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Un Levain de Discorde (P.V Iron Bull)

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Leader de mages libres
- Mage Libertaire -
Messages : 40
Ven 29 Juin - 13:14
Quid de la pâtisse ?

À 10 lieues de Montsimmard, soleil au zénith


La pluie bat encore de son plein pouvoir les sols déjà boueux. La veille n'avait en effet guère été mieux en termes de temps, bloquant nombre de gens dans leur longs voyages. Un groupe de trois personnes est d'ailleurs en train de se contenter d'une journée de repos (quelque peu forcée) dans une taverne de village. Les gens qui passent semblent pourtant tendus pour d'autres raisons que la pluie-même. Les trois compagnons entendent en effet des bribes de conversations parlant de mages, de pâtisseries, et d'humeurs. Cachés sous leurs capuches encore dégoulinantes de gouttes de pluie, chaque membre du groupe se jette un regard on ne peut plus circonspect. Déjà à leur arrivée, ils s'étaient doutés de quelque chose, car le tavernier comme certains clients se sont montrés peu accueillants, voir agressifs dans leurs regards et gestes.

Dès lors, ils ont hésité à enlever leurs effets, ou même à se montrer loquaces entre eux. Certes leurs chambres comme leur repas était payé, mais encore une fois, les habitants de ce village pourtant connu comme lieu de passage pour marchands, les jaugent d'un air hautain. Et dire qu'ils ne sont là que pour recruter un mage à leur cause ... se douteraient-ils de leur vraie nature, ou est-ce le fait qu'ils gardent leur capuche en ces lieux. Malgré l'ambiance menaçante, le trinôme commence à manger et échanger quelques banalités de leur cru, pour paraître le moins suspect possible. Une bonne idée car lorsque leurs voix se font entendre clairement par l'assemblée, cette même assemblée d'habitants se remet à échanger de manière plus enjouée.
« Je ne sais ce qu'il se passe chers camarades, mais je suppute que cela a un fort lien avec notre prospection... »
Quellcrist enlève ses gants une fois cette constatation faite. L'un de ses compagnons rétorque qu'ils devraient en parler à un autre moment. Quand bien même ils sont disposés à parler plus bas au vu de ce brouhaha de nouveau clair, cela reste du brouahaha, et les oreilles semblent facilement traîner. Tous s'entendent d'un hochement de tête, et reprennent leurs échanges tout en essayant d'apprécier ce repas partagé sous haute tension.

Finalement, après environ deux heures d'attente, la pluie se décide à tirer sa révérence. Des cris de joie se mettent à fuser de manière soudaine et nombre de gens se précipitent hors de la taverne comme si l'air leur était venu à manquer. Le groupe ne réagit pas, et continue de boire la piquette du tavernier en cachant leurs grimaces de dégout. Mais par Andrasté ou tout autre dieu des races vivant en Thédas, qu'est-ce qui les rend aussi hystériques, pense alors Quell en dévisageant le tavernier lui aussi devenu bien plus jovial.
« Voudriez-vous un bain ? Je ne peux malheureusement préparer que deux baquets , dit-il de sa voix mélodieuse
- Je ne dis pas non. Il est vrai qu'il y a un moment que nous ne faisons notre toilette que d'auges en auges. »
L'un des mages cachant encore son faciès hausse les épaules, tandis que l'autre se montre bien plus enjoué que son compagnon à la perspective de se jeter dans de l'eau chaude.

C'est pourtant Quellcrist qui se décide à passer la dernière, bien trop préoccupée par cette ambiance étrange planant entre les maisons de ce village. Toujours sous sa capuche, mais de nouveau gantée, la libertaire observe chaque âme vivant en ce lieu avec intérêt. Certains semblent avoir le nez levé, d'autres prendre de grandes goulées d'air, comme si quelque chose d'agréable planait dans l'air. De nouveau, on fait référence à un mage. Puis, à des chaussons aux pommes. Mais diable quel est le lien ? ! Déboussolée et encore enfermée dans ses réflexions, la jeune femme ne voit malheureusement pas le nouvel attroupement arriver à bon trot. Elle est d'ailleurs obligée de se décaler avant que l'on ne la piétine. Une remarque s'en suit, quand ceux-ci commencent à la dépasser.
« Eh bien chers messires, je me demande ce qui vous presse tant au point de manquer d'entraîner dans votre course, la rebelle âme que je suis. »
Bras croisés et lèvres entrouvertes visibles sous cette capuche maintenant à demi relevée, Quellcrist se montre perplexe face à l'arrivée de tout ce groupe, en sachant que de part et d'autres, des villageois se remettent à toiser avec grand mépris ces inconnus.



