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[Flashback] Que Justice soit faite [pv. Léah]

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Mage de soin
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Dim 29 Juil - 23:05

Que Justice soit faite



La situation dans les Marches Solitaires était devenue de plus en plus tendue au fur et à mesure que le conflit entre les Apostats et les Templiers se prolongeait. Véritable théâtre de la lutte sans merci entre les deux camps opposés, c’était des zones entières de la région qui devenaient inaccessibles. Outre les combats qui ne semblaient jamais tarir, les factions respectives s’étaient emparées de certains lieux de passages, impactant les activités des Marches de manière non négligeable. Certaines routes était devenues tout bonnement impraticables. Si certains lieux servaient d’avant-poste pour les mages et les Templiers, d’autres, véritables champs de batailles, étaient marqués des symptômes de la furie des combats. En plus des restes ensanglantés qui attiraient aussi bien les pilleurs que les charognards, ce sont des traces d’usage de la magie qui imprimaient le plus paysage - et c’était parfois de véritables pics de glaces qui émergeaient comme une véritable maladie de la terre.

Tous souffraient de la guerre, aussi bien voyageurs que villageois. Les échanges commerciaux étaient devenus plus difficiles et tout déplacement devenait hasardeux.  Pourtant, dans ce climat d’hostilité, la vie continuait et tous devait s’adapter en conséquence. Il fallait défendre les villages, s’occuper des blessés, continuer à endurer ces horreurs en espérant que le Conclave qui était supposé se réunir bientôt mettrait un terme à ce vaste non-sens. Golefalois, pour sa part, était l’un des seuls bastions qui était le plus aisé à préserver et nombreux sont ceux qui y avaient trouvé refuge. Mais les problématiques demeuraient les mêmes, Lynne en particulier les ressentait à son propre niveau.
Si elle avait caché aussi bien ses dons magiques que l’Apaisement d’Edwin pour leur propre sécurité, elle faisait maintenant partie intégrante de la vie du village – tout particulièrement depuis qu’elle avait accepté de travailler avec Edern, l’apothicaire. L’amenuisement de leurs réserves était un véritable problème maintenant que les animaux sauvages ou les bandits n’étaient plus les principaux dangers auxquels ils devaient faire face pendant la cueillette, d’autant plus que certains points de récoltes importants étaient maintenant hors de leur portée.

***

C’est dans un climat de prudence qu’elle s’était aventurée avec Edwin sur des terres moins familières, qu’elle n’avait foulé depuis un certain temps. Elle ne sut combien de temps avait pris leur activité – mais la brise matinale et la rosée qui les avaient accompagnés s’étaient finalement dispersées le temps que leurs paniers se remplissent d’herbes variées.

L’Apaisé s’était acquitté du travail sans rechigner, avec la concentration et l’efficacité qui lui était dues. Pourtant, il fut le premier à sonner l’arrêt de leur tâche.

« Je crois qu’on en a suffisamment. On devrait rentrer. »

La jeune femme ôta son regard de l’Elfidée qu’elle venait de cueillir pour jeter un coup d’œil à son compagnon avant de passer sur leurs paniers. Il était vrai que leurs réserves étaient acceptables, et ils n’avaient passé que trop de temps en dehors de la sureté de Golefalois. Pourtant, d’autres pensées la troublaient davantage.
Triturant légèrement la plante entre ses doigts, elle finit par la déposer avec les autres avant de se relever pour faire face à l’Apaisé.

« Tu as raison. Mais avant de partir, j’aimerai juste vérifier s’il est toujours là. »

« « Il » ?»

Ses pupilles sans éclat se posèrent sur Lynne tandis qu’il penchait légèrement sa tête, interrogateur. Celle-ci prenait déjà deux de ses paniers, un à chaque main, et fut bientôt rejoins par son ami tandis qu’elle lui répondit brièvement.

« Tu sais … mon bâton.»

