiers commencèrent à virer vers la droite pour passer par derrière et balayer le manoir pour y rassembler les esclaves.

Samson poussa les portes d'un geste théâtral : Une sourde lumière se déversea dans la salle de vie. Des elfes étonnés poussèrent un cri en voyant les lames nues des Templiers qui se ruèrent vers eux.

« Ne tuez que ceux qui résistent le plus. Il faut garder quelques un en vie, au moins pour rendre l'attente supportable ! »

Les Templiers Rouges restèrent silencieux, le bruit des bottes sur le sol de marbre violant la sérénité du lieu. Certains préféraient assommer leur victimes, d'autres, plus sanguinaires, les tuaient de manières diverses. Des cris lointains retentissaient, n'apportant à Samson qu'un sourire. Le plan se déroulaient parfaitement. Il prit un siège, et le posa parfaitement au milieu de la salle, en face de la porte. Les esclaves s'étaient fait enfermés dans une salle, et trois d'entre eux étaient attachés et bailloné, posé contre les murs de la salle, un Templier les surveillant.

Les lourdes portes de la maison se refermèrent sur le visage souriant de Samson, qui dit en observant la lumière déclinante du Soleil :

« Et maintenant, nous jouons le jeu de l'attente. »

Varsus serait sûr d'avoir une surprise quand il rentrerait.



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Ven 11 Mai - 14:04




◇ Varsus, je vais te rendre tes légions ◇





La lettre entre les mains, Varsus contemplait en silence les lettrines qui y étaient dessinées. Cette écriture, il la reconnaissait entre mille. Traditus, son majordome responsable de sa demeure à Asariel, lui envoyait régulièrement des missives, généralement détaillant ce qui se passait dans sa propriété devenue trop calme depuis la mort de son épouse. Quelle tragédie.

Mais aujourd’hui, de brefs mots alignés sur un simple bout de parchemin vint à lui, requérant sa présence en ces lieux pour une affaire qu’il indiquait comme « délicate ». Smarath fronçait les sourcils, puis replia soigneusement le message en soupirant. Le messager encore devant lui, attendit qu’il lui donne congé, mais il ne le fit pas tout de suite.





《 - Toi qui m’apporte ce message, saurais-tu m’informer de la situation à Asariel ? 》





《 - Votre grâce, je n’ai fais qu’intercepter ce messages aux portes de Minrathie. Je ne puis vous répondre. 》

Constatant qu’il ne serait pas d’une grande aide, il le congédia d’un signe de la main et resta assis sur le canapé dans lequel il se trouvait depuis l’arrivée de ce messager. Un jeune prêtre, Tidus, qui l’aidait dans son travail, se pencha vers lui alors qu’il tenait encore des ouvrages qu’il devait remettre à leur place dans la grande bibliothèque qui ornait une paroi de son bureau.





《 - Votre grâce, et si il s’agissait d’un piège ? 》





《 - C’est bien la question que je me pose, Tidus, mais ce message est trop vague pour m’expliquer ce qui se passe là-bas. Et Traditus n’est jamais avare de paroles habituellement. 》





《 - Pensez-vous qu’ils sont en danger ? 》





《 - Je ne puis le dire. Mais je me vois forcé de m’y rendre : ils sont sous ma responsabilité et s’ils sont en mauvaise posture c’est à moi de régler ce problème. 》

Suite à ces mots, il rangea le message dans son uniforme et se releva, laissant alors sa cape noire s’étendre du long de son corps. Le prêtre le regarda sans un mot de plus, tout de même inquiet de ce qui se passait à Asariel. Un tel message n’était pas normal.





《 - Ne t’inquiète pas pour moi, cette affaire sera réglé avant le lever du jour. 》





《 - Que le Créateur vous protège, votre Grâce. 》

Varsus travaillait souvent en compagnie de prêtres en formation mais ce soir là il était seul avec Tidus. C’est après lui avoir donné des instructions qu’il se mit en route après avoir demandé qu’on prépare sa monture et une escorte. Il n’allait certainement pas partir seul à sa demeure si quelque chose s’y passait à l’heure actuelle. De plus, la nuit était tombée depuis quelques heures peut-être, des sillages rouges hantant encore le ciel à cette heure-ci.

Arrivé à Asariel, guidé par la seule lumière des étoiles dans le ciel, Varsus aperçu sa demeure au loin. Pas de flammes, rien. Tout semblait étonnamment calme. Peut-être qu’il se faisait du souci pour rien après tout : que l’urgence était d’ordre domestique. Il s’approcha alors, plus calmement, pour permettre à son Dracolisk de reprendre son souffle et de se montrer attentif si quelque chose de louche se passait. Il laissa sa monture plus loin de sa propriété et fit le reste du chemin à pied, accompagné d’autres mages à son service. Calmement, il approcha la cour, et la longea pour atteindre la herse principale. Etonnamment elle était encore entrouverte, ce qui lui indiqua une intrusion. Avant de la pousser de ses mains gantées, il attrapa son bâton d’un geste vif et entra dans la propriété, vigilent. Le Créateur était de son côté pour guider ses pas, et c’est en observant son jardin qu’il envoya ses agents masqués faire le tour du propriétaire alors qu’il trouvait étrange que personne ne surveille encore les lieux.





