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Modest in temper, bold in deed | CULLEN

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Inquisitrice de la Divine
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Lun 14 Mai - 23:08


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Le voyage avait été éprouvant pour la famille Trevelyan, du moins ce qu'il en restait. C'est pour cela qu'Aelan Trevelyan poussa un soupir de soulagement en voyant s'approcher la silhouette imposante du Fort. Le Bann, lui, avait à peine décroché un mot depuis la matinée ; il fixait lui aussi la forteresse, la mâchoire imperceptiblement serrée. Il était difficile de dire ce qui passait par la tête de son père, aussi Aelan préférait ne pas s'avancer sur ce que pensait vraiment Emmett Trevelyan à cet instant. Contre toute attente, la joie qui le submergeait à l'idée de revoir sa soeur fut remplacée à une anxiété qui prit place dans son estomac, pesant de plus en plus lourd dans son ventre déjà malmené par les plats Féreldiens. Cordélia n'était certainement plus la jeune fille naïve qu'elle avait été en rentrant chez les Templiers. Ce qui l'avait amenée à trahir les siens, la Chantrie, en choissisant le côté des Mages était une discussion qu'il n'avait jamais réellement abordée avec son père, et honnêtement, il priait pour que le sujet ne soit jamais déterré.

Des préoccupations que partageait Cordélia lorsqu'elle regarda le coche portant les armoiries de sa famille franchir la grande porte.
Emmett fut le premier à descendre, frissonnant légèrement sous l'air frais ; vint ensuite Aelan, ses cheveux blonds coiffés en un élégant cardigan. Cordélia dévala les escaliers à la hâte, loin de la digne démarche qu'elle aurait voulu afficher auprès de son père. Mais la joie avait pris le pas sur les émotions négatives qu'elle avait pu ressentir à l'idée de la venue de sa famille à Fort-Céleste, et c'est en souriant à pleine dents qu'elle se jeta au cou de son grand frère. Aelan tenta de soulever sa petite soeur dans un geste affectueux, mais ladite petite soeur dépassa à peine du sol, ayant bien grandi depuis leur dernière rencontre. La façon avec laquelle Cordélia salua son père fut différente, se contentant d'une poignée de main.

- Ma fille, dit Emmett avec un sourire, une étincelle de fierté éclaircissant malgré tout les yeux glacés du patriarche. Cordélia lui rendit son sourire, qu'elle n'arrivait pas à décoller de son visage, puis reprit rapidement contenance en tournant les talons.
- Suivez-moi. Nous serons bien plus au chaud à l'intérieur.

Elle les guida le long des escaliers, jusqu'à l'immense hall dans lequel des feux avaient été allumés. Cordélia avait été particulièrement spécifique à propos des brasiers et des cheminées, Aelan l'ayant informée quelques semaines plus tôt que son père souffrait des poumons depuis récemment. Il restait quelques échafaudages et quelques trous dans les vitrages, mais ils ne se voyaient presque pas désormais. Elle prit une inspiration, débordant de fierté en pensant à ce que l'Inquisition avait accompli dans ce Fort depuis leur arrivée.
Aelan, lui, regarda la hauteur du plafond, ainsi que les nombreux escaliers et portes, et le large trône. Les décorations avaient été subtilement orientées vers la mode Marchéenne pour l'occasion.

- Il n'est pas trop grand pour toi, j'espère...
, glissa-t-il à Cordélia, le ton taquin.
- J'évite de m'y asseoir, il est là pour la décoration, répondit-elle avec un sourire.

Elle fit visiter une partie du Fort à son père et à son grand frère, meublant la conversation autant qu'elle le pouvait. Elle se sentait tendue pour une quelconque raison... peut-être était-ce le fait qu'elle avait l'impression qu'une dizaine d'années s'étaient écoulées depuis la dernière fois qu'elle avait vu la famille, et que la personne qu'elle était à cette époque-là avait définitivement disparu. Aelan faisait des commentaires plaisants, posant des questions sur telle ou telle installation, tandis que leur père promenait ses yeux perçants sur les personnes occupant le Fort.

C'est sans surprise qu'ils aperçurent un col en fourrure et une armure drapée de rouge bien familière - en tout cas pour Cordélia - en gravissant l'un des escaliers qui menaient vers les remparts.

- Oh ! Voilà Culle... le Commandant Rutherford, s'exclama la jeune femme, en faisant un signe qui était tout sauf discret à Cullen. Elle pria le créateur pour que celui-ci s'approche et leur offre les sujets de conversation dont elle commençait déjà cruellement à manquer. Se trouver muette à ce point la frustrait intensément, mais il était évident que malgré les années, la présence de son père la paralysait toujours.
Elle avait prévenu le Commandant de la visite prochaine de sa famille, évidemment, et l'avait également prévenu du caractère... sévère du Bann, lui conseillant simplement de ne pas s'en formaliser.
Pourvu que tout se passe bien.


(PNJ) Aelan Trevelyan : Le frère aîné de Cordélia, ainsi que l'héritier de la maison Trevelyan. Jeune homme sans passion ni dévotion particulière, si ce n'est un avenir de Templier auquel il a dû renoncer pour se consacrer à ses devoirs d'héritier.