«A ta guise. Mais ne nous attardons pas, on ne sait jamais. »

Un léger sourire naquit sur les lèvres de la jeune femme. Malgré son absence d’émotion, Edwin semblait toujours protecteur. Cela n’avait que peu de sens et elle le savait, car il était incapable de ressentir un tel sentiment et qu’il se contentait de suivre sa mission à la lettre. Mais d’une certaine manière, cela l’aidait à se rappeler qu’une part de lui-même subsistait toujours.

« Tu prêches à une convaincue.»

Sa résolution était justement en lien avec le danger implicite qu’Edwin évoquait. Par les temps qui courraient, il n’était guère bon d’être mage – aussi évitait-elle se faire remarquer en présence de son outil le plus précieux. Elle l’avait dissimulée dans une cachette aux alentours, loin de leur actuel lieu d’habitation mais proche de l’endroit où ils se trouvaient actuellement. Elle n’avait eu que peu d’occasions de vérifier sa présence, à la fois par manque de temps mais également pour réduire les chances qu’il soit trouvé par un indésirable. D’aucuns lui auraient conseillé de l’abandonner purement et simplement, mais il s’agissait simplement d’un artefact trop important pour qu’elle ne songe à s’en séparer. Un jour, elle aurait à nouveau besoin de la magie ; alors autant garder ses options à disposition.

Leurs charges en main, ils reprirent leur route sans perdre plus de temps. Ils reprirent la route pour Golefalois, longeant le chemin avant de s’égarer hors des sentiers battus pour s’enfoncer dans les bois. Aucune discussion ne vint animer le petit détour qu’ils prenaient, prudents dans leur entreprise. Seuls les bruits de la forêt et les quelques bruissements des herbes à leur passage troublaient la quiétude des lieux. Bientôt, leurs pas les guidèrent vers une clairière des plus banales, légèrement pentue.
La brune déposa son chargement à ses pieds avant de s’agenouiller près d’un arbre précis dont les racines sortaient en partie de la terre en raison d’un léger affaissement du terrain. Edwin la laissa s’avancer, restant à plusieurs enjambées derrière elle pour surveiller les environs.

Plongeant son bras droit parmi l’enchevêtrement boisé, la brune tâtonna aveuglément avec que ses doigts n’attrapent la silhouette élancée du bâton. Elle le tira un instant de sa cachette pour le contempler.

Il était toujours en aussi bon état que d’habitude. Le bois de frêne ne s’était pas abimé grâce à la protection de l’arbre et au terrain plutôt sec ; aussi était-elle soulagée, bien qu’il fût évident qu’il avait besoin d’un peu d’entretiens. Néanmoins, elle était satisfaite ; sans tarder, elle remis l’outil à sa place.

« C’est bon. Je crois qu’on peut y all—»

Soudainement, une légère toux derrière le duo la stoppa nette dans sa phrase. Ils tournèrent en même temps la tête en direction de la source du bruit, bien que ce fut Edwin qui les remarqua les premiers. Il fit quelques pas en arrière par précaution en se rapprochant de Lynne, se posant comme obstacle.

Non loin d’eux, parmi les arbres, trois silhouettes en armure s’avançaient vers eux, armes dehors exceptée pour leur leader. Un frisson parcouru l’échine de Lynne quand elle remarqua que le trio arborait une armure marquée d’un symbole difficile à ignorer. Le doute n’était pas permis : c’était des Templiers. Les avaient-ils suivis ? Pourquoi étaient-ils là ? Elle ne pensait pas en croiser en un pareil lieu, mais de toute évidence, ses estimations étaient erronées.
Difficile de voir leur visage en raison des casques qu’ils portaient, mais leurs silhouettes laissaient deviner leur genre. Deux hommes encadraient avec vigilance ce qui semblait être leur chef, une femme plutôt grande à la démarche à la fois ferme et assurée. Elle retira son casque tandis qu’elle se rapprochait, laissant apparaître une flopée de cheveux attachés en une tresse blonde. A vue de nez, elle était un peu plus âgée que Lynne.