《 - Il y a du sang sous le pommier. 》





《 - S’ils ont été évincés, ils ont sûrement été enfermés quelque part… 》

Le groupe se réunit à nouveau et se précipita vers la lourde porte en bois qui gardait la demeure. Varsus poussa un de ses hommes pour l’écarter, et ouvrit la porte dans un fracas épouvantable. Rien que de penser qu’ils s’en étaient pris à son personnel, cela le mettait hors de lui. Il sentait bouillir son sang comme jamais, et en entrant dans le grand Hall il tomba immédiatement sur les responsables de ce carnage : Des templiers.

Quand tout le groupe se réunit au centre de la pièce, la porte se referma derrière eux, le Grand-prêtre ne leur prêtant pas une once d’attention. Il se concentra vers celui qui semblait sortir du lot, celui qui pouvait être leur chef présumé. Le feu crépitait déjà au bout de son bâton, n’ayant qu’une envie de les faire brûler de son bûcher des oubliés. D’ailleurs il n’était pas vraiment ouvert à un quelconque pourparlers : Il ne méritait pas son attention.





《 - Vous en prendre à moi, c’est vous en prendre au Créateur. Pour cela vous allez périr de mes mains et brûler dans des flammes éternelles de la rédemption. 》

#544968


Greagoir Leilwin
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Sam 12 Mai - 14:52

Varsus, je vais te rendre tes Légions




Samson ordonna les derniers préparatifs pendant l'attente. Les trois archers-templiers rouges se tiendraient posté sur les escaliers qui se dressaient au fond du hall d'entrée, alors que trois autres templiers rouges attendraient vers les portes, se préparant à interpeller n'importe qui passeraient à travers. Le bougre tévintard avait quand même eu l'idée de poster des gens d'armes dans son manoir,  et des bruits de combats commençaient peu à peu à s'éteindre dans la maison. Un calme plat et lourd, dérangé seulement par les respirations et les cris des serviteurs que l'ont cloîtrais s'installa. Samson ordonna quand même quelques Elfes d'apporter de la nourriture et des rafraîchissements à ses braves Templiers. Il ne pensait pas que Smarath lui en prendrais rigueur.

Quelques heures plus tard, un groupe traversa le jardin. C'était eux. Les Templiers étaient à leur postes. Les Archer sur l'escalier attachaient les cordes à leur long arc, et se préparaient à encocher et à tirer une flèche meurtrière envers quiconque menaceraient Samson. Les fantassins se collèrent aux murs, se tapissant comme ils le pouvaient dans l'ombre. Un certain nombre de minutes s'écoula, montrant que Smarath prenait tout son temps. Ce Varsus était un paranoïaque, ou alors Samson n'était pas aussi subtile qu'il l'avait pensé. Il n'était pas un putain d'Orlésien fouinard habitué à faire des messes basses tel une colonie de rats vivant dans un grenier à grain. Non, Samson était un soldat, et il avait des moyens de soldat.

Les grandes portes d'ébénes s'ouvrirent sur le visage en furie de Varsus. Amusant ! Sa garde personelle se déploya en ligne à ses côtés, et des flammes se rassemblaient en un brasier au dessus du bâton du Tévintard. C'était apparament le seul mage ici donc. Samson l'attendait au milieu du hall, assis sur un luxueux siège apporté par les elfes. Il souris à Smarath, son épée Certitude reposant sur le côté du siège. Il ne fit pas mine de s'en emparer pour se défendre. Les Templiers qui s'étaient mis en ambuscade contre le mur étaient derrière Smarath, et ils fermèrent la porte afin de couper toute retraite et de l'effrayer. L'idiot ne pensa même pas que quelque chose avait fermés ces portes derrières lui ! Sa rage devait l'aveugler, et ses suivants ne devaient pas être payés pour leur intelligence.

« Ha ha ha ! Mes amis, on dirait que notre invité est enfin arrivé. Je vous en prie, faites en sorte qu'il soit confortable ! »

Trois fois, le bruit d'une corde d'arc qui se détendait retentit. Trois fois, le bruit mouillé d'une flèche qui transperçait la gorge d'un ruffian de Varsus retentit. Un bruit salvateur, synonyme d'un plan qui se déroulait sans accroc. Alors que les archers tiraient, les Templiers derrière la compagnie de Varsus se mirent en action : Le but était de s'occuper de Smarath en annulant sa magie et de le désarmer avant qu'il ne puisse faire quelque chose. Le bougre allait faire quelque chose qu'il allait regretter.

Samson resta assis. Il savait que ses Templiers allait faire du bon boulot, et que Smarath n'allais pas durer longtemps. Il prit même le temps de boire le bon vin que ses Templiers avaient trouvés dans les cave du manoir.