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Chef de la Charge
- Inquisition -
Messages : 27
Lun 2 Juil - 2:37
Le levain de la discorde  


La Charge et son chef avait été dépêché vers Orlaïs par l'Inquisition elle-même. Enfin, une première mission qui semblait pour le moins intéressante. Pas que Bull n'aimait pas les missions où il suivait la Cheffe et ses autres compagnons dans mille et une péripéties, mais pour une fois qu'il était le vrai chef, c'était quand même bien.  Bull avait donc emmené avec lui cinq de ses hommes : un archer et quatre combattants dans ceux qu'il avait de meilleurs. Il avait laissé Crem gérer le reste de la troupe et était parti. L'expédition avait pris plusieurs jours de plus qu'habituellement surtout parce que Bull ne pouvait pas chevaucher aussi longtemps que ses compatriotes plus légers. On avait apporté pour lui un énorme cheval de trait qui réussissait à faire la majeure partie du chemin avec le qunari sur son dos, mais qui devait prendre plusieurs heures de repos entre chaque chevauchée. Il va s'en dire que Bull n'aimait pas devoir aller dans des contrées lointaine dans l'urgence. C'était pas de sa faute s'il était lourd ! Un jour, il demanderait à Dorian de lui faire des portails pour aller d'une place à l'autre sans avoir à monter sur une monture. Enfin, sûrement qu'il avait un pouvoir du genre, il n'arrêtait pas de se vanter qu'il était doué dans la magie. Autant qu'il serve à quelque chose, ce moustachu.

Ils avaient enfin atteint le village où on leur avait dit que plusieurs voyageurs se rendaient pour poursuivre leur chemin dans différentes directions Un carrefour autrement dit. Bull avait laissé tomber sa monture complètement épuisée et avait fini le voyage à pieds, ses compagnons trottant sur leur chevaux quelques mètres devant lui. Iron Bull n'était pas complètement excité d'aller aider des mages apostats. Bien sûr, il en avait déjà rencontré, à commencer par Solas. Mais Bull ne l'aimait pas. Avec son air arrogant et sa façade froide, il semblait cacher quelque chose dans sa tête d'oeuf. Et puis, s'il savait comment on traitait les mages à l'intérieur du Qun, il serait sûrement moins enclin à fuir le cercle. Bull aurait pu réfléchir plus longtemps à cette façon dont les mages se rebellaient s'il n'avait pas été percuté par une femme au cheveux blonds qui pleurait en se lamentant qu'elle n'arrivait pas à manger de croissant. Bull aurait pu être sensible à sa cause (autant qu'il pouvait l'être considérant que ce n'était qu'un croissant), mais il leva les yeux vers le village qui étaient devant lui et resta interdit.

La majorité des gens erraient dans le village, bavant littéralement, sentant l'air comme des chiens qui cherchaient un os à manger. Ils ne semblaient pas agressifs, mais Bull n'était pas certain que cela resterait comme cela bien longtemps. Certains en avaient même l'écume à la bouche. Et dans cette étrange image, il y avait cette femme qui semblait outrée que ses compagnons soient passé trop très d'elle. Elle n'avait pas l'air aussi scandalisée que les autres de n'avoir pas de chocolatines ou autres pâtisseries à se mettre sous la dents. Bull s'approcha d'elle d'un bon pas alors que son archer et des combattants mettaient pieds à terre.

- Pardonnez-les, ils ont déjà à gérer leur chef. Ne leur donnez pas une âme rebelle de plus à gérer.

Bull regarda de bas en haut le jeune femme devant elle. Sa capuche cachait la plupart de ses traits. Il se douta qu'elle fut une mage plus qu'une voleuse  à l'attirail qu'elle portait. Mais il pouvait encore se tromper.


- Vous avez une idée de ce qui les rend si bizarre ? Ils n'arrêtent pas de parler de pâtisserie. Ça me donne faim.