(PNJ) Emmett Trevelyan : Bann de la Maison Trevelyan, patriarche et stratège de talent, bien que ses lumières commencent à se ternir à cause de son vieillissement et d'une maladie de poumons qui semble le dévorer depuis peu. Il est réputé pour sa sévérité ; il inspire peur et respect chez les autres familles Marchéennes, mais plus encore chez ses propres enfants.

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Commandant des forces armées
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Mer 16 Mai - 23:46




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Tout semblait calme sur les remparts depuis de longues et pénibles heures à lutter contre le froid. La brume s’accrochait aux tours du fort, à certains endroits et les soldats patrouillaient le long des murailles qui surplombaient la vallée. Deux soldats qui gardaient la porte des quartiers du Commandant discutaient entre eux de la pluie et du beau temps, commentant tels des commères la situation des gardes ainsi que de leurs talents en combat. A vrai dire, ils avaient l’habitude de les côtoyer depuis plusieurs semaines et il n’était pas toujours facile de cohabiter.  





《 - LE FUMIER !!  》


Mais alors qu’ils rigolaient à propos de broutilles habituelles, ils sursautèrent en entendant un énorme boucan en provenance du bureau du Commandant. Presque immédiatement, les deux compagnons entrèrent dans la pièce pour voir si tout allait bien. La scène était quelque peu inattendue : Le bureau massif de Cullen avait fait un quart de tour vers l’avant et toutes ses affaires étaient éparpillées partout dans la pièce.





《 - C-Commandant, tout va bien ? 》





《 - Oui ça va. 》

L’air agacé, l’homme était adossé contre le mur entre les deux meurtrières derrière sa table qu’il contemplait. Le regard perdu, il se caressait nerveusement la lèvre inférieure puis se redressa pour regarder dehors.






《 - Vous êtes sûr que… 》





《 - …. J’ai dis. Que ça allait alors foutez-moi le camp. 》





《 - O-oui, Commandant. 》





《 - Et Plus vite que ça ! 》

Il était crispé cela s’entendait dans le son de sa voix. Les Soldats détalèrent alors que l’un faillit crocher une pile de livres en partant. Une fois la porte refermée, le Fereldien regarda ses mains, et une lettre qu’elle détenait : Samson.

Cette raclure de Samson avait eu le culot de lui envoyer une missive bien salée, et surtout à l’audace de lui demander de le rejoindre. Rien que de s’imaginer les lettres écrites de ses mains, le Commandant devenait fou. Il prendrait l’initiative de ranger tout ce chantier quand il se sera calmé.  En attendant, le morceau de lyrium envoyé le laissait perplexe Pourquoi le faire ? Encore irrité et tremblant, il décida de sortir de là et prendre l’air. Le contenu était tellement… dérangeant qu’il hésitait encore à montrer la dite missive à Cordélia. Et Samson.. Ce traitre, s’il pouvait seulement lui mettre les mains dessus pour lui rendre des comptes.

Pour se calmer les nerfs, il s’appuya contre les parois de pierre pour observer l’animation au sein du fort. Les soldats s’entrainaient, la foule traversait les cours… Tiens un écuyer essayait de maintenir un Hahl pour le brosser et Cullen s’amusa à le regarder galérer.

Il tourna instinctivement la tête quand il entendit qu’on s’approchait de lui et effectivement l’inquisitrice semblait faire la visite à de curieux invités.





《 - Oh ! Voilà Culle... le Commandant Rutherford 》

Par réflexe, et parce qu’il avait l’habitude de lui faire un rapport quand il la voyait, il se retint de lui parler de Samson, ce n’était visiblement pas le moment, et il se rappela en même temps de la venue de sa famille au fort. Donc, voici ce qui semblait être son frère et son père.

Alors qu’ils s’approchaient de lui, le Fereldien observa un air inquiet sur l’inquisitrice et se demanda bien pourquoi. Etait-il si sévère qu’elle le disait ? Il rangea cependant la missive qu’il tenait encore dans sa main avant de s’approcher du petit groupe.





《 -  I-Inquisitrice. 》

Devant des invités, il préférait éviter les familiarités. Cela pouvait être très mal interprété selon les cas – surtout par sa famille – Car depuis un certains temps ils avaient l’habitude de s’appeler par leur prénoms au sein du conseil de guerre. Il lui afficha tout de même un timide sourire à Cordélia, comme pour lui signaler son soutient.





《 - Bienvenue à Fort Céleste, Messere. 》

Il n’avait certainement pas oublié les formalités marchéennes, étant donné qu’il y a vécu de longues années. Il avait encore la voix rauque à force d’énervement, mais essayait de ne pas trop forcer non plus pour ne pas paraître impoli.





《 -  Commandant Cullen Rutherford. Je suis en charge des forces armées de l’inquisition. Est-ce que vous avez fais bon voyage ? 》

Mine de rien, il savait que la famille de Cordélia servait le Créateur. Cependant, il espérait juste qu’il ne mentionne pas les incidents de Kirkwall, c’était bien le dernier de ses soucis actuellement… Et par Andrasté… Pourvu qu’ils ne fassent pas partie de ces nobles tels des orlésiens à toujours se plaindre.

