en haut du forum
en bas du forum



Léah de Cautraux - L'Homme qui n'a rien peut toujours avoir la Foi.

avatar
Messages : 4
Lun 9 Juil - 18:32

Fiche personnage


Nom, Prénom : Léah de Cautraux
Âge :
27 ans
Origine et lieu d'habitation :
Val Firmin
Langue parlée :
Universelle
Sexe :
Femme
Orientation sexuelle :
Hétérosexuelle
Situation amoureuse :
Célibataire au coeur brisé
Faction et rang :
Chevalier-Templier de la Chantrie
Profession:
Chevalier-Templier
Armement/Magie :
Une épée bâtarde qu'elle préfére utiliser en tandem avec son bouclier, bien qu'elle ait reçu de l'entraînement avec les armes à deux mains. Son bouclier est d'acier, et porte le symbole de l'Epée de Justice, la marque de l'Ordre. Son armure est de plaque d'acier, mais elle a retiré le tabar de l'Ordre. Elle a accès avec son entraînement de Templière à une connaissance martiale, mais aussi au pouvoir du Lyrium.
Intérêts :
Servir la Chantrie, se venger, survivre.
Anecdotes : Après qu'elle soit devenue une Templière confirmée, elle a une fois versée du Lyrium raffiné dans le caleçon de Pierre. Pour se venger, Pierre coula du Lyrium raffiné dans le bain de Léah tout en lui souriant à grande dents.  Les deux peuvent confirmer : Le lyrium raffiné, c'est vraiment pas agréable au toucher.  Elle a une petite soeur disparu, qu'elle veut trouver un jour.  


Description psychologique : Elevé avec toute la grâce et la vigilance de la noblesse Orlésienne, Léah reste toujours une femme posée, tentant de contrôler ses émotions. Ce qui est extrêmement difficile. Dire que c'est une femme passionnée et convaincu par ses idées serait un euphémisme, et elle profite à chaque instant de prouver son état d'esprit. Elle se laisse parfois contrôler par le magma incandescent de sa passion, que même des années d'entraînement Templier n'ont pu éliminer. Elle sait mettre cela à bon usage, et sert la Chantrie avec toute son âme. Enfin, presque.

Son expérience à Dairsmuid l'a quelque peu... refroidie en revanche. Elle voit d'un mauvais oeil rebelles mages et fanatique Templiers, bien qu'elle comprenne la détresse des mages. Tous devraient avouer leur péchés et se retrouver sous l'aile bienveillante de la Chantrie. Ce sera son travail, armé de sa foi, de son épée, et de sa parole.

Elle peut être mélancolique à certain moments, pensant du passé, avec Pierre, et ses amis Templiers mort à Dairsmuid. Elle n'aime vraiment pas parler de cette période de sa vie, qui est pourtant très important. Cela reste un traumatisme assez conséquent qui l'a profondément marqué, et qui a changé sa vie pour toujours.



Derrière l'écran

Pseudo : Le seul, l'unique.
Âge :
17 ans
Comment avez-vous connu le forum ?
:

Que pensez-vous du forum ? :
Tout beau tout chaud
Un dernier mot avant de se jeter à l'eau ? :
Josie, si tu lis ça, je te prout.




Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Messages : 4
Lun 9 Juil - 18:34

Mon visage est en sang, mais mon front reste haut [18 +]


Histoire : Léah montait une colline aux alentours de Val Firmin. Sous ses bottes de métal, les cailloux crissaient et la terre s'envolait en un nuage de poussière. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle était venu ici. La Divine était morte, et l'Ordre n'était plus. Ses Frères, les Templiers, des gens comme Pierre, avaient décidé de se faire corrompre et de suivre un tyran. Elle aurait pu en pleurer si elle n'était pas dans un état de flottement tel. Cela faisait mal. Elle ressentait un vide profond... un vide que seul Pierre avait sut combler. C'est comme si un démon avait forcé la porte de son coeur à coup de haches, y avait dévasté l'ordre et éteins la flamme qui était en elle. Elle planta son épée au sol, et s'affala sur un rocher. Pourquoi ? Quelle suite de décisions les avaient apportés là ? Etait-ce une épreuve du Créateur, afin de tester leur foi ? La Divine avait été une pièce maîtresse de notre âge. Maintenant, Orlaïs était en guerre civile, et sa propre famille combattait pour le pouvoir d'un supposé usurpateur. Maintenant, la Chantrie était brisé, les restes parsemées aux quatres vents.

