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9:41 Le cri des Corbeaux [18+]

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Zevran
Assassin fugitif
- Mercenaire -
Messages : 476
Emploi/loisirs : Assassin
Lun 28 Mai - 22:08

Le cri des corbeaux



Il avait presque oublié le froid fereldien. Le huit derniers mois, ses contrats l'avaient mené dans la chaleur moite d'Antiva puis sous le soleil plombant du désert des Anderfels. Visiter Weisshaupt avait été très instructif mais Zevran avait réussi à attraper la première insolation de sa vie. S'il devait jamais retourner à la forteresse ce serait à la saison des pluie.... si tant était qu'il exista une telle chose dans les Anderfels. Toujours était-il qu'après huit mois à redorer sa peau sous le soleil du nord, Zevran se trouvait à nouveau enveloppé sous de nombreuses couches de laine et de cuir sur les routes de Ferelden. Après avoir pris un navire depuis Kirkwall jusqu'à Amaranthine. Un détour rapide par la Fort Bastel pour saluer le Commandant de la Garde et lui apporter les nouvelles avancées de ses recherches, faire le plein de vivres et se vêtir correctement avant de reprendre la route après quelques nuits de repos.

Fort Celeste... Après avoir parcouru le pays en long en large et en travers durant le cinquième enclin, l'elfe avait l'impression de connaître Ferelden comme sa poche mais visiblement cette impression était quelque peu faussée. S'ils avaient visité une forteresse perchée dans les montagnes glacées des Dorsales de Givre, il s'en serait souvenu. Comme si le pays n'était pas déjà toute l'année une plaine désolée, froide, humide et sentant le chien, il fallait en plus qu'il neige toute l'année durant ou presque sur le sommet de sa frontière avec Orlais. Jusqu'ici il s'était toujours débrouillé pour se rendre à Orlais par la mer, mais débarquer à Jader ne supprimait pas la traversée dans la neige et il lui était plus facile de passer inaperçu de ce côté de la frontière.

Au moins, cette fois ses contrats avaient suffisamment profitables, arrivé à Amaranthine il avait encore les moyens de s'acheter un cheval de selle robuste. Après quelques jours de voyage il s'était d'ailleurs attaché à l'animal. La jument avait bon caractère, le pied sûr et semblait assez peu concernée par la difficulté des chemins empruntés. Il aurait parfois été plus facile de passer par les routes, mais arrivé vers Orzammar, la présence d'un elfe seul, était trop suspicieuse. Le corbeau envoyé à Leliana depuis Fort Bastel devait être arrivé depuis plusieurs jour, il ne s'attendait cependant pas à ce qu'on envoie quelqu'un l’accueillir au pied de la piste qui menait à la forteresse.

Les premières bannières de l'Inquisition commençaient à apparaître au loin lorsque le vent se leva. Cela mit un terme au débat intérieur qui avait pris place dans la tête de l'Antivan.... Il avait considéré éviter complètement les forces de l'organisation et s’introduit dans la forteresse à l'insu des hommes de Leliana, histoire de pouvoir la taquiner par la suite... mais cela voulait à présent dire  marcher à pied dans le blizzard, hors piste avec les risques d'avalanche que cela impliquait... Il soupira lourdement, s'il était payé pour assassiner quelqu'un dans la forteresse, il se donnerait certainement du mal pour y arriver mais à la vue du feu de camps monté par les gardes.... Il se découragea. Il descendit de cheval et rejoignit les sentinelles à l'abri du vent.

Apparemment les sentinelles avaient tout de même été mis au courant de son arrivée prochaine, il profita de la confiance induite par sa situation pour les faire parler.


« Soeur Rossignol est terrifiante.... Tain z'auriez vu à Darse, j'étais là quand elle a découvert que Landry nous la f'sait à l'envers.... si j'avais eu envie de trahir l'inquisition, ça m'aurait passé ce jour là.... »


- « Ahahah oui j'ai cru entendre dire qu'elle s'était un peu endurcie avec les années. Cela dit j'ai toujours soupçonné qu'elle n'était pas que la petite créature fragile qu'elle laissait voir pendant l'enclin. Et votre Inquisitrice ? Est ce qu'elle vous terrifie ? »

- «  Un peu... Vous savez, nous les trucs magiques on y connait rien. Mais elle est envoyée par Andrasté... et elle referme les brèches et elle a survécu à l'avalanche qui a enseveli Darse, en sauvant tout le village... Quand vous avez vu ça... c'est compliqué de ne pas avoir la foi.... »

Zevran hocha pensivement la tête, envoyée par Andrasté, hm ? Il enfourna un morceau de pain et de fromage dans sa bouche et les mâcha mollement pour cacher son scepticisme. Si les choses étaient aussi simple. Il jeta un œil en direction de la forteresse bien qu'elle ne soit pas visible à travers les arbres et le relief. Pour le moment l’Inquisitrice était le cadet de ses problèmes, encore qu'elle eut été  son employeur une paire de fois à Antiva et qu'il avait probablement les moyens de négocier des missions plus régulières. Mais c'était une autre personne qui motivait sa venue. Pendant qu'il bavardait gaiement avec les sentinelles, le ciel finit par se dégager et les étoiles apparurent au dessus des montagnes. Il flatta l'encolure de sa palomino et la chargea à nouveau de son paquetage. En partant sur le chant il serait à Fort Céleste au chant du coq.

