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Observer, mesurer, décrire et classer [Tullia]

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Ven 11 Mai - 14:52

Observer, mesurer, décrire et classer

"La nature nous a fait frivoles pour nous consoler de nos misères." --Voltaire


Fort-Céleste, une journée au moins pas trop froide, pour une fois. J’avais bien avancé dans mes travaux ce matin – et la nuit précédente .. quoi, je n’arrivais pas à dormir –, aussi avais-je décidé de laisser refroidir le travail, histoire de ne pas trop me prendre la tête d’un coup. Il ne manquerait plus que je ne m’acharne et que je ne m’énerve. J’avais passé une partie du temps suivant à lire : je me perdis dans un ouvrage orlésien traduit en langue des Rois, chose pas si mal finalement pour comprendre, quoiqu’impardonnable, car l’original valait toujours mille fois mieux que la traduction. Enfin, je ne comprenais point l’Orlésien, alors tant pis.

Me levant de mon fauteuil fidèle que j’appréciais toujours plus au fil des jours, je m’étirai de tout mon long avant de quitter la bibliothèque : nous étions le début d’après-midi, il faisait beau dehors pour un sudiste, cela ne signifiait qu’une seule chose. Le sourire en coin, la posture droite, je me dirigeai alors vers les remparts. Pour quelle raison ferais-je une chose pareille ? Eh bien, la vue y était bien meilleure ! Car évidemment, c’était le temps pour les soldats du commandant Rutherford de s’entraîner, et ils étaient loin d’être frileux.

Je pris l’habitude de rester pas mal à distance, sinon les gens auraient bien trop peur de ma présence, et le spectacle en serait entaché. Cullen prendrait peur, le pauvre. ~ Les remparts restaient un point stratégique considérable et assez intéressant à conserver : la vue y était belle, quoique légèrement trop éloignée, mais au moins, personne ne m’embêterait. Peut-être les soldats qui faisaient les rondes derrière moi, mais généralement, ils ne prêtaient nullement attention à ma présence : je supposais alors qu’ils en avaient maintenant l’habitude.

D’ailleurs, j’en saluai deux tandis que j’arrivai à mon point stratégique. … Je m’arrêtai, fronçai des sourcils et plissai des yeux. Quelqu’un se trouvait déjà à ce fameux endroit que j’occupais d’habitude, une femme. Vu sa tenue, elle semblait être une Garde des Ombres, probablement du groupe restant provenant d’Orlaïs. Autant la couleur de ses cheveux m’interpelait, autant son regard était tout à fait troublant : était-ce dû à de la magie ? Il faudrait que je pense à le lui demander.

Belle vue depuis ici, n’est-ce pas ?


Le ton était volontairement humoristique ; je croisai des bras et me contentai bêtement de l’analyser de la tête aux pieds, avant de m’approcher d’un pas ou deux, lentement.

Je m’en voudrais de me montrer piquant, mais c’est ma place, ici.


Je pris place tout de même à côté d’elle, m’appuyant contre les remparts, regardant alors le petit entraînement qui avait bien lieu dans la cour du fort. Oh, aujourd’hui promettait, apparemment : ils semblaient plus nombreux que d’ordinaire, c’était curieux.

J’ose imaginer que nous sommes là tous deux pour les mêmes motifs ?


Finalement, je me redressai et la regardai droit dans les yeux – ils étaient décidément bien curieux, autant qu’étranges. Je lui tendis une main amicale, évidemment accompagnée d’un sourire arrogant et en coin. C’était bon de voir des gens qui savaient se divertir intelligemment.

Oh. Dorian Pavus, je ne me suis pas présenté.


Je n’ajoutai rien d’autres, même que finalement, en y repensant, j’avais entendu parler d’une femme étrange et folle qui passait son temps à dépouiller les soldats de leurs armures, et ce, rien qu’avec quelques cartes. On disait qu’elle avait un regard de démon. Mais je suis homme qui réfléchit, et qui ne se laisse point bêtement influencer sans vérification : je préférai laisser ces jugements de côté pour réellement voir si c’était le cas. A première vue, elle marquait déjà pas mal de bons points. Quelque part, j’avais la sensation que cette journée serait sympathique.

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Garde-Commandeur d'Orlaïs
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Ven 11 Mai - 16:01

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L'air était pur, presque chaud en fait pour les montagnes. La matinée s'achevait, avec une certaine satisfaction en fait pour ma part. L'entrainement de mes gardes s'était bien passé ce matin, et ils progressaient mine de rien. Bientôt, je pourrais commencer l'entrainement un peu plus poussé pour les quelques gardes qui avaient du potentiel pour monter en grade et diriger des équipes. Ainsi, le recrutement à proprement parler pourrra commencer. Une belle matinée de terminée, qui signifiait pour moi quartier libre. Hier, j'avais déjà brassé pas mal de paperasse, ce qui théoriquement me laissait un peu de temps pour mon entrainement personnel. Mais du coin de l'oeil, je vis Emery qui semblait me chercher du regard, et instinctivement je pris la poudre d'escampette en direction de Fort Céleste. A tous les coups, c'était pour discuter de sujets importants et barbants, et cette belle journée ne pouvait se terminer par mon nez sur des parchemins à entendre Emery soupirer de frustration sur le peu de progrès de nos gardes.