Elle se prit la tête dans les mains. Ses cheveux raides de poussières semblaient avoir perdus leur texture. Le soleil tapait fort en ce jour à Val Firmin. Toute la nature semblait dressé contre elle, tout le présent semblait vouloir déchirer tout son être, toutes ses convictions, toutes ses pensées. Une odeur intrusive fit son apparition, et les sens de Léah l'accueillèrent avec joie. Une odeur de lavande. Son esprit ne put s'empêcher de faire sien tout les détails de cette odeur. Douceâtre, gentille, et surtout pleine de souvenir. Accablé de fatigue, elle ne put s'empêcher de se laisser entraîner dans un rêve éveillé.


Un doux rêve, d'un passé plus prometteur. D'un passé plus joyeux.


Les lourdes portes de la Chantrie de Val Firmin s'ouvrirent. Léah, du haut de ses neuf ans, étaient toujours émerveillée par la beauté du bâtiment. La petite chapelle du domaine de ses parents ne valaient rien face à la grandiosité de ce lieu. Les long cierges parsemait le bâtiment qui était vidé de tout fidèle à cette heure tardive. Son père l'avait emmené là, c'était un grand homme aux cheveux qui commençaient à se teindre d'argent. Il y avait de la sagesse dans cela. Il menait le chemin, et Léah le suivait avec enthousiasme. Son père voulait rencontré la Prêtresse du lieu. Dame Lucrécia était une magnifique dame, dans un âge prometteur. Ses cheveux couleur levé de soleil brillaient suite à la couleur des cierges. Mais ce que Léah préférait chez la femme, c'était son parfum. Un doux parfum de lavande, une odeur douceâtre et gentille. La Prêtresse était toujours gentille, mais un fragment de rudesse restait détectable dans la douce fenêtre de son visage. Derrière elle, se trouvait son chevalier servant, le Templier qui était de faction et qui protégeait Dame Lucrécia. Léah n'a jamais su son nom, et quand elle avait demandé à son père des informations sur cette homme, il avait ébourriffé ses cheveux et dit simplement :

"Oh Léah, parfois, un nom renferme bien plus qu'une histoire. Si tu es tant curieuse, demande lui. Il te répondra peut être."


L'homme était imposant, et surtout intimidant. Il ne parlait pas beaucoup, mais Léah savait que c'était un homme de bon coeur, rien que par la façon dont Lucrécia le regardait. Elle ne l'avait entendu qu'une fois, et il avait un artéfact d'accent de Férelden. Un sentiment de fierté restait toujours dans son coeur quand elle voyait l'homme. Elle admirait beaucoup les Templiers, notamment grâce à ce mystérieux compagnon de Lucrécia. Elle lui sourit, mais préféra garder son regard sur Lucrécia. La Dame était bien moins intimidante à regarder. Son père commença à parler à la Prêtresse, de choses importantes. Léah n'écoutait qu'à peine. Elle faisait une bien mauvaise fille de noble, car elle se fichait éperdument des affaires de son père. Elle, elle voulait devenir Chevalière, et servir son pays par les armes plutôt que du bout acéré d'une plume.

Quelque chose bougea derrière les robes de la Prêtresse. Un petit garçon, blond aux yeux bleus et d'a peu près son âge, se cacheait derrière la prêtresse. Il devait avoir peur de son père, et d'elle ! Sa décision fut vite prise. Elle s'ennuyait à écouter son père parler, et taquiner cet enfant semblait être bien plus drôle ! Elle s'écarta, pour attraper la main du garçon. Son père regarda l'enfant avec curiosité, et demanda à Lucrecia ce qu'il faisait dans les parages.

"Pierre est un enfant qui nous a été donné. Il deviendra un Templier. Gareth sera son maître d'armes."

Son père sourit. Pierre semblait être un bon gamin.Léah, elle, regardait dans les yeux d'un bleu profond de son camarade. Ce bleu était profond, et elle se souviendrait de cette couleur toute sa vie.