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Sam 12 Mai - 18:27




◇ Varsus, je vais te rendre tes légions ◇





Par le Créateur mais quelle blague : Voilà que le Grand-prêtre fut encerclé par une bonne quinzaine de templiers, tous placés en bordure de salle. Il resta d’ailleurs très attentif aux archers qui se montraient bien plus dangereux que le reste, s’ils savaient où viser. Leur accoutrement était différent de ceux présents à Tevinter, mais ce qui le frappa d’avantage c’était leur visage, à ceux qu’il pouvait voir, qui semblaient incroyablement malades, presque possédés. Un teint grisâtre, des yeux tellement fatigués que les cernes en ressortaient noirs, des veines redessinées et très visibles. Là où était le problème, c’était qu’ils ne semblaient pas être de simples templiers, ni de simples brigands. Alors que deux de ses assassins couvraient ses arrières en cas d’attaques de l’un d’eux, Varsus entendit murmurer doucement. Leur confidence fit que lui-seul entendit les paroles de son défenseur.






《 - Votre grâce, Ces templiers ne semblent pas être dans leur état normal… 》






《 - Tous sauf lui. 》

Effectivement, celui qui avait l’audace de non seulement pénétrer, mais s’approprier sa demeure n’était pas dans le même état que les autres. Varsus ne savait pas vraiment pour quelles raisons, mais il était important de rester vigilent : Si ces templiers viennent du sud, sa magie seule ne suffira pas à les mettre hors d’état de nuire.






《 - Ha ha ha ! Mes amis, on dirait que notre invité est enfin arrivé. Je vous en prie, faites en sorte qu'il soit confortable ! 》

Un rictus sévère vint assombrir d’avantage le regard du chantre qui ne pouvait actuellement que constater les provocations de cet homme dont il ne connaissait ni les origines, ni la raison de sa présence. Une chose était sûre : il ne venait pas d’ici, et s’il s’en prenait à la chantrie en passant par Smarath, c’était pour une bonne raison. Et cela, Varsus le découvrira sous peu, quand il se sera débarrassé de ce groupe d’hérétiques.

Mais suite aux paroles de ce templier, les archers se mirent en position  et descendirent 2 des hommes de varsus, le troisième ayant pu éviter in extremis. Par réflexe, le mage se baissa, laissant les pluies de flèches s’abattre derrière lui. Mais en regardant vers l’arrière il vit apparaître quelques templiers, quatre pour être exact. Dans un premier temps, il fit mine de ne pas les apercevoir et déposa un Glyphe ardent sur le sol que ces idiots ne virent même pas apparaître. L’un d’eux marcha maladroitement dedans et se mit à prendre feu immédiatement après avoir été projeté suite à l’explosion. Ce signal fit redresser le mage qui créa un mur de feu droit devant lui pour empêcher un autre groupe de templier d’avancer et brouiller la vision des archers.

Ses hommes, qui étaient des assassins pour la plupart, se mirent au travail également, s’attaquant aux hommes armés dans le but premier était de les éradiquer. Leur chef, lui, les avait fortement sous-estimé car il ne bougea pas de son siège. Varsus le surveillait entre deux attaques de feu : il était hors de question que les templiers ne s’approchent de lui, alors il se défendait en optant pour la défensive plus que l’attaque.

Il fut surprit par un de ses hommes qui mourut d’une flèche dans la gorge, et qui pourtant était à quelques centimètres de lui. Le mur initialement levé s’affaibli pour se consumer entièrement ensuite et Varsus leva une immolation sur un des archers postés en hauteur. Ses tireurs furent descendus rapidement, ce qui était plutôt intelligent de leur part car désormais le mage était le seul qui pouvait tirer à distance. Et même si c’était un massacre total, il ne doutait pas que d’autres se trouvaient quelque part dans le manoir.

Les espions prenaient soin de couvrir les arrières du Grand-prêtre, car les templiers se mirent à attaquer tous en même temps, et il était impossible de garder un œil sur chaque angle. Il se rendit compte en revanche que le nombre de ses hommes diminuait petit à petit pour au final n’en rester que trois avec lui.

Cette fois, Varsus changea de cible et fondit droit vers celui qui avait eu l’audace de venir à sa rencontre. Sauf que, cette fois-ci, cela ne se passa pas comme il l’espérait.

#544968


Greagoir Leilwin
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Sam 12 Mai - 22:39

Varsus, je vais te rendre tes Légions.




Il se battait bien, pour un tévintide. Samson observa le mage se débattre tel un poisson dans un filet . Le général des Templiers Rouges détestaient rester assis et laisser ses soldats faire le boulot, mais il savait qu'une illusion de toute puissance était nécessaire pour que son plan fonctionne. Si Varsus pensait que Samson était une personne dix fois plus puissante, alors il n'aurais même pas à l'idée de se rebeller. La petite résistance de Smarath était en train de s'éteindre : Il n'avait blessé mortellement qu'une poignée des hommes de Samson, tandis que le dernier de son escorte tombait sous le coup de pommeau d'un Templier. Il n'était pas mort. Il avait encore besoin d'eux pour son plan. Quand Varsus se retrouva seul, les Templiers l'entourèrent d'un mur d'acier et de chair. Sa magie était dorénavant annulé, il ne pouvait plus rien faire. Samson se leva pour marcher tranquillement vers le résistant. Les quelques survivants de l'escorte étaient en une transe de douleur et se seraient jeté au sol si les Templiers Rouges ne les retenaient pas.