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Inquisitrice de la Divine
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Ven 18 Mai - 0:11


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Le Bann était un gentilhomme de l'autre siècle, maniaque et dur. Disciple enthousiaste de la Chantrie, il avait des tendresses d'amant pour la discipline, les armes, les effusions de sang. Il serra la main de Cullen avec chaleur, s'exprimant de sa voix rauque :

— Je suis honoré de vous rencontrer, Messere Rutherford. Les rumeurs de votre bravoure lors de la révolte de Kirkwall ont traversé les Marches Libres jusqu'à nos murs.

Ce fut au tour d'Aelan de saluer Cullen, et une fois que toutes les politesses furent échangées, le petit groupe se remit en route. Visiblement, le père de Cordélia se réveillait petit à petit de son voyage, puisqu'il commença à faire quelques remarques émerveillées (ou choquées) sur les environs. Mais il revint assez vite sur Cullen :

— Dites-moi, mon brave, comment était-ce, à Kirkwall ? J'ai été Templier moi-même par le passé. Au Cercle d'Ostwick, comme ma fille. Bien que je n'aie pas fini ma carrière de Templier dans un bloc de glace. (Cordélia sembla tout d'un coup passionnée par le lierre poussant sur le mur d'à côté.)

Car en se présentant à eux, le pauvre Cullen avait sans le savoir envoyé un signal au Bann. Un signal qui voulait dire, "Je suis plus jeune que vous et je suis un Templier, ce qui veut dire que je vais être la victime de plusieurs questions et leçons non sollicitées, y compris des anecdotes et opinions personnelles et familiales qu'il aurait mieux valu ne jamais déterrer". Oui, ça faisait beaucoup pour un seul signal, mais le Bann était particulier.

— Je n'approuve pas ce qui a fini par arriver, mais je dois dire que je préférais la façon de gérer de Meredith Stannard au simulacre de surveillance que nous avons maintenant. Des mages en liberté ! A cette idée, il se mit à tousser légèrement, une toux sèche, désagréable à l'oreille. Sa fille posa une main hésitante sur son épaule.
— Et si nous rentrions, Père ? Vous pourrez voir vos quartiers. J'ai fait en sorte de les décorer comme à la maison, dit-elle en souriant, un sourire un peu tendu qu'elle avait d'ordinaire quand elle était penchée sur la table de commandement.

Elle demanda à un domestique qui passait par là de bien vouloir montrer les quartiers à son père et à son grand frère, et lui glissa à l'oreille de prendre un détour afin d'éviter toute la partie de la Tour et de la bibliothèque, où travaillaient la plupart des mages apostats désormais alliés à l'Inquisition. Elle regarda Aelan, son père et le domestique s'éloigner avant de se retourner vers Cullen.

— J'ai, ah, oublié de vous dire quelque chose à propos de mon père. Elle tritura une mèche de ses cheveux dans un geste nerveux. Voyez-vous, il est très mécontent quand à l'issue de notre alliance envers les Mages. Et je n'ai pas encore mentionné le fait que nous ayons des apostats dans notre entourage, comme Solas, ou Dorian, ou d'autres par exemple. Ou même qu'il y ait tout une partie du château dédiée à l'étude de la magie. Pour lui, c'est de l'hérésie totale, et je n'ai pas été capable de lui dire dans nos échanges de lettres. Je sais que j'aurais dû. Il est... Un peu vieux jeu. Et... Enfin, ce serait bien d'éviter le sujet, ainsi que certaines zones du Fort. Elle se tut, ayant l'impression de trop parler.


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Commandant des forces armées
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Dim 27 Mai - 12:20




◇ Bloodlines ◇





Cullen ressentait chez cet homme comme ayant énormément de points communs. Après tout ils étaient templiers. Rien que cela démontrait qu’ils étaient forgés du même fer. C’est ainsi qu’au premier regard ils semblaient s’apprécier et échangeaient quelques banalités avant qu’il ne prenne les devants de la discussion.





《 - Je suis honoré de vous rencontrer, Messere Rutherford. Les rumeurs de votre bravoure lors de la révolte de Kirkwall ont traversé les Marches Libres jusqu'à nos murs. 》





《 - C’est un plaisir pour moi, Ser Trevelyan 》


Ils recommencèrent rapidement à s’échanger des observations sur le fort en général – plus spécifiquement du point de vue des soldats qui s’entraînaient actuellement dans la cour principale du fort – Mais finalement le Bann s’aventura en milieu hostile en voulant parler des événements de Kirkwall… Qui ne souhaitait pas alimenter des ragots ou gratter quelques informations après tout ?





《 - Dites-moi, mon brave, comment était-ce, à Kirkwall ? J'ai été Templier moi-même par le passé. Au Cercle d'Ostwick, comme ma fille. Bien que je n'aie pas fini ma carrière de Templier dans un bloc de glace. 》





《 - Oh, hem… 》


Par réflexe son regard se détourna vers Cordélia qui semblait subitement avoir envie de regarder ailleurs. Qui des deux était le plus gêné, il se le demandait. L’ex-templier passa une main rapide dans ses cheveux puis recentra son attention sur le père de l’inquisitrice.