« Vous deux. Alignez-vous en face de nous. Je veux voir vos mains. »

Sa voix était grave et vibrante d’une puissance de caractère qui faisait fléchir plus d’un. Tous deux obtempérèrent sans hésitation. Mais si Edwin faisait preuve d’un calme à toute épreuve, Lynne, au contraire, sentait la peur la tirailler. Impossible de fuir sans que cela ne dégénère davantage.

« Il y a erreur Messere, nous ne sommes personne, nous-- … »

« Silence. » la coupa t’elle d’un ton sec. « Peu m’importe qui vous êtes. Ce qui m’intéresse, c’est ce que vous êtes. »

La Templière laissa planer un bref silence, étudiant le duo de son regard froid et perçant tandis que les deux autres hommes s’étaient déployés autour de leurs cibles. Elle passa de l’un à l’autre, les observant de haut en bas, à la recherche d’un quelconque détail qui pouvait les trahir. Lynne ne ressemblait en rien à une mage, avec sa modeste robe et sa courte cape de voyage orné d’une capuche pour lui réchauffer les épaules. Il en allait de même pour Edwin qui arborait un habillement simple.
Finalement, elle s’arrêta devant Edwin, qui semblait plus indifférent que jamais. Aucun trouble n’agitait son visage aux traits calmes, placide malgré la situation dans laquelle il se trouvait.

« Que faisiez-vous ici ? »

« Nous cueillions des herbes médicinales, ma Dame.» lui répondit-il calmement, supportant aisément son regard.

Lynne pâlit quand elle vit la Templière se rapprocher de lui, le dévisageant tandis que ses sourcils se fronçaient. Elle soupçonnait quelque chose.

« Vous m’avez l’air bien serein, pour quelqu’un qui se fait menacer.»

« C’est parce que je sais que les Templiers agissent avec justice. Ils ne feraient pas de mal à des innocents comme nous, n’est-ce pas ? »

« Si vous êtes innocents, j’imagine que cela ne vous posera pas de problème si je vous enlève ça. »

Sans lui laisser le temps de donner son accord, celle-ci tira d'un geste sec le bandeau de l’homme vers le haut, rabattant ses cheveux noirs en arrière. D’ici, sa marque d’Apaisé était clairement visible à la vue de tous.

« Tiens tiens. Finalement, peut-être que ce petit manège ne me fera pas perdre mon précieux temps. » siffla t’elle entre ses dents, plantant un regard accusateur dans les yeux de Lynne, qui n’avait pas quitté la scène du regard. La Templière revint vers elle, plus austère que jamais.

« Un Apaisé. Que le hasard fait bien les choses. »

Son ironie était sans joie, pas même victorieuse. Lynne connaissait ce type de Templiers, qui était convaincu du bien fondé de leur mission. A ses yeux, tout cela ne devait être rien de plus qu’une chasse aux sorcières sans sadisme particulier. Seul comptait l’exécution des ordres, au nom d'une quelconque justice divine.

« Que faisais-tu au sol ? »

« R-rien, je vous assure … c’est comme il a dit … »

Impressionnée par la stature de la femme, il lui était difficile de cacher son trouble. Cette dernière jeta un coup d’œil à l’endroit où se trouvait Lynne, puis l’arbre. Elle sorti son arme, l’épée pointée vers le cou de la mage dans une posture menaçante, mais sans la toucher.

« Vous. Fouillez sous cet arbre. » ordonna t’elle à son subordonné le plus proche.

Celui-ci s’exécuta sans sourciller. La peur qui grouillait chez Lynne se transformait en terreur. Ils allaient tout découvrir, et elle n'avait pas de plan. Un geste, et ils étaient cuits.



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(PNJ) Edwin Nachtigall : Un jeune homme d'une trentaine d'années au regard absent. Il s'exprime sur un ton à la fois monocorde et neutre. Un bandeau masque habituellement sa marque d'Apaisé.

