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Deux oiseaux d'outre-mer - Zuan - [TERMINÉ]

Varric Tethras
Beau parleur
- Inquisition -
Messages : 196
Mer 13 Juin - 10:38
Un sourire de trublion étira son museau de renard tandis que d'un geste provocateur il passait il  raflait une nouvelle fois toutes les mises. De l'autre côté de la table ses vis à vis semblaient de bien moins bonne humeur, sourcils froncés et expressions hermétiques, et ce quand des grimaces d'agacement n'étaient pas clairement affichées sur leurs visages renfrognés. Néanmoins le nain ne s'en montrait pas du tout importuné et continuait de bavarder avec ses voisins sans se soucier le moins du monde de ces regards meurtriers. Des commerçants orlésiens frustrés et des soldats avec un balai dans le fondement comme ceux-là, il en avait rencontré plus qu'il ne saurait le dire, assez pour ne plus de formaliser de la rage des mauvais perdants.
S'hydratant le gosier en levant le coude avec insouciance, il ne regrettait qu'une chose : la qualité déplorable de la 'bière' brassée de ce côté de Thédas. Si le vin que lui conseillait Fanfreluche était particulièrement plaisant -et incroyablement cher à moins de se le procurer par des moyens dont il avait le secret- la blonde de Fort Céleste était franchement insipide. Un de ces jours peut-être devrait-il en toucher deux mots à l'Inquisitrice sur ses fournisseurs,... pour la science et la survie de la cause, bien sûr.

- Roh les gars tirez pas cette tête... Ce soir la chance est de mon côté c'est tout. On remet ça demain ? Sa voix amicale tranchait pas mal avec son sourire narquois.

- Je suis sûr que vous avez encore triché, nain !

- Comment ça... encore ?

- Il est impossible d'avoir autant de chance ! L'intéressé, soit un homme masqué tenant un étal d'armes dans la cour, s'était levé en traînant bruyamment sa chaise d'un air outré. Vous avez forcément triché et je finirai par le prouver, Andrasté m'en soit témoin !

- Mais oui, mon brave... Varric leva les yeux au ciel, nonchalamment penché en arrière sur son banc. Ne me dites pas que vous m'en voulez encore d'avoir dit que Bianca n'était pas à vendre...

Après avoir vociféré des protestations indignées ne tenant pas debout, l'orlésien finit par perdre patience et partir en trombe de la taverne sous la risée générale, renversant presque un jeune elfe sur son passage. Varric n'en fut que plus amusé et se leva, tapant du pied pour encourager la barde qui chantonnait dans un coin de la pièce. Ensuite il leva le bras bien haut afin d'attirer l'attention.

- Quand dame fortune nous sourit, il faut savoir partager ! Tavernier, une tournée pour tout le monde ! Et garde quelque chose de plus fort pour notre ami ici présent, il ne faudrait pas qu'il pense qu'à l'Inquisition on n'a pas de manières ! Il s'approcha de Zuan qu'il désigna théâtralement, sous les joyeuses acclamations de l'assemblée. Ah, qu'est-ce qu'il ne fallait pas faire pour détourner l'attention...

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Anonymous
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Mer 13 Juin - 14:43

Deux oiseaux d'outre-mer

c’est un nain et un elfe qui rentrent dans un bar…




Fort Céleste avait laissé l’assassin songeur : quel immense bâtiment, édifice vestige de l’ancienne gloire elfique. Et le voilà maintenant aux mains d’une humaine luttant contre quelques soucis de failles… Le destin se révélait douloureusement ironique. Quelques commerçant avait étalés leurs marchandises dans la cour tandis que des soldats passaient là avec un air déterminé. C’était la meilleure alliance possible pour le Revanche, et l’archer était curieux de voir comment les négociations allaient se dérouler entre Sekmet, lui et l’agent de l’Inquisition qui allait les réceptionner.
Mais ce n’était pas pour tout de suite : avant d’obtenir quelques audiences, les pirates allaient s’installer dans le Fort, peut être même vendre leurs services de mercenaires d’ici là.
Pieds nus contre le sol de terre, l’elfe ramena une de ses longues mèches lisses derrière son oreille pointue. Il marcha un peu, s’avançant dans la cour. Sans réellement savoir où il allait, il monta les escaliers face à lui : il finit par voir une bâtisse construite en bois et en pierre. Un murmure satisfait sortit de ses lèvres fines.
Dix contre un que c’est la taverne…