《 - Kirkwall avait sa réputation, mais les conflits engendrés par Orsino et Meredith ont poussé un apostat à faire sauter la chantrie. 》





《 - Je n'approuve pas ce qui a fini par arriver, mais je dois dire que je préférais la façon de gérer de Meredith Stannard au simulacre de surveillance que nous avons maintenant. Des mages en liberté ! 》





《 - Et si nous rentrions, Père ? Vous pourrez voir vos quartiers. J'ai fait en sorte de les décorer comme à la maison 》


Cullen n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit. Etrangement Cordélia prit les devants et contourna la conversation sur un autre sujet : Le repos. Oui, ils avaient fais long voyage et il leur serait peut-être préférable de se reposer quelque peu avant de reprendre leur visite dans le fort. Un air si grave chez la jeune fille alerta Cullen d’une certaine manière : A force de la côtoyer il commençait à la connaître.





《 - Votre fille a raison : vous avez fais long voyage pour venir nous voir. Profitez de vous reposer et nous pourrons reprendre cette discussion si vous le désirez. 》


Ils s’échangeaient des politesses, puis quelqu’un les emmena rapidement vers leurs quartiers. C’est en les regardant s’éloigner que Cordélia s’adressa enfin à son Conseiller, qui se retourna immédiatement vers elle quand il fut interpelé.





《 - J'ai, ah, oublié de vous dire quelque chose à propos de mon père. 》





《 - Oh… vraiment, Inquisitrice ? 》


Il la regarda d’un air presque compatissant, mais tout de même embêté. Il se doutait d’innombrables choses entre les deux. Après tout elle n’en parlait pas énormément de sa famille, et ne semblait pas aussi proche de ses parents qu’il ne l’était avec les siens. Cet air aggravé mêlé à sa colère actuelle se doutait bien qu’elle lui avait caché quelque chose.





《 - Voyez-vous, il est très mécontent quand à l'issue de notre alliance envers les Mages. Et je n'ai pas encore mentionné le fait que nous ayons des apostats dans notre entourage, comme Solas, ou Dorian, ou d'autres par exemple. Ou même qu'il y ait tout une partie du château dédiée à l'étude de la magie. Pour lui, c'est de l'hérésie totale, et je n'ai pas été capable de lui dire dans nos échanges de lettres. Je sais que j'aurais dû. Il est... Un peu vieux jeu. Et... Enfin, ce serait bien d'éviter le sujet, ainsi que certaines zones du Fort. 》


Ils avaient récemment aménagé une tour pour l’étude de la magie et elle se trouvait non loin d’eux d’ailleurs. Tout le monde savait que leur alliance attisait le mécontentement de beaucoup de personnes, en particulier au sein de la chantrie.

Cullen la regardait sans dire mot, sans l’interrompre d’ailleurs. Et en la voyant au bord de la panique il commençait à vraiment se sentir mal pour elle -en plus de la trouver si mignonne – son regard fuyait ailleurs alors qu’il se mordit la lèvre et chercha rapidement un moyen de la réconforter.





《 - hem… Si cela peut vous rassurer je peux donner des consignes à… au…. Aux mages. Et bloquer certaines parties du Fort avec des soldats pour qu’il ne puisse pas tomber sur nos alliés… 》


Si le problème reposait sur les apostats qui les aidaient Cullen devait faire en sorte que tout se passe pour le mieux. Cependant, même si sa famille devait être au courant de cette histoire de mage, il n’en demeurait pas moins un templier et ces derniers avaient parfaitement conscience de ce qu’il en était des apostats. Lui-même n’était pas enchanté à l’idée d’en avoir entre ces murs, mais il devait se plier à ce qui avait été fait. D’un autre côté vu l’œil avisé de cet homme il ne voulait pas qu’il pense qu’on lui cachait quelque chose. Rendre la supercherie visible à ce point n’était la meilleure chose à faire.





《 - … Quoique, tout compte fait cacher la chose à votre père risque d’être vraiment compliqué. Il s’en rendrait compte rapidement et cela ne fera que vous attirer des ennuis. Vous pouvez les confier à Joséphine dans un premier temps, elle sait s’y prendre avec nos invités. Mais tant que le sujet n’est pas abordé, je doute que ce soit alarmant. 》


A bien y réfléchir, il se demandait vraiment pourquoi elle semblait si effrayée par la réaction de son propre père. Ils ne parlaient pas vraiment forts car des soldats passaient près d’eux sur les remparts lors de leurs patrouilles. Si bien qu’il se pencha légèrement vers elle une fois qu’ils furent passés plus loin.





《 - Il est… si terrible que ça, votre père ? 》


Entre cette histoire et Samson cela ce sentait qu’il était encore sur les nerfs et Cordélia pouvait aisément le voir quand les soldats qui passaient près d’eux pressaient le pas. Cullen les regarda très sèchement, puis il se rappela qu’il devait ranger son bureau. Créateur faites que l'inquisitrice ne cherche pas à y entrer...

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Inquisitrice de la Divine
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Lun 28 Mai - 0:25


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— Il est... non, il n'est pas terrible à proprement parler. Mais il est très sévère, et prisonnier des idées d'un autre siècle. Elle soupira. Ce n'était pas très gentil pour son père de dire ça, et elle l'aimait de tout son coeur, mais c'était ce qu'elle ressentait comme étant la vérité.