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Chevalier-Templier
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Sam 4 Aoû - 16:17

Justice sera faite.


Les Marches Solitaires étaient vraiment un endroit magnifique. Les arbres, des pins de Férelden qui étaient connu pour leur solidité, transperçaient tels des piques les nombreuses collines, qui s'érigeaient en témoin de la résilience du peuple qui les habitait. Noble d'Orlaïs, Léah ne méprisait pas ce peuple qu'elle jugeait solide et honorable. Ses grands-parents avait visité le pays alors qu'il était encore sous la coupe de Meghren, et avait été sauvé de quelques bandits par des braves hommes de Gwaren. En aurait-il fait de même lorsque Maric s'est soulevé ?

C'étaient des pensées futiles. La Templière en avait terriblement besoin pour tenter d'oublier l'horreur qui se déroulait autour d'elle. Templiers et Apostats, se déchaînant en une croisade apocalyptique dans ces terres sauvages. Plus d'une fois sur la route, elle avait croisé un cadavre calciné, ou transpercé de toute part par les lames des « Justes ». Elle porta une main au bandage hâtivement serré autour de sa taille, autour de son armure. Elle avait tenté de parler à un groupe de Templiers Renégats. Elle avait tenté.

Tout ce qu'elle a reçu, c'était des paroles haineuses.

« Chienne des mages ! Meurt, catin ! »

Et une pointe d'épée dans le bas-ventre, sous la plaque antérieure de son armure. La douleur était devenu presque insoutenable avant qu'elle ne réussisse à détacher les sangles pour faire un bandage rudimentaire. Elle aurait du pouvoir éviter ce coup. Le petit groupe de mécréants l'avaient entouré, et un rude combat s'était déclaré. Réussissant à un décapiter un, et de trancher les tendons d'un autre, elle avait exposé son flanc et le fils de traître en avait profité pour la prendre de côté. Elle n'as pas pris le temps de prier pour leur âmes. Elle n'en avait même pas envie.

C'est pour ça qu'elle décida d'éviter les routes, pour l'instant. Son cheval était déjà depuis longtemps mort d'une flèche perdue plus haut sur la route, alors ce n'était pas forcément une mauvaise idée. Non, la mauvaise idée était de se balader ici sans renforts, pour tenter d'arrêter cette folie. La peste soit de ces doubles-traîtres ! Ils ont abandonnés la Chantrie, et ils ont par la suite abandonnés leur frère. Rien qu'en y pensant, un dégoût profond s'était emparé de Léah. O Créateur...

Elle n'allait pas mourir. Elle avait suffisament d'expérience dans les blessures pour savoir qu'elle avait assez de temps pour marcher au village qu'elle avait sur sa carte. Serrant le parchemin entre ses gantelets, elle le replia pour le ranger dans sa sacoche. La réalisation s'ancra comme un lent poison. Elle s'était perdue. Merde.

Il ne lui restait plus qu'une option. Marcher. Marcher jusqu'à ce qu'elle retrouve un point de repère sur sa carte. Les bois n'étaient pas épais, et il n'était pas désagréable de marcher. Autour, des bruits d'explosions et de combats pénétraient le silence, mais semblaient étouffés par la distance. Léah ne se sentait guère en sécurité, mais il ne lui restait plus qu'une option. Avancer.

Elle avança jusqu'à ce qu'elle entendit des voix. Se résignant à une solution morbide, elle dégaina son épée et s'avança le plus discrètement possible vers la source du dérangement. Retirer son tabar de Templière avait été une bonne idée. Peut être qu'on ne la prendrait que pour une mercenaire, ou une quelconque chevalière. Blessé, de surcroît. Elle garda son bouclier bien attaché à son dos, pour garder la première illusion intacte.