Dans un silence presque religieux, sur un chemin où la neige chassait à la fois les sons et la vie des montagnes dans ses terriers et ses abris, la silhouette solitaire de l'assassin avançait péniblement jusqu'à la forteresse. Le garde de la porte sonna son arrivée au cor alors que les premiers rayons du soleil heurtaient les murs de pierre. Protégeant ses yeux des lances lumineuses que lui jetait l'astre du jour, il rabattit son capuchon sur ses épaules afin de laisser voir son visage et les portes du fort s'ouvrirent en grinçant devant lui. Avec un petit rictus, Zevran ne put s'empêcher de s'amuser de voir les portes principales s'ouvrir devant lui.... fut un temps où les seules portent qui s'ouvraient toutes seules étaient celles des bordels... enfin si ce qu'il avait entendu sur Fort Céleste avait un fond de vérité, les choses n'avaient peut-être pas tant changé que ça.

Talonnant sa jument, il avança jusqu'au centre de la cour avant de mettre pied à terre. Un palefrenier arrivait en courant vers lui pour lui prendre les rennes. Il s'affaira à défaire son paquetage, libérant sa monture de son fardeau. Il lança ensuite une pièce d'argent au jeune garçon.

- « Panse la bien, et donne lui de l'avoine si tu en as, elle l'a mérité. »

Bien... Fort Céleste.... et maintenant il s'agissait de faire enrager Leliana et son amie diplomate Antivane en disparaissant dans la forteresse avant que l'une d'elle descende l'accueillir... Et pour cela il avait un plan. Wulf lui avait mentionné que Tullia résidait à Fort Céleste et quelle meilleure alliée pour mettre une forteresse sans dessus dessous que l'ex Sénéchale de la Garde de Ferelden? Un petit rictus aux lèvres, il dissimula son paquetage dans un coin de la cour et se mit à la recherche de la jeune femme aux cheveux d'argent.


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Tullia E. Von Raijer
Garde-Commandeur d'Orlaïs
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Mar 29 Mai - 20:44

Le cri du corbeau


Alors que le jour pointait à peine le bout de son nez, la nuit agitée et joyeuse touchait à sa fin pour moi. Je m'étais bien occupée, et pour une fois je n'avais pas fait de quoi rendre apoplexique l'ambassadrice. Enfin, pas tout à fait. J'avais fait un tour aux bains avec des femmes (pour une fois), puis j'avais discuté un peu avec Léliana en début de soirée autour d'un verre, convoyant des informations intéressantes qui auraient put lui échapper... Puis une balade tranquille sur les remparts, en entrainant avec moi Eli et son loup et en faisant peur aux patrouilles de nuit. Pour terminer par une bonne séance de Grâce Perfide pour me renflouer les poches et raconter les aventures des Gardes dans les Tréfonds pour faire passer la pilule. L'alcool coulait à flot, les chansons suivaient leur court... Le soleil se levait, pour me foutre un rayon en plein dans l'oeil au travers du vitrail de la chantrie. Je me relevais, ou plutôt m'asseyais sur la poutre de plafond sur laquelle j'avais dormi semble t'il. Je m'étirais, sans vraiment m'étonner d'être là. Ce n'était pas la permière fois, et sans doute pas la dernière. Je m'étais bien divertie sans que l'on me donne de raison pour me poursuivre à coup de fouet ou de menace d'expulsion. Je descendais de mon perchoir, utilisant les statues et draperies, manquant de me crouter royalement tout en lâchant un juron antivan. Je sortais de la chantrie, comme une hérésie qui pointait le bout de son nez. Comme si j'avais prié toute la nuit à la Chantrie, ha ha ha ! Note, ça pourrait être une bonne blague à sortir des fois... Le plissais les yeux alors que le froid me fouettait le visage. Satané temps des montagnes. Pourvu qu'on aille vite migrer en Orlaïs dans un climat plus clément et chaud. Un désert par exemple, ce serait pas mal dans une petite oasis. Avec des ruines, je poserais des pièges et tout. Un peu d'exotisme ne ferait pas de mal aux gardes, c'est certain! Je marchait tranquillement, d'un pas léger et chaloupé par l'alcool encore présent dans mon sang. Rien de telle que cette sensation d'euphorie et de pré-gueule de bois au petit matin après une beuverie. Mais soudain, le cor sonna et les portes s'ouvrirent. Je fronçais des sourcils et grognais, dardant un regard meurtrier sur ceux qui osaient ainsi perturber mon état d'ébri... d'extase matinale. Je me rapprochais des remparts, faisant le tour pour avoir une vue de côté. Sorti de la porte un homme à cheval, encapuchonné. Je me figeais légèrement en croyant reconnaitre au loin ce profil. Mais quand il enleva sa capuche, et que je vis ses tatouages et ses oreilles pointues... Un grand sourire s'afficha sur mon visage, mes yeux brillants d'une malice toute nouvelle.

"Tiens tiens, je viens de voir.... un oiseau perdu... Fu fu fu ~..."

En quelques secondes j'avais bondit, me mettant immédiatement en mode furtive. Je n'utilisais que rarement mes compétences d'assassin et d'espionne. Je savais me rendre invisible, me fondre dans le décor. Mais il était bien plus amusant de faire du bruit et de faire peur au gens pour qu'ils oublient que je suis en vérité une mort silencieuse. Je me faufilais, ne quittant pas des yeux ma proies et me préparant à bondir. J'arrivais par derrière, il ne pouvait pas me voir. Pas encore. Je le regardais donner son cheval à un soldat, parlant avec sa voix si chantante et similaire à la mienne. Il regardait autour de lui, ou plutôt devant, prenant en vue les hauts murs, l'escalier, et...

"ZEEEEEVCHOUUUUUUUUUUUUUU ~ !!!"

Telle une furie et un prédateur bondissant sur son prochain repas, je venais de faucher Zevran sur le côté, riant et lui faisant une clé de bras. Juste pour l'amusement et lui souhaiter la bienvenue.

"Ha ha ha ha ! Toi ici, mais c'est une blague ? Avec moi ils ne savent déjà pas sur quel pied danser, si tu viens on va casser la baraque !"

Je le laissais se relever, faisant de même en l'aidant d'une main sure et ferme. Mon visage était illuminé comme jamais, mon sourire éclatant de prédateur montrant tout son charme. Je ne le laissais pas en paix pour autant. Le prenant par l'épaule, je ne comptais pas désserrer mes serres de lui.

"Alors, que raconte la plus fine et charmante lame déviante de tout Thédas ? Wulf t'envoit ? Ou bien c'est pour voir ton ancienne collègue Léliana ?"

La raison de sa présence ici ne pouvait être anodine. Autant j'étais contente d'avoir mon charmant réchauffeur de lit officiel ici, autant ma curiosité sentait qu'il y avait cochard sous gravillon. Il ne devait pas être ici juste pour me rendre visite, pour peu qu'il était au courant que j'étais ici. En un sens, ce serait plus amusant que Wulf l'ait envoyé ici sans rien lui dire. Sa surprise n'en sera que plus délectable ~...

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Zevran
Assassin fugitif
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Mar 29 Mai - 21:53

Le cri des corbeaux



Il n'avait pas eut le temps de faire le tour de la cour lorsqu'il entendit l'ouragan déferler au dessus de sa tête. C'était un mystère pour les âges que cette femme soit capable de se dissimuler plus de quelques minutes. Son caractère explosif et ses manières quelque peu indélicates la rattrapaient généralement. Cela avait bien souvent servi à Zevran durant leurs petits jeux, un adversaire impatient est un adversaire moins efficace.... Un cri, un courant d'air, un choc sous le genou, l'humidité du gazon et la douleur subtile d'un bras tordu dans une clef, le poids d'un corps appuyant sur ses reins.

Assise sur lui trônait l'objet de sa courte recherche. Il semblait que le chasseur eut été trouvé par sa proie ce jour là, mais loin d'être désemparé ou même outré de s'être fait avoir de la sorte, l'assassin laissa échapper un rire chaud avant de tourner la tête suffisamment pour apercevoir son assaillante malgré la position difficile dans laquelle il se trouvait. La vision qui s'offrait à lui était des plus agréable. Le visage éclairé par le soleil et la joie, ses mèches blanches comme des rayons de lune voletant autour de son visage gracieux, Tullia était aussi flamboyante que dans son souvenir. A cheval sur ses reins, il pouvait sentir la chaleur de son corps irradier autour de lui et cette idée lui rappela d'autres circonstances où les cuisses puissantes de l'ex Sénéchale s'étaient retrouvées enserrées autour de lui. Les images qui lui revinrent en mémoire répandirent une chaleur diffuse et très... localisée.

« Est ce que c'est votre gourde qui fuit madame, ou êtes vous simplement contente de me voir ? »

Assez rapidement il se retrouva à nouveau sur ses pieds. Non pas que le gazon soit inhospitalier en cette saison -d'ailleurs il était appréciable que la neige soit déblayée dans la cour, il commençait à en avoir assez de la poudreuse- mais il n'avait généralement pas suffisamment d'intérêt en botanique pour l'étudier de si près. Voyant qu'elle ne comptait pas rompre le contact, il l'attira à lui par la taille.

«  Qui te dis que je ne suis pas ici uniquement pour te voir ? Parcourir le monde est palpitant mais même le plus aventureux des hommes aime revenir aux ports qu'il affectionne de temps à autres. Et j'ai entendu dire que des aventures, je n'étais le seul à en avoir vécu. »

Oh il savait pertinemment que Tullia n'était pas dupe de ses petits jeux de séductions, tous les compliments et les promesses du monde n'étaient que jeux entre eux. C'est ce qui rendait l'exercice aussi agréable au fond, il était bon d'avoir sur son chemin des êtres qui comprenaient sa nature frivole et sauvage. Tullia comme Isabella, s'il pouvait se permettre cette comparaison, étaient le genre de femmes qui rendaient Zevran fou de désir. Des femmes fortes, indépendantes, qui appréciaient sa compagnie mais étaient trop entière pour avoir besoin de lui ou de ce qu'il représentait. Évidemment la comparaison s'arrêtait là, mais il ne pouvait pas nier avoir un type.

« En vérité il y a un peu de tout cela à la fois, et d'autres choses encore. Comme tu le sais, Wulf n'a pas le temps de s'occuper efficacement de trouver un remède pour la souillure. Sans être à plein temps à cette tâche je me suis pourtant rendu à Weisshaupt au cours des derniers mois et j'ai été « autorisé » à consulter des ouvrages fort intéressants. Je suis ici pour recouper mes informations avec Leliana et parler à une mage, l'enchanteresse Fiona. Elle a survécu à l'Union deux fois et elle a spontanément guéri de la souillure deux fois également. C'est mince mais c'est une piste. »

Il fit une pause dans son récit puis son visage se fendit d'un sourire malicieux.


« Et puis je suis curieux de cette Inquisition... Si le monde doit encore courir à sa perte, je veux savoir si je dois botter le cul des professionnels jusqu'au devant de la scène ou non »


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(PNJ) Allegra : La fille de Zevran et Rinnala Aranaï, cachée dans le clan dalatien dont était issue la mère du premier, elle a été découverte par un corbeau et s'est enfuit pour retrouver son père et protéger son clan. (Allegra peut-être reprise par un joueur comme personnage prédéfini)

Lien vers la fiche: http://da-resurrection.forumactif.com/t336-allegra-sulahnanor#1859

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Tullia E. Von Raijer
Garde-Commandeur d'Orlaïs
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Messages : 588
Ven 1 Juin - 21:16

Le cri du corbeau


Ason habitude, Zevran allait droit au but avec des allusions salaces que l'on ne pouvait que bien prendre avec son minois et son charme d'elfe antivan. Il avait beau avoir presque 10 ans de plus que moi, chez un homme la maturité a du bon. Alors que je l'aidait à se relever, il m'enserra les hanches pour me rapprocher de lui. Je souriais, le regardant comme une gourmandise et ne me défendant en rien de son geste. La proximité de son corps était un délice qui reveillait un feu avide en moi. Cela faisait des semaines que je n'avais pas couché avec un homme. Ma libido était à sa limite, la venue de Zevran était une véritable providence. Séduisant et roucoulant, je l'observais avec amusement. Ce libertinage ouvert et public était un vrai courant d'air frais. D'un geste de la main taquin, je caressais sa machoire et répliquais d'une voix suave et charmeuse.

"Toujours aussi charmeur à ce que je vois, fu fu fu ~ ! Mais attention au port que tu recherches, certaines eaux ont tendance à être empoisonnées..."[/color

C'est vrai que les poisons c'étaient ma spécialité. Une fois j'avais empoisonné son déjeuner, juste pour voir sont taux de résistance en tant que Corbeau. Résultat, ben je suis plus résistante que lui. Le voir vomir ses tripes a été des plus distrayant ! Je me demande s'il m'en veut toujours pour ça d'ailleurs... Enfin, peu importe. Je m'écartais un peu de lui, marchant à ses côtés en restant collée, un bras par dessus son épaule. Il était donc ici pour affaires. L'entendre parler de Wulf me donnait une certaine nostalgie. Je soupirais, ne pouvant m'empêcher d'être nostalgique de ce temps pourtant si peu lointain.

"Haaaaa, ce cher Wulf ... Comment va t'il d'ailleurs ? Est ce qu'il survit de son ennui mortel en mon absence ? Il faudra que tu retournes plus souvent à Fort Bastel pour qu'il garde le niveau."

Je lui jetais un regard complice, mes yeux étranges brillant de malice. A nous deux, nous étions la Némésis de la paix intérieure de Wulf. Et pourtant, il nous gardait à ses côtés. Comme quoi, les anciens Corbeaux ont beau être insupportables, ils sont trop utiles pour être délaissés. La confiance que Wulf avait en Zevran ne m'étonnait guère, même si d'un premier abord la frivolité et l'inconscience de cet assassin aurait de quoi faire soupirer à longueur de temps Emery. Mais il était comme moi, je le comprenais et connaissais ses nombreuses qualités. Et pas que celles qu'il démontre dans la chambre à coucher j'entends... Zevran disait venir ici donc pour affaires, mais également pour en savoir plus sur l'inquisition. Là, je ne pouvais le contredire sur son intuition.

"Tu as raison de venir ici, c'est une vraie mine d'or de personnes intéressantes. Je ne m'en lasse jamais ! Mais bon, je me suis attirée quelques ennuis au passage. Ma Sénéchale est à deux doigts de m'assassiner pendant mon sommeil et l'on tremble devant moi quand j'arrive dans la Cour, ha ha ha ! Que j'aime cette sensation..."

J'en frissonnais tellement cela me faisait plaisir. Depuis le temps que cette malédiction m'avait déformé et protégée... Mon apparence étrange avec mes yeux effrayait les gens, et j'en jouait au possible, rajoutant à la scène par un comportement imprévisible et violent. Les voir apeurés, ou ne pas se méfier de ce que j'étais réellement, c'était un pouvoir grisant. Une drogue. Un camouflage et une illusion pour préparer un terrain plus léthal. On ne se méfie pas de l'eau qui dort certes, mais quand on s'habitue au roulis incessant et bruyant des vagues on oublie que leur silence implique une catastrophe imminente. Je regardais la cour du fort, qui s'animait doucement alors que les rayons réchauffaient doucement la place. Un retour au pacte de l'Union... un rêve pour beaucoup de Gardes qui ont peur de la fin qui les attend. Pour ma part, je n'y pense pas. La mort ne me faisait pas peur, ne plus être vivante n'était pas effrayant. La Mort était mon quotidien par le passé, un compagnon de route qui à mon avis donnait autant qu'il prenait. Nombre de mes victimes qui avaient crié qu'on les achèvent plutôt que de les torturer plus longuement. J'avais peur de certaines choses, mais pas de ma mort. Je pensais à ce que cette recherche pourrait apporter pour les Gardes, mais j'étais sceptique.

"La souillure tu dis... C'est vrai que depuis le temps j'avais oublié qu'une mort douloureuse et pleine de folie m'attend dans même pas deux décades. Sûrement parce que je suis déjà folle. Mais toi, pour aller chercher tout ça. Je me demande quelle dette tu as envers mon Commandant."

Je le regardais avec curiosité. Zevran était un homme libre d'esprit et de corps, et il ne me semblait pas qu'il avait une dette envers lui comme j'en avais une. Je veux dire, je sais que Wulf lui avait laissé la vie sauve, mais pour ma part ma loyauté venait de la vie qu'il m'avait apporté et de ce qu'il me comprenait et m'acceptait. Pour Zevran, je doute que cela aille aussi loin.

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Zevran
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Sam 2 Juin - 12:54

Le cri des corbeaux



Le jour où Zevran n'useraient plus de ses charmes, ce serait sans doute le jour qui suivrait sa mort.... et encore, il avait tellement flirté dans sa vie que son cadavre essaierait probablement de flirter par réflexe. Il pouvait presque sentir physiquement la tension sexuelle émanant de Tullia, la vie de Garde des Ombres était décidément bien austère pour que ses responsables en oublient même leurs besoins les plus élémentaires. Il pouvait presque la sentir vibrer à son contact, son corps semblait brûlant entre ses bras, il allait falloir qu'ils trouvent un endroit pour relâcher toute ce stress avant qu'elle n'explose et qu'elle ne détruise la forteresse. Il tourna légèrement la tête pour embrasser la main qui caressait sa joue.

« Tu me connais, j'essaierai de séduire le Créateur  lui-même si je me trouvais devant les portes de la cité noire. » Il se fendit d'un petit rire « Et bien, si tu comptes m'empoisonner encore, sache que malgré le fait que je me sois mieux préparé cette fois, si tu veux pouvoir profiter pleinement de ma présence il vaudrait peut-être mieux que je ne sois pas penché pendant trois jours sur une bassine. Mais bien sûr, c'est toi qui voit. »

Il se rappelait fort bien de cet empoisonnement, mais qu'est ce qu'une tentative de meurtre entre amis ? Ça lui avait rappelé qu'il se laissait aller sur sa résistance aux poisons et puis n'avait-il pas toujours noué ses amitiés plus plus significatives dans le sang ? Taleisen et lui avaient fait leur première mission d'assassinat ensemble, il avait été engagé pour assassiner Wulf.... après tout, être empoisonnée par Tullia faisait juste confirmer qu'il avait un stratégie sociale bien définie.

« Wulf va bien, il est débordé comme toujours, il n'a pas quitté Bastel depuis trop longtemps mais il fait face. Je lui ai bien joué un ou deux tour pendant mon séjour au fort mais que veux-tu, le devoir nous appelle tous loin les uns des autres en ce moment. »

Ils se mirent à marcher dans la cour lorsqu'il se rappela qu'il était sensé éviter Joséphine et Leliana.... ou l'Inquisitrice dès fois qu'elle descende elle même l’accueillir -on peut toujours rêver-.

«  Ma chère Tullia si tu le veux bien, et puisque tu connais la forteresse, pourrais-tu nous emmener dans un lieu loin des griffes des accueils officiels ? Je ne suis pas d'humeur à me faire encenser par des diplomates et je voudrais faire tourner Leliana et Mademoiselle Montilyet quelques heures avant de les rencontrer officiellement, de plus je ne dirai pas non à échapper au froid qui règne ici. »

Marchant à ses côté, son sourire se fit plus mutin, évidemment que Tullia faisait trembler les murs et les fenêtres à Skyhold, quand n'avait-elle pas joué son rôle de catastrophe naturelle ? Il ne commenta pas cependant, préférant se concentrer sur sa question suivante. Quelle dette ? Dans sa tête résonna une des premières phrases qu'il avait dite à Wulf lors de son interrogatoire « Je peux être quelqu'un de très loyal, tant qu'on ne me demande pas de mourir pour mes échecs ». Sur le coup il se souvenait avoir dit ça essentiellement pour sauver sa vie, mais quelque part il avait ressenti la véracité de ses propos en les disant. Il repoussa cette pensée dans le fond de son esprit sans que sont sourire ne perde un seul degré de la chaleur dont il rayonnait.

- «  Tout n'est pas toujours payant avec moi, malgré ma ligne de métier. Tu trouveras que même les prostitués renoncent parfois à monétiser leurs services lorsqu'elles se prennent d'affection pour un client. C'est un peu la même chose avec Wulf, je prends certains de ses intérêts à cœur gratuitement parce qu'il s'agit d'un ami. »

Son sourire se fit plus conspirateur tout d'un coup.

- «  Et puis imagine les livres d'histoire si un ex corbeau trouve la recette pour guérir l'Enclin ? Je verrai bien mon visage enluminé sur les pages des manuels scolaires. »

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(PNJ) Allegra : La fille de Zevran et Rinnala Aranaï, cachée dans le clan dalatien dont était issue la mère du premier, elle a été découverte par un corbeau et s'est enfuit pour retrouver son père et protéger son clan. (Allegra peut-être reprise par un joueur comme personnage prédéfini)

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Tullia E. Von Raijer
Garde-Commandeur d'Orlaïs
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Messages : 588
Dim 3 Juin - 22:33

Le cri du corbeau


L'homme n'était jamais à court de belles paroles ni de sarcasme. Alors comme ça il se souvenait... Et pourtant, cela date d'il y a plus de 3 ans déjà. Mais il n'avait pas la rancune, sachant que de toute manière il avait survécu et gagné bien plus. Pendant que nous marchions, il parla de Wulf, je souriais, rassurée de savoir qu'il allait bien. Bien entendu, je comptais sur les rapports du nouveau sénéchal pour avoir les dernières news, mais cela pouvait attendre encore un peu. Soudainement, Zevran se tourna vers moi, me demandant un endroit où il pourrait se cacher. Je riais légèrement, comprenant son envie de surprise. Moi même je l'aurais fait si mon rôle ne m'avait pas obligé à certaines civilités. Cependant, la chance n'était pas avec lui.

"Ha, pour Léliana c'est râpé, ses sbires t'ont déjà vu. Tu vois l'encapuchonné à gauche de la statue ...."

Je me tournais pour désigner un soldat encapuchonné, qui nous surveillait depuis le début. A force de trainer ici, j'avais appris à repérer les quelques sbires de Léliana. Pas tous bien sûr, mais j'avais repéré leurs rondes et leurs visages. Quand je le regardais et lui fis un grand sourire, il se recula calmement pour rentrer dans l'une des bâtisses, comme si de rien n'était. Je soupirais, mais restait très amusée.

"Eeeeet le voilà partit prévenir sa maitresse. Cela nous laisse quoi, une dizaine de minutes ? Mais chance que tu as de m'avoir à tes côtés, car je connais très bien le fort à présent. Je n'ai pas perdu mon temps ~..."