Cullen proposa alors de place des soldats à des endroits stratégiques, mais elle se rendit compte que c'était gaspiller les ressources de l'Inquisition pour une seule personne, et pour un problème personnel par dessus le marché. Elle ne pouvait décemment pas faire ça.

- Vous avez raison, cela serait inutile, répondit doucement Cordélia, prenant l'attitude fuyante du Commandant pour de la perplexité face à sa requête un peu... particulière. Elle se sentit d'un coup honteuse de lui avoir demandé ça, il avait certainement d'autres cochards à fouetter que de s'occuper de ses problèmes personnels. Nous ne nous sommes pas vu depuis des mois, et à chaque entrevue, j'ai l'impression que mon père approuve de moins en moins mes actions. Toutes ces histoires ont attiré l'attention publique sur la famille Trevelyan, et mon père et mon frère aîné doivent composer avec tout cela. Je ne tiens pas à leur donner une mauvaise image.

Combien de fois l'avait-on prise pour l'héritière légitime des Trevelyan, sur la simple base du fait qu'elle était Inquisitrice ? Et combien de fois des nobles avaient tenté de se faire passer pour des proches de sa famille alors qu'il n'en était rien, tout cela pour entrer dans les bonnes grâces de l'Inquisition. Elle n'en parlait qu'à mots couverts avec son frère, mais savoir qu'elle l'éclipsait involontairement la remplissait de honte. Ca, et le fait que tout le monde associe maintenant les Trevelyan à des actions qu'elle avait mené de son propre chef, et qui étaient encore extrêmement décriées dans certaines sphères de la Chantrie.

— Je veux juste que ce séjour à Fort Céleste n'apporte pas davantage de problèmes et de tourments à mon père. Je suis désolée de vous avoir demandé cela, je réalise bien que c'est idiot. J'étais juste... inquiète.


Sur ces entrefaites, elle commença à prendre le chemin du bureau de Cullen : c'était, après tout, l'itinéraire le plus court pour rejoindre l'intérieur du château, grâce à ce pont de pierre qu'on pouvait emprunter par l'autre porte de la large salle dédiée au Commandant.
Elle ouvrit la porte et découvrit l'étendue du désastre.
Le bureau de Cullen était sens dessus-dessous, la large table de bois renversée, ses papiers éparpillés sur le sol. Stupéfaite, Cordélia marqua quelques secondes d'arrêt.

— Cullen, votre bureau...

Qui avait bien pu déchaîner une telle violence dans le bureau du Commandant ?
Un facétieux vent d'hiver souffla par la meurtrière, éparpillant encore davantages les parchemins et documents renversés au sol. L'un d'eux, à l'aspect étrange, vola juste devant ses pieds. Un message du coupable peut-être ?

Elle se pencha pour le ramasser.





Cullen,


O
n dis qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis.

Je t'envoie cette missive, si elle parviens à toi bien sûr - on dit que vous, à l'Inquisition, vous êtes fort pour fouiner dans les papiers-, alors que je repense à la magnifique chute de Darse. Putain, c'était beau. Les flammes des maisons crachaient une fumée grise magnifique, alors que les cris de tes soldats emplissaient l'air. Mais je me suis dit : Putain, Cullen aurait eu une magnifique vue à côté de moi, son épée tirée en service du Nouveau Dieu et des véritables Justes. En vertue de notre bon temps à Kirkwall, je veux te libérer des chaînes de la Chantrie, comme j'ai libéré mes autres frères.

Mais rien ne pourras te convaincre, hein ? Te connaissant, tu dois profiter de la bonne chair de ton Inquisitrice, te complaisant entre les jambes d'une dinde alors que tout s'écroule autour de toi. Cela m'attriste, tu sais. Alors sache que si la chaleur de ta gueuse t'épuise, tu auras toujours une place parmi moi et mes frères.

P.S: J'espère que tu apprécieras mon petit cadeau.

Général Samson.






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Commandant des forces armées
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Mar 29 Mai - 23:52




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Il se redressa et s’appuya contre le mur de pierre derrière lui. A la voir dans cet état, il s’inquiétait un peu – beaucoup – pour elle…






《 - Il est... non, il n'est pas terrible à proprement parler. Mais il est très sévère, et prisonnier des idées d'un autre siècle. 》






《 - En ces temps, plus qu’autrefois je dirais. 》

La guerre faisait rage entre les mages et les templiers. Et aux marches libres comme ailleurs, la faute était à l’apostat qui avait provoqué l’explosion de la chantrie. Tout cela paraissait si proche alors que des années séparaient l’événement d’aujourd’hui.






《 - Vous avez raison, cela serait inutile. 》






《 - Ne vous en faites pas, Cordélia. Cela ne sert à rien de se mettre une telle pression pour la visite de votre père. Tout va bien se passer, je vous l’assure 》






《 - Nous ne nous sommes pas vu depuis des mois, et à chaque entrevue, j'ai l'impression que mon père approuve de moins en moins mes actions. Toutes ces histoires ont attiré l'attention publique sur la famille Trevelyan, et mon père et mon frère aîné doivent composer avec tout cela. Je ne tiens pas à leur donner une mauvaise image. 》

Le problème était visiblement tout autre. Elle avait peur des conséquences de ses actes sur sa famille, quoi de plus normal après tout… Cullen la regarda dans un premier temps sans rien dire et se redressa pour s’approcher d’elle.