Dans une petite ouverture dans la forêt, trois Templiers confrontait un homme et une femme. Confronter n'était pas le bon mot. Les trois Templiers menaçaient ce couple qui ne semblaient que s'occuper de quelques travail honnête. Dans une zone de guerre. Mais le premier réflexe de Léah fut de dégainer son couteau de lancer. Un templier s'approchait de la femme, et elle n'allait pas laisser une autre innocente se faire tuer par des traîtres. Quittant l'orée du bois, elle jeta le couteau qui se planta nettement dans la nuque du Templier le plus proche de la civil. Etrangement, peu de sang gicla, mais l'homme s'écroula à terre.

Enfilant son bouclier de Templière à la main, elle en avait trop besoin, elle se mit en position de combat et cria :

« Au nom du Créateur et de l'Ordre des Templiers, arrêtez-vous, traîtres ! Priez qu'Andrasté ait pitié pour vous, car je n'en aurais aucune ! »

Elle chargea celle qui semblait être à la tête de la petite troupe.



Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue le Créateur qui me donne
Une âme à la fois noble et fière.


En ce lieu d'opprobre et de pleurs,
Je ne vois qu'horreur et ombre.
Les années s'annoncent sombres,
Mais je ne connaîtrai pas la peur.

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Mage de soin
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Mer 8 Aoû - 9:14

Que Justice soit faite



La situation était clairement désespérée. Son bâton serait la preuve finale de son appartenance à la caste des mages. Après ça, ces Templiers n’auraient absolument aucune raison de la garder en joue plus longtemps. Elle n’était que trop consciente de la présence de la pointe de la lame si proche de son cou exposé tandis que derrière elle, l’un des soldats commençait à fouiller sa précieuse cachette. Ce n’était plus qu’une question de temps avant qu’il ne découvre le bâton, et à partir de ce moment là …

La jeune femme tremblait imperceptiblement. Était-ce ainsi que tout allait finir ? Edwin et elle, exécutés froidement, dans une forêt qu’ils connaissaient à peine ? Après avoir survécu au tumulte qui avait suivis l’explosion de la Chantrie, où ils avaient tant risqué ? Après avoir réussis à fuir pour Ferelden et y avoir vécu si peu de temps ?

Son esprit réfléchissait à toute allure, cherchant une solution désespérée – mais aucune voie ne se présentait à elle. Autour d’elle, les chemins potentiels qu’elle envisageait se fermait les uns après les autres alors qu’elle considérait les possibilités. Courir sans demander son reste ? Au moindre geste, cette femme la transpercerait de sa lame. Les prendre au dépourvu à l’aide de la magie et profiter du chaos pour prendre la fuite ? Cela pouvait éventuellement marcher sur le coup de la surprise, mais dès qu’ils annuleraient sa possibilité de l’utiliser, elle ne ferait pas long feu. Et il y avait trop de variantes imprévisibles – peut-être qu’on la découperait avant même qu’elle ne puisse faire usage d’un quelconque sort. Mais que devait-elle faire alors ? Se laisser mourir sans rien faire ?

Son regard dériva légèrement sur Edwin, qui ignorait tout de la terreur qui aurait dû l'animer à la perspective de son trépas imminent.  La vie de son meilleur ami comptait mille fois plus à ses yeux que la sienne. Elle ne pouvait pas se résoudre à le laisser mourir de cette manière. Si elle ne tentait rien … autant le considérer comme mort. Et cette optique était tout bonnement inacceptable. Il fallait qu’elle agisse, et vite.

A peine prit-elle cette résolution qu’elle sursauta, la voix du Templier derrière elle s’élevant brusquement tandis que lui-même commençait à se redresser légèrement.

« Je crois que je tiens qu- »

Il se stoppa brusquement dans sa phrase, s’écroulant tandis qu’une voix provenant des abords de la clairière s’élevait, haute et claire. Tous les regards convergèrent vers une femme en armure, dont l’épée dégainée et le bouclier étaient sortis. A en juger par sa position de combat, elle était prête à en découdre.