 

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Leader de mages libres
- Mage Libertaire -
Messages : 40
Ven 6 Juil - 23:04
Quid de la pâtisse ?


En regardant bien ce groupe, Quellcrist remarque à quel point celui-ci est singulier. Il est rare de voir des qunaris vaquer d'un point à un autre d'Orlais. De plus, elle est aussi interpellée par le fait que cette personne soit à pied. Serait-ce par pratique ou bien par manque d'égalité entre deux espèces. La dernière option ne l'étonnerait guère, au vu du comportement humain, sachant qu'en plus celui-ci est bien plus présent dans ses mauvais aspects en ce village. Il suffit d'un coup d'oeil pour voir les gens se montrer paniqués, mais prêt à défendre corps et âme quelque chose. Dans tous les cas, la mage efface ces pensées curieuses et éhontées en se centrant plutôt sur celui qui à présent lui fait face.
« J'ai peine à croire vos propos. Ils me semblent bien en forme, tout comme vous ... »
Elle scrute de haut en bas son interlocuteur sans enlever néanmoins sa capuche, toujours cachée, toujours à garder une certaine distance. Les gouttes de cette pluie tombée sont en train ruisseler sur son torse saillant à la couleur si particulière de peau.
« Et ce, malgré quelques contraintes. »
Le fait de voir un qunari de près est chose rare pour la mage des Tombes Émeraudes. Son étonnement se fait d'autant plus grand quand elle fait le rapprochement entre ses braies et ses quelques structures en partie basse et à l'épaule gauche, avec des protections de combat.

La question de l'imposant qunari la fait soupirer longuement, rappelant sa si grande raison vers les affres du village. Il est vrai que l'ambiance est particulière. Parler de pâtisseries comme si leur vie en dépend n'est décidément pas monnaie courante.
« Voilà une question à laquelle je voudrai pouvoir répondre, messire. »
Ses mains se resserrent autour de ses avant bras. Quelque chose ne lui plaît pas, malgré la douce odeur qui plane ça et là entre les bâtisses. Soudain, plusieurs villageois tendent la nuque, tels des biches aux abois. Leurs regards semblent se tourner vers un point unique, que Quellcrist se presse à regarder à son tour. Mais elle ne voit rien. À la bonne heure ! Seraient-ils tous fous ? ! Un homme hors de lui est en train de se diriger vers le dit point, en bavant et ravalant sa salive dans sa course. Autant dire que cette vision est peu gouleyante. La jeune femme ne manque pas d'exprimer son dégout par un faible râle, ainsi qu'une secousse de sa tête.
« Si vous avez faim de pâtisseries comme eux, je suis au regret de vous annoncer qu'ils n'ont aucunement de tels mets à disposition. Même pas un pain au chocolat.
- On dit chocolatine, pauvre demeurée. »  
Quellcrist écarquille les yeux et en perd presque sa capuche tant la violence des propos de cet autre interlocuteur la touchent. Et voilà que ce débat de nom de pâtisserie refait surface. À peine a-t-elle le temps de lever les yeux que l'homme repart tout de go en marmonant pain au chocolat comme si il s'agissait de l'insulte suprême. Cette fois, ses doigts s'emparent des rebords de sa cape pour la soulever légèrement, de sorte à montrer une partie de son visage à l'imposant et athlétique « homme à cornes »
« Si vous le voulez, je peux vous conduire à la taverne. Au moins vous serez sûr de quoi étancher votre faim. Et légèrement votre soif. Il y a aussi de quoi offrir du repos à vos montures. »

Même si par convenance, la libertaire se montre conciliante, elle n'en reste pas moins méfiante, à la vue de cette troupe armée. Il leur faut rester discret. Ses compagnons comme elle et, trouver ce mage certainement avant ces gens. Quell garde son calme et remarque le retour de certains villageois, des paquets entre les bras ou sur les épaules. De nouveau, elle se met en alerte et entend nombre de portes claquer. Le tavernier aussi les dépasse, manquant de buter contre un des hommes du groupe.
« Giselle j'ai les chocolatines ! »  
On entend une femme hurler de joie avec une voix de crécelle. Au vu des signes, elle ouvre la porte en trombe et reste troublée. Car en effet, l'on peut remarquer un détail : aucune présence humaine. Juste des rires et des bruits de pas lourds au dessus de vos têtes. Puis, cette odeur, de nouveau présente. Si douce et sucrée. Et maintenant, trop prenante. Quellcrist grimace de dégout car cela lui rappelle le mauvais souvenir de sa seule cuite. Le souvenir l'oblige à pincer l'arête de son nez pour tempérer la douleur.
« Je... je crois que vous pouvez vous installer. »



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Chef de la Charge
- Inquisition -
Messages : 27
Dim 8 Juil - 16:12
Le levain de la discorde  


L'ambiance ici était tout sauf normale. Seule la jeune femme devant elle semblait garder son calme. Bull regardait avec curiosité tous ses bonnes gens que semblaient prêts à sauter sur la première pâtisserie qu'il pourrait trouver. Elle ne semblait pas plus savoir ce qui se passait à cet endroit que lui. Au moins, il n'était pas fou. Il allait répondre à la jeune femme qu'il était bien curieux de savoir se qui faisait aussi fureur dans le village pour le rendre fou, mais il entendit alors la cacophonie se faire dans des tons plus aigus et tout le monde se diriger vers un endroit qui ne semblait pas plus particulier que les autres. Bull renifla l'air sans pour autant être bien énervé. Les pâtisseries n'avaient jamais eu autant de place dans son cœur que le goût amère de la bière et il en était pas friand. Toutefois, c'était le cas pour certains de ses combattants. Le Qunari se retourna vers ses compagnons pour en voir deux essayer de suivre les villageois dans leur délire alors que les trois autres les retenaient de peine et de misère. Bull s'avança vers eux pour prendre les deux illuminés par le collet et les retenir comme des enfants trop turbulents.  Il y avait clairement quelque chose qui clochait. Les gens de se village étaient peut-être fous, mais pas ses compagnons de Charge. Cela avait sûrement un lien avec cette odeur sucrée qui continuait à attaquer leurs narines.

Il reporta son attention sur le jeune femme et ses propres compagnons à capuche. Le jeune femme était de nouveau outrée, mais pour cette fois, elle avait raison. Une femme hystérique l'avait reprise pour le mauvais mot mis sur la mauvaise pâtisserie. Bull aurait ri si la situation n'était pas aussi étrange. Il acquiesça d'un signe de tête à la suggestion de la jeune femme d'aller à la taverne. Pour une fois, Bull n'avait pas envie de boire et se disait qu'il serait peut-être moins exposé à cet étrange spectacle. En fait, c'était le contraire. Alors que même le tavernier en devenait un peu fou à l'idée qu'il ait des chocolatines - et qu'en même temps, la possibilité d'avoir au moins une bière s'évaporait aussi vite qu'il se goinfrait - le qunari commença à se dire qu'il n'aurait pas nécessairement le choix d'attendre avant de trouver la personne qui avait besoin de ses services. Ils faudrait bien pouvoir régler cette étrange situation avant de pouvoir continuer.

Bull avait trainé les deux compagnons par le collet jusqu'à la taverne, les trois autres suivant en silence. Une fois dans la taverne, alors même que l'odeur commença à se faire plus forte, ces derniers cherchaient eux aussi à faire partie de la fête. Bull les assis dans un coin et leur fit un oeil sévère. L'odeur rendait peut-être la tentation forte, mais les compagnons de la Charge avait encore assez de respect et loyauté pour leur chef pour ne pas défier ses ordres... Du moins pour l'instant. Bull doutait qu'ils restaient assis encore sagement là s'il ne trouvait pas la source de leur folie. Aussi bien alors de faire équipe avec cette femme chez qui l'odeur ne semblait pas non plus avoir d'effet.

- Il semblerait que même manger et boire ne soit plus vraiment possible.


Dit Bull en regardant le pauvre tavernier manger en grognant dès que sa femme s'approchait trop de son butin de pâtisseries.

- Je ne devait que passer. Je suis de l'Inquisition. Les compagnons et moi cherchions une mage qui avait demandé de l'aide à une certaine Tullia.  Mais avec mes gars en train de devenir aussi fou que les villageois de sa village et le fait que je ne peux pas partir sans eux, je crois que je vais devoir trouver cette source de folie avant de repartir.

Il n'avait pas trop le choix, le qunari doutait que ses compagnons décident de le suivre maintenant qu'ils semblaient comploter entre eux pour aller chercher une des chocolatines du tavernier.

- Peut-être pourrions-nous s'aider. Je suis sûr que vous êtes aussi curieuse que moi de savoir de quoi il en retourne. Et puis, je suis pas mal certain que vous en connaissez un peu sur la magie.


Il était de plus en plus certain que cette femme et ses amis étaient des mages. Peut-être même qu'ils était à l'origine de cette histoire, bien que Bull hésitait encore sur ce point. Elle semblait tellement détesté l'odeur qu'il avait de la difficulté à penser qu'elle c'était infliger ça elle-même.


 

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Leader de mages libres
- Mage Libertaire -
Messages : 40
Dim 8 Juil - 19:15
Quid de la pâtisse ?

Son coeur fait un bond à l'évocation d'un nom. Tullia. Tullia Von Raijer. Est-ce vraiment des membres de l'Inquisition ? Autant dire que la mage libertaire s'attendait à tout, sauf à voir une troupe aussi atypique les aider. Si ce n'est qu'en réalité, il s'agisse d'un piège. Les venatori deviendraient assez rusés et seraient capables de détourner les messages dans ce cas. Cette perspective lui semble bien trop absurde, en sachant à quel point ceux qu'elle a pu affronter ont été de parfaits imbéciles. À sa grande surprise, ses compagnons sont revenus de leur bain sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte. L'un d'eux se permet de la tirer un peu plus loin de cet imposant interlocuteur pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille. Ce à quoi elle répond par l'affirmative en ajoutant qu'ils n'ont de toutes façons rien à perdre. L'autre mage quand à lui observe avec une certaine panique l'assemblée, et d'autant plus cette "bête" à cornes. Quellcrist revient donc vers le qunari et se permet cette fois de soulever sa capuche pour que l'étrange soldat appartenant soi disant à l'inquisition puisse voir à quel point elle se montre sérieuse.
« Je veux bien vous croire messire. »
Ses yeux aux iris bleu foncés se plissent, faisant apparaître quelques teintes violettes ayant très certainement une signification. Menace, méfiance, entente.
« Mais que je n'apprenne pas que vous n'êtes en rien celui que vous prétendez être. »
Ses lèvres s'étirent en un fin sourire.
« Que je sois connaisseuse de magie ou non, je tiens à vous signifier que je sais fort bien manier le bâton... avec violence. »

Le temps d'un regard provocateur et menaçant afin de donner crument le ton, Quellcrist voit en suivant le tavernier se relever et lorgner sur la minuscule part de pâtisserie de sa femme, un pain aux raisins. Imperturbable et bien décidée à voir si ce chef de troupe n'essaie pas de l'embobiner, la jeune femme plaque une main sur le bois mal lavé pour s'imposer.
« Nous sommes venus rencontrer quelqu'un habitant dans ce village. Une connaissance de mon compagnon. »
Le compagnon désigné d'un levé de menton hausse un sourcil, avant de tout bonnement hausser les épaules en offrant son plus beau sourire au qunari et quelques membres de son commando.
« Un cousin. On doit se retrouver ici. J'ai juste eu le temps de me poser dans un baquet d'eau et ... »  
Le mage renifle finalement l'odeur, soudain attiré par celle-ci.
« Du chocolat fondu ... le beurre ... quelque chose ... »  
Balbutie-t-il avant de sentir une immense douleur due à un pincement traverser tout son bras. Sa cheffe est en effet en train de le pincer, dans le but de le garder lucide. Et ce, sans cesser d'observer le qunari dans chacun des regards, ou mouvements de lèvres.
« Je suppose fortement que mon bain attendra. J'entrevois à quel point la situation commence à être hors de contrôle. »
Soupire-t-elle en jetant un regard assassin à son compagnon. Celui-ci grimace en retour et frotte ses cheveux cachés sous la capuche.

Et dire qu'elle était venue simplement chercher un mage. Adieu le bain et les négociations douces, après tant d'embuches et de lieues. Quellcrist dégage finalement sa capuche, pour montrer l'entièreté de son visage. L'on peut voir son grain de beauté au niveau de la lèvre prendre un peu de hauteur quand celle-ci fait la moue. Une moue de dégout à l'intention du tavernier qui vient de gifler sa femme ayant tenté de lui voler une chocolatine.
« Excusez-moi. »
L'homme se retourne immédiatement vers cette voix mordante qu'il traduit comme une potentielle menace envers son butin.
« Où avez-vous trouvé ces pâtisseries ?
- C'est pas vos oignons, les étrangers. Vous mangez buvez et vous partez.
- Eh bien. j'ai connu l'hospitalité orlésienne sous un meilleur jour mais passons. Connaîtriez-vous un certain Edouard Maillard ? »
Si ce qu'elle pense est vrai, le tavernier réagira. Chose qui ne tarde pas. L'homme perd une teinte, devient blême, sa mâchoire tombe, ses mains tombent et, s'en suit un long silence. Pesant. Soudain brisé par le début de course folle du tavernier vers la sortie de son établissement. Tous, tout du moins en grande partie, essaient de s'emparer de l'homme, lui tirant les braies, arrachant un pan de son chemisier ou en manquant de tomber avec le fuyard à terre. Même Quellcrist, qui a essayé d'attraper le malandrin par les épaules. Au delà du fait qu'elle en mettrait bien une à ce goujat, il risque d'avertir tout le village. Cependant, ils ont oublié un élément de taille dans cette capture. La femme du tavernier.



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Chef de la Charge
- Inquisition -
Messages : 27
Sam 14 Juil - 16:51
Le levain de la discorde  


Bull regarda avec curiosité les mages parler ensemble en le regardant d'un œil inquiet. Le qunari faisait toujours cet effet. C'était encore plus fréquent lorsqu'il se présentait pour l'Inquisition. En même temps, il comprenait un peu leur scepticisme. Que voudrait faire un qunari dans  une inquisition liée à la Chanterie ? Iron Bull se dit qu'il aurait finalement dû envoyer Crem. Au moins, le soldat inspirait souvent plus confiance que lui dans ses situations délicates. Il avait une attitude qui mettait les gens en confiance rapidement et il semblait plutôt affable. Bull aussi était plutôt d'une attitude facile pour qui voulait bien l'approcher. Mais son apparence et ses cornes légendaires ne l'aidaient pas beaucoup.  Bull en profita pour aller voir ses gars qui semblaient de plus en plus intéressés pas les pâtisseries. Il pris une bière qui avait été laissée sur une table - sûrement par un des villageois qui courraient maintenant dehors l'écume à la bouche - et leur versa une partie égale sur la tête de chacun. Il était déplorable de gaspiller de l'alcool comme cela, mais l'odeur ajouté avec l'impression de collant dans les vêtements réussirent à rendre un peu de lucidité à ces cinq compagnons. Maintenant ils avaient l'odeur écœurante de cinq ivrognes, mais c'était moindre que les voir baver sur une pâtisserie a moitié mangée.

Le qunari se retourna vers la jeune femme pour voir qu'ils avaient fini de murmurer entre eux d'un air inquiet pour accepter l'aide qu'il leur offrait. En même temps, c'était elle qui avait demandé à Tullia de l'aide, pas le contraire. Bull ne faisait que suivre des ordres. À sa façon, certes, mais il les suivaient. Il n'avait aucun bénéfice à aider Quellcrist, surtout qu'il ne pourrait même pas se battre dans le village avec sa hache de peur de tuer un villageois.  Il eu un sourire amusé par rapport à son avertissement directe. Elle l'amusait beaucoup avec son histoire de bâton. Si elle savait...

- Je me ferai un plaisir de voir vos techniques de maniement de bâton... Peut-être une autre fois si ça vous dit.


Dit le Qunari avec un œil coquin.  Son air menaçant ne l'inquiétait pas vraiment, considérant qu'il disait vrai. En même temps, on ne pouvait pas toujours savoir que ce ferait un mage lorsqu'il était en colère. Elle semblait croire suffisamment à son histoire pour qu'elle lui explique pourquoi elle avait besoin d'aide.  Alors elle devait rencontrer un mage, le cousin d'un de ses compagnons. Surement que le mage avait eu vent de leur arrivée parce que Bull ne comprenait pas comment le village aurait pu en venir à cela de façon aussi brusque en quelques heures à peine. À moins qu'il avait mis quelque chose dans la nourriture depuis longtemps et que cela faisait partie d'une façon de se débarrasser des visiteurs indésirables. Bien que l'idée était ingénieuse, elle restait dangereuse considérant que tout le monde était en train de devenir fou. Bientôt, ils s'entretueraient. Déjà que leur compagnons respectifs avaient de la difficulté à résister à la tentation, le mage et le guerrier devraient compter surtout sur eux-mêmes dans le cas où ceux-ci devenaient à leur tour fous. Bull se dit qu'il devrait peut-être même laisser ses gars derrière tout de suite - il venait de grimacer en voyant avec quelle violence la jeune femme avait pincé son partenaire pour lui enlever le goût de manger des pâtisseries pour le reste de sa vie - pour éviter qu'il ne soit plus en minorité qu'ils ne l'étaient déjà.

C'est alors qu'il entendit le son caractéristique d'une gifle. Une bonne gifle. Le qunari se leva instinctivement, prêt à l'attaque alors que la mage qui ne lui avait même pas dit son nom allait elle-même affronter le tavernier. Bull la laissa contrôler l'interrogatoire elle-même. S'il avait bien une chose qu'il avait appris avec ses années ici, c'est que les femmes humaines étaient aussi féroces que les femmes qunari. Et qu'il fallait mieux ne pas se mettre dans leurs pattes lorsqu'elles étaient en rogne. Même le tavernier l'avait compris, car il courra vers la porte de sortie. Les compagnons des deux chefs se précipitèrent pour l'attraper pour mieux le questionner. Bull aurait fait la même chose si tout le monde n'avait pas oublié la femme du tavernier. Celle-ci, qui aurait dû être amochée par la gifle qu'elle avait reçue, sauta sur Bull avec rage, s'accrochant bien solidement à sa corne gauche. Surpris, ce dernier perdit l'équilibre et tomba avec fracas sur la table en bois tout près de lui. Il eut tout juste le temps de s'empêcher de tomber sur la pauvre femme rendu folle et éviter de ce fait de l'écraser qu'elle était maintenant sur lui à califourchon à essayer de le frapper au visage. Dans un autre contexte et dans un endroit moins achalandé, il aurait peut-être été ravi, mais présentement, il était plutôt agacé.  Bull se protégeait bien et comme cela ne fonctionnait pas, la femme commença à tirer sur son armure et essayer de prendre n'importe quoi sur lui pour le blesser. Et dire qu'il avait été inquiet qu'elle se fasse frapper par son mari. Elle n'avait besoin d'aucune aide pour se défendre finalement.

- Si vous avez la situation bien en main de votre côté, ça vous ennuye le coup de main ?

Il aurait pu s'en débarrasser seul, mais encore là, il avait peur de la blesser.

 

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Leader de mages libres
- Mage Libertaire -
Messages : 40
Hier à 0:15
Quid de la pâtisse ?


Idéalement, le mieux serait de contraindre les deux fuyards avec moins de véhémence. Mais ceux-ci se battent, se débattent, mordent, crachent. De vraies furies, capables du pire, alors que la situation n'a rien d'alarmante, en soi. Quellcrist déplore, tente de calmer avec ses compagnons ou les mercenaires le tavernier remonté, pour entendre à sa gauche l'imposant qunari statuer d'un autre problème. La femme du tavernier. Beaucoup regardent ce brin de femme se débattre avec force et vivacité, malgré la tenue remarquable de l'immense être à cornes. La libertaire en reste d'ailleurs bouche bée, en voyant à quel point la musculature est mise à rude épreuve. Quelques pressions ici et là, tendant la chair, sans que jamais la serre du corps de la furie n'aille plus loin, ne contracte plus cette anatomie stupéfiante.
« Maintenez-le et retenez votre respiration dès que j'ouvre la fiole. »
Dit la femme mage d'une voix ferme. Elle sort une fiole de sa sacoche qu'elle débouche et colle promptement près des narines de l'agité, tout en plaquant son autre main autour du nez pour faire un effet cheminée. C'est quitte ou double. La décoction soporifique pourrait tout aussi bien endormir les personnes le maintenant, qu'elle même, si celui-ci résiste aux effets. Mais il s'apaise finalement au bout de quelques secondes, clignant subtilement des yeux pour ne sentir qu'une lourdeur aux jambes le faire ployer, et son esprit s'évaporer tel les fumées respirées.

« J'arrive. »
Pendant que tout le groupe de mages et mercenaires réunis pour une même cause s'affaire à déposer doucement au sol le tavernier endormi pour de longues heures, Quellcrist s'avance vers la position du qunari, en sortant en plus de la fiole contenant les vapeurs soporifiques un mouchoir. Son but n'est autre que de détourner cette folle de son objectif premier, l'obligeant à sentir une menace venir dans son dos. Après une tape, la furie se retourne comme prévu et tente de s'acharner sur son "agresseur". La mage quant à elle, laisse délicatement tomber sur le visage du cornu le fameux mouchoir. Bien entendu, cet objet a son utilité qui, ne tardera pas à être révélée.
« Plaquez d'une main le mouchoir sur votre visage. Je m'occupe de compenser votre maitrise.»
Et, en termes de compensations, sachant que la femme du tavernier est bien plus enragée que son mari, et qu'elle ne cesse de vouloir mordre celle qui s'apprête juste à la calmer, Quellcrist la gifle. Avec force. La claque résonne dans tout le bas étage de l'établissement, bien sonnante. Surprise par le choc, l'agressive femme ne remarque pas le plaqué contre son nez et la fiole dégageant ses vapeurs. Elle tente pourtant dans un dernier acte vain de planter ses ongles dans la tenue de la mage, espérant sûrement toucher les chairs et lui faire lâcher prise.
« J'espère que vous ne sentez rien d'autre que le parfum du mouchoir, messire.»
En effet, comme dit précédemment les vapeurs peuvent être traîtres. Et à part cacher son nez ou espérer retenir assez longtemps sa respiration contre ce produit du cru de la communauté, il n'y avait guère d'autres alternatives.
« Je m'excuse d'ailleurs si l'odeur vous incommode.»
Cette remarque vient du fait que certains membres de la communauté lui ont fait la remarque sur "l'exotisme" de la senteur. De la poudre savonnée, frictionnée sur sa peau, lui a-t-on même dit. Quellcrist ne sait donc si son odorat est biaisé, ou bien si ses camarades sont trop sensibles au parfumé. La femme finit par lâcher prise et, avec bien plus de délicatesse à son égard qu'auparavant, la mage l'aide à s'allonger au sol.
« Bien. Radical, mais efficace. »

Cependant, aussi efficaces qu'ils ont pu l'être, les bruits de table et de chaises déplacées ou cassées ont attiré des villageois. Villageois qui, s'adressent alors à la porte, en frappant violemment contre le bois.
« Franbois !!! Eh !!!! Tu te bats encore avec ta femme pour la pâtisse ?! Fais moins de bruit c'nous gêne pendant notre goûter. La prochaine, je défonce ta porte !!! »
Personne ne fait un bruit, tous figés sur place. Même l'un des mages s'apprêtant à éternuer se retient le plus possible en se pinçant presque le nez jusqu'au sang. Le petit groupe semble finalement se retirer sans se douter de ce qu'il s'est réellement passé dans la taverne, leurs pas s'éloignant rapidement, pour être remplacés par des claquements de portes. Quellcrist s'autorise enfin à s'assoir sur une chaise encore en l'état, tête penchée en arrière. Sans doute a-t-elle inhalé par mégarde sa décoction.
« Par les dieux. Un instant de plus et je tombais à terre sans aucune retenue. »
Quand bien même elle se pince le nez et masse sa tempe, une légère douleur et lourdeur vient embrumer son esprit. Elle tend néanmoins la main au qunari pour l'aider à se relever de sa position inconfortable.
« Malgré ce fâcheux incident, je dois avouer que vous avez une maîtrise fascinante. »



Give our pieces back to her
Fate will echo between the worlds through the shores of the fallen souls. To this land that I served with pride, visions clear in the fading light. And we walk through the shadows of pain. Come and walk with me...TO THE END! (⚡️) lord of the lost.

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Un Levain de Discorde (P.V Iron Bull)
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