Cavali, cavalons, me voilà marchant d'un pas rapide vers Fort Céleste. J'avais à présent mes petites habitudes de promenades et de distractions. PArfois le bureau de l'ambassadrice, parfois les bains de l'Inquisition, souvent la taverne et quelques fois la chantrie pour faire une sieste. Mais l'une de mes activités préférées, après avoir mangé un morceau à la taverne, c'était observer l'entrainement des soldats du commandant Cullen. Le commandant en lui même était trèèèèès intéressant à observer, une véritable douceur pour les yeux et une torture pour mes hormones. Mais ses hommes, pour peu qu'ils décident de se mettre à l'aise, n'étaient pas désagréables à regarder. Marchant avec un sourire dans le fort, je saluais de la main quelques personnes que je commençais à avoir l'habitude de croiser. Un soldat innocent à qui j'avais plusieurs fois défaussé de son armure, une elfe que j'avais fait boire à la taverne, ou encore un des espions de Léliana qui avait pris l'habitude de me suivre quand je rentrais dans l'enceinte. Bref, petit passage à la taverne pour saluer le maitre des lieux, prendre une chope et de quoi grignoter. C'était le début d'après-midi quand je sortais de là, une pomme en poche et ma fiole de vin et poison à ma ceinture, bien remplie. J'avais repéré les dernières fois un emplacement assez pratique comme observatoire. Un coin des remparts, un peu loin mais qui ne gênait pas ma très bonne vue. Mon allure étant très remarquable, me mettre juste à côté d'eux ne ferait qu'attirer l'attention de Cullen qui viendrait aussitôt me chasser. Tout ça parce que la dernière fois j'avais brisé le bras d'une de ses recrues qui avait agressé une elfe, non mais vraiment. Je montais les marche, prenant position alors que les recrues ayant enlevés leur haut se mettaient en position. Accoudée à la margelle du rempart, je poussais un petit soupire de satisfaction tout en regardant. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été dans un bordel pour exprimer mes pulsions charnelles. Je ne pouvais quitter les gardes, et on ne peut pas dire que Fort Céleste et ses environs fournissent de quoi assouvir mon appétit. J'étais frustrée, et ne pouvais soulager mes hormones qu'en faisant plaisir à mes yeux et en passant mes nerfs sur la moindre proie à traumatiser. Je regardais ainsi, quand je sentis quelqu'un approcher. Ce n'était pas la présence habituelle des gardes sur la ronde. Je me retournais légèrement, pour voir un individus des plus... inhabituel. Une coupe impeccable, une moustache à en faire frémir tous les Incroyables d'Orlaïs, et une tenue de mage aux accents du nord. Quand il m'adressa la parole, sur un ton amusé, je reconnu l'accent de tévinter. Son attitude, sa manière de tenir. Yep, c'était un bambi comme mon commandant. L'interprétation de ses dire était toute trouvée. Je posais sur lui un regard malicieux et amusé, souriant de toutes mes dents et répondant d'une voix chantante toute aussi joyeuse que malicieuse.


" Une des meilleures pour cette saison, fu fu fu ~...."

Je me redressais, pour lui faire face. Il s'approchait avec prudence, et je remarquais dans son regard une certaine curiosité. Et non de la peur ou du dégoût. Oui, c'est bien un mage. Il n'y a que les mages pour que mes yeux leur inspire une telle chose. Ce mage continua de m'interpellant, clamant cette place comme sienne. Je répliquais avec bonne humeur et toujours autant de malice, les sous-entendu à peine voilés faisant office de message de cmaraderie.

" Qui va à la chasse perd sa place, n'est il pas ? Mais à voir que vous êtes également... un homme cultivé, je peux partager ce qui était vôtre avant mon arrivée. Ne suis je pas généreuse ~ ? Et il faut savoir partager pour une si agréable.. vue..."

Il était clair qu'il n'était pas là juste pour l'air frais. Ou alors, quelle drôle de coïncidence que ce soit justement au meilleur endroit pour observer les muscles saillants et virils des recrues du commandant ? Je jetais un regard d'ailleurs sur ces hommes, qui offraient un spectacle fort intéressant. Avec humour, l'homme me demandant ce qui m'intéressait ici. Riant, je fis mine avec mes mains de cadrer les grands murs en face de nous, sur le bâtiment principal.

" Une vue surperbe sur la structure si.... solide et imposante du Fort ?
Sur la façon dont le soleil se reflète sur sa surface encore luisante de la rosée du matin ~ ... Ma foi, j'apprécie tout ce qui se présente à mes yeux ici."


Je lui faisais un clin d'oeil, tous mes propos ne faisant bien entendu que référence à ces hommes en bas. Le mage était assez proche à présent, et me tendit une main pour le serrer la pince. Il se présenta, comme si les bonnes manières revenaient d'un coup. En entendant son nom, je fis de suite le lien avec ce que j'avais entendu dans le fort. Le mage qui accompagnait l'Inquisitrice, un tévintide qui avait empêché une faille dans le temps, ou un truc du genre. Mon regard brilla d'intérêt, et un sourire plus marqué se dessna sur mon visage alors que je lui serrais la main également avec franchise.

" Haaaa... le fameux mage Tévintide. Enfin quelqu'un qui sait s'habiller à ce que je vois, et qui a l'art d'énerver la chantrie à ce que j'ai entendu dire. Tout pour me plaire, fu fu fu ~.... Tullia Estrama Von Raijer, Garde-Commandeur des Gardes d'Orlaïs. Enfin, de ce qu'il en reste."

J'haussais des épaules, me tournant de nouveau vers le spectacle en face de nous et m'accoudant au rempart. Les présentations faites, il ne fallait pas oublier pourquoi nous étions ici. Le plaisir des yeux et la paix de l'âme. Je poussais un léger soupire, ronchonnant contre mon manque de chance au niveau du lac.

" Dans mon campement, nous n'avons malheureusement pas une si belle diversité de sujet et de vue. Pour... des raisons professionnelles et d'études, bien entendu ~..."

Je lui jetais un regard en biais, souriant toujours avec autant de malice. C'est toujours professionnel, mine de rien. Observer les entrainements me permettait de trouver des idées pour améliorer les séances que je faisais subir à mes propres gardes. J'apprenais tout en profitant du spectacle. J'avais mes responsabilités, mais tant que je remplis bien mes devoirs, peu importe la manière et si ça me fait plaisir... non ?




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Lun 21 Mai - 21:55

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"La nature nous a fait frivoles pour nous consoler de nos misères." --Voltaire


Qui va à la chasse perd sa place, n'est il pas ? Mais à voir que vous êtes également... un homme cultivé, je peux partager ce qui était vôtre avant mon arrivée. Ne suis je pas généreuse ~ ? Et il faut savoir partager pour une si agréable.. vue...


Je plissai des yeux : donc madame s’appropriait ma place, mais était assez généreuse pour me la prêter ? J’ignorais où elle se croyait, mais il faudrait un jour que quelqu’un le lui rappelle. Quand même.