C’était parfait pour un début d’exploration : les buveurs étaient toujours révélateurs d’un lieu. S’avançant vers le lieu, il passa par la porte entrouverte, manquant de se faire bousculer par un humain à l’air furieux. A l’intérieur de la taverne, une barde chantait quelques chansons d’une voix de soprane. Mais son arrivée ne fut pas des plus discrète, puisqu’un nain qui lui était inconnu focalisa l’attention de la salle pour lui.
Quand dame fortune nous sourit, il faut savoir partager ! Tavernier, une tournée pour tout le monde ! Et garde quelque chose de plus fort pour notre ami ici présent, il ne faudrait pas qu'il pense qu'à l'Inquisition on n'a pas de manières !

L’antivan fit une légère moue, moyennement enthousiasmé par l’idée de se retrouver au cœur de l’attention d’une bonne dizaine de gens qu’il ne connaissait pas. Mais avec un sourire il salua le nain d’un mouvement de tête.
C’était un nain à l’allure assez particulière : blond et sans barbe, il tenait à la main une arme encore plus étrange que lui-même. L’archer ne se gêna pas pour dévisager l’arbalète : composée d’une multitude de rouages, elle sentait la fabrication naine à plein nez, et devait se révéler assez lourde à porter. Mais vu la carrure du nain, ce n’était pas un souci très important.
Saludo, Messerah…

Avec un regard aux alentours, l’antivan remarqua une troupe de mercenaire, un tavernier nain, et beaucoup de bières sur les tables en bois. Le lieu ressemblait à toutes autres Taverne. Si on mettait à part les quelques mages buvant sous le regard légèrement agacé d’un templier à l’air désœuvré.
Les salutations du nain le laissaient un peu mal à l’aise : il n’aimait guère être porté au cœur de l’attention, et préférait généralement évoluer en toute discrétion… Surtout en milieu inconnu. Indécis, il finit par reprendre la parole, se présentant :
Je suis Zuan, le second des pirates qui viennent d’arriver…


Varric Tethras
Beau parleur
- Inquisition -
Messages : 196
Lun 18 Juin - 0:09
Il en fallait peu pour pousser les habitués de la taverne à lever le coude, surtout gratuitement... en cela ils étaient semblables à n'importe quel établissement de Thedas. C'était cette illusion de normalité ainsi que les nombreuses rencontres et autres rumeurs inspiratrices qui poussaient Varric à y crécher si souvent, entre deux séances de furieuse rédaction et les sorties de l'Inquisition. Sur leur temps libre certains comme Cassandra défonçaient de pauvres mannequins ne leur ayant jamais fait de mal. D'autres comme Crâne d'Oeuf se prenaient à peinturlurer l'intérieur du fort de gribouillis étranges ; quoique fort artistiques, certes. Lui préférait oublier que le ciel pouvait à tout instant leur tomber sur la tête de la façon la plus littérale qui soit, à coup de blagues à la con et tout alcool vaguement buvable. Au moins ça aidait à faire passer.

- Oh pas de Messerah avec moi, l'ami. Varric Tethras, à votre service. Il s'inclina d'une petite courbette agile, quoique pleine d'ironie.

Il lui fit une place à la tablée désormais vide de joueurs, entre une éclaireuse elfe à leur gauche et un couple de mages plus loin sur la droite. Reprenant place sur son siège, les bras croisés derrière la nuque, le nain s'amusa du regard un peu blasé du nouvel arrivant qui fort heureusement n'eut pas à subir l'intérêt général bien longtemps. Ici les nouveaux visages étaient légion, allant et venant tous les jours selon les missions et les visites officielles, aussi plus personne n'y faisait vraiment attention.

-  Oh j'en ai vaguement entendu parler, paraît que vous attendez audience ? Se grattant le menton d'un air intéressé, il jouait avec une paire de dés qui roulaient silencieusement entre ses phalanges expertes. Remarque je suis bien curieux de ce qui amène un Antivan aussi loin de mère patrie et de ses eaux navigables. Les affaires sont si dures que ça ?