《 - Croyez-moi, vous êtes loin de les décevoir. Je suis même certains qu’ils sont très fiers de ce que vous avez pu devenir et de ce que vous êtes devenue. Les actions que vous entreprenez n’ont pas les approbations de tout Thédas, c’est certain, mais vous faites de votre mieux et le faites bien 》

Il s’arrêta avant de s’égarer sur son admiration pour elle, mais c’était vrai qu’elle sous-estimait ses actions. Cordélia était forte, et même si elle doutait de ses actions elle avait le respect de beaucoup de personnes en ce monde, lui le premier.






《 - Je veux juste que ce séjour à Fort Céleste n'apporte pas davantage de problèmes et de tourments à mon père. Je suis désolée de vous avoir demandé cela, je réalise bien que c'est idiot. J'étais juste... inquiète. 》






《 - C’est normal de douter. Mais rassurez-vous, jamais vous ne me dérangerez. Je suis là pour vous après tout.  》

Il se senti soudainement autant gêné qu’elle l’était. Il profita de la situation pour lui sourire timidement, complètement captivé par la jeune femme. C’est seulement 3 secondes après son départ qu’il remarqua qu’elle se rendait en direction de son bureau. Il retrouva rapidement ses esprits et se mit à suer quasi immédiatement.






《 - Heu… Non attendez pas par…. !! 》

Trop tard, elle avait déjà ouvert la porte, et pouvait constater le désordre infini qui régnait dans la pièce déserte. .






《 -  Créateur…  》

Il trottina jusqu’à sa porte pour la rattraper alors qu’elle observait le contenu de la pièce, en particulier ce bureau qui semblait si lourd qui était renversé sur l’avant.







《 - Cullen, votre bureau... 》






《 -  Heu.. Je..Je… 》

Oh mince, comment expliquer ses excès de colère sur son propre mobilier maintenant… La pauvre allait prendre peur, voir pire : L’éviter ! Il ne devait pas lui dire que c’était lui… oui il le devait… Non, certainement pas… !

Pendant qu’il doutait sur sa stratégie avec la jeune femme, elle se pencha sur le sol pour ramasser quelque chose, alors que le Fereldien cherchait encore une excuse à propos du chantier qui demeurait dans son bureau.

C’est en la voyant se pencher et ramasser une lettre qu’il se pencha pour voir de quoi il s’agissait… Créateur !!! Immédiatement, il lui ôta le papier des mains et fit les cents pas dans la pièce sans trop savoir quoi faire.






《 -  P-pitié, dites-moi que vous ne l’avez pas lue jusqu’au bout…. 》

Il s’arrêta finalement en face d’elle, la lettre dans la main. Il était certain que cette missive se trouvait encore quelque part sur lui, mais elle avait dû être … tombée quand il avait décidé de prendre l’air en allant sur les remparts.






《 -  J-je ne sais même pas quoi vous dire. 》

Il se frotta l’arrière du crâne de sa main libre, observa le contenu de la lettre et la rendit à Cordélia. Après tout, foutu pour foutu… Mais Cullen ne tarda pas à se sentir fébrile, car finalement elle devait se douter que l’un avait un rapport avec l’autre.







《 - C’est la première lettre que je reçois. C’est de la provocation, rien de plus…Je…. Il me rend dingue. 》

Il se retourna et s’approcha des meurtrières pour s’appuyer contre son épaule contre le mur à proximité et regarder dehors en espérant de ne plus y penser. Quand à son « cadeau »… rien de plus qu’une provocation malsaine.






《 - J’ai fais déplacer le lyrium rouge qui était avec… 》

A bien y penser il avait bien fait de le confier à Dagna pour des recherches.. Mais sur le moment tomber là-dessus l’avait rendu fou plus qu’il ne l’était en apprenant que ce diable de templier avait eu le culot de lui écrire. Cependant, le lyrium rendait tellement dépendant  que certains étaient capables de tuer pour en obtenir lors de manques. Mentalement, le Fereldien était presque à bout et réfléchissait déjà à ce qu’il devait faire pour l’avenir de l’inquisition…







《 - Samson est au courant plus que n’importe qui à propos de mes problèmes d’addiction. Mais en plus d’être difficile ces derniers temps, le voilà à tenter d’ébranler l’inquisition en retournant ma faiblesse contre moi. 》

L’extérieur semblait soudainement si reposant. Son regard effleurait les cimes des montagnes au fond de la vallée.

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Inquisitrice de la Divine
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Ven 1 Juin - 23:48
RP PERDU CAR JE SUIS DEBILE




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Commandant des forces armées
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Mar 5 Juin - 22:48




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Il y eut un instant de calme, le temps qu’elle assimile les informations peut-être, mais le Commandant resta neutre et ne bougea pas de son emplacement, le regard toujours perdu dans les monts infinis des dorsales de givres. Il appréhendait fortement ses réactions, et puis l’inquisitrice avait autre chose à penser sans se soucier de ses problèmes. Qu’est-ce qu’il s’en voulait….





《 - Mais... Mais par le Créateur, qu'est-ce que c'est que ça ? Qu'est-ce qu'il croit ? Et comment ça, le lyrium rouge qui était avec ? 》





《 - Samson essaie juste de m’attirer dans ses filets. Mais rassurez-vous… ce n’est pas prêt d’arriver. 》

Quand elle s’approcha de lui, il hésita avant de détourner le regard vers elle. Tragédie, elle semblait si inquiète, il ne supportait pas la voir ainsi. Oh, ça, il préférait la voir sourire… Mais en mettant ses sentiments de côté, recevoir ce genre de missive indiquait une énorme faille dans la sécurité du lieu dont il en était responsable…. Il fallait qu’il continue à réfléchir sur le comment ordonner ses troupes, surveiller les courriers bien avant leur interception au fort, revoir les patrouilles, peut-être rapatrier quelques soldats supplémentaires pour les mettre en activité au fort… Rien que d’y penser, il en avait mal au crâne.. et cela allait lui tarauder toute la nuit…





《 -Quelle... Quelle insolence ! Je n'arrive pas à y croire 》

De la provocation. Il en existait de toutes formes, mais pourtant à la chantrie tout le monde apprenait à se montrer humble. Samson était devenu une véritable ordure et ne méritait même pas de rejoindre le Créateur après sa mort. Cullen lui ferait payer son arrogance et au centuple.





《 - Le Fort n'est pas aussi sécurisé que nous pensions, si des missives pareilles peuvent parvenir jusqu'à vous. Son but est clairement de vous déstabiliser, et ça fonctionne...  》





《 -Je suis navré, je ne voulais pas…. 》

Il regarda l’état de la pièce une nouvelle fois et poussa un bruyant soupir d’indignation. En tout franchise, elle avait raison cela l’affectait beaucoup… Pourtant… et pourtant il en a vu passer des lettres comme celles-ci… Mais Samson était un camarade, et Cordélia une fille a qui il tient énormément. Cela combiné à la fatigue, ses maux, et son envie de vouloir bien faire à tout prix ne l’aidait pas.

Il recentra son regard vers la jeune femme, et senti ses muscles vers la nuque lui tirer jusqu’à lui en faire mal. Il prit le réflexe de se masser la zone douloureuse d’une main. Ce n’était pas normal, normalement il ne devrait pas prendre en considération ce genre de missive.





《 -Je ne devrais pas réagir ainsi à de simples provocations. Veuillez m’excuser… inquisitrice. Je ferai de mon mieux pour améliorer la sécurité au fort.. je suis en partie responsable. 》

Il s’en était prit à cette table aujourd’hui, mais qui sait ce qu’il fera la prochaine fois. Ses colères devenaient de plus en plus violentes et il ne savait pas vraiment comment faire pour passer au-dessus… Créateur… Et s’il s’en prenait à des innocents ? Aux personnes qu’il aime ? Il eut subitement des sueurs froides et s’écarta de Cordélia de peur de faire une bêtise qu’il regrettera toute sa vie.





《 - Faites ce que vous voulez de cette lettre… Mais personnellement, j’aimerais bien ne plus la voir… 》

S’il pouvait blesser quelqu’un à cause de cela… et si… Ne valait-il pas mieux qu’il arrête sa comédie et qu’il recommence ? Ce n’était clairement pas le moment d’arrêter le lyrium… Il avait trop de responsabilités, trop de gens qui comptaient sur lui.. Il devait en reprendre. Il devait… Cassandra le tuerait…





《 - Sortons un peu… J’ai besoin de prendre l’air tout à coup… 》

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Inquisitrice de la Divine
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Jeu 14 Juin - 13:23


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- Inutile de vous blâmer pour autant, Commandant. Elle s'approcha de lui et lui posa une main maladroite sur l'épaule. Oui, allons prendre l'air. Ce n'est pas si grave, vous savez, ce n'est qu'une lettre après tout.  Juste une provocation.

Ils sortirent du bureau ravagé par l'autre porte, Cordélia prenant soin de refermer derrière eux et froissant la lettre au creux de sa main. Il suffirait de traverser le rempart pour atteindre la tour et rentrer à nouveau dans le château – maintenant, Père et Aelan devaient s'être installés, elle n'allait pas tarder à les rejoindre.
Mais à ce moment-là, une bourrasque facétieuse souffla sur les deux protagonistes, arrachant la missive de la main de Cordélia. La lettre de Samson s'envola joyeusement sous leurs yeux, emportée par le vent qui soufflait vers le reste du Fort.

- La lettre !!

Elle se précipita jusqu'au rebord, s'y penchant bien trop dangereusement, mais il était trop tard. La lettre de Samson avait pris son envol et voletait joyeusement au gré du vent, jusqu'à se faire avaler par la distance. La main de Cordélia s'écrasa sur son propre front, ce qui résumait bien la situation.

- Oh non... Oh non non non... Vous pensez qu'elle s'est envolée dans les Dorsales ? Ou qu'elle est toujours dans le Fort ? Je... Je suis désolée, j'aurais dû faire attention...


Manifestement, ça ne servait à rien de poser la question puisque la missive avait déjà pris congé dans un endroit que ni elle ni Cullen ne connaissaient. Si des gens la ramassaient... Elle n'osait même pas y penser, des rumeurs et suppositions inutiles étaient bien la dernière chose dont ils avaient besoin en ce moment. Pourvu qu'elle se soit envolée loin, comme l'optimisme et la joie de vivre de Cordélia.