"Je m'appelle Léah et je-"



Le bleu des yeux de Pierre se figea, pour se métamorphoser en un autre souvenir. Ce bleu était entre les mains de son entraîneur, une forme qui allait la transformer en Templière.

"-jure solennement d'utiliser mon épée, mon bouclier, et la flamme de ma foi pour occire les ennemis de la Chantrie, protéger les innocents, et éclairer le chemin des fidèles, que ce soit par mon devoir ou par mon sang."


Les bras de ses camarades l'enserrèrent, Pierre était parmis eux. Sa présence la réconfortait, c'était maintenant un vieil ami. Cela allait faire une bonne dizaine d'années qu'ils se connaissaient maintenant. C'était en partie grâce à ce garçon qu'elle avait décidé de devenir Templière. La poigne de ses compagnons devint plus forte, et elle ne put plus bouger. Son entraîneur arriva, murmurant des phrases du Cantique de la Lumière

"Sa main est levée,
Une épée pour transpercer le Soleil
Avec un bouclier de fer elle protège les fidèles.
Que le chaos soit défait."


Sur le dernier mot, la masse bleue de Lyrium fut pressée contre la peau nue de Léah. Elle se souvint du flash de lumière soudain, et d'une douleur intense. Son entraînement avait été sensé la préparer à ça. Mais c'était comme si chaque fibre de son êtres, chaque nerf, chaque cheveux, était plongés dans un bain d'eau très chaude, mais que la température fluctuait entre l'ébulition et le point de solidification. Mais aussi vive fut la douleur, elle ne dura qu'un flash. La douleur était telle que quand elle fut relâché, elle tomba à genoux. Ses camarades, et Pierre, la regardait avec un regard compatissant. Ils étaient tous passés par là. Elle était une Templière, maintenant.

Et elle n'avait jamais su que devenir Templière signifiait subir une faim telle. Alors qu'elle avait pris sa faction dans le cercle de Montsimmard, une faim toujours plus grande l'envahissait. Elle mangeait, elle buvait, et rien ne semblait vouloir combler ce trou, cette bête qui avait fait son nid dans son être. Il n'y avait que le Lyrium qui l'appaisait, et à chaque fois qu'elle ingérait du Lyrium, une bouffée de pouvoir et de puissance enserrait son être. C'était comme si rien ne lui était impossible, et qu'elle pouvait soulever des montagnes ! Mais ce n'était bien sûr qu'une illusion.
Quelque chose d'autre aidait à combler ce gouffre. Elle avait toujours passé du temps avec Pierre, et sa présence semblait être... elle avait toujours eu du mal à décrire l'effet que Pierre lui faisait. C'était un peu comme le puzzle nain que son père lui avait offert quand elle était petite : Une pièce était généralement le problème principal, mais une fois qu'elle avait trouvé sa place, le reste cliquetait pour s'ouvrir. Oui, c'était bien comme ça.

Montsimmard était un cercle plus au moins luxueux. Léah n'eut jamais de problème avec les mages, et les mages n'eurent jamais de problèmes avec Léah. Ainsi, elle continuait sa vie, et resta bien une petite dizaine d'année au cercle de Montsimmard. Elle y gravit doucement les échelons, et se trouvait avec un petit talent à la fonction de l'estime d'un Templier. Son supérieur avait dit qu'elle était juste, et qu'elle savait comment résoudre une situation corsée. De plus en plus, elle pensait que devenir un Templier était son destin, que le Créateur avait choisis ce chemin en y mettant Pierre pour la guider. Léah n'aimait pas se mentir à elle même. Elle savait que Pierre, en revanche, semblait être plus strict au niveau des règles, et Léah appaisait souvent les tensions entre mages et le Templier. Qu'avait donc Pierre contre les mages ? Léah n'a jamais pu savoir. Peut être qu'il n'était pas destiné à devenir un Templier.

C'est en la quarantième année du neuvième âge qu'une nouvelle bouleversa la Chantrie. Le Seigneur-Chercheur Lucius, en une lettre formelle, annonça le retrait des Accords Névarrans, et déclarait la Chantrie inepte à diriger les Justes. Léah se rappelait encore du choc qu'elle a eut, et de ceux des mages et des autres Templiers, en apprenant la nouvelle. Pierre fut également choqué. Et un choix dût être fait. Léah avait un peu de foi pour la Chantrie, dû à son éducation de nobliaute, mais son compagnon évolua autrement. Cela peinait Léah, mais... elle l'aimait. Elle aimait Pierre. Cette soudaine réalisation était devenu évidente.