Samson s'approcha de Varsus pour le regarder dans les yeux. Une teinte rouge teignait les yeux du Général, et couplé de son apparence hirsute qu'il présentait habituellement, le faisait apparaître comme un démon.

« Allons, Sire Smarath. Ne refusez pas ma généreuse hospitalité. Venez, asseyons-nous à l'une de mes tables. Dans cette demeure, j'y ai réuni les vins les plus excellents, un millésime que l'on ne retrouve que chez un Grand Prêtre de la Chantrie Impériale ! Ha ha ha ! »

Le Général sortit du Hall, signalant d'un mouvement de main à ses Templiers de le suivrent, amenant les membres de l'escorte prisonniers et quelques esclaves elfes.
Dans la salle, probablement une salle où l'on accueillait les invités dans l'esthétique Tévintide, attendait une magnifique table. Une chaise lourde de broderies attendait devant le flanc gauche de la table, tandis qu'un tabouret de bois médiocre, un tabouret de serviteur, attendait en face de l'autre, sur le flanc droit. Bien sûr, Samson s'assit sur la chaise confortable et riche. Les Templiers qui encerclaient Smarath le posèrent rudement sur la chaise de serviteur.

Varsus était ainsi assit en face de Samson, séparé -ou protégé- uniquement par la table. Le regardant dans les yeux, Samson lui dit :

« Je vous ai fait venir ici pour que nous discutions, Varsus. Alors discutons. »


Un sourire malin -même espiègle !- s'afficha sur le visage de Samson, comme s'il savait quelque chose que Varsus ne savait pas. Ce n'était franchement pas bon signe. Le Général posa ses bottes métalliques sur la table, se mettant à l'aise. Il fit un geste à un elfe qui lui apporta un verre de vin, à lui et à Varsus.

« Allons donc. Ne soyez pas si rabat-joie. Comment va-donc Iria ? Toujours dans la draconologie ? Il faudrait que je demande à mon ami de lui payer une visite de courtoisie... Comme on dit, femme qui rit à moitié dans son lit, hein ? Ha ! »

Cette fois, un sourire macabre se dessina sur le visage de Samson. Il voulait presser Varsus dûrement et il comptait y arriver. Il fit signe à l'un des Templiers de rapprocher les escortes survivantes du côté de la table de Samson, et attendit la réponse de Varsus.


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Dim 13 Mai - 1:39




◇ Varsus, je vais te rendre tes légions ◇





Varsus voulu lui lancer un sort, mais manque de chance pour lui, ses flammes habituellement puissantes et sauvages se flétrirent l’espace de quelques secondes. Il était entré dans un champ de défense d’un templier et sa magie se vit peu à peu annulée.

Il vit du coin de l’œil d’autres templiers arriver dans la pièce, probablement en renfort et son nombre se retrouva très rapidement en sous-effectif contrairement à son ennemi. Ils étaient encore quatre, mais bientôt un autre tomba sous les coups d’un templier, restant agonisant sur le sol.

Sous le regard apeuré des elfes présents aux côtés de ce lâche, Le tévintide se vit dans l’incapacité de continuer à se battre avec son bâton. Bon sang, dans quel pétrin venait-il de se fourrer. Son premier réflexe fut de jeter son arme au loin, à l’exact opposé des templiers : de toute manière il ne pouvait plus s’en servir. Et puis, un autre plan germa dans son esprit, quelque chose de plus tévintide, plus sournois. Il allait devoir se montrer parient. En attendant il n’avait pas abandonné pour autant et quand un templier s’approcha de lui pour le saisir, il esquiva gracieusement son geste pour le saisir au bras et l’envoyer valser sur un de ses congénères. Mais il était trop tard pour se montrer résistant, ses autres hommes étaient tombés.

C’est rapidement qu’il se fit alors cerner par le reste des soldats, dont un se permit même de lui administrer un coup dans l’estomac pour le calmer une bonne fois pour toutes. Agressif, Varsus, mais ce n’était pas faute d’essayer.

Il releva alors la tête vers leur commandant quand il s’aperçu que ce dernier s’approcha de lui, heureusement qu’on le tenait, d’une certaine manière. S’il venait pour le regarder dans les yeux il allait très facilement y déceler une haine immense. Mais quoi de plus réjouissant pour lui que de voir un homme puissant dans les mains de son armée.





《 - Allons, Sire Smarath. Ne refusez pas ma généreuse hospitalité. Venez, asseyons-nous à l'une de mes tables. Dans cette demeure, j'y ai réuni les vins les plus excellents, un millésime que l'on ne retrouve que chez un Grand Prêtre de la Chantrie Impériale ! Ha ha ha ! 》





《 - comment osez-vous … ?! 》

Tant de provocation en l’espace de quelques sons. Par le Créateur, que Cet homme aille bruler en enfer. Il serra le poing, mais grogna tout de même. Cependant, contrairement aux templiers, Varsus connaissait sa demeure comme sa poche, ayant grandi et traversé ses innombrables couloirs toute sa vie. Il se doutait de la salle dans laquelle il allait se trouver et attendit patiemment qu’on l’y lui emmène.