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Sam 16 Juin - 19:09




◇ Bloodlines ◇





Paralysé, voilà ce qu’il était. Il n’osait pas faire le moindre bruit, une boule au ventre à l’idée de laisser percevoir son soudain mal-être. D’autant plus qu’il grimaçait de douleur subitement.. Il fallait qu’il se calme et rapidement… Il leva la main vers son ventre pour tenter de contenir la douleur, quand les pas de l’inquisitrice s’approchaient de lui.





《 - Inutile de vous blâmer pour autant, Commandant. 》

Malgré la délicatesse de la situation, elle voulu se montrer rassurante, et tenta probablement de capter son attention en posant une main avenante sur son épaule. Mais coincé entre elle et le mur l’homme je bougea pas. Il leva le nez vers elle, par réflexe sûrement.





《 - Oui, allons prendre l'air. Ce n'est pas si grave, vous savez, ce n'est qu'une lettre après tout.  Juste une provocation.  》

Pourquoi semblait-il si nerveux subitement ? Il la contemplait sans dire un mot. Son visage doux et angélique apaisant soudain tous ses maux. Elle avait ce quelque chose dont il ignorait ce qu’il en était, mais qui faisait ce qu’elle était devenue aujourd’hui. Puis il lui sourit doucement, en forçant un peu, certes.





《 - Bien, je vous suis 》

Il contourna le chantier qu’il avait laissé et se rendit vers la porte menant à la tour à fresques. Sentir le vent lui faisait le plus grand bien, il avait l’impression d’étouffer moins. Deux soldats faisaient la ronde à cet endroit pour garder le pont. Et aussi, il s’agissait d’un excellent point de vue entre les deux cours du fort, c’était un point d’observation idéal. Cullen les surveillait du coin de l’œil quand il entendit une exclamation de la part de Cordélia. Il détourna la tête et n’eut que le temps de constater que ce qui virevoltait en direction du bâtiment principal était la lettre de samson. D’ailleurs il peinait à y croire jusqu’à ce qu’elle hurle.





《 - La lettre !! 》

Elle se précipita jusqu’au bord du pont, manquant de peu de tomber pour récupérer désespérément de la feuille qui s’était fait engouffrer par le vent qui soufflait à ce moment-là. Pris d’une panique soudaine, il fit le même mouvement et continua de suivre le parcours de la lettre des yeux.





《 - Créateur !! Il ne faut pas que cette lettre tombe entre de mauvaises mains !!!! 》

Par mauvaises il déroulait toute une liste dans son esprit… Il fallait la récupérer et rapidement. Il n’avait pas que cela à faire d’être le résultat de rumeurs incessantes. Ils avaient d’autres priorités à régler.





《 - Oh non... Oh non non non... Vous pensez qu'elle s'est envolée dans les Dorsales ? Ou qu'elle est toujours dans le Fort ? Je... Je suis désolée, j'aurais dû faire attention... 》

Le même regard que quand il mène une bataille, le Commandant avait perdu la trace de la lettre malgré l’effort qu’il avait fait pour la garder en visuel. De plus, cette partie du fort était la plus active et il y avait d’innombrables nobles et invités qui y trainaient quand ils n’étaient pas à l’intérieur dans le grand Hall.





《 - Ne vous en faites pas, la lettre est encore dans le fort, Inquisitrice. 》

Il n’arrivait pas vraiment à lui en vouloir car les priorités étaient autres actuellement : Sauver leur réputation à tous les deux et rapidement !! La lettre s’était soulevée à des dizaines de mètres de hauteur avant de passer au-dessus du bâtiment des fresques. Elle était forcément dans la cour principale.






《 - ... quoique... j'aurais préféré qu'elle s'en aille... Enfin, quand je dis heureusement, c’est qu’on peut encore espérer la récupérer avant que le fort ne soit au courant des poésies de Samson. Suivez-moi ! 》

Il prit les devants, en poussant un des patrouilleurs qui se trouvait sur son chemin. Le pauvre avait assisté à la scène et ne comprenait pas vraiment ce qui se passait à cet instant. Il se retrouva donc à les regarder les deux filer en direction du bureau de Solas, pour le traverser en moins de deux secondes et continuer leur chemin jusqu’au dehors du grand hall où Cullen stoppa sa course une fois le niveau des escaliers atteints.

Il observa les environs et son regard fut captivé par des buissons dans les alentours. Le papier aurait très bien pu être tombé dans l’un d’eux.





《 - Allons fouiller par là, ensuite on ira près de la taverne, ne sait-on jamais. 》

Il descendit les escaliers et se mit à fouiller les buissons dans l’espoir de pouvoir trouver quelque chose. Il surveillait les alentours bien entendu. Mais pour l’heure, il n’avait pas encore eu le temps de finir de fouiller la zone.





《 - C’est tombé, ça s’est envolé…je ne comprends pas, ça devrait être par ici… 》

Cordélia put alors observer que le papier dépassait d’un buisson de l’autre côté de la cour. Maintenant, il ne fallait pas que quelqu’un s’en empare.

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