Etait-ce pour ça qu'elle avait décidé de le rejoindre lorsqu'il répondit àl'appel des chercheurs pour cette expédition en Rivain ? Elle n'avait pas voulu y aller. Mais il avait insisté. Et elle n'a pas eu la force de le forcer à rester au cercle, sans lui. Et elle n'a pas eu la force de le laisser partir seul. Alors elle était partit avec lui. Qui sait ce qu'il s'était passé à Rivain pour que les chercheurs appellent des Templiers en masse comme ça ? Pierre et Léah ont du chevaucher comme le vent, échangeant de chevaux de très nombreuses fois pour éviter de s'arrêter au minimum.

Ce sont un homme et une femme totalement épuisé qui arrivèrent à Dairsmuid. Des tentes étaient érigées en cercle dans le champs qui séparaient le cercle de la ville. Pierre fut tout de suite dans son éléments, et il passa du temps avec les autres Templiers. Ils ne parlaient pas beaucoup, et une sorte de... gravité entourait les soldats. Des soldats. Léah ne pouvait pas s'empêcher de les décrire autrement. Avant, les Templiers étaient des défenseurs, des justiciers. Mais à regarder les nombreuses tentes s'aligner, elle ne pouvait penser qu'à des soldats en campagne. Cela la dégouttait. Mais elle était venu pour Pierre, et c'est pour Pierre qu'elle resterait.

Peu de gens savaient pourquoi les Chercheurs avaient regroupés cette petite armée de Templier, mais tout le monde savait dans un coin de leur esprit pourquoi des templiers auraient besoin de se regrouper en masse devant un cercle. Et cela faisait trembler Léah. Elle croyait aux templiers, et savait que le rite de l'annulement était parfois nécessaire... mais pourquoi à Dairsmuid ? Que s'était-il passé ? Elle se posait beaucoup trop de questions. Elle s'était séparé de Pierre quand celui-ci avait décidé de rejoindre un groupe de Templiers. Elle avait préféré marcher sans but dans le camp. Sans but, peut être, mais le Créateur mit sur son chemin un homme dont le visage semblait être taillé par un burin. Il portait l'armure des chercheurs. Il ne faisait rien, et observait simplement le camp. Léah décida donc de lui poser la question.

"Seigneur-Chercheur..."

L'homme se retourna, et porta son regard de glace sur la petite Templière. Il la laissa parler.

"Je voulais vous poser une question. L'Annulement est-il réellement une nécessité ?"

D'une voix de marbre, mais étrangement emplis d'une ferveur de zêle qui pourrait inspirer un rocher, le Chercheur répondit. Il ne lâchait pas le regard de Léah, qui se sentait comme hypnotisé par la présence imposante du Chercheur.

"Templier. Il est dit que l'Hérésie est comme un arbre. Ses racines sont enfoncées profondément dans la terre noire, invisible au regard du Juste, tandis que ses vertes feuilles ondulent sous la lumière du Créateur. Vous pouvez tailler ses branches avec l'épée de Justice, même raser l'arbre jusqu'au sol, l'Hérésie grandira à nouveau, encore plus forte ! Telle est la nature de l'Hérésie, et pourquoi elle est si difficile à détruire. Certains peuvent questionner notre droit d'éteindre la vie d'une centaines d'âmes, mais ceux qui comprennent vraiment réaliseront que nous n'avons aucun droit de les laisser en vie ! Aucun sacrifice n'est trop grand. Les mages de Dairsmuid sont coupable de la plus grande Traîtrise. Nous avons inspectés, et ils sont coupables de consorter avec des esprits. Coupable d'ignorer l'autorité supérieure de la Chantrie. Coupable d'avoir manipulé les fidèles pour les écarter du Droit Chemin. Comprenez vous, Templier ?"

Les paroles du Chercheur était convaincante. Très convaincante. Trop. Le coeur de Léah fut emplie d'une passion destructrice. Oui, ces mages méritaient de subir le châtiment suprême. Couplé à cette accusation, un sentiment insidieux commençait à enfler. De la fierté. De la fierté d'être un Templier, et de participer à cette tâche unique. Une seule réponse se bousculait sur les douces lèvres de la Templières. En aurait-il été autrement si elle avait refusé, ici, là, maintenant ? Seul le Créateur le sait. Mais, son destin a été tracé du moment où elle a accepté de suivre Pierre. Du moment où elle a prononcé ses paroles.