Je vous accorde le point, la vue est incomparable. A voir si je suis assez généreux pour vous prêter une partie de mon perchoir .. ~  


Mon regard clair se posa alors sur la joyeuse troupe qui s’entraînait en contre-bas ; je marquai une légère pause avant de reprendre.

J’ose imaginer que nous sommes là tous deux pour les mêmes motifs ?

Une vue surperbe sur la structure si.... solide et imposante du Fort ? Sur la façon dont le soleil se reflète sur sa surface encore luisante de la rosée du matin ~ ... Ma foi, j'apprécie tout ce qui se présente à mes yeux ici.

Et vous avez bien raison. Il faut tout de même avouer que .. l’architecture féreldienne, c’est quand même quelque chose. ~


Alors que je me présentais, mon interlocutrice eut soudain une lueur dans ses yeux qui me plaisait : celui de l’intérêt. Elle me serra la main avec la poigne des combattants, ce qui me rassura un peu quand même.

Haaaa... le fameux mage Tévintide. Enfin quelqu'un qui sait s'habiller à ce que je vois, et qui a l'art d'énerver la chantrie à ce que j'ai entendu dire. Tout pour me plaire, fu fu fu ~.... Tullia Estrama Von Raijer, Garde-Commandeur des Gardes d'Orlaïs. Enfin, de ce qu'il en reste.

Noooon, serais-je face à LA Tullia ? Celle qui déculotte les soldats à l’aide de simples cartes ?


J’avais entendu parler d’elle dans la taverne, il m’était même arrivé de la voir de loin : à juger de la situation des pauvres gardes de l’inquisition, je n’avais pas tant envie de passer. Observer la scène de loin était tant plus productif. ~  Les gardes d’Orlaïs. Ils en avaient pâti, avec ce qui s’était passé avec Erimond. Entre la magie du sang, l’invocation de démons ou autre .. Cela avait dû être un joyeux carnage sanguinaire. Ce qui me surprit encore fut sa non-réaction quant à mes origines : en tant que garde-commandeur d’Orlaïs, et avec tout ce qui se passa avec les Venatoris, c’était .. eh bien .. étonnant. Je décidai de passer cette pensée sous silence.

Dans mon campement, nous n'avons malheureusement pas une si belle diversité de sujet et de vue. Pour... des raisons professionnelles et d'études, bien entendu ~...

Oh, comme je vous plains. Il est vrai que les sujets d’études ici sont plus variés. ~


C’était amusant, je ne pensais pas un jour me retrouver ici en compagnie de quelqu’un, rien que pour papoter. Je m’amusai alors à détailler un jeune guerrier bien bâti, qui venait de tomber par terre. Son partenaire d’entraînement s’approcha de lui pour lui tendre la main : il l’attrapa comme un bonhomme, se releva, avant de faire l’accolade, puis de glisser une main dans ses longs cheveux pour les rabattre en arrière. Effectivement, la journée s’annonçait bonne.

Cela fait un petit moment que les gardes des ombres d’Orlaïs traînent par ici .. Ce n’est pas trop difficile de récupérer ?



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Garde-Commandeur d'Orlaïs
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Ven 25 Mai - 21:30

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Le mage se montra aussi charmant que drôle, et il avait l'art ainsi que la manière de parler. Sa main était franche, bien qu'un peu maniérée. Enfin, c'était une impression. Il fit mine de reconnaitre mon nom, mais quand il mentionna les soldats culs nuls je ne pus m'empêcher de rire en y repensant.

"Ha ha ha ha ! Si ce n'était qu'avec quelques cartes, j'ai bien d'autres méthodes toutes aussi amusantes ~ ..."

Il est vrai que harceler les beaux hommes dans les bains ou bien à la Chantrerie est aussi amusant. Plus de cris d'horreur et d'indignation. Nous regardions les hommes par dessus les remparts, appréciant le spectacle à sa juste valeur. Nous ne pouvions toucher, mais au moins se faire plaisir avec nos yeux. Dorian mentionna les Gardes. Je lui jetais un regard amusé, parler de "récupérer" était un euphémisme.

"Ha, ça... Récupérer est une chose, se reprendre en main en est une autre. Je suis surtout là pour les remettre en selle, et sans prendre des gants. Je ne suis pas réputée pour ma douceur et mes méthodes compréhensives. Mais la situation exige une certaine brutalité et non pas de les dorloter."

J'étais brutale à ma manière, mais pleine de pragmatisme et dure à juste titre. Mon surnom de 6e Enclin n'était pas usurpé, mais en ces temps difficiles il était nécessaire et le plus sûr d'être préparé au pire. Ils avaient subis un choc avec l'Inébranlable, mais les chouchouter ne ferait qu'empirer les choses. Autant battre le fer tant qu'il est encore chaud et les transformer en gardes digne de la reprise d'Orlaïs. Je regardais les soldats s'entrainer, tranquillement. Ils se battaient, mais cela n'avait rien à voir avec ce que je faisais subir à mes Gardes. Mes gardes, pour peu que je sois impliquée dans leur séance, en chiaient jusqu'au bout. Des bleus, par terre, des coupures, des cocards, je ne leur épargnais rien. Et ils ne m'épargnaient pas non plus, ce qui était ce que je voulais. A voir ceux en dessous, c'était trop... posé, timide. Mais soudain, un coup partit mal et blessa au visage l'un de soldats. Je grimaçais, pensant à la douleur mais surtout aux séquelle physiques en voyant son nez saigner.

"Hooo non, pas le visage ! C'est tout ce qu'il a pour lui le pauvre... tss...."

Ce jeune homme chatain, pour l'avoir croisé, n'était pas des plus futés et des plus brillants. Mais il était beau, au moins je lui reconnaissais cela. Alors si on lui enlevait son seul point remarquable, il n'aura plus grand chose à faire dan mon collimateur. Ce qui allait peut être lui sauver la vie, qui sait. L'entrainement reprenait, tranquillement et les hommes étaient à leur place. Les mouvements s'enchainaient, les corps et les muscles bougeaient en un balais des plus charmant. En jetant un coup d'oeil à Dorian, je me rappelais qu'il n'était pas le seul mage ici. Et leur condition n'était pas des plus aisée, comme pour mes Gardes.