« Au nom du Créateur et de l'Ordre des Templiers, arrêtez-vous, traîtres ! Priez qu'Andrasté ait pitié pour vous, car je n'en aurais aucune ! »

Sur ces mots, cette alliée inespérée fonça directement sur la chef des Templiers. Cette dernière détourna par réflexe sa lame, alertée par cette attaque impromptue, laissant à Lynne le temps de profiter de cette ouverture pour capturer le poignet d’Edwin. D’une main, elle le tira sans cérémonie hors de danger tandis que de l’autre, elle invoquait un sort de foudre mineur qui vint frapper le Templier qui le retenait. Celui-ci, pris au dépourvu, jura mais encaissa néanmoins le choc, ne se retrouvant paralysé que pendant un bref instant dont elle profita pour attraper le bâton qui se trouvait à ses pieds et prendre de la distance.

Pendant ce temps, la Templière s’était détournée de la mage, visiblement profondément agacée. Son but immédiat était à la fois évident et simple : faire payer cette traitresse qui se plaçait entre elle et son devoir.

« Occupez-vous de la mage ! Je me charge de celle-là moi-même. » ordonna t’elle sèchement à son compagnon.

Dès la fin de son injonction, elle tenta de parer le coup que son ennemie essaya de lui porter. Sur un autre plan, le Templier s’élançait vers Lynne, qui avait fort heureusement réussi à mettre de la distance entre eux. Elle incita à Edwin à s’éloigner davantage tandis qu’elle empoignait son bâton des deux mains. Il ne fallait pas lui laisser le temps de la priver de son usage de la magie, aussi allait-elle lui donner de quoi l’occuper.

Puisant dans sa mana une fois de plus, elle fit cette fois appel à la magie de Création. Bientôt, le battement de milles paires d’ailes ambrées répondit à l’appel de son invocation. En un clin d’œil, l’essaim fondit sur le Templier qui s'était rapproché inéxorablement.




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Chevalier-Templier
- Chantrie Andrastienne -
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Mer 8 Aoû - 22:07

Justice sera faite.


La réalisation se planta dans Léah comme le couteau dans la nuque du Templier qu'elle venait de tuer. Au départ, elle avait été très contente d'avoir épargné à cette femme ce que ce Templier qui s'approchait d'elle lui réservait. Une vague de tendresse, au milieu de la détermination de la Templière, apparut quand elle la vit protéger l'homme qui semblait choqué, à rester au milieu sans rien faire. Mais... des étincelles étaient sortit de la paume de cette femme. Une apostate. O Créateur... La situation s'était compliquée. Enormément compliquée. Mais Léah ne pouvait faire machine arrière maintenant, et la Templière ennemie s'approchait, le défi à ses lèvres.

Se mettant en position de combat, Léah la toisa d'un regard perçant, ne contenant ni haine ni mépris.
Son épée était balancée sur son bouclier, se préparant à parer tout coup en traître qui voudrait terminer sa vie. Mais l'ennemie commença le combat sur un terrain où Léah n'était pas vraiment préparée.

« Alors, chienne ? Tu ose te tenir devant moi ? Sache que les Justes ont une excellente punition pour les traîtresses comme toi qui entravent Notre déroulement. »

Elle caressa sa lame, avant de commencer à tourner autour de Léah. Elle fit un signe de tête vers la mage qui combattait de tout son pouvoir le Templier qui commençait à manger la distance entre eux avec deux grands pas.

« Regarde ! Tu t'appelle au service d'Andrasté ? Tu sauve une mage ! N'as tu donc rien appris du passé ? Ces bêtes ne peuvent pas être cru ! Ils nous regardent de haut, avec leur pouvoir, voulant dominer le monde, mais nous sommes les Justes ! Tu n'arrêteras pas notre croisade. Abandonne, Chienne ! Je vais te libérer de- »

La colère qui bouillonnait dans Léah avait porté à éruption, comme un volcan depuis trop longtemps endormi. Elle poussa un cri guerrier, avant de se jeter, pointe de la lame en avant, coupant court au discours de l'ennemie. Surprise, elle leva sa lame quelques milisecondes avant de perdre un œil, et sa vie. A la place, une longue trainée rouge provenant d'une blessure sur sa joue blafarde viola la tranquille beauté de cette femme si dure.