C'était pas tous les jours qu'un minot débarquait en se présentant ouvertement comme 'pirate', c'était couillu... Et sûrement un peu casse-cou. Observant son vis-à-vis de ses yeux de vieux renard, Varric accueillit avec joie la nouvelle tournée amenée à leur table. Glissant un clin d’œil charmeur vers la serveuse, il échangea sa chope vide pour une pleine d'un geste tant de fois répété.

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Anonymous
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Mar 26 Juin - 11:05

Deux oiseaux d'outre-mer

c’est un nain et un elfe qui rentrent dans un bar…




La taverne semblait étrangement ressembler à n’importe quelle autre taverne, comme un point névralgique entre toutes les cultures, rassemblant tout être disposé à boire et à festoyer. L’escalier menant en haut laisser apercevoir deux autres étages, alors qu’une humaine à la peau pâle chantait une chanson jolie mais un peu plates pour les oreilles de l’antivan.

Oh pas de Messerah avec moi, l'ami. Varric Tethras, à votre service.

Le nom ne disait rien au second qui se contenta d’un sourire poli face à la courbette peut être un peu trop grandiloquente du nain : tout semblait chez lui étrangement pompeux et rustique à la fois. S’asseyant comme il était invité à la table où le nain s’avachit, il prit sa position préférée sur tout siège qu’il utilisait : assis en tailleur comme s’il était au sol, le dos droit et le regard curieux sur le nain qui avait jeté son dévolu sur sa personne.
Oh j'en ai vaguement entendu parler, paraît que vous attendez audience ?  Remarque je suis bien curieux de ce qui amène un Antivan aussi loin de mère patrie et de ses eaux navigables. Les affaires sont si dures que ça ?


Il ignorait que leur venue était aussi publique. Ou alors l’arbaliétier était dans la confidence de quelques grandes pontes, ce qui pouvait justifier son aisance en ces lieux, comme s’il en était le maître.
Quand à la raison de leur venue…
Un sourire fin habilla enfin le visage parfois trop blasé de l’archer. Il ne se lassait pas de cette histoire : certes, c’était une tragédie pour le Revanche et l’équipage, il avait perdu nombre de coéquipiers en qui il avait confiance, mais il fallait avouer que toute l’histoire était plutôt… cocasse.
L’assassin saisit avec un remerciement discret le verre qui lui était proposé. Il but un peu de la bière en regrettant silencieusement le vin antivan. Il ne pouvait s’empêcher de s’amuser à quel point le mot « pirate » était moins considéré à terre que sur la mère. Mais avec la discrétion légendaire d’Andras, de Sekmet et de son frère, ainsi que tout le reste de l’équipage, il n’allait pas prétendre être de quelconques corsaires. L’idée aurait encore plus de mal à passer étant donnée la mixité d’espèces au sein de leur équipage.
C’est une histoire qui a le don de me lasser et de m’amuser, les deux à la fois…

Prenant une gorgée, l’assassin antivan observa une fois de plus son interlocuteur. Se faire apprécier des piliers de bar était toujours un atout. Et si Zuan était réservé et peu enclin aux festoiements habituels, il pouvait bien dépenser un peu de salive.
Figurez-vous que ces « failles » apparaissent aussi en mer, et que notre navire entier s’est fait englouti, capitaine compris, avec la moitié de l’équipage, dans l’immatériel.

Et maintenant, il n'était que quelques débrouillard sans bateau, errants tristement à la recherche d'une solution miracle qui n'allait sûrement pas apparaître sous leurs yeux ébahis.
Mais sans fonds pour un autre bateau, ils étaient condamné à essayer de se débrouiller pour récupérer leur bien disparu. Zuan était persuadé qu'ils courraient après une chimère, mais on lui avait fait comprendre que ses paroles acerbes avaient la fâcheuse tendance de tuer la motivation de l'équipage. Tant pis.

Varric Tethras
Beau parleur
- Inquisition -
Messages : 196
Lun 2 Juil - 12:22
L'Inquisition avait le don d'attirer toutes sortes de gens, réunissant en un seul endroit les plus grands idéalistes mais aussi les plus avides opportunistes de ce côté du continent. Parfois Varric se surprenait encore à constater les surprenantes personnalités qui ne cessaient jamais de s'entrechoquer, bouillonnant comme un grog épicé et explosif. Croiser des pirates ce n'était pas franchement plus horrible que de voir les templiers et les mages se regarder en chiens de faïence à longueur de journée, et au moins ça amenait un peu d'exotisme. C'est que depuis l'apocalypse à Kirkwall, certains conflits laissaient un goût sacrément amer... surtout depuis que ces glandus avaient décidé de se faire la guerre un peu partout ailleurs.