"Oui Seigneur Chercheur ! Je comprends. Je comprends très bien. Je vous remercie d'avoir dissipé le doute dans mon coeur. Je vais me préparer à l'assaut."

Sur ces paroles, elle quitta le chercheur, tandis que lui continuait son introspection. Cela faisait déjà quelques heures qu'ils étaient arrivés, et elle n'avait pas le temps de trouver Pierre dans ce camps. L'assaut allait commencer sous peu, alors elle s'était assise sur un tonneau et avait commencé à aiguiser son épée. C'était le calme avant la tempête. Dans les histoires, chacun bouillonnait d'anticipation avant les batailles. Ici, Léah ne se souvenait que d'une chose : Sa pierre à aiguiser qui suivait le fil de sa lame, encore et encore. Un doux son, qui l'emplissait de la tête au pieds. Un calme complet, effroyable et ravissant, horrible et enivrant, suivit le "kachink" de la pierre à aiguiser. Elle rejoignit les rangs de son escouade d'assaut complètement calme. Et son épée chantait le doux appel du sang.

Ils étaient là, tous en rang devant l'entrée du Cercle de Dairsmuid. Les lourdes portes de métal étaient désertées. Les portes de l'enfer. Devant, la rangée de chercheurs ayant ordonné l'annulement se tenait devant les troupes. C'était le même qu'avait interrogée Léah. Il s'avança, et déclara d'une voix forte et solennelle.

"Nous sommes arrivés, et c'est maintenant que nous exécuterons notre tâche. Par notre allégeance au Créateur, et par la Grâce d'Andrasté, je déclare l'Annulement du Cercle de Dairsmuid, et met entre les mains du Créateur le Salut des âmes que nous allons libérer aujourd'hui. Puisse le sang laver les injures et le péché de ces lieux. Le Créateur nous protège."


Léah s'attendait à un grand cri de recueillement, comme il devrait y en avoir après un discours de la sorte. Mais non. Il n'y avait qu'un silence. A l'unisson, les Templiers portèrent la main à leur ration de Lyrium. Elle avait été intentionnellement doublée par les Chercheurs. Léah ne s'était pas posé de question. Elle ingéra le Lyrium. Une tornade de puissance tourbillonna à l'intérieur d'elle. Elle était invincible ! Elle faisait partie des Justes, et elle allait purger la souillure de ce cercle ! Les paroles du Chercheur tournaient encore et encore dans sa tête, et la puissance du Lyrium, comme un gouffre à pensée, noyait toute autre réflexion que celle du combat. Tuer. Détruire. Purifier. Ils étaient les Justes ! Et les Ténèbres avaient peur d'eux.

Les ordres étaient simples. Entrer à l'intérieur du cercle, et détruire tout ce qui s'y trouvait. Léah se pensait préparé à cette simple tâche. Pierre s'était porté volontaire pour le premier assaut. Elle le rejoignit, mais fut assigné à une autre unité. Les Chercheurs assuraient que les mages seraient divisés, mais sûrement ils ne sous-estimaient les possibilités s'ils avaient amenés une armée pareille. Certains murmuraient qu'un premier assaut avait déjà été donné, et que les Mages avaient vaincus la première force envoyé. Le mot "mages" étaient craché par les Templiers, prononcé comme une insulte. Le Lyrium leur donnait la force. Le Créateur leur donnait la Force.

L'assaut commença.

Les lourdes portes de métal du Cercles s'ouvrirent, poussées par des Templiers en armure lourde. Un hall affreusement vide accueillit les premières troupes d'assaut. Une petite brise s'engouffra à l'intérieur, secouant le textile des uniformes des Templiers. Mais le silence ne se rompit jamais. Deux troupes se séparèrent pour briser les objets souillés par le péchés. Livres entassés pour qu'ils soient brûlés, statuette jetée au sol pour être brisés. Il fallait que cet endroit soit propre une fois terminé. Mais le hall était vide. Où étaient donc les mages ? Une escouade se dirigea vers les escaliers, tandis que celle de Léah se préparaient à les suivre.