"Et vos mages, ils vont mieux ? Après le conflit avec les templiers et la débâcle de Golefalois, il y a de quoi se sentir sur la défensive."

Je posais mes yeux étranges sur lui, un léger sourire sur les lèvres. Il y avait de la malice, mais également une véritable curiosité. Si les Mages avaient réussis à s'en sortir malgré la mauvaise presse qui leur collait aux basques, alors je pouvais peut être m'en inspirer pour la Garde d'Orlaïs. Peu m'importe à mon niveau d'inspirer la peur, l'incompréhension et le doute. C'est ce que j'étais et ce que je voulais inspirer. Mais tous les Gardes d'Orlaïs... ils devaient redevenir l'institution respectable qu'ils étaient autrefois. Si ce n'est en meilleur.




* ~ Fight to the Warden Rythm ~ *





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Mar 29 Mai - 22:54

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"La nature nous a fait frivoles pour nous consoler de nos misères." --Voltaire


Ha ha ha ha ! Si ce n'était qu'avec quelques cartes, j'ai bien d'autres méthodes toutes aussi amusantes ~ ...

Oh mais je n’en doute pas !


Ma question au sujet des gardes la fit cependant réfléchir. Je lui accordai un regard à mon tour, essayai de déchiffrer ce qu’elle cachait derrière un œil amusé que je connaissais bien.

Ha, ça... Récupérer est une chose, se reprendre en main en est une autre. Je suis surtout là pour les remettre en selle, et sans prendre des gants. Je ne suis pas réputée pour ma douceur et mes méthodes compréhensives. Mais la situation exige une certaine brutalité et non pas de les dorloter.


Être dure avec ses hommes était une chose, être impitoyable avec eux en était une autre. Cela dit, je trouvai intéressant ce contraste entre son côté relaxé et sa manière de prendre soin de ses hommes. Je reportai mon regard sur les guerriers de Cullen, mais mon attention ne bougea d’un cil.

Ils mettront sans doute du temps à se remettre d’Erimond, ça c’est certain ..

Hooo non, pas le visage ! C'est tout ce qu'il a pour lui le pauvre... tss....


En effet, un des soldats fut blessé. Son visage se ramassa l’épée de son acolyte d’entraînement, et à en constater les saignements, ce devait être assez profond. Cependant, si Tullia trouvait les cicatrices repoussantes ou amochantes, je ne partageais pas son avis.

Cela lui forgera le caractère. Et puis, vous saurez que ce genre de fioriture possède quelque chose d’attirant .. ~


Et j’en avais connu, des hommes balafrés. Effleurer les cicatrices des doigts, sentir son partenaire frissonner à ce contact, car c’était bien connu : là où ils étaient écorchés, la peau était plus sensible. Je soupirai alors, regardant désormais les combattants sans les voir. Toute cette histoire commençait sérieusement à m’épuiser.

Et vos mages, ils vont mieux ? Après le conflit avec les templiers et la débâcle de Golefalois, il y a de quoi se sentir sur la défensive.

Ha .. je ne suis pas la bonne personne pour en discuter.


J’ignorai par quel miracle j’avais pu entendre complètement sa réponse ; d’ailleurs, je sursautai intérieurement, quand elle reprit la parole. Mon clair regard glissa vers mon interlocutrice, qui devait sans doute attendre une explication plus précise.

Je n’ai pas vécu le conflit avec les templiers, et encore moins les Cercles du sud. Cela dit, je suis heureux d’apprendre qu’ils se prennent enfin en main. Les mages sont des hommes et des elfes avant d’être des bêtes de foire que l’on s’amuse à séquestrer dans une tour d’ivoire.


Bien évidemment, je pensais tout ce que je disais ; cela dit, elle avait mentionné Golefalois, ce qui était loin d’être un charmant souvenir à conter au coin du feu le soir.

Quant à Golefalois ..


Cela me faisait encore drôle de me dire qu’Alexius était agent de l’Inquisition. C’était une bonne chose, oui ; ses connaissances nous seront très utiles.

Golefalois a permis aux mages d’acquérir ce qui fait leur force : l’unité. Aussi longtemps qu’ils resteront solidaires, soudés entre eux, les autres les laisseront tranquille par crainte de lourdes représailles.


Car mine de rien, tout le monde nous craignait car l’on était bien plus puissants qu’eux. Et le meilleur moyen d’imposer son autorité et de contrôler quelqu’un plus haut que soi était de le rabaisser ; une fois dans ces filets qu’ils appelaient faussement des Cercles, la condition des mages ne pouvait s’améliorer. Tout ça à cause de la peur ..

Avec le même objectif, il est toujours plus aisé d’avancer sur un même chemin.


Quand je terminai ma phrase, un soldat tomba à terre ; il mit un peu de temps pour se relever. Il retira sa chemise avant de reprendre son bouclier en main. Mmh .. ~ Bien bâti, celui-là.

Oserais-je essayer de combler ma curiosité ?


Je lui adressai un regard affûté, mais amical, le rictus en coin.

Votre regard a vu de la magie de trop près, je me trompe ?



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Garde-Commandeur d'Orlaïs
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Sam 2 Juin - 22:21

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Le mage fit une réflexion amusée sur ma réaction à la blessure du soldat. Il n'avait pas tord, cela ajoutait quelque chose de mâle et de prédateur aux hommes. Mais bon, seulement si ça ne les défigure pas à vie. Je soupirais, pesant le pour et le contre, pour laisser finalement ma libido prédatrice prendre le dessus.

"C'est vrai, les cicatrices sur un corps bien bâtit ont quelque chose de... fascinant ~...."

J'étais assez surprise en revanche de son détachement face aux autres mages. Je le regardais avec surprise.


"En tant que mage vivant à Fort Céleste, je pensais que vous auriez quelques relations avec eux. Mais bon, je suppose que comme entre faction Gardes il y a également des tensions entre les branches de Mage."