Je souriais avec malice, le prenant par le bras pour rentrer dans l'une des pièces. Il répondit également à ma question sur le prix à payer, mais profitant d'un détour de couloir où personne n'était en vue, j'agissais selon mon bon plaisir. Le tirant par le bras et le plaquant contre le mur, je m'emparais de ses lèvres avec passion et envie, comme un appétit non rassasié depuis des années. Caressant ses cotes et collant mon bassin au sien, je m'enflammais rien qu'à ce petit contact. Je ne l'avais possédé que quelques courtes secondes, le regardant avec malice et répondant finalement à sa remarque d'une voix suave et enchanteresse.

"Toute chose a un prix Zevran, et tu le sais mieux que quiconque. Quand aux femmes de passe, je pense que tu généralise un peu trop ton cas particulier."

Zevran était un homme que l'on ne pouvait qu'espérer avoir dans son lit. Beau, libertin à souhait et d'une vivacité d'esprit et de discours charmante, on ne pouvait que craquer face à un tel minois. Ce serait limite aux prostituées de payer pour l'avoir comme divertissement. Avec lui, elles en auraient pour leur argent. Et lui, il voulait troquer sa liberté pour un peu de célébrité ? Il me faisait bien rire ! Les Corbeaux déserteurs doivent rester dans l'ombre s'ils veulent survivre, j'en était garante. Même si c'était une blague, il y avait toujours un peu de sérieux dans ce qu'il disait. Je ne pouvais que gentiment me moquer de lui.

"Ha ha ha ha ! Un Corbeau célèbre et vivant est un corbeau céère et mort, c'est bien connu... Je ne crois pas que tu souhaiterais que l'on sache que tu es encore en... activité, non ? "

Je posais sur lui un regard malicieux, me demandant s'il allait oser répondre le contraire. En attendant, il nous fallait un endroit pour continuer notre petite... discussion. Nous n'avions pas beaucoup de temps, mais à cette heure ci le fort commence tout juste à se réveiller. Caressant son dos (en descendant vers les fesses) tout en réfléchissant, j'énumérais à voix haute nos différentes options.

"Alors, que préfères tu ? J'ai la chantrerie, une tour désaffectée, ou encore les anciens cachots dans les sous-sol. Ou alors les jardins ? "

Il y avait beaucoup d'options, mais il nous fallait choisir vite et bien.

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Zevran
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Lun 4 Juin - 0:59

Le cri des corbeaux


Il leva les yeux vers le sbire en question. Il l'avait remarqué aussi en entrant mais n'y avait pas prêté plus attention que ça. Il n'était pas en mission et il était en relative sécurité à Fort Céleste. Bon d'accord, techniquement il n'était jamais vraiment en sécurité, entre les Corbeaux qui lui couraient après, les épousé/es des gens qu'il avait assassiné sous contrat, les employeurs qui préfèrerai qu'il disparaisse avec leurs secrets.... bah... il se relachait ces derniers temps apparemment. L'apparente tranquilité dans laquelle il avait vécu ces derniers mois commençaient à émousser sa vigilance.

« Oh elle sait que je suis là, je l'ai prévenue de mon arrivée avant de quitter le nord et je l'ai tenue informée de mon arrivée à Fort Bastel. C'est simplement que je commence à connaître ce genre de visites, elles vont vouloir me présenter à l'Inquisitrice sur le champs. Il faut que je disparaisse quelque part dans la forteresse pour les faire tourner un peu en rond. »

Il n'eut pas le temps d'enchainer sur une flatterie que son dos rencontra le mur du couloir dans lequel ils marchaient et que sa bouche se retrouva assaillie sauvagement. Par le souffle du Créateur la rapidité avec laquelle il s'anima le laissa perplexe une seconde... Depuis quand n'avait-il pas partagé un lit... ou une table... ou un mur... ou un meuble quelconque... avec quelqu'un ? Une petite voix à l'arrière de sa tête lui rappela que son dernier amant datait en effect des Anderfels, et cela faisait maintenant presque sept semaines. Un adorable garçon d'écurie qu'il avait séduit pour s'introduire dans Weisshaupt. Depuis il avait été trop occupé à laisser le moins de traces possibles de son retour à Ferelden pour prendre le temps d'épancher ses désirs.

Cela n'aidait pas non plus que Tullia était une véritable déesse aux yeux de glace, sa poitrine ferme pressée contre son torse répendait une chaleur sourde en lui même à travers ses vêtements de voyage. La courbe de sa hanche, ronde et invitante, se logea contre son haine. Même à travers ses couches de laine, elle ne pouvait avoir aucun doute sur la passion dévorante qu'elle éveillait chez lui. Ses mains se perdirent sur ses hanches, sa taille, ses bras. Elles passaient sous l'épaisse chevelure d'argent pour atteindre son cou lorsqu'elle se retira à nouveau pour parler. Sa réponse lui arracha un petit rire rauque, éraillé par l'excitation.

« Si je suis le seul qu'elles ne font pas payer c'est triste pour la gente masculine. »

Il continua de remonter, entourant le visage de Tullia de ses mains, effleurant la peau sensible de sa nuque, ses pouces voyagère derrière les oreille de la Garde, puis vinrent en froler les lobes. Mais son air se fit un peu plus sombre à l'évocation des Corbeaux.

« Les Corbeaux savent fort bien que je vis toujours. Le fait qu'ils aient mieux à faire pour le moment me donne un peu de répis mais ça ne durera pas. Je les croise beaucoup trop souvent, et j'ai doublé plusieurs de leurs contrats à Antiva cet hiver. Nul doute qu'ils se rappèleront que je suis toujours en « activité » d'ici peu.Ils ne sont pas friands de la concurrence »

Il sentit le sourire lui revenir à mesure qu'une petite main baladeuse faisait son chemin de plus en plus au sud. Il évalua ses options. Les cachots étaient probablement glacés, pareil pour la tour...

« Cela fait longtemps que je ne me suis pas agenouillé devant l'épouse du Créateur... Et si nous allions pécher dans la Chantrie ? Nous n'auront même pas besoin de nous confesser par la suite, il aura tout déjà vu. »


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(PNJ) Allegra : La fille de Zevran et Rinnala Aranaï, cachée dans le clan dalatien dont était issue la mère du premier, elle a été découverte par un corbeau et s'est enfuit pour retrouver son père et protéger son clan. (Allegra peut-être reprise par un joueur comme personnage prédéfini)

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Tullia E. Von Raijer
Garde-Commandeur d'Orlaïs
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Jeu 7 Juin - 22:13

Le cri du corbeau


L'assassin avait du répondant, comme je m'y attendais. A moins d'être véritablement exténué, ou dans le mal, il était du genre à accueillir ce genre d'initiative avec grâce. Et quelle réponse ! Presque aussi fougueusement, il répondit à mon étreinte avec passion, faisant vibrer mon corps d'envie et d'excitation. Ce chatouillement au creux de mon ventre était insupportable... Zevran semblait aussi sur la même longueur d'onde. Bien qu'il semblait inquiet et s'assombrit quelque peu en parlant des Corbeaux, je ne pouvais qu'être d'accord. A moins de disparaitre complètement, on ne pouvait avoir de repos. Et ceci requiert des sacrifices. Le sujet important revint sur la table, et c'est en m'exclamant de rire que je rompais un moment de tension sexuaelle intense. Ce n'était pas facile de ne pas rire en imaginant Zevran prier dans une chantrie, de façon pieuse et sérieuse.

"Ha ha ha ha ! Toi, à genoux devant le Créateur ? A part pour lui flatter sa divine masculinité, je ne te vois pas le faire avec raison !  "

Oui, Zevran ne peut s'agenouiller que pour ça... Je le regardais avec amour et amusement, restant contre lui et réfléchissant à voix haute.

"La chantrie est toute petite, et à cette heure il se peut qu'on puisse y être seuls. Mais il faudra s'en échapper et ne pas... trop tarder en besogne. Si on reste trop longtemps, on risque des ennuis. Mais... Est ce que cela vaut vraiment le coup ? La fatigue aurait elle mise à mal le savoureux Zevran Aranaï ~ ? "

Je souriais de malice, remettant en cause son endurance et ses prouesses pour notre petite séance. Vu les circonstances, on ne pouvait pas faire dans la longueur et le confort. Et après son voyage, la fatigue pouvait être un handicap. Sera t'il à la hauteur des espérances de ma libido ?

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Zevran
Assassin fugitif
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Messages : 476
Emploi/loisirs : Assassin
Ven 8 Juin - 13:18

Le cri des corbeaux


Le rire de Tullia ne le surprit pas, la plupart des gens qui le connaissaient n'étaient pas particulièrement convaincus quant à la possibilité que Zevran fût croyant à un moment ou l'autre de sa vie. La vérité était qu'il avait toujours été particulièrement croyant.

Il ne faisait pas partie de ceux qui pensaient qu'une Chantrie était le meilleur moyen d'exprimer sa foi mais il avait été élevé au milieu des prostituées et tous ceux qui le fréquente un tant soit peu savent que les dames du travail de la chaire sont très impliquées dans la religion et dans la superstition. Ainsi, pendant les sept premières années de sa vie, Zevran avait été instruit à coup de Cantique de la Lumière. Pour survivre aux années qui suivirent, la foi sincère qu'il portait en le Créateur et en sa femme n'avait pas été de trop.

Lorsqu'il avait recherché ses origines, il s'était intéressé aux dieux Dalatiens. Il avait trouvé l'ensemble de croyances interessantes mais quelque chose ne résonnait pas en lui comme le faisait l'idée d'un dieu unique même détourné de ses enfants. Son expérience avec les elfes nomades avait en quelque sorte renforcé sa foi d'autant plus.

A la vérité On trouvait rarement Zevran dans une Chantrie, les mains liés, à genoux sur un banc. Pas que le rituel le dérange -il avait fait des choses plus humiliantes que de se mettre à genoux devant un être tout puissant- mais une telle conduite donnait une image de lui moins solide que ce qu'il souhaitait renvoyer au monde. Il se contentait donc généralement de s'isoler pour prier si le besoin s'en faisait sentir.


«  Il y a un tas de choses que tu ne sais pas sur moi, ma belle Tullia, mais il est vrai que je préfère être à genoux devant quelqu'un de plus..... tangible... » dit-il d'une voix presque ronronnante, un sourire amusé plaqué sur ses lèvres ourlées.

Zevran se délectait de la passion dans les yeux glacés de la Garde des Ombres, il aimait que ses amants expriment ouvertement leurs désirs. Les gens dans le sud étaient parfois si farouches quand il s'agissait du plaisir charnel. Bien qu'il trouvait un certain charme aux yeux fuyants et aux balbutiements gênés, c'était toujours un soulagement de trouver une âme conquérante prête à s'assouvir avec lui sans aucune forme de déni.


« Depuis quand la sauvage Tullia craint-elle les ennuis ? »
demanda-il avec un rire chaud, sa voix légèrement enrouée par le désir. « N'aies aucune crainte, même aux portes de la cité noire je saurai trouver en moi l’énergie d'honorer tes appétits. Je te suis. »

Il prit l'une des mains de Tullia et déposa un baiser dans le creux de son poignet. Le chemin vers la Chantrie ne fut pas très long, Skyhold après tout était une forteresse sur le pic d'une montagne, bien qu'impressionnante elle ne s'étendait pas sur des milles et des milles. Par chance, la chapelle était vide, par une chance encore plus grande les jardins qui la précédait l'étaient aussi. A croire qu'à cette heure de la journée tout le monde avait mieux à faire que prier ou profiter du soleil se levant dans la cour. Il était après tout encore très tôt et Skyhold se réveillait à peine.

Le bruit de la porte en bois lourd qui se ferma derrière lui envoya un frisson d'excitation intense dans tout son corps. Cette fois c'était son tour de presser son corps contre celui de Tullia, la plaquant contre la porte avec un sourire prédateur. A présent elle était à lui, restait à savoir dans quelle humeur elle se trouvait. Aurait-elle le goût de le laisser la révérer tout son saoul ou allait-elle l'attaque sauvagement, prendre les rennes et ne les lui rendre que lorsqu'elle en aurait finit avec lui ?  Ses mains se perdirent quelque part sous la tunique de la Garde, flattant la peau brûlante qu'elle dissimulait et Zevran se dit qu'aucune des deux solutions n'avait sa préférence. Dans les deux cas, ils prendraient le plus doux des plaisir et se satisfaire ensemble.


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(PNJ) Allegra : La fille de Zevran et Rinnala Aranaï, cachée dans le clan dalatien dont était issue la mère du premier, elle a été découverte par un corbeau et s'est enfuit pour retrouver son père et protéger son clan. (Allegra peut-être reprise par un joueur comme personnage prédéfini)

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Tullia E. Von Raijer
Garde-Commandeur d'Orlaïs
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Mer 13 Juin - 21:27

Le cri du corbeau


La réaction de l'assassin était des plus satisfaisante et délectable. Il était vraiment mon amant préféré, toujours de bonne humeur et partant pour la moindre galipette et session de jambe en l'air. Il choisissait la chantrie, ce qui ne nous facilitait pas la tâche. C'était petit, sans véritable porte de sortie de secours au cas où il faudrait s'échapper. Bon, on pourrait sauter à travers le vitrail, mais personnellement je n'avais pas envie que ma mort soit pour être tombée cul nu d'une falaise dans les Dorsales de Givre. Zevran avait pris ma main, et je le guidais tout de même vers la petite chapelle. Bon, c'est pas grave, on va improviser. Et si on se fait prendre ce n'est pas bien grave au final. On va me tirer les oreilles, mais ce n'est pas comme si je me serais fait un soldat de l'inquisition. Et au pire, je sacrifierais mon zevramour pour mon propre salut. A la méthode Corbeau. Nous arrivions dans la cours avec le petit jardin, et il n'y avait personne. Ou plutôt si, je crus voir au détour de l'escalier menant aux remparts le coin de la robe de mère Giselle. Mhh... elle avait sans doute finit sa prière matinale. La voie était peut être libre. Nous nous faufilions comme des ombres, pour finir par arriver dans la petite chapelle. Là, sous le regard de la statue d'Andrastée et à la lumière des bougies toutes nouvellement remplacées, je me faisais plaquer contre la porte et dévorée de passion par mon amant. Ses mains se baladèrent sous mon uniforme, ses doigts glacés me faisant frissonner avec plus de désir. Je l'embrassais et lui enlaçais le cou, savourant chacun des langoureux échanges. Mais je n'étais pas que là pour baiser. Je me devais également de répondre, et j'avais envie de lui parler. Il était sans doute ici, à présent, l'un des seuls qui me connaissent et qui soit de mon côté. Mon seul allié. Mes lèvres se séparèrent de lui, et bouillonnant sous ma tunique je le repoussais de mes mains, d'un geste autoritaire et sûre. Je le fixais d'un regard brûlant de passion et de désir, avançant lentement tout en retirant ma tunique. Sous celle-ci, ma peau d'albâtre scarifiée de cicatrices de combats, mes seins simplement retenus par des bandes de tissus. J'avançais en conquérante, souriant et mordillant mes lèvres de velour. Mais je ne restais pas coite pour autant en allant vers Zevran.

"Et depuis quand je crains...Depuis que je suis Garde-Commandeur, et que j'ai comme Sénéchale une personne qui préfèrerait voir ma tête par terre plutôt que sur mes épaules.... J'ai vu pire, mais ce n'est pas idéal. "

J'étais de nouveau contre lui, laissant ses mains plus chaudes se glisser contre ma peau. je l'embrassais sauvagement, goutant ses lèvres et son parfum d'homme. Mes baisers descendèrent dans son cou, mordillant par endroit dans un petit grognement d'excitation. Et malgré tout, malgré ce sang qui me brûlait les veines je continuais de parler, entrecoupée par mon souffle saccadé.

"Et l'Inquisition... n'a pas.... aimé que j'aille faire une petite visite... personnelle du lieu.... Ils sont un peu... chatouilleux ~ ? Fu fu fu fu ~...."

Je me mis à rire, trouvant le mot assez amusant par rapport à la situation actuelle. Chatouilleux, c'était peu de le dire. Cette institution bien que naissante se trouvait aussi susceptible qu'une Chantrie millénaire. Juste pour un bras cassé en plus. Enfin... Mes pensées avaient divagué un instant, pour finalement quand je me retrouvais à la réalité à califourchon sur un zevran torse nu. Belle vue ~.... Je souriais avec malice, me penchant sur lui avec sensualité, remarquant également que mes bandages avaient été défaits.

"Et toi... pas fatigué d'être sur les routes tout le temps ? Tu n'es plus de la première jeunesse après tout..."

Je le regardais avec défi, sachant que je le titillais juste comme il fallait. Notre différence d'âge n'était pas anodine, et j'aimais beaucoup le lui rappeler. Mon petit côté sadique, pour l'encourager et le mettre en selle. Il ne manquerait plus que mon étalon me fasse faux bond...

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