Alors qu'elle attendait son tour en bas des escaliers menant au premier étage, un grand craquement interrompit le calme sinistre. Des cris suivirent, de guerre et de douleur. Du sang éclaboussa les murs, et le corps d'un Templier roula sur les marches. C'était celui qui avait ouvert la route. Son corps était coupé en deux, ses jambes crachant du sang plus haut dans les escaliers. Vers la taille, son armure était noircie par une décharge soudaine d'énergie, et les intestins, relâchant leur horrible odeur, se déroulèrent sur le sol. Mais Léah n'avait pas envie de vomir. Elle regarda à peine le Templier. Le Lyrium chantait à ses oreilles, et ne permettait pas une autre émotion de s'installer en elle. Le chant du combat ! Le chant de la bataille ! Elle suivit ses compagnons Templiers qui chargèrent les escaliers pour s'occuper des mages.

La scène était cauchemardesque. Derrière une barricade de table, des Mages lançaient sort après sort. Il ne restait que quelques Templiers de la première vague d'assaut. Il avaient atteins les barricades, et avaient pu neutraliser quelques mages. Mais ils utilisaient leur bâtons hérissés de lames pour repousser les soldats. Le reste des Templiers étaient étalés sur le sol. Une tête avaient roulé dans un coin, ayant répandu la cervelle de son propriétaire en un arc de cercle. Le reste des corps étaient carbonisés, soufflés en quelques boules de feu.

Un craquement suivit. Les Templiers avaient finis par passer à travers la barricade des mages, et de moins en moins de sorts filaient vers Léah et ses compagnons. Certains tombaient sans un cri, pendant que d'autres se tordaient de douleur au sol avant de finalement pousser leur dernier soupir. Le Lyrium chantait. Il chantait à ses oreilles ! Un chant magnifique, qui s'exacerba quand l'épée de la Templière se plongea dans le coup d'un mage. Le sang gicla, et il s'écroula au sol dans un cri. Comment osait-il se dresser devant Léah et sa Juste furie ?! Elle avait écrasé leur pitoyable barricade ! Hardi ! Le Lyrium chantait à ses oreilles !

La première barricade des mages fut écrasé, et un flot de Templiers se déversèrent à travers les escaliers. L'escouade initiale de Léah n'était qu'une fraction de sa force. Elle se détacha de son compagnon, et se joignit à la destruction. Elle allait faire son devoir ! La Templière se dirigea vers les chambres.

Elle ne se souvenait plus combien de mages elle avait tué, ni de la gravité de ses blessures. Elle savait qu'elle saignait du flanc, mais la douleur était perdue dans le tourbillon de ses pensées. Une toute petite part d'elle avait envie de vomir, le carnage qui était en train de se commettre sous la lame, sous ses yeux, était vraiment horrible. Mais la tornade de sensations, le pouvoir que le Lyrium dans son sang dégageait...! C'était juste trop. Mais sa furie était un Brasier, et comme tout brasier elle commençait à s'éteindre. Elle était seule désormais, séparé de la force principale qui menait l'assaut. Mais les chambres du deuxième étage -ils avaient percé les défenses du second escalier il y a une dizaine de minutes- étaient apparament vide. Il n'y avait que Léah, qui rodait dans les parages.

Les chambres étaient étonnamment modeste. Celles du cercle de Montsimmard étaient un peu plus luxueuses. Se promenant dans les dortoirs, étant trop fatigué pour détruire tout ce qui lui tombait sous la main, elle fourageait, haletante, dans les affaires laissées là. Elle y voyait des amulettes, des preuves d'humanité des mages. Un sentiment commença à craqueler le glacier d'émotions créé par la puissance, la douce chanson de carnage, du Lyrium. Il fallait qu'elle arrête, maintenant.

C'était sur ces pensées que des pas légers s'approchèrent d'elle. Léah se retourna, poussée par ses réflexes, et se prépara à trancher l'intrus avec sa lame. Elle arrêta son geste quand elle vit celui qui l'avait surprise. Un enfant. Des flashs d'images détruisèrent l'illusion de pouvoir créé par le Lyrium. Un enfant, se cachant derrière des robes de prêtresse à Val Firmin. Le petit mage lui ressemblait étrangement. Il aggripait une dague d'une main tremblante.