Le combat dégénéra en simple échange d'instinct et de rage. Criant de douleur et de colère, l'ennemie frappa de son bouclier le torse de Léah, ce qui la fit reculer. Pendant un temps, ils échangèrent coup sur coup, ne pouvant se livrer que de blessures superficielles. Léah en reçu une sur le bras, tandis qu'elle érafla la cuisse de l'ennemi, à travers sa cotte de maille. Elle s'était totalement concentré sur le combat, oubliant ses alentours. Elle ne savait même plus ce que la mage faisait, ou si elle avait survécu au Templier qui l'assaillait. Il n'y avait que les chocs de l'acier contre l'acier, la volonté de Léah contre celle qui s’appelait si injustement la Juste. La rage froide de Léah, tandis que son ancienne blessure chauffait comme si on y avait plongé un fer rougi par les flammes, dirigeait son bras, et sa détermination et sa foi était son bouclier.

Elle était en train de perdre le combat. Elle réalisa ça quand ses muscles commencèrent à se crisper après un coup de bouclier. Elle devait terminer vite, sinon elle mourrait. C'est pendant cette pensée que Léah se détacha une petite seconde du combat. La « juste » en profita. Elle avait détaché la sangle de son bouclier, et celui tomba à terre. La distraction fut suffisante pour qu'elle puisse attraper la dague qui était attaché à sa ceinture, et la planta dans le flanc non protégé de Léah -une erreur stupide-. Le sang jaillis à travers l'armure de plaque, et Léah hurla de douleur. Elle faillit lâcher son épée. Dans son esprit, la détermination menait une guerre sourde contre la douleur et l'abandon, tandis que les yeux de son adversaire ne criait qu'une chose : Victoire.

C'est là que Léah se ressaisit. Au lieu de tenter de repousser la Templière, elle appliqua les restes de l'entraînement qu'elle avait suivis au cercle de Montsimmard. Elle se rapprocha de son adversaire -permettant à la dague de s'enfoncer encore plus profondément-, et attrapa la Templière triomphante sous l'aisselle. Posant un pied sur son ventre, Léah souleva la masse de muscles et d'acier pour la faire tomber à terre. Surprise de cette tournure de combat impromptue, la « Juste » ne put rien faire. Elle s'écroula à terre, et avant qu'elle ne put sentir la mousse toucher son visage entièrement, Léah se retourna pour planter son épée dans sa gorge. Un gargouillement mouillé, et la couleur rouge métallique du sang se répandant au sol annonçait la victoire de Léah.

Mais cette victoire fut de courte durée. Le sang maculait son flanc, et elle commencer à tout voir tourner. D'une pensée paniquée, elle se tourna vers l'apostate qui venait d'achever le Templier qui l'attaquait. Léah se foutait de savoir comment elle avait réussit ça. Elle n'avait qu'un réflexe. Elle tendit un bras vers la mage, et utilisa le lyrium dans son sang pour couper son accès à la magie.

Elle s'était battue pour la sauver, mais Léah avait vu ce que les apostats avait fait du coin. Elle n'allait pas finir abattu dans le dos par quelqu'un qu'elle venait de sauver. Elle tituba, parla d'une voix encore forte.

« Arrêtez vous. S'il vous plaît... Dites moi que vous ne faites pas partie de ces apostats devenu fous, qui réduisent la vallée à feu et à sang. S'il vous plaît... Je ne veux pas vous combattre. »

Elle mit une main à son flanc, et retrouva son gantelet rouge de sang. Elle soupira. Une racine traîtresse la fit trébucher, et elle se rattrapa avec son épaule pour s'empêcher de tomber. Sentant ses forces la quitter rapidement, elle se fit glisser le long de l'arbre pour s'asseoir, gardant le blocage de la magie bien en place. L'homme qui accompagnait la Mage était complètement sortit de son esprit.

« Dites moi que vous n'avez pas perdu l'esprit, et je vous laisserais partir. Je ne fait pas partie de ces traîtres qui s'appellent « Justes ». »


Elle posa une main sur la dague, et tenta de la retirer de son corps. La douleur était juste insoutenable. Après un autre effort, elle abandonna complètement l'idée avant d'attendre la réponse de la mage.



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Ven 10 Aoû - 16:11

Que Justice soit faite



Lynne ne se préoccupait aucunement du sort des deux Templières qui se battaient plus loin. Sourde au choc des épées, des boucliers et des éclats de parole, elle se concentrait  sur la seule chose qui importait sur le moment : la protection d'Edwin face au Templier restant.

La jeune femme ne comptait laisser aucune chance au pauvre homme.  C’était soit lui, soit elle – il n’y avait aucune place pour la pitié dans ce combat à mort. Aussi n’avait-elle pas fait les choses à moitié. Avant que le soldat n’ait eu le temps de se préparer, il avait déjà été submergé par l’essaim invoqué magiquement. Les bourdonnements furieux couvraient à peine les cris qu’il lançait tandis qu’il tentait de parer l’attaque magique, mais il était déjà trop tard. La menace était mouvante, terrible, inexorable, et rien ne pourrait le sauver à part s’attaquer directement à la mage. Mais même cela, elle ne l’autoriserait pas à faire. Se concentrant de toutes ses forces pour garder le contrôle de ses fidèles serviteurs insectes, elle ordonna à la masse vibrante de s’attaquer en priorité au visage de son assaillant. Les corps ailés s’infiltrèrent dans les failles du heaume, aveuglant sa victime qui ne pouvait que subir l’horreur d’être recouvert par un nuage d’ailes et de pattes grouillantes qui se glissait dans chaque interstice possible, mordant sa chair à pleine pinces, transperçant la peau telles milles aiguilles pour lui injecter chacun une parcelle de leur poison dans un cruel acharnement.

De terribles supplications la priaient d’arrêter son massacre, mais elle se força à les ignorer. De son désir de ne rien entendre, les insectes réagissaient en conséquence, envahissant les lèvres du pauvre homme pour s’introduire de force dans sa bouche. Il fallut peu de temps pour que le Templier s’écroule au sol, à la fois étouffant et incapable de supporter davantage la douleur. Le contrecoup des piqures ne le laisserait pas vivre très longtemps. Le visage, les yeux, le cou avaient été la cible principale des attaques impitoyables de l’essaim qui, bientôt, se dispersa du cadavre et s’évapora dans l’air.

Leur reine, essoufflée et épuisée, dû s’appuyer sur son bâton pour ne pas défaillir sur le sol. Edwin la retint instinctivement, prenant connaissance de son état.

« Ça va aller ? »

« O-oui, je crois … »

Invoquer l’essaim était la solution du dernier recours, et elle n’aimait pas s’en servir. Non seulement il puisait énormément dans ses réserves magiques car il s’agissait de son sort le plus puissant, mais en plus, il était souvent synonyme de mort. Et bien que Lynne ne regrettât pas un instant d’avoir su protéger sa vie et celle d’une personne chère à son cœur, elle aurait préféré ne pas avoir à dispenser une mort aussi cruelle.

Son regard se déplaça du cadavre jusqu’à l’autre duo de combattantes. L’une, qu’elle reconnu comme la templière qui l’avait gardé en joue, était écroulée sur le sol dans une tâche écarlate qui prenait source à sa gorge. L’autre femme, toujours debout, était tout bonnement sa sauveuse. Mais l’état dans lequel elle se trouvait n’était guère encourageant.

Avant qu’elle n’eût le temps de réagir, Lynne