D’ailleurs, comme si son adversaire lui fit une visite guidée, Varsus le regarda faire, le visage empli de haine, mais cependant avec un certain amusement. Ce bougre pensait avoir l’avantage dans cette situation alors que finalement le Grand-prêtre avait prévu une solution de secours en cas de défaite.

Alors que tout ce beau monde quittèrent la pièce, une ombre vint s’emparer du bâton et disparu au travers d’un couloir qui partait dans la direction opposée. Ses oreilles silencieuses, Varsus en avait dans toute sa demeure. Il espérait juste que les templiers se croient meneurs pour l’heure, afin de savoir qui tirait vraiment son épingle du jeu à l’heure actuelle. Ils arrivèrent dans un de ses innombrables salons, le plus grand, celui dans lequel il tenait ses conférences et entrevues.

En entrant il pu voir qu’ils avaient prit le temps de changer la décoration des lieux, d’une part en virant la plupart des chaises pour y laisser un tabouret de cuisine médiocre en face de son siège habituel. Il était élégant de leur part de lui faire part d’une certaine hospitalité.

Même si la situation l’amusait, il afficha un visage plutôt amer, surtout quand on le jeta sur cette chaise de fortune. Cependant, malgré tout, il ne resta pas affalé et opta pour sa droiture habituelle digne d’un Altus Tévintide.





《 - Je vous ai fait venir ici pour que nous discutions, Varsus. Alors discutons. 》





《 - Et si je refuse ? 》

Varsus resta glacial dans son expression, comme à son habitude, il n’avait pas à faire affaire avec des énergumènes pareils. Seulement, le Créateur saura le punir pour ses actes, lui qui est sensé servir la volonté du Tout-puissant. Mais le templier se montra sournois, dévoilant à l’avance une carte qu’il n’avait pas encore jouée. Ah, quel mauvais joueur…





《 - Allons donc. Ne soyez pas si rabat-joie. 》

Le mage resta tranquille, pendant que ce grossier personnage posa ses bottes infâmes sur la table aux détails fins et subtiles. Puis, comme s’il était le maître du lieu, il donna l’ordre à l’esclave de Varsus de servir à boire. La jeune fille hésita mais le regard soutenu de son maître la convainquait de faire son travail sans broncher. Après tout, il ne voulait pas plus de gâchis dans son personnel de maison. Le verre qui lui était servi, il ne le toucha pas, par principe et parce que cela enfreignait sa liste de règles à respecter.





《 - Comment va-donc Iria ? Toujours dans la draconologie ? Il faudrait que je demande à mon ami de lui payer une visite de courtoisie... Comme on dit, femme qui rit à moitié dans son lit, hein ? Ha ! 》

Varsus eut un éclair qui lui traversa l’esprit quand il mentionna le nom de sa fille… Bon sang, il s’était renseigné comme il le fallait le bougre. Mais qui lui disait qu’il avait la main sur elle à l’heure actuelle ? Il plissa lentement des yeux, face à une provocation aussi basse et idiote. Il voulu également le mettre dans l’embarras en amenant les corps encore agonisants de ses hommes, chose que Varsus regarda avec un sourcil arqué. Accoudé sur la table, il regarda une nouvelle fois le templier.





《 - Vous pensiez vraiment me connaître ? 》

Quels idiots, finalement le Grand-prêtre les avait bien surestimés. Ils n’avaient pas la finesse pour effectuer des tâches ingrates tels que celle-ci. Varsus avait un contrat avec chacun de ses espions, et les règles étaient très claires.





《 - Sachez qu’en jouant à ce jeu-là, vous commencez à peine à me divertir. 》

Il se retourna de manière à faire face au templier et le regarda droit au fond des yeux.





《 - Maintenant cessez de tourner autour du pot et dites-moi qui vous êtes et ce que vous voulez. 》

#544968


Greagoir Leilwin
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Dim 13 Mai - 2:35

Varsus, je vais te rendre tes Légions




Franchement, le Grand Prêtre semblait bien imbue de lui même. Samson détestait ce genre de personnes qui pétait plus haut que ce qu'ils étaient capable de porter, et il appréciait réduire ces insectes à la poussières. Ce qu'il voulait ? C'était très simple.

« Ce que je veux, Varsus, est très simple. En tant que Grand Prêtre de la Chantrie Impériale, je veux que vous introduiciez certains... amis à moi dans vos cercles privés et que vous faisiez tout pour gêner l'Inquisition. »


Les termes du contrat était assez dures, mais cela valait toujours le coup d'essayer. Samson ne pensait pas l'Inquisition bien aimée par les tévintards, mais ils gardaient leur secrets jalousement, comme une bande de petits rats qui gardaient du grain pour l'hiver.

« Je suis de Kirkwall, Smarath. Je sais fixer des prix. Alors voilà ce que je vous propose- »

Une escorte fut amenée à côté de Samson, les yeux exorbités par la peur. Le Templier qui le tenait le manipulait avec une poigne d'acier, ne laissant aucun échappatoire. Il lui prit les deux mâchoires et les forcèrent ouvertes, et il y déversea un liquide rouge, un ensemble visqueux qui reflétait la lumière des torches. Samson ne regardait que Varsus, son sourire s'agrandissant à chaque seconde.

« -est d'arranger qu'il n'arrive pas ceci- »


Une Templier en armure lourde s'approcha, et tendis la main vers l'escorte qui avait avalé la substance rouge. Des secondes s'écoulèrent, Samson laissant délibérément du temps s'écouler entre ses phrases pour bien laisser à Varsus une idée de ce qu'il se passait. La scène était assez étrange : personne ne parlait où ne bougeait, et le Templier à l'armure lourde continuait à tendre sa main vers l'escorte. Soudainement, celui ci se mis à se convulsionner violemment. Sa peau s'assombris, et un liquide noire dessina ses veines sur sa peau. Puis des cristaux transpercèrent ses ongles, ses oreilles, éclatèrent à travers ses yeux et sa bouche, et finalement sa tête explosa une gerbe de sang, de cervelle et de Lyrium Rouge. Finalement, Samson finit sa phrase.

« -à votre chère fille. Me suis-je bien fait comprendre,Varsus Smarath, ou dois-je faire une autre démonstration ?»

Il enleva les pieds de la table et finis son verre en une gorgée, continuant de regarder Varsus à travers le cristal. Il posa le verre, s'asseyant confortablement dans le siège avant de regarder Varsus à nouveau, lui jetant un petit sourire condescendant qui en disant plus sur la situation du prêtre.


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Dim 13 Mai - 17:44




◇ Varsus, je vais te rendre tes légions ◇





Une carte était jouée du côté de Varsus, qui comptait bien abréger l’attente avant de connaître les vraies intentions de cet homme.





《 - Ce que je veux, Varsus, est très simple. En tant que Grand Prêtre de la Chantrie Impériale, je veux que vous introduiciez certains... amis à moi dans vos cercles privés et que vous faisiez tout pour gêner l'Inquisition. 》





《 - L’inquisition ? 》

Le chantre haussa les sourcils en entendant le nom de cette organisation. Oui, il en avait entendu parler, et depuis plusieurs semaines déjà. Les nouvelles allaient vite, surtout quand cela était directement liée à la Chantrie Andrastienne. La Divine avait sauvagement été tuée dans une explosion, alors qu’elle tenait un conclave pour réconcilier mages et templiers. Au sud, ils n’avaient pas encore compris la véritable utilité de ces hommes dans la vie commune. Il n’y aurait pas autant de problèmes sans leurs agissements.

De ce qu’il savait : l’inquisition avait été ordonnée par Justinia V dans le cas où les négociations avaient mal tournées. C’était tout : pour un groupe sans valeur, ce templier leur donnait beaucoup d’importance.





《 - J’ai du mal à penser que ce groupe d’arriviste fasse autant trembler de braves templiers tels que vous. Il faut vraiment être désespéré pour vous en prendre à la Chantrie impériale simplement pour "gêner" une poignée de soldats. 》

Le templier souhaitait avoir une coopération avec Varsus, mençant ainsi le Grand-prêtre par la même occasion. S’il prenait des risques, il semblait en être parfaitement conscient, ce qui intriguait le mage. Même si la chantrie impériale ne portait pas dans son cœur ses consoeurs de la chantrie Andrastienne, il ne souhaitait pas se mêler à un nouveau conflit avec ces derniers : Les Qunaris étant une menace bien plus grande à l’heure actuelle. Mais à ce niveau-là, autant entendre ce qu’il avait à dire.





《 - Cela ne m’indique toujours pas quel est l’intérêt pour nous que de vous aider. 》





《 - Je suis de Kirkwall, Smarath. Je sais fixer des prix. Alors voilà ce que je vous propose- 》

Un marchéen, voilà qui était intéressant. Mais semble-t-il que le mage n’était pas en mesure de réclamer quoi que ce soit : Cette intervention ressemblait d’avantage à du chantage qu’une négociation.

Selon ce qu’il savait à propos du conflit mage-templier dans le sud, il était important de savoir que ces deux entités s’étaient détachés de la chantrie, causant ainsi un énorme coup à cette dernière. Seulement : Est-ce que ce templier se montait contre la chantrie ou l’inquisition seule ? Quoi qu’il en était son but était de gagner du temps. Désormais, il ne pouvait que compter sur cette option.

Un de ses hommes fut amené contre la table, maintenu, puis forcé à boire une sorte de liquide rouge. Smarath s’attendait directement à le voir mort, mais rien n’y fit immédiatement : Ce n’était donc pas du poison. Il releva son regard bleuté vers le Commandant, l’air dubitatif.





《 - ...est d'arranger qu'il n'arrive pas ceci…  》

Un autre templier, s’approcha alors et tendit la main très simplement vers le prisonnier. Dans un premier temps il ne se passa rien, juste un silence presque abominable qui traversait la pièce à ce moment-là.

Un instant plus tard, le Pyromancien remarqua les doigts qui se mirent à trembler, puis tout le corps pour laisser comme pourrir tout ce qui concernait la chair. Ce qui attira le regard de Varsus fut les cristaux qui poussaient ici et là sur le corps de son agent à une vitesse folle. Puis sa tête implosa en laissant s’épandre sur le mobilier ce qui s’y trouvait dans un bruit infâme. Puisse le Créateur veiller sur son âme…





《 - … à votre chère fille. Me suis-je bien fait comprendre, Varsus Smarath, ou dois-je faire une autre démonstration ? 》

Témoin de cet incident, le Grand-prêtre resta silencieux, regardant ce gâchis d’un œil mauvais et avec une once de pitié pour ce pauvre homme. Mais les règles étaient claires : C’était un honneur de mourir pour la foi. Et son agent ne pouvait que s’en montrer fier, de là où il était maintenant. Il grimaça en détournant le regard sur le côté, en réfléchissant. Son soupir en dit long.

S’il récapitulait rapidement : il s’en prenait à la chantrie pour juste une poignée d’hommes, menaçait la propriété des Smarath, menaçait sa fille et souhaitait introduire ses « amis » au sein de la chantrie impériale. Une chose était certaine : Varsus n’offrirait rien dans la contrainte.





《 - Donc vous cherchez une négociation ? 》

Dans sa situation il ne pouvait pas agir autrement selon son adversaire, alors autant chercher à contenter son égo pour pouvoir réfléchir plus loin et trouver une solution. Après tout, il avait le dessus sur lui, pour l’heure. Il se permit de pousser au sol un bout de cervelle qui était un peu trop proche de son uniforme.





《 - Visiblement je ne suis pas en posture d’exiger quoi que ce soit, vu ma situation actuelle. Mais quelque chose me chiffonne tout de même… 》

Il mettait tout ceci à exécution pour un petit groupe de personne et vu sa force, il aurait parfaitement pu s’en charger directement, avant même qu’il prenne autant d’ampleur.. Du moins c’était ce qu’il s’imaginait.





《 - Dans quel but souhaitez-vous introduire des espions chez nous ? Vous savez bien que nos priorités ne concernent pas la Chantrie Andrastienne, et encore moins cette inquisition. Si vous voulez que votre chantage fonctionne, autant être crédible jusqu’au bout, n'est-ce pas ? 》

#544968


Greagoir Leilwin
Promesse Ardente
- Adeptes de Corypheus -
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Dim 20 Mai - 15:39

Varsus, je vais te rendre tes Légions




Quel culot. L'homme se retrouvait chez lui, entouré de ses Templiers rouges, ses misérables soldats avaient été écrasés un à un, l'un de ses hommes venait de subir l'une des pire torture rapide que Samson pouvait imaginer, sa propre putain de fille était en danger, et il avait le culot de demander des détails à Samson ? Une sourde colère commençait à gonfler dans le Général des Templiers rouges. Il serra son poing gantelé, et la lueur rouge dans ses yeux s'allumèrent. Sa voix commença à prendre de la puissance, sans pour autant crier.

« Ne me tentez pas, Smarath ! Vous n'êtes pas le seul tévintard avec qui je pourrais avoir des contacts. Je ferais probablement une faveur à Thédas en me débarrassant de quelqu'un aussi pourri que vous. »

Samson n'avait pas à justifier ce qu'il demandait à ce putain de noble. Il sentait une envie de meurtre monter en lui, et ce sentiment se reflétait dans ses Templiers. Il serra le poing, et frappa la table de toute sa force. Le lourd bois se fendit en un craquement lugubre, et la table déséquilibré commença à flancher sur Varsus.

« L'Inquisition est un tas de cafards qui fuiront dès que leur nid sera enflammé. Ils fuiront dans un endroit inaccessible, même si j'apporte la flamme la plus chaude ou la lame la plus aiguisé afin de trancher la tête de sa putain de Catin d'Andrasté.»

Il se leva, et ses Templiers dégainèrent leur épées. D'autres arrivèrent dans la salle, recouvert du sang des gardes de Varsus.

« Alors, Smarath. Je vous redemande. Me. Suis-je. Bien. Fait. Comprendre ? »

L'emphase sur les mots dégoulinait de la menace de souffrance qui pesait sur Varsus si il reposait une question aussi insolente qu'avant. Samson rassembla sa cape, et se dirigea vers la sortie de la salle, le gobelet de vin encore à la main. Il le porta à ses lèvres pour le finir, mais dans un accès de rage, il le lança dans la tête d'un serviteur elfe. Les dégâts étaient substantiels, et l'Elfe s'écroula à terre.



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Anonymous
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Lun 21 Mai - 0:06




◇ Varsus, je vais te rendre tes légions ◇





Varsus n’était pas plus en panique que cela, car il savait que la plupart des personnes importantes avaient été cachées quelque part dans la maison comme exigé en cas d’attaque. Mais cela, le templier ne pouvait pas le savoir. Il devait imaginer un homme vivant seul avec quelques mains d’œuvre pour l’entretient de sa maison, rien de plus.

Le mage agissait en négociateur, persuadant son adversaire qu’il était contraint d’accepter ses volontés. Seulement, même s’il s’avouait en quelque sorte vaincu, l’homme ne réagissait pas comme Varsus s’y attendait. En effet, il s’énerva, comme s’il ne trouvait pas normal qu’une négociation ait lieu. Varsus réhaussa quelques secondes sa commissure alors qu’il se faisait remettre à sa place par son ennemi. Du moins, à la place que ce dernier voudrait le ranger.





《 - Ne me tentez pas, Smarath ! Vous n'êtes pas le seul tévintard avec qui je pourrais avoir des contacts. Je ferais probablement une faveur à Thédas en me débarrassant de quelqu'un aussi pourri que vous. 》





《 - En effet, mais jusqu’à preuve du contraire vous n’avez que la main sur moi. Me tuer ne vous serait d’aucune utilité. Du moins pas pour contrer cette inquisition qui se fiche bien mal de ce qui se passe à Tevinter. 》


Cette fois s’en était de trop : L’homme en colère frappa la table d’un poing ferme, indiquant à Varsus qu’il avait touché une fois de plus dans sa fierté.





《 - L'Inquisition est un tas de cafards qui fuiront dès que leur nid sera enflammé. Ils fuiront dans un endroit inaccessible, même si j'apporte la flamme la plus chaude ou la lame la plus aiguisé afin de trancher la tête de sa putain de Catin d'Andrasté. 》


Soudain la porte s’ouvrit une nouvelle fois et une nouvelle cargaison de templiers entrèrent dans la salle, le Magister les regardant du coin de l’œil alors que son interlocuteur lui signifia une nouvelle fois son ordre.





《 - Alors, Smarath. Je vous redemande. Me. Suis-je. Bien. Fait. Comprendre ? 》


Sa voix tremblait de rage, il savait qu’il devait garder le Haut-prêtre en vie pour pouvoir mener à bien son plan, pourtant. Mais ce n’était pas aussi simple car sa patience ne se mesurait qu’à un simple souffle. Varsus le dévisagea d’un œil neutre, ne laissant rien transparaître. Pas plus que quand il lança son verre en étain sur une des esclaves à proximité qui s’effondra au sol dans un fracas insupportable pour les autres à proximité qui essayaient de rester silencieux.

◇◇◇

Pendant ce temps à l’étage, les elfes et serviteurs étaient enfermés dans la pièce encadrée par des templiers et remit à leur place quand ils se montraient trop bruyants ou tués lorsqu’ils essayaient de réagir. Certains cadavres gisaient encore au milieu du salon aux pieds de leurs congénères, souvent de la même famille.

Mais alors que certains se plaignaient encore, principalement les plus jeunes, un templier s’approcha à nouveau pour les faire taire et définitivement. Mais quand il leva l’épée, le templier lâcha son arme avant de s’effondrer à plat ventre à terre. Derrière lui, un homme debout, une dague à la main et le visage masqué. Il portait sur son dos le sceptre du Haut-prêtre encore enfermé avec les templiers au rez que les esclaves reconnaissaient immédiatement.





《 - Q-qui êtes-vous ? 》


L’assassin leur fit signe de faire silence sans dire mot, car il venait d’achever tous les templiers de la pièce en quelques instants. Quelques templiers qui avaient entendu du bruit entrèrent alors dans la pièce et l’assassin se remit au boulot.

◇◇◇

Pendant ce temps, Varsus attendait toujours à table, les deux mains jointes sur le mobilier maintenant éclaté. Il continuait de regarder le commandant des templiers rouges s’agiter, sans dire quoi que ce soit. Il n’éprouvait pas non plus de la pitié pour ses elfes, juste qu’il était dommage de les abîmer ainsi.

L’Haut-prêtre levs les yeux au plafond, se demandant si ses agents avaient commencé leur boulot, et s’il devait encore attendre et gagner du temps auprès des templiers.





《 - Bon... Tant pis, je m'attendais mieux venant d'un marchéen... 》


Il attendait d’avoir à nouveau son attention, pour enfin passer aux choses sérieuses. Il savait qu’il était énervé et ne tarda pas à voir les templiers commencer à se ruer sur lui. Avant qu’ils ne purent le toucher ils se mirent tout à prendre feu quasi instantanément.





《 - Sachez qu’ici vous êtes chez moi et c’est moi qui décide de l’issu de cette entrevue. 》


Suite à cela il se releva l’air las et regarda le templier tout en se saisissant d’une épée d’un des soldats qui se retrouva rapidement carbonisé et la pointa en direction de leur Commandant.





《 - Vous avez osé souiller le pas de cette demeure, foutu à sac l’héritage de ma famille, Tué mes subordonnées, et malgré ça vous osez menacer ma fille…. ? Cette mascarade a assez duré 》


Mais avant que ce dernier ne pu donner d’ordre aux derniers templiers présents dans la pièce, voilà que la porte s’ouvrit à nouveau et une myriade de templiers impériaux entrèrent dans la pièce, les archers brandissant immédiatement leur arc sur les personnes présentes dans la pièce.





《 - Avouez votre défaite, templier. Vous auriez dû faire une petite répétition avant de venir me voir, vous ne pensez pas ? 》


Ne trouvait-il pas étrange le manque de personnel, de nobles et de vie ? Varsus n’était pas idiot. Il n’était pas à son post pour rien. Son adversaire avait deux solutions : Combattre et mourir ou fuir comme un cochard apeuré. Si le marchéen était un lâche, ce n’était pas difficile de connaître l’option qu’il allait prendre. Varsus était sur ses gardes et prêt à attaquer, mais sa cible première était ce fou furieux.

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