Je savais que la vision de la magie était assez différente entre celle de Férelden, celle d'Orlaïs et celle de Tévinter. Les premiers avaient une peur bleue et emprisonnaient le moindre mage juvénile qu'ils croisent, les deuxième les élevait à un état d'amusement pour la Cour comme animaux de foire tout en leur laissant l'opportunité d'être influent, et les derniers... Ben les derniers sont totalement omnibulés par la magie et le pouvoir politique et social qu'elle pouvait donner. Des extrêmes avec un milieu quelque peu... particulier. Des rumeurs sur tout le monde, les un des fous furieux de la magie du sang, et les autres des esclaves persécutés et enfermés comme dse criminels de naissance. Pas étonnant que tout le monde est méfiant de tout le monde. Dorian continuais, et j'étais heureuse de voir qu'il semblait relativement ouvert d'esprit et obkectif sur la question. Pas de condescendance tévintide, juste une remarque pragmatique. Ce qui était plutôt pour me plaire. J'hochais de la tête, regardant avec un léger sourire l'enchainement suivant de l'entrainement.

"L'Union fait la force, c'est bien connu. Je suis heureuse qu'ils se soient pris en mains et rassénérés, mais également que l'Inquisition soit là pour les aider. Sans quelque chose auquel s'appuyer, ils auraient bien du mal à se refaire malgré toute la bonne volonté du monde. Car le monde n'est en général pas en leur faveur. Enfin, sauf Tévinter ha ha ha !"

Je riais, pensant qu'à part les Tévintides, personnes d'autre n'appréciait la magie à sa juste valeur. Même le Qun, avec ses Saarebas, étaient sur un cran au dessus des Cercles de Férelden ou des Marches Libres. Pour ma part, j'étais bien entendu sujette à une mauvaise expérience, mais étais suffisamment pragmatique pour reconnaitre que la magie n'est qu'un outil. Seul son utilisateur peut décider de faire le bien ou le mal avec, comme avec une épée, un arc ou une dague. Je ne voyais pas la différence, à part l'exclusivité du sang que donnait la magie. On peut apprendre à utiliser des armes, mais on ne peut apprendre la magie si on n'a pas de don depuis la naissance. Sans doute cette rareté couplée à la puissance potentielle qui en faisait une telle crainte pour la plèbe. Enfin, peu importe...Je fus soudainement interpellée par le mage, qui me regardait avec une certaine curiosité. D'une façon inattendue il me demande l'autorisation de me poser une question. Je le regardais avec surprise mais également curiosité, lui donnant l'aval même s'il n'en avait pas besoin.

"Mhh ? Je vous en prie, faites parler votre pensé."

En fait, je me doutais un peu de ce qu'il allait me demander. Tout mage que je rencontre ne peut s'empecher de sentir la marque de la magie sur moi, et mes yeux étaient des preuves vivantes que je n'étais pas normale. J'avais l'habitude qu'on me pose la question, et ne m'en offensais aucunement. Au contraire, à chaque fois j'essayais d'en profiter pour en savoir plus sur cette malédiction qui m'affligeait. Je répondis donc par l'affirmative, riant de ce qu'il ne mentionnait que mes yeux.

"Et si cela n'avait été que mes yeux, ha ha ha ! Mon corps et mon âme l'ont bien trop approché, et j'ai eu de la chance semble t'il."

Je me tournais un peu plus vers lui, me remémorrant ce que je devais lui raconter. Je devais continuer de maintenir mon mensonge d'amnésie, mais donner assez d'élément pour qu'il soit intéressé. Après tout, j'avais tout à gagner à intéresser un mage.

"Je n'ai pas de souvenir de ce qui m'est arrivé. A vrai dire, avant ma rencontre avec le Commandant Cousland dans les Tréfonds, je n'ai aucune mémoire de qui j'étais ni de ce que j'ai fait."

J'haussais des épaules, me redressant et continuant le bilan.

"Des mages de la Garde m'ont étudié, apparemment je suis un cas fascinant. Et ils ne savent pas ce que cette magie fait là, ce qu'elle me fait vraiment. La seule chose dont ils sont certains, c'est que je ne suis pas une abomination, fu fu fu ~ ..."

C'est vrai qu'avec mes yeux, plus d'un templier de passage avait crié au démon. Mais les mages n'arrivaient pa vraiment à savoir si j'étais possédée par un esprit ou si c'était autre chose. Après, peut être que le scellé de Flémeth brouillait les pistes, mais je n'allais certainement pas leur dire que j'avais été en contact avec la Sorcière des Landes. Soit pour qu'on me lapide, soit pour qu'on me demande ce que j'avais rendu comme service. Ou bien ce que je ne lui avais PAS encore rendu comme service. C'était une dangereuse épée de damoclès au dessus de ma tête, qui pourrait tourner en ma faveur ou non. Plus vite je saurais ce qu'il en était sur ce sort que l'on m'avait jeté, plus vite je pourrais respirer. Enfin, depuis les années que j'attendais... Je continuais, expliquant ce que les mages avaient trouvés sur moi, c'est à dire pas grand chose.

"Ce ne sont que des suppositions, mais ce sort semble m'avoir donné des sens plus aiguisés, et une réactivité digne d'un prédateur. J'aime tuer aussi, mais je ne sait pas si c'est du au sort ou non. Les informations sont bien minces, et on ne sait pas ce que ce sort est et me fait."

Je soupirais, me disant que mon destin était soit d'être dévorée par le sort que mon premier copain m'avait jeté, soit folle par l'enclin qui me rongera les veines. Joie et bonheur ! Je devais persévérer, mais le temps jouait contre moi. Pour l'instant le scellé était stable, mais depuis que l'Appel était plus fort dans mon esprit, je sentais que... quelque chose s'agitait. Et ce n'était pas le sang d'engeance, j'en étais sure. Je ne savais pas où était Flémeth et je n'avais pas le loisir de me lancer à sa recherche à l'aveugle. Tout ce que j'avais à ma disposition, c'était les rares mages que je croisais. Je posais sur le tévintide un regard intéressé. Il n'était pas à la même école que les autres mages qui m'avaient étudié. Peut être qu'il en saura plus ? Enfin, s'il avait envie d'étudier la question, et si c'était dans son domaine. Quoi qu'il en soit, je tentais le coup, demandant assez directement.

"Mais.... souhaiteriez vous étudier la question ? Un spécialiste de Tévinter en saura peut être plus."

Je souriais avec malice, le regardant droit dans les yeux. Est ce que le moustachu était assez intrigué pour se lancer dans l'arène ?





* ~ Fight to the Warden Rythm ~ *





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Mer 27 Juin - 22:12

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"La nature nous a fait frivoles pour nous consoler de nos misères." --Voltaire


Curieusement, je parvenais à maintenir une conversation relativement axée sur le sérieux – quelle belle contradiction avec ce que nous étions en train d’observer ! Contrairement à ce que les petites rumeurs disaient, je commençais sérieusement à me demander quelle bande de chochottes constituait l’armée de l’Inquisition. Bon, avec un commandant comme Rutherford, en même temps ..

L'Union fait la force, c'est bien connu. Je suis heureuse qu'ils se soient pris en mains et rassénérés, mais également que l'Inquisition soit là pour les aider. Sans quelque chose auquel s'appuyer, ils auraient bien du mal à se refaire malgré toute la bonne volonté du monde. Car le monde n'est en général pas en leur faveur. Enfin, sauf Tévinter ha ha ha !

Oh, très franchement je ne dirais pas non plus cela !


Etre Altus à Tevinter, c’était une espèce de calvaire où l’on croulait sous le poids de la famille et de l’étiquette sociale, nous dénaturant pour nous faire entrer dans un moule. Les Laetans étaient vaguement tolérés – un temps, dans l’Empire, ils étaient persécutés pour on ne savait quelle raison qui impliquait un vol de pouvoir et d’influence. Et encore, je ne parlais que des hommes : imaginez les elfes .. Ils étaient ceux pour qui j’avais le plus de peine, en tant que mages : les Soporatis ne pouvaient pas les blairer car ils étaient plus influents qu’eux alors qu’ils avaient le bout des oreilles long et pointu, et les Altus les reniaient car un elfe avec des pouvoirs magiques, c’était limite une hérésie. Clairement, la vie était dure pour tout le monde, et partout.

Et puis, je posai cette question qui me pesait un peu depuis que j’avais croisé son regard. Elle me laissa l’occasion de me faire mener en bateau par l’explications de faux savants sudistes, quel bonheur.

Et si cela n'avait été que mes yeux, ha ha ha ! Mon corps et mon âme l'ont bien trop approché, et j'ai eu de la chance semble t'il.

Ça, c’est ce qu’on dit souvent, mais il faut faire gaffe à certains effets secondaires, qui ne surgissent que par après. Des fois, à peine rassuré, et boom ! la Mort frappe à notre porte.


J’ignorais pourquoi, mais j’avais pensé à Félix à ce moment-là : une fois où nous étions sur le point de trouver une solution, que nous croyions l’avoir trouvée, mais qu’en vérité, c’était bien plus complexe, si ce n’était incurable. Peut-être avais-je pensé à cela.

Je n'ai pas de souvenir de ce qui m'est arrivé. A vrai dire, avant ma rencontre avec le Commandant Cousland dans les Tréfonds, je ..


Mon regard s’était subitement agrandi à la seule évocation de ce nom. Commandant Cousland ; comme Wulf Cousland. Décidément, tout le monde le connaissait ou avait été sauvé par lui ! Ayant perdu le fil de la conversation, je tâchai de feindre que je suivais : j’en avais marre de l’entendre dans toutes mes conversations, même quand je ne voulais pas parler ou même penser à lui.

.. sont que des suppositions, mais ce sort semble m'avoir donné des sens plus aiguisés, et une réactivité digne d'un prédateur. J'aime tuer aussi, mais je ne sait pas si c'est du au sort ou non. Les informations sont bien minces, et on ne sait pas ce que ce sort est et me fait.

Mmh .. En effet, c’est bien curieux.  


Donc, petit récapitulatif – je laissai ma question au sujet de Wulf dans un coin de ma tête, ET ELLE AVAIT INTERET A RESTER LA BAS – : Tullia ici présente fut victime d’une espèce de sort qui l’a affectée corps et esprit, elle ne se souvenait pas de comment cela s’est produit, et elle aurait reçu certaines capacités dignes d’un prédateur, comme elle le disait si bien. Elle n’en connaissait ni de quel genre de sort il s’agissait, ni ce qu’il lui faisait. Sympathique. Complexe, et sympathique, comme je les aimais.

Mais.... souhaiteriez vous étudier la question ? Un spécialiste de Tévinter en saura peut être plus.

Pas n’importe quel spécialiste : je suis thaumaturge, voyez-vous, étudier la magie, c’est mon domaine de prédilection.  


J’adorais ajouter une petite pointe de fierté dans ce que je faisais .. bon, j’étais fier de ce que je faisais comme travail, alors autant s’en vanter. Mais sachant qu’elle avait fini toutes ses explications, ma fameuse question sortit sans prévenir.

Cependant, j’aurais .. une bête question qui n’a absolument rien à voir : vous connaissez le Commandeur Cousland ?


Je croyais que Tullia était commandeur des Gardes d’Orlaïs .. ou alors ils se connaissaient vaguement, en tant de « collègues ». Quitte à gratter quelques infos sur lui, autant ne pas traîner ; mais commençant à comprendre ce regard qu’elle me lançait, quelque chose me disait qu’il y aurait un certain trafique, entre nous : tant mieux, si cela nous arrangerait tous deux. Autant en profiter, après tout.


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J'étais intéressée par ses paroles, bien qu'il ait ses propres avis. Et quand je lui proposais de m'osculter, je fus amusée de son regain de fierté. Taumaturge qu'il était ? A voir son air, ça avait l'air important et l'une des plus difficiles disciplines de magie. J'y connaissais que dalle, et je doute que je lui fasse le même effet que si je lui disais être le 6e Enclin, maitre des poisons et des assassinats au lit. Je souriais donc simplement, allant dans son sens et me disant que j'avais au moins pour moi le fait d'être prise en main par un pro de je-ne-sais-quoi.

"A la bonne heure ! Ceci dit, il serait mal avisé de ma part de ne pas profiter d'une telle opportunité ~ ...."

Mais la séance avec le maitre mage n'allait pas être pour tout de suite. Avec une légère hésitation, son regard se posa sur moi avec une autre lueur de curiosité et d'appréhension. Là, il me demanda sans grand lien si je connaissais Wulf. Je le regardais avec surprise, avant de me mettre à rire.

"Le commandeur Cousland ? Ha ha ha ! Ca pour le connaitre, je le connais plutôt bien !"

Le regard pétillant d'excitation et mon expression plus vive, tout montrait clairement que j'avais beaucoup de choses à dire sur lui. D'un coup, les soldats torse nu faisant rouler leurs muscles sous la sueur et le soleil n'avaient plus aucun intérêt à mes yeux. Je souriais, parlant avec volubilité et fierté.

"C'est MON Garde-Commandeur, le seul et l'unique ! Avant d'être à la Garde d'Orlaïs il y a quelques semaines, j'étais la Sénéchale des Gardes de Férelden, directement sous Wulf. C'est lui qui m'a sauvé la vie dans les Tréfonds, et fait de moi une une Garde, depuis 8 longues années à présent."

Maintenant qu'il avait eu le malheur d'ouvrir l'Urne d'Andrastée, il allait en bouffer de ces cendres. Quand on commence à parler de Wulf, j'ai beaucoup trop de mal à m'arrêter. Encore plus quand je ne l'avais pas vu depuis si longtemps. J'étais lasse et bien seule de ne pas l'avoir avec moi. J'avais l'impression d'être isolée comme jamais, et de devoir travailler en terrain inconnu et hostile sous le masque d'un partenariat avec une Institution louche. Bon, je suis une personne louche. Mais ici à ce que tout le monde veuille se parer des voiles de la Justice et de l'Honneur, mon sens pragmatique en a des ulcères et de l'urticaire. C'est donc en m'accoudant au rempart et en oussant un soupire de lassitude que je continuais mes explications. Car à dire si haut et si fort qu'il était MON commandant, je devais bien mettre cartes sur table.

"Haaaaa, que c'était bien... Je lui jouais des tours, on partait de temps en temps en mission, il me protégeait contre les grincheux de Férelden... Je l'ai toujours embarqué dans des situations pas possibles, mais on finissait toujours par s'en sortir ! Bien que je sois Garde-Commandeur, je le considère toujours comme mon seul supérieur, et grand ami. Il est de la famille, comme un oncle ou un grand frère qui accepte les caprice de sa peste de soeur avec un sourire... Il me manque ici. Au moins, il me comprenait..."

J'affichais une mine boudeuse, frustrée de ne pas être comprise par ma Sénéchale comme je l'étais par Wulf. Lui au moins savait faire la différence entre mes éclairs de géni et ma folie instable. Il savait que j'étais bien plus que ce que je laissais voir au premier abord. Il avait appris à jauger mon potentiel et à l'exploiter. La solitude des artistes et des incompris... Mais il y avait quelque chose d'étrange... Je regardais avec plus de malice Dorian, souriant avec amusement.

"Mais pour avoir une telle question.... Le connaissez-vous également ? Ou simple curiosité envers le Héros de Férelden ~ ?"

C'est vrai, que voulait un mage tévintide au féreldien roux (de surcroit) qui galochait de l'engeance ou du noble corrompu à longueur de journée ? Qu'on se le dise, le Héro de Férelden n'a rien de glamour, sauf si vous aimez le sang, la mort, et l'odeur de mabari mouillé.




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Ven 6 Juil - 22:47

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"La nature nous a fait frivoles pour nous consoler de nos misères." --Voltaire


Son regard plein de surprise, suivi de près par un grand éclat de rire me donna une espèce de puce à l’oreille, comme si ma question était bête et la chose évidente.

Le commandeur Cousland ? Ha ha ha ! Ca pour le connaitre, je le connais plutôt bien !


Ça pour une surprise .. Je hochai de la tête, gardant mon appui contre le rempart. Il fallait croire que le spectacle en contre-bas attendrait. Pour l’heure, j’avais un sujet sensible et important sur le feu, et apparemment, Tullia s’en donnerait à cœur joie.

C'est MON Garde-Commandeur, le seul et l'unique !


Le « MON » me tiqua un peu, me rappelant au même moment qu’elle était également Garde-Commandeur, ce qui faisait moyennement sens ; avec les incidents de l’Inébranlable, elle devait tout juste monter en grade, en fait : j’avais oublié d’analyser la situation sous cet angle.

Avant d'être à la Garde d'Orlaïs il y a quelques semaines, j'étais la Sénéchale des Gardes de Férelden, directement sous Wulf. C'est lui qui m'a sauvé la vie dans les Tréfonds, et fait de moi une une Garde, depuis 8 longues années à présent.


J’acquiesçai en silence, pensif ; dans un autre recoin de ma tête, j’essayai d’assembler toutes les pièces de puzzle que j’avais rassemblé sur lui. Et quelque chose me tiquait, sans pour autant nullement contredire le portrait que je gardais de Wulf : il aidait les gens et s’entendait bien avec tout le monde. Il était loin de laisser les autres derrière lui, alors .. J’avais encore trop de questions, apparemment.

Haaaaa, que c'était bien... Je lui jouais des tours, on partait de temps en temps en mission, il me protégeait contre les grincheux de Férelden... Je l'ai toujours embarqué dans des situations pas possibles, mais on finissait toujours par s'en sortir ! Bien que je sois Garde-Commandeur, je le considère toujours comme mon seul supérieur, et grand ami. Il est de la famille, comme un oncle ou un grand frère qui accepte les caprice de sa peste de soeur avec un sourire... Il me manque ici. Au moins, il me comprenait...

Ah, la solitude d’être mal compris à cause de préjugés .. ça, ça me connaît aussi.


Ayant enfin retrouvé l’usage de la parole – je me remettais encore un peu du fait que VRAIMENT n’importe qui le connaissait ou avait été sauvé par ses bras –, je croisai un regard malicieux et fourbe, qui s’était posé sur moi. Ah, oui. Je n’avais pas expliqué la raison sans doute étrange de parler de Wulf ainsi, mais à vrai dire, je ne m’attendais pas non plus à ce qu’elle déballe tout ainsi sans prévenir.

Mais pour avoir une telle question.... Le connaissez-vous également ? Ou simple curiosité envers le Héros de Férelden ~ ?

Moi ? Eh bien ..


J’aurais cruellement aimé avoir un verre pour discuter. Enfin, quoique ; profiter de cette espèce de solitude en haut des remparts n’était pas non plus une si mauvaise chose, et puis, pour une fois, j’en parlerais relativement librement sans être complètement saoul au fin fond d’un bordel.

Disons que je le connais, un .. un ami de longues dates.


De longues dates, on pouvait le dire, oui ; on ne s’était plus revus depuis quatorze ans, et je commençais toujours plus à penser que quelque chose de louche s’était effectivement passé cette nuit-là : Wulf paraissait pourtant altruiste et aimable, il ne serait pas parti sans rien dire. Wulf n’était pas comme ça, et depuis le début j’en étais certain. Peut-être .. Je me demandais si Leïla avait avoir avec tout ça ; vu ce qu’elle m’avait raconté, c’était très clairement possible. Quel abruti, quand même, d’avoir seulement entendu ses mots ..

Avant de devenir Garde, Wulf était marin à bord d’un navire marchand. Il faisait les allés et retours entre Férelden et l’empire .. C’est là qu’on s’est connus, au fin fond d’une taverne à taper de la brune à deux.


Je me demandais encore si nous parlions bien de la même personne, même après toutes ces coïncidences : je ne pouvais croire que j’avais retrouvé sa trace, à ce sale gosse. Oh, il allait entendre parler de moi .. En tout cas, ils avaient l’air de se connaître depuis pas mal de temps, je me demandais s’il lui avait raconté ses périples à bord du Téméraire, lui qui adorait les histoires.

Enfin, ça remonte à une quinzaine d’années, c’est bien loin. Mais vous le connaissez bien, j’imagine que vous devez prendre souvent de ses nouvelles ; comment se porte-t-il, depuis le temps ?



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Garde-Commandeur d'Orlaïs
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Mar 17 Juil - 21:14

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Ce mage m'écouta, avec un certain sérieux je devrais dire. Bien qu'étant emportée dans mes explications, je remarquais ses expressions changeantes et intéressantes. Il connaissait Wulf, il y avait quelque chose là dessous. Il répondit à ma curiosité, mais prit son temps pour trouver ses mots. Patiente, j'attendais et l'écoutais, intriguée par son expression plus sérieuse et... concernée. Quand il avait demandé si je connaissais Wulf il m'avait intéressé. Mais maintenant qu'il disait être un ami de longue date, il avait toute mon attention. Il avait mentionné Wulf dans sa jeunesse, quand il était sur un navire. Le commandant m'avait raconté cet épisode de sa vie, pour laquelle il n'avait que très peu partagé. J'étais des rares élues, lui ayant moi-même raconté mon passé de Corbeau quand je fus assez en confiance avec lui. Mais ce que Dorian me dit remonta des souvenirs, ou plutôt des mots de ce que Wulf m'avait raconté. Le puzzle s'assemblait, et l'image devenait plus précise. Il me demanda comment il allait, mais je le coupais net et restais sur ce qu'il venait de raconter.

"Attendez, attendez…. Cette histoire me dit quelque chose…"

Je le regardais avec intensité, comme si mes yeux étranges essayaient de le percer à jour. Bien entendu son visage ne pouvait rien me dire, ne le voyant que pour la première fois. Mais une partie de ce que je voyais correspondait à la description de Wulf. Soudain, ce fut la lumière. Je m'exclamais, faisant de grands yeux et le pointant du doigt tout en parlant avec excitation.

"HA ! CE Dorian là ?! La crevette Tévintide qu’il a rencontré quand il se la jouait pirate ?"

Je ne lui laissais même pas le temps de répondre, que je continuais de le regarder comme un dragon vivant en or massif devant moi, des yeux ronds comme des assiettes. Tout me revenait en mémoire, tout ce que Wulf m'avait raconté de croustillant. Une passion torride, amour de jeunesse avec un mage. Tout cette réalisation excitait bien des choses en moi. Curiosité, admiration...

"Ha….Mais…. HOOOOOOOOO ~ !!!"

Mais surtout la réalisation que ce Dorian avait sans dote BEAUCOUP, mais alors BEAUCOUP de choses à raconter sur Wulf. Quand cela concerne mon Commandeur, je suis une vraie commère en mal de ragots et de choses intéressantes à glaner sur son passé. Je regardais Dorian comme une étrangeté de la nature, mettant une main devant ma bouche de stupéfaction et marchant fébrilement alors que je jubilais d'avance de ce que j'allais entendre.

"Par le Créateur, mais quel drama qu’il faut que je lui raconte ! Je l’imagine déjà tout gêné et rouge comme sa tignasse rien qu’en lui disant que je vous ai rencontré ! Et je ne pourrais pas être là pour voir ça… Mais je jubile d’avance, ha ha ha ha ha !"

Je me mis à rire comme une damnée, avant de me retourner et de poser mes deux mains sur ses épaules, comme pour l'empêcher de s'échapper. Souriant comme un prédateur ayant trouvé de quoi s'amuser, mes yeux brillants de malice et de soif de connaissance étaient rivés dans ceux du mage tévintide.

"Dorian, il FAUT qu’on aille se prendre un verre…. MAINTENANT ! On a BEAUCOUP de choses à se raconter je crois, et on va bien s’entendre fu fu fu ~….."

Je riais, ne pouvant que penser à ce que j'allais apprendre de croustillant autour d'une verre. Car pour ce genre de moment, il faut obligatoirement une ou plusieurs bouteilles à boire, pour bien délier les langues.




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