Ah le sang neuf ! Un visage inconnu qui d'ici quelques verres le serait beaucoup moins, un nom tout aussi étranger, un elfe antivan avec un accent chantant et pas mal de réserve. Il lui aurait bien rappelé quelqu'un si son regard suspicieux ne criait pas autant la méfiance. Varric l'étudia depuis l'autre côté de la table, sourire aux lèvres, les dés valsant toujours entre ses doigts. Néanmoins l'histoire que lui servit le nouveau interrompit la danse rythmée de ses doigts, et le cliquetis musical qu'ils produisaient. Un naufrage surnaturel, par la sainte culotte d'Andrasté...

Des failles sur l'océan... cette seule idée lui donna un frisson d'horreur et son imagination fertile ne tarda pas à lui offrir une image dantesque de la scène. À vrai dire cela ressemblait au genre de concepts fous dont il aimait agrémenter ses bouquins. Parfois c'était effrayant de se dire que la réalité pouvait être encore plus folle que la fiction. Le nain siffla en haussant un sourcil. Soit ce gamin était un bon menteur, soit il était le plus gros poissard des sept mers.

« Pfiouuu. Tu parles d'une guigne ! » Posant les dés sur la table il but une longue gorgée, prêtant attention au manque d'expression de son interlocuteur. Il avait l'air vachement sérieux pour un pirate, comme s'il avait mené trois guerres... ou souffrait d'une sévère constipation.

« Et vous visez quoi, au juste ? Un coup de main pour refermer la faille, retrouver votre bateau, vous faire un peu d'argent avec un riche employeur ? Peut-être que je peux vous aider, qui sait. »


Dialogue en #336633

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Anonymous
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Lun 9 Juil - 13:19

Deux oiseaux d'outre-mer

c’est un nain et un elfe qui rentrent dans un bar…




L’elfe regardait autour de lui avec un air observateur, essayant néanmoins de paraître discret. Il fallait dire que la diversité des clients avait de quoi rendre curieux : il savait que l’Inquisitrice était templière et qu’elle s’était ralliée aux mages rebelles, de manière plutôt surprenante. Mais la présence d’un Qunari, de quelques dalatiens et d’un peu de surfacien avait de quoi rendre curieux. Même s’ils ne devaient pas être mauvais non plus en la matière, à bord du Revanche. Sekmet attirait l’œil, et Ahron et lui ne passait pas non plus inaperçu.
L’air joueur du nain en face de lui commençait à l’amuser, et il but tranquillement à son verre en regardant d’un air distrait les dès qui roulaient sur la paume calleuse de son interlocuteur. Il croisa le regard étonné et suspicieux d’un inconnu qui semblait se demander ce que faisait un antivan pied nu, assis en tailleur, inconnu au bataillon, assis avec le surfacien qui semblait renommé dans ce lieu.
Ce dernier semblait par ailleurs tout à fait fasciné par l’histoire qu’il venait de lui relater. Il fallait dire que ce n’était pas très commun. Même s’il paraissait évident que des failles apparaitrait sur la mer et dans l’océan, en voir les conséquences n’était pas du tout la même chose qu’en saisir l’idée.
Lui-même ne savait pas si cette histoire ressortait d’un conte de fée ou de la réalité. Un navire perdu dans les limbes de l’immatériel, avec leur figure d’autorité à bord… Une poignée de pirate débrouillard partis à la rencontre du nouvel ordre contre le méchant tévintide… Cela sonnait comme une histoire de chevalier telle que les mères devaient raconter à leurs enfants pour qu’ils s’endorment.
Le nain siffla d’un air bluffé en levant un de ses sourcils blonds.
Pfiouuu. Tu parles d'une guigne !

Comme vous dites

Et vous visez quoi, au juste ? Un coup de main pour refermer la faille, retrouver votre bateau, vous faire un peu d'argent avec un riche employeur ? Peut-être que je peux vous aider, qui sait.