Cela suffit pour ramener Léah à la raison. Elle fit tomber son épée, de choc, et s'agenouilla, prenant sa tête entre ses mains. Elle voulait pleurer, mais les larmes ne venaient pas. Les larmes ne venaient pas ! Pourquoi ?! Elle resta agenouillée, refusant de regarder cet enfant et attendant la douce délivrance qui viendrait par la dague que tenait ce mage. Un bruit mouillé coupa court à cette idée.

Du sang jaillis de l'enfant pour doucher la tête de Léah dans le liquide cramoisie. Elle releva le front. Une épée avait transpercé l'enfant, et le petit corps tombait à terre. Derrière lui, le Templier qui avait sauvé Léah retira son casque.

C'était Pierre.

Elle hurla. Elle hurla tout son dégoût du massacre. Tout son dégoût de ce que venait de faire Pierre.

"Comment as-tu pu... Comment ?!"


Et elle pleura. Les larmes nettoyèrent la crasse et le sang, laissant des sillons sur les joues de Léah. Dans les yeux de Pierre, il n'y avait que du mépris et du dégoût.

"Faible. Trop faible." Il cracha au sol. "Meurs avec les mages que tu aimes tant."

Et il se retourna, la laissant seule, agenouillée dans le sang de l'enfant. C'était trop. C'était beaucoup trop. Le Lyrium ne chantait plus à ses oreilles. Il n'y avait plus que sa conscience qui écrasait de son poids les émotions. Elle pleurait doucement, tandis qu'autour d'elle la destruction s'accentuait.

Elle ne se souvenait plus de comment l'oblitération du cercle de Dairsmuid s'était terminée. A la première occasion, elle s'était enfuie. Enfuie loin de Rivain. Enfui loin de Pierre et de sa corruption. Enfui loin de ses émotions qui la torturait. Enfui loin de tout. Elle pris un cheval au hasard dans le camp, étant trop torturé pour réfléchir. Et elle s'est enfui.

Elle passa le reste de la quarantième année du neuvième âge dans la campagne. Mais elle n'avait aucun accès au Lyrium. Elle n'osait pas rentrer à la Chantrie. La guerre entre les Templiers et les Mages était toujours en rage dans Thédas. Elle voulait se cacher, s'éloigner des tumultes. Elle avait besoin de temps pour se soigner. Une faim qui ne pouvait être rassasié par la nourriture la poursuivait, une épée de Damoclès qui pendait chaque jour plus proche de sa tête. Comment quelqu'un pouvait survivre au manque de Lyrium ? Il fallait qu'elle en trouve. Il le fallait !

Ses pérégrinations l'attirèrent dans un petit village dans les Marches Libres. Etonnament, ce petit village isolé avait une chantrie. Un vague espoir était né dans le coeur de Léah. Elle se présenta à la mère locale. Elle avait arraché la tunique des Templiers sur son armure, et n'avait gardé que le métal. Mais la mère avait vite comprise. Sans un mot, elle alla chercher une fiole de Lyrium, et le porta aux lèvres de Léah. Elle se sentit renaître, chaque fibre de son corps célébrant le retour du Lyrium aimé. Les fantômes du chant guerrier qu'elle avait entendu lors de l'oblitération de Dairsmuid restait. Elle avait besoin de guérir, de consulter le Créateur.

Alors elle pria. Elle médita. Pendant des heures, des jours, des semaines, des mois. Elle pria jusqu'à ce qu'elle sentent le calme. Ici, isolée, dans cette chantrie que les Templiers avaient désertés pour suivre des fous, elle sut retrouver un certain calme.

Mais quand les nouvelles du Conclave arrivèrent dans le village, quelques mois après, elle sut qu'il était temps.

Il était temps de retourner dans son Val Firmin natal.





Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Championne de Célène
- Civils -
Messages : 32
Mar 10 Juil - 16:10
Bénis soient les vertueux, lumières des ténèbres.
Dans leur sang est inscrite la volonté du Créateur.

Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Léah de Cautraux - L'Homme qui n'a rien peut toujours avoir la Foi.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dragon Age Resurrection :: Le temple de Mythal :: Création de personnage :: Fiches en cours-
Sauter vers: