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Au nom des Dieux (Blackwall, Wulf, Emery)

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Ven 1 Juin - 12:54
Les Gardes des Ombres de Ferelden et d'Orlaïs, après avoir décidé du bénéfice d'une mission commune, se sont décidés à approcher des clans Alvars dans les Dorsales de Givre, afin de trouver de nouveaux alliés, mettre en place des traités et recruter de nouvelles recrues, formées à une vie difficile. Après de nombreuses tentatives laborieuses de contact à divers endroits, ils finissent par avoir une réponse positive d'un certain Elorn-Mange-La-Montagne, Thane (chef de clan) de la Dent du Fennec.
Les Gardes arrivent sur place en fin de matinée, engourdis par une progression difficile en terrain pentu et enneigé. Le Thane les accueille à l'entrée du village avec des mots maussades, et leur annonce deux choses. D'une part, un banquet à lieu ce jour avec le clan de Fort-rouge, et il aimerait que les Gardes soient présents. D'autre part, il est inquiet pour son fils, Kiveal Ar Elorn, disparu depuis quelques jours avec une bande d'éclaireurs. Le Thane ne dispose pas d'assez d'hommes pour assurer la protection du banquet et la recherche de ses hommes, et il demande donc l'aide de la Garde des Ombres. Deux groupes se forment donc : le Commandeur Garde Tullia et son amie Alda se chargeront de retrouver son fils et ses hommes, tandis que le Commandeur Garde Wulf, Emery et Blackwall assisteront au banquet.
Elorn-Mange-La-Montagne est un homme d'une quarantaine d'années, mais particulièrement imposant, autant par la hauteur que par les largeurs. Il invite les trois Gardes restant à le suivre jusqu'à la place du village, où de nombreuses tables massives ont été installées pour festoyer. Il doit y avoir près d'une centaine d'Alvars présents, dispersés par groupe autour de la place. D'un coup d'oeil rapide, vous comprenez qu'il y a une poignée de personnes plus importantes que d'autres. Un homme, d'une vingtaine d'années et aux traits durs porte ce qui semble être une longue cape en peau de bête, et ses poignets sont ornementés de bracelets d'or torsadé. L'autre chef de clan, probablement. A ses côtés, une figure discrète, une vieil homme encapuchonné dans des vêtements qui ont fait leur temps, et prenant appui sur un long bâton. Son conseiller, un augure. Une femme aux longs cheveux sombres tressés vous toise, près d'une maison. Elle détonne avec le reste des Alvars, mais vous ne sauriez dire avec exactitude sa fonction. Libre à vous de profiter de ce moment pour commencer à approcher les bonnes personnes.


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Garde des Ombres
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Dim 10 Juin - 22:24

Au nom des Dieux




Si quelqu'un lui avait dit un jour qu'il chevaucherait aux côtés du putain de Héros de Férelden, Blackwall lui aurait probablement rit au visage. Maintenant que cela était arrivé, il ne savait plus quoi penser. Emery, une garde qu'il respectait grandement même si il ne lui avait presque jamais parlé, était venu le voir un jour à Fort Céleste pour lui proposer de les accompagner. Cherchant à s'enfuir de l'ennui ambiant du Fort, Blackwall sauta sur l'occasion. Il se doutait que ce n'était qu'une manipulation afin de rapprocher la Garde de l'Inquisition, mais dans sa tête, il était toujours un Garde. Et les Gardes partaient en mission ensemble, n'est ce pas ?

Ils étaient donc partis dans les Dorsales de Givres. Durant tout le voyage, Blackwall resta laconique.   Intimidé par la présence du Héros de Férelden d'un premier temps, intimidé par la peur de son secret dans un autre. Il était quand même heureux de sentir le vent sur son visage, une brise fraîche qui sortait des montagnes. Il savait qu'à tout moment, ce vent pouvait se transformer en tempête extrêmement puissante et l'arracher de son cheval pour le précipiter dans les profondeurs des Dorsales.

Ces Alvars ! Quelle idée de s'installer dans des recoins aussi haut et difficile d'accès. Selon Emery, la rencontre se ferait sur le village de Mange-La-Montagne (Quel nom poétique, Blackwall eut envie de rire quand il l'entendit ! ) sur un plateau qui se situait en hauteur. Elle menait la route, suivant les chemins tortueux et étroits. Blackwall restait surtout à l'écart de Tullia, qui semblait aimer mener une vie mouvementée. Il la soupçonnait d'être le genre de personne à vouloir pousser quelqu'un pour leur faire peur, afin de faire une blague . Mais l'Agent de l'Inquisition n'aimait pas vraiment se balancer entre la vie et la mort dans une montagne.

Blackwall caressa le paquet qu'il avait à la main. C'était des gâteaux, des petits cookies en forme de montagne. Il sourit en pensant à la femme des cuisines de Fort Céleste qui les lui avaient fait. Quand il a du expliquer qu'il voulait des biscuits en forme de montagnes pour un certain « Mange la montagne », elle s'est mit à rire si fort qu'elle accepta immédiatement de les lui faire. Ah, honnête brin de femme. Mais, plongé dans ses pensées, Blackwall fut surpris d'entendre le vacarme d'une bonne centaine d'Alvars, regroupés autour de table en préparation et d'une gigantesque pile de rondins au milieu de la place. Ils devaient préparer un feu de joie. Il murmura, à personne en particulier.

« Ah, il semblerait que nous soyons arrivés. »

Ils s'approchèrent plus de l'amalgame de tentes et de yourtes. Un homme extrêmement imposant, plus grand que Blackwall encore, s'approcha. Cela devait être le fameux Mange-la-montagne. Blackwall se composa un air neutre, mais intrigué par la fête qui se préparaient. Comme quoi, ils étaient venu au bon moment !

Le groupe suivirent Mange-La-Montagne, qui les relâcha au milieu d'une fête, alors qu'il envoyait en même temps Tullia et une certaine Alda en mission. Etrange, Tullia n'était pas le genre à louper une fête. Peut être qu'elle voulait du temps seule avec Alda. Comme quoi, la vie trouve son chemin !  Et voilà que Blackwall se retrouvait avec ses biscuits sans pouvoir les lui donner ! Mince alors. Il se retourna vers Emery et le Héros de Férelden, parlant d'une voix assez forte pour couvrir les bruits de la fête. Une torche venait d'être jeté dans le feu de joie, et d'énormes flammes commencèrent à danser.

« Et voilà, nous sommes arrivés. Je ne pensais pas qu'il y aurait une fête tiens. Je n'ai pas vraiment eu le temps de m'intéresser aux Alvars. Vous pensez qu'il y a des gens intéressants à qui parler, dans le lot ? »

Blackwall semblait un peu anxieux de se jeter dans la masse. L'époque où il participaient à des fêtes  du type était depuis longtemps révolu. Il préférait largement rencontrer un petit groupe d'ami autour d'une bière, dans une simple Taverne.





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Garde-Commandeur de Ferelden
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Lun 11 Juin - 16:23

Au nom des Dieux
Blackwall, Wulf, Emery




Wulf se trouvait assez satisfait de la situation : une mission Garde en commun avec les orlésiens. Il avait déjà été heureux de retrouver Tullia qui lui avait sauté dessus avec un enthousiasme presque excessif, comme à son habitude. Il pouvait presque s’estimer heureux de son espérance de vie si réduite : le dos d’un vieillard n’aurait pas pu survivre à de telles salutations. Le rouquin s’amusa à imaginer les titres criés à Dénérim : « Le Héros de Férelden tuée par son amie ! Son pauvre dos n’a pu assumer le choc ! »
Enfin… Ils étaient partis en mission diplomatique pour les Alvars : voilà une opportunité d’en découvrir un peu plus sur cette fascinante culture. Il avait entendu dire que les Alvars n’étaient pas régis par les lois du cercle, et que leur magie impliquait des possessions des plus mystérieuses. Le rouquin trouvait cela proprement… fascinant. Il savait notamment de ses alliances avec Orzammar que les nains entretenaient de bonnes relations avec les clans, incluant échanges commerciaux et droits de passage. Thédas n’avait pas fini de révéler ses facettes au Commandeur Garde qui n’en était que plus curieux.
Cette mission était aussi l’opportunité de rencontrer la Sénéchale de Tullia, et un Garde orlésien qui travaillait comme agent de l’Inquisition. La première laissait penser qu’elle était de taille pour gérer l’instabilité tullienne : l’air très droit, voir réservée, il avait pourtant le pressentiment qu’elle était femme à savoir ce qu’elle voulait. Et les Anderfels avaient été futés d’envoyer une mage comme Sénéchal : cela tombait à pic pour les potentielles nouvelles recrues, avec le massacre qu’avait été les Gardes orlésiens mages.
Quand au deuxième Garde, Wulf savait simplement qu’il s’était allié à l’Inquisition dès le tout début, avant même la chute de Darse et cette histoire nébuleuse d’archidémon. Le barbu semblait taiseux, aussi le voleur, la mage et le guerrier avançaient tout trois en silence. Le rouquin se délectait silencieusement de pouvoir sortir des démêlés politiques du Iarling : Fort Bastel était le centre d’un métier de diplomate qu’il n’avait jamais désiré. Retrouver le terrain des missions lui faisait un bien fou.
Assis sur son cheval, le rouquin profitait des Dorsales de Givres. Il faudrait qu’un jour, il prenne le temps de partir en mission diplomatique aux marches libres, juste pour le plaisir de naviguer un peu… Enfin, ce genre de projets passaient derrière ces histoires de failles entre Férelden et Orlaïs. Le cinquième enclin avait le mérite d’être « classique », cette histoire de Corypheus sortait des sentiers battus.

Ah, il semblerait que nous soyons arrivés.


Wulf hocha la tête : entre le bruit, les odeurs, et les formes de tentes arrondis au loin, le doute n’était pas permis.
La vision du feu de joie qui se préparait mis l’ancien marin de bonne humeur.
Enfin… le banquet des Alvars ressemblait bien à ce qu’il imaginait : tout en fourrure, en table de bois massives et en centaine de convives parfois bruyants. Parmi eux se détachait quelques individus plus particuliers : Elorn-Mange-La-Montagne, qui cultivait une bonne tête de chef guerrier, un autre chef tout juste sorti de l’adolescence, un vieillard aux airs d’éminence grise et une femme … à l’aspect encore plus particulier.

Et voilà, nous sommes arrivés. Je ne pensais pas qu'il y aurait une fête tiens. Je n'ai pas vraiment eu le temps de m'intéresser aux Alvars. Vous pensez qu'il y a des gens intéressants à qui parler, dans le lot ?

Des gens intéressants ? Eventuellement…
Surement… Vous savez, Blackwall, les Alvars sont des alliés commerciaux des nains, et sont réputés pour leur type de magie basé sur la possession.


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Invité
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Mer 13 Juin - 9:06
Emery était ravie de voir enfin se mettre une opération commune entre les deux Gardes voisines. Elle avait pu discuter avec Alda, l'Archiviste et Maître d'Armes à ce sujet, et leur projet était remonté progressivement vers leurs deux Gardes Commandeurs : Wulf Cousland, le Héro de Ferelden, et Tullia, la nouvelle Commandeur-Garde d'Orlaïs, sa supérieure. Rapidement, ils s'étaient mis d'accord sur les Alvars, une ethnie méconnue qui vivait dans les Dorsales de Givres, à la frontière entre les deux nations. Le but était simple : instaurer les bases de nouvelles relations diplomatiques avec ces derniers, et éventuellement en profiter pour élargir un peu leurs rangs, nettement clairsemés. Quand elle pensait au millier de frères et sœurs d'armes qui combattaient cote à cote chaque jour en Ferelden, la vingtaine de Gardes qui composaient chacune de ces deux Gardes semblait dérisoire. Bien sûr, la Sénéchale savait qu'il serait impossible de lever de tels effectifs dans les nations du Sud sans créer de fortes tensions avec les souverains, prompts à voir son Ordre d'un mauvais œil quand la menace d'un Enclin ne venait pas à leurs portes.
Ils avaient fini par rejoindre la Dent du Fennec, un petit village isolé, le seul qui avait bien accepté de négocier avec eux. Un homme imposant les accueillit. Son nom était étrange, un peu trop imagé peut-être, mais il avait un charisme certain, et imposait une forme de respect. Silencieuse dans les rangs, l'Anders écouta attentivement la conversation, et hocha finalement la tête pour approuver le plan. Tullia et Alda iraient chercher son fils et ses hommes, et la diplomatie revenait donc à Wulf, l'ancien Commandeur de Tullia, Blackwall, le Garde mystérieux sous les ordres de l'Inquisitrice, et elle même. Mange-la-Montagne les accompagna sur la place de son village, où les festivités s’apprêtaient à commencer. Curieuse, et silencieuse comme à son habitude, la mage observait la scène avec grande attention. Elle avait entendu parler des tribus sauvages de Ferelden, mais les voir lors d'un moment aussi privilégié ne se présentait pas tous les jours. Elle tenta d'ignorer les nombreux regards qui se portaient sur elle. Ils avaient tous la peau affreusement claire ici, et aucun ne semblait jamais avoir jamais vu quelqu'un du Nord. Soit. Au moins, cela donnait un avantage à ses compagnons d'arme.
« Et voilà, nous sommes arrivés. Je ne pensais pas qu'il y aurait une fête tiens. Je n'ai pas vraiment eu le temps de m'intéresser aux Alvars. Vous pensez qu'il y a des gens intéressants à qui parler, dans le lot ? » Son regard impassible se posa sur Blackwall, et elle le détailla un instant sans répondre. Il était le stéréotype même du Garde des Ombres : grand, trapu, barbu, charismatique mais peu loquace. Wulf, Héro légendaire au sein de leur Ordre, prit la peine de lui répondre, en lui dessinant rapidement les quelques lignes de ce qu'il avait pu apprendre : alliés des nains, magie étrange. Elle acquiesça une nouvelle fois. « Les nains d'Orzammar ont des relations commerciales avec à peu près n'importe qui, en dehors des elfes Dalatiens, qu'ils côtoient peu. Ce qui est compréhensible. Je doute que l'on puisse s'appuyer dessus pour en tirer un avantage, mais vous avez une certaine réputation à Orzammar, Commandeur, et il se pourrait qu'elle vous ai précédé ici. » La magie... Oui, elle avait entendu parler d'une forme particulière de magie, qui lui faisait beaucoup penser aux pratiques de Riveïn, le berceau maternel. Surprenant, quand on estimait la distance entre ces deux lieux.
« Bien, nous sommes trois, et nous avons donc l'avantage de pouvoir parler avec trois personnes en même temps avant que la fête ne commence. Le chef du Clan, Mange-la-Montagne, m'a l'air curieux, et surtout prompt à attirer l'attention sur lui. Pourtant, je ne suis pas certaine qu'on puisse en tirer de nombreuses informations qui pourraient nous être utiles. Le truc, c'est que j'ai peur qu'il tente de s’immiscer dans une de nos conversations avec quelqu'un d'autre. Je suis la plus étrangère ici, et je vais m'occuper de le divertir. Ça vous laissera le temps d'en approcher d'autres plus librement. Plus nous en saurons, plus nous serons aptes à négocier, je pense. Bon, sur ce... Commandeur-Garde... » Elle inclina la tête avec respect en direction de Wulf, « Garde Blackwall » de même envers ce charmant frère d'arme, et esquissa un pas en arrière pour se diriger vers le chef du village. Un large sourire se dessina sur ses lèvres, et elle leva les bras en se dirigeant vers lui. « Elorn-Mange-La-Montagne, quel honneur vous nous faites, vraiment ! ». Oh, supplice. Pourvu qu'ils fassent leur part.

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Garde des Ombres
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Mer 4 Juil - 16:47

Au nom des Dieux


Les flammes du feu de joie s'élevaient de plus en plus haut, et elles hypnotisaient Blackwall. Emery avait choisis de se « sacrifier », et de parler à ce Mange la Montagne. Elle était partie dès qu'elle avait terminé sa phrase, et Blackwall n'a pas eu le temps de lui donner la boîtes de cookies en forme de montagne. Soudainement, cela ne lui parut plus comme une très bonne idée. Oh bah, tant pis. Il pourrait toujours les partager avec quelqu'un sur le chemin du retour. Tullia peut-être. Il n'osait pas les offrir au héros de Férelden, de peur de passer pour un parvenu. Bordel. Il regarda Wulf dans un regard en coin.

Il n'avait pas été à de telles fêtes depuis des années, et il n'avait plus vraiment l'habitude. Pourquoi étaient-ils là déjà ? Parler à des gens important ? Bah.

« Hé bien, je ne suis pas un nain Wulf. Et je ne suis pas un commerçant. Et je ne suis pas un Alvar. Je ne suis pas possédé, et je ne suis pas un mage. Cela ne me laisse pas énormément d'option eh ? Bah, je vais goûter cette bière Alvar. Pour des gens si raffinés, ils doivent bien savoir faire une bonne mousse non ?»


Il fit un signe de tête au Héros de Férelden.

« Je vous souhaite un bon bain de foule, Wulf. »


Il s'approcha des longues tables en bois de sapin qui étaient disposés autour du feu de joie. Un endroit lui semblait particulièrement appréciable : Une table, entièrement recouverte de chope de bière. Quelque jolie fille gravitaient autour du lot, mais elles préféraient regarder les Alvars. Bah, il n'était pas là pour tirer un coup. Les bières l'intéressaient un peu plus. Il regarda au bout de la tables : Des hommes musculeux et tout en sueur se prêtaient à un concours de bras de fer. Et ils étaient sérieux ! Blackwall pouvait voir la table trembler, des petits soubresauts, alors que les muscles saillants des bras épais des alvars en train de concourir forçaient de plus en plus afin de gagner la joute.

Mais pour l'instant, il s'approcha des chopes. Des grandes chopes en métal, sûrement propre, étaient disposés en rang ordonnés pour satisfaire la soif des alvars. Il prit une chope par la hanse. Une odeur forte d'alcool s'en échappait. Blackwall ignorait quel type de bière c'était, mais ça devait être probablement meilleur que le vin réchauffé qu'il trimbalait dans sa gourde. Il porta la chope à ses lèvres, mais un alvar l'apostropha avec un accent que Blackwall ne pourrait qualifier que de... montagneux.

« Hé l'barbu ! Si tu veux boire ton plein, il faut concourir au duel des titans des Dorsales de Givres ! »


Quel nom pompeux pour un simple concours de bras de fer ! Cela lui plaisait. Il sourit, et enleva sa lourde veste pour se retrouver en une fine chemise. Il avait pris la veste car, par le créateur, qu'il faisait froid dans ces montagnes ! Heureusement, la proximité du feu de joie rendait le tout supportable.

« Aye, vous allez voir les Alvars comment on casse du bois dans la vallée ! »


C'était une simple boutade amicale, mais les Alvars ne firent qu'en rire, et prirent le tout pour un challenge.

« Très bien ! On va tester ta force. Allez, assis toi là le vantard !»


Il pris place sur le banc de bois, poli par l'usage. Devant lui était un gaillard dans la force de l'âge, une barbe égalant celle de Blackwall lui décorant le menton. Un intéressant tatouage, des lignes compliquées, se tissaient dans son cou. Il tendit le bras en position, et Blackwall lui serra la paume. Le duel pouvait commencer ! Il commençait à regretter sa bravade, car il ne voulait pas concourir avec tout les hommes du clan. Son pauvre bras ! Mais Eliwendë ne l'appelait pas un ours pour rien. Il allait leur montrer !

D'un signe de l'arbitre, le duel commença. L'Alvar ne devait pas vraiment avoir le temps, car il commença en force. Les muscles de Blackwall commencèrent à se tendre sous la pression. Ses yeux restaient fixés dans ceux de l'Alvars. Il avait une pupille d'une intéressante teinte de vert-bleu. C'était rare, ces choses là. Le duel ne dura pas longtemps en revanche, comme tout les bras de fer intéressant. En un cri d'effort, Blackwall plaqua le bras de son adversaire sur le plat de la table. Souriant, il se mit à rire et serra la main de son adversaire. Il commençait à aimer cette soirée ! Il se leva, et prit une chope pour reposer son bras.

Bordel, que cette bière était forte ! Il toussa quand un feu se déclara soudainement dans sa gorge. Il n'était pas préparé à ça. Un Alvar s'approcha, et le claqua dans le dos.


« Alors, elle est trop forte pour toi notre bière ! Ha. Allez, je suis ton prochain adversaire.»


Il se rassit à la table. L'homme qui l'avait défié était plus maigre que l'ancien adversaire de Blackwall, mais il semblait beaucoup plus déterminé à lui faire mordre la poussière. Bordel, Blackwall ne voulait pas voir son bras se casser après ce duel ! Mais il était trop tard, il ne pouvait pas repartir maintenant. Le duel commença au signe de l'arbitre. Cette fois, l'Alvar décida de prendre une approche plus stratégique. Il fit prendre confiance à Blackwall. Et cela marcha bien. Trop bien. Forçant de toute ses forces, le Garde voyait sa victoire approcher. Mais la fatigue de son bras déjà présente, il fit une erreur et relâcha pendant un très court instant. Sentant cela, son adversaire fit retourner la chance en sa faveur. La défaite s'approchant, Blackwall commençait à paniquer. Il forçait de plus en plus, mais le bras de son adversaire semblait fait d'acier. De la sueur perla. Le temps s'écoulait lentement, mais cela faisait déjà plusieurs minutes qu'ils étaient pris dans un étau. Les bras bougeaient à peine, et les muscles forçaient tellement que la table, probablement mal bloquée, commençait à pencher dangereusement d'un côté. Une douleur sourde se diffusa dans le bras de Blackwall. Et d'un coup, sa main se fit plaquer sur le plat de la table. Il avait perdu ! Bordel. Autour de lui, les Alvars se mirent à rire.


« Hé bien ! Vous avez bien résisté à Fifi Bras-d'Acier le Garde ! Bravo ! C'est l'un des plus fort de notre clan, il a pas l'air, mais il est le champion du lancement de rondins ! »


Les alvars avaient un concours de lancement de rondins ? Créateur. Ce peuple était composé de fou furieux ! Son bras était crispé de douleur, et il se leva pour prendre une pause. Il parla avec les Alvars, et ils rièrent ensemble. Leur bière n'était pas si mal, et au bout d'un moment, elle coulait plus facilement dans la gorge. C'était agréable, et Blackwall s'amusait énormément.

Puis, un homme entouré d'une cape en peau de bête, et de nombreux bracelets en os sur le bras, s'approcha d'eux. Les hommes l'accueillèrent en ami de longue date. Mais aussi avec un certain respect. Cela devait être un homme important. Il tendit la main à Blackwall. Celui-ci s'empressa de lui rendre son salut, en lui serrant l'avant bras. L'Alvar lui dit.


« Bonne rencontre, ami Garde ! Je vois que vous vous êtes fait la main au duel des titans des Dorsales de Givres. Je veux bien être votre prochain adversaire. »


Blackwall était un peu intimidé, et son bras lui faisait mal. Mais il sentait qu'il allait accepter le défi, juste pour tenter d'impressionner cet homme que les Alvars respectaient tant.




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Garde-Commandeur de Ferelden
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Jeu 19 Juil - 9:43

Au nom des Dieux
Blackwall, Wulf, Emery




La jeune femme au teint sombre se dirigea vers le chef de clan d’un air décidé. Le rouquin lui jeta un coup d’œil curieux : la Sénéchale de Tullia avait un air très droit qui faisait presque typique des Anderfels. Tandis que le Garde à la barbe noire décida de partir vers un groupe de fêtard. En soi, il avait raison : le langage de l’alcool et du défi était universel.
Le voleur, quant à lui, regarda attentivement autour de lui, hésitant vers qui s’approcher. Il finit par se décider, et d’un pas souple, armé d’un sourire de circonstance, il attrapa un verre taillé dans du bois brut pour se diriger d’un air décidé vers l’augure du chef de clan. Son habit de tissu déployé sur tout son corps semblait taillé pour cacher la créature qui vivait en dessous, et son air discret sembla se froisser un peu à l’approche du Commandeur Garde. Mais le Héros de Férelden ne pouvait s’empêcher de songer que s’adresser au éminences grises plutôt qu’au chef guerrier était un raccourci qui faisait gagner du temps.
Si vous permettez mon intrusion…

La formule n’était que politesse puisqu’il s’assit en même temps, sur un tabouret bois taillé de manière un peu brute. Tout ici semblait taillé de manière un peu brute : le bois, les gens et chaque détaille du décor.
Reportant son regard sur l’interlocuteur qu’il s’était choisi, il détailla rapidement le long bâton de bois sur lequel il s’appuyait. Il n’avait que 16 ans quand il avait fait escale à Riveïn et vu de ses propre yeux un mage se laissant posséder. Il avait été fasciné et horrifié parce qu’il avait vu, et ce n’avait été que le début d’un voyage de cinq ans qui lui avait ouvert l’esprit de manière parfois décalée aux autres féreldien. Voilà pourquoi son regard sur l’augure semblait curieux et attentif, bien plus intéressé qu’il n’aurait dû l’être.
Il engagea la conversation tranquillement, usant de son ton calme pour discuter de manière posée. Du coin de l’œil, il observa le guerrier qui l’avait accompagné en duel de bras de fer. La mage, quant à elle, discutait avec un type faisant au moins une fois et demi sa taille.

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