Votre proposition est généreuse… Disons que les plus optimistes d’entre nous espèrent retrouver notre navire, ou à défaut, le capitaine qui était dessus. Les plus pragmatiques songent tout d’abord à sa nourrir… et l’Inquisition a besoin de bras armés.

Il ne précisa pas dans quelle catégorie il se rangeait : il lui semblait évident qu’espérer trouver le capitaine dans l’immatériel pour le remettre à flot, avec le Revanche en prime, c’était poursuivre des chimères. Mais le moral de l’équipage ne tenait pas à beaucoup, et l’entretenir était important. Pour l’instant, Fort Céleste leurs permettait à la fois de survivre et d’espérer.

Varric Tethras
Beau parleur
- Inquisition -
Messages : 196
Mer 11 Juil - 17:10
Son sourcil se haussa d'incrédulité, mais le nain n'osa pas commenter l'espoir insensé dont faisaient apparemment preuve les comparses de l'Antivan. C'est que même pour lui, écrivain fantaisiste et optimiste invétéré aux yeux de la plupart, tout ça avait l'air d'une mission perdue d'avance. Retrouver un navire et un être vivant aspirés par les failles regorgeant de démons revenait à essayer de retrouver une potion de lyrium subtilisée par le Carta dans son quartier. C'était un voyage dangereux et à sens unique où l'on était à peu près sûrs de retrouver le tout soit brisé soit vide... Si tant est qu'on le retrouve tout court.
Les yeux braqués sur l'elfe qui lui faisait face, il étudiait l'air détaché et presque blasé sur son visage hâlé. À en juger son comportement et son discours sceptique, il le casait facilement dans le groupe des 'pragmatiques songeant à se nourrir'. Étant donné qu'il était le second de l'équipage et que son capitaine était porté disparu, il était aussi probable qu'il ait naturellement pris le relais, et qu'il soit le représentant qui irait demander audience à Cordélia, si ce n'était déjà fait. Néanmoins Varric était bien placé pour savoir que la file d'attente était plus longue que la parade de mages à Tévinter. À moins que quelqu'un ne glisse un petit mot à l'inquisitrice, peut-être...

« Si vous attendez de parler aux grands pontes, ça risque de prendre un moment. »
Il y avait un certain amusement dans son regard, bien que sa voix soit sérieuse. « C'est toujours un peu compliqué de faire le tri dans toutes les demandes d'aide qui surgissent de tout Thédas. Par contre si vous voulez gagner votre pain en attendant, j'ai peut-être quelque chose à te proposer. »

Mettant de côté l'envie de mettre les pieds sur la table, le surfacien s'accouda en avant, reposant son menton dans la paume de sa main. Il espérait attirer l'attention de Zuan, qui l'intriguait avec ses airs de sage des plaines... ou de jeune calculateur.

« Je n'ai pas l'autorité de vous engager au nom de l'Inquisition... mais je peux toujours payer des mercenaires de ma poche. » Faux, il comptait bien se faire rembourser jusqu'au dernier centime quitte à devoir demander gentiment, ou tout reprendre à Cullen à la Grâce Perfide.

« Vois-tu l'ami... On m'a assigné une mission pour laquelle je dois partir avec Bianca, après-demain aux aurores. Si ça t'intéresse tes potes et toi, on peut en discuter. Vois ça comme une occasion de faire tes preuves. Si ça se passe bien, non seulement vous serez payés pour la peine, mais en plus je peux glisser un mot en votre faveur. Je suis sûr que l'inquisitrice sera ravie de savoir que des mercenaires compétents sont à disposition. Après tout comme tu as si bien dit, on a besoin de bras armés. »



Dialogue en #336633

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Anonymous
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Invité
Lun 23 Juil - 11:40

Deux oiseaux d'outre-mer

c’est un nain et un elfe qui rentrent dans un bar…




Un léger soupir de lassitude secoua l’elfe face au regard incrédule du nain. Que pouvait il dire ? L’équipage ne devait absolument pas perdre sa motivation, et la disparition du Revanche avait été un coup dur. De plus, Ahron lui en voudrait à vie si la l’arrêt des recherches sur le capitaine devenait officiel. Et lui-même comptait sur cet espoir insensé pour tenir tous les marins ensemble : l’espoir de retrouver le capitaine et le navire les avait menés ici, et si leur situation de mercenaire (comme il le souhaitait) se régularisait, la folie des grandeurs quitterait peut être leurs hommes.
Et ce surfacien juste en face de lui était peut être un « tuyau » intéressant : il semblait connaître la plupart des gens de Fort Céleste, et pouvait fournir à Zuan des réponses à ses questions. Combien de temps allaient ils encore attendre ? Quels types de missions pouvaient les attendre ? Qu’est ce qui attendais l’Inquisition et quels étaient ses objectifs à longs termes ? Ce nouvel ordre le laissait plus que curieux, mais l’antiva n’avait pas plus de réponses que n’importe qui. C’était frustrant.
Si vous attendez de parler aux grands pontes, ça risque de prendre un moment.

Les yeux bleus de l’elfe scrutèrent le visage de l’arbalétrier à l’air amusé. Soulever ce point là n’avait pas particulièrement d’intérêt, mais s’il en parlait, c’était peut être pour désigner à l’assassin une autre possibilité.

C'est toujours un peu compliqué de faire le tri dans toutes les demandes d'aide qui surgissent de tout Thédas. Par contre si vous voulez gagner votre pain en attendant, j'ai peut-être quelque chose à te proposer.

L’archer s’adossa un peu plus sur sa chaise, et par quelques mouvements précautionneux et délicats, porta sa bière à ses lèvres. Semblant réfléchir, les sourcils légèrement froncés alors qu’il buvait d’un air tranquille, il continua de jauger le nain. Il attendait la suite de l’histoire, mais sa curiosité et les besoins de l’équipage le poussait déjà à apprécier la proposition.
Je n'ai pas l'autorité de vous engager au nom de l'Inquisition... mais je peux toujours payer des mercenaires de ma poche.

Un sourcil noir se haussa : payer de sa poche ? S’i n’était qu’agent de l’Inquisition, il pouvait donc se permettre de jouer au mécène. Soit il avait une rentrée d’argent intéressante, soit il était plus impliqué dans l’ordre qu’il n’en avait l’air. L’antivan ne se faisait pas trop de souci sur le prix de la mission : le coût de mercenaires était suffisamment peu variable pour qu’il ne s’inquiète pas.
Vois-tu l'ami... On m'a assigné une mission pour laquelle je dois partir avec Bianca, après-demain aux aurores. Si ça t'intéresse tes potes et toi, on peut en discuter. Vois ça comme une occasion de faire tes preuves. Si ça se passe bien, non seulement vous serez payés pour la peine, mais en plus je peux glisser un mot en votre faveur. Je suis sûr que l'inquisitrice sera ravie de savoir que des mercenaires compétents sont à disposition. Après tout comme tu as si bien dit, on a besoin de bras armés.

Le « mot en votre faveur » était tout à fait intéressant. Ce n’était pas une proposition qui se refusait, et l’assassin eut un sourire en coin. Quant à cette certaine « Bianca », il avait entendu le nain parler alors qu’il venait d’arriver d’une certaine Bianca qui n’était pas à vendre. Soit c’était une femme, soit c’était un objet. Allez savoir.
La proposition est intéressante… et généreuse. Nous en sommes, sous réserve de connaître les détails… De combien d’hommes avez-vous besoin ?


Varric Tethras
Beau parleur
- Inquisition -
Messages : 196
Jeu 26 Juil - 18:29
L'elfe qui lui faisait face était si silencieux et inexpressif que pendant un instant Varric se demanda s'il y avait chez l'espèce un trait taciturne transmis héréditairement. Le faciès de l'autre côté de la table était certes moins bougon que celui de son ami Fenris, mais Zuan présentait aussi la même moue détachée et supposément indifférente. Il y avait vraiment de quoi se poser des questions. Enfin si l'Antivan piquait soudainement une crise de colère et se mettait à maudire les mages comme le plus grand mal de Thédas, il aurait sans doute confirmation...

Haussant les épaules autant pour répondre à la question que pour en revenir à leurs moutons, le nain se pencha en arrière sur sa chaise, les bras croisés derrière la nuque, se retenant in extremis de mettre les pieds sur la table. Autant ne pas passer pour un rustre tout de suite, ce qui serait encore plus rapide en présence d'un elfe aux manières aussi délicatement civilisées.

« Combien en as-tu à disposition ? »


Répondre à une question par une question, c'était une de ses habitudes... mais ici il s'agissait surtout de paver le désagréable silence laissé par monsieur le pirate entre chacun de ses monologues. Varric aimait s'écouter... mais il n'avait pas encore franchi le cap de l'ego disproportionné, heureusement.
Posant une main sur sa barbe naissante, le conteur réfléchit pendant quelques secondes, se demandant bien quel genre de types faisaient partie d'un équipage orphelin. Si ça se trouve sa bonne nature allait encore lui jouer des tours et il finirait à dormir dans la cambrousse, accompagné d'une compagnie bras cassés...

« Avec toi, je dirais deux ou trois tout au plus. Ma petite visite n'est pas vraiment un secret aux yeux de l'Inquisition, mais je tiens pas forcément à attirer l'attention ailleurs. » Il joua avec sa chope, en dessinant les contours du doigt. Son expression avait perdu de l'air constamment goguenard pour arborer des sourcils froncés de sérieux. « On m'a rapporté qu'un groupe armé, sûrement des anciens templiers, auraient établi des campements de fortune au milieu de la campagne Féreldienne. Mon plan consiste à en prendre un d'assaut, les virer de là... et détruire le gisement dangereux qu'ils gardent si jalousement. »

Ses yeux noisette se posèrent sur le faciès de Zuan, inquisiteurs.

« Les vivres sont à ma charge, départ dans deux jours, à l'aube. Toujours partant ? »


Dialogue en #336633

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Anonymous
Invité
Invité
Mer 1 Aoû - 13:31

Deux oiseaux d'outre-mer

c’est un nain et un elfe qui rentrent dans un bar…




Combien en as-tu à disposition ?

L’air blasé de l’elfe fut percé d’un sourire : répondre une question par une autre… S’il ne craignait pas d’agacer son interlocuteur, il jouerait au jeu du chat et de la souris. Mais il ne pouvait pas se permettre de laisser passer une telle offre pour son simple amusement. Il ouvrit alors la bouche pour répondre au nain, aussi, il jeta un regard au nain et à son imposante arbalète.
Votre amie a l’air d’être une bonne compagne… Mon arc n’est pas mauvais non plus.

Non loin de lui, un arc à l’apparence rustique et pauvre, mais entretenu et plutôt bon était adossé à la chaise où il était toujours assis en tailleurs.
Avec toi, je dirais deux ou trois tout au plus. Ma petite visite n'est pas vraiment un secret aux yeux de l'Inquisition, mais je tiens pas forcément à attirer l'attention ailleurs.

Zuan eut un sourire : le nain faisait discrètement ses affaires. Cela lui plaisait, de plus il savait parfaitement qui embaucher pour cette histoire.
En ce qui concerne des talents de combat moins… délicat, ma capitaine est mage de feu, ma navigatrice est mage de foudre.

Il n’épargna pas la petite grimace à l’évocation d’Andras. Mais la force brute de l'orlésienne semblait trop nécessaire dans cette histoire pour qu’il puisse se permettre de l’oublier : si encore le nain était guerrier, l’équilibre aurait été parfait, mais là…
On m'a rapporté qu'un groupe armé, sûrement des anciens templiers, auraient établi des campements de fortune au milieu de la campagne Féreldienne. Mon plan consiste à en prendre un d'assaut, les virer de là... et détruire le gisement dangereux qu'ils gardent si jalousement.

L’elfe scruta le nain avec un sourire léger qui équivalait pour lui à un sourire ravi : ancien templier ? Gisement ? Cela puait le mystère à plein nez, et Zuan adorait ça. Les templiers rouges étaient d’autorités public, et l’elfe avait fait tout seul le rapprochement entre leur apparition et celle des venatoris. Quant au gisement dont le surfacien parlait, l’antivan songeait cette histoire d’étrange lyrium dont il avait déjà entendu parler. Le gisement qui rendait fou ? Cela n’avait été que des murmures à son oreille, mais l’assassin était plus que satisfait de pouvoir mettre son nez dans cette histoire.
Les vivres sont à ma charge, départ dans deux jours, à l'aube. Toujours partant ?  

D’un léger hochement de tête, une de ses jambes remontant pour qu’il y pose son menton, le regard clair du pirate laissait entrevoir sa réponse.
Vous avez titillé ma curiosité Varric. J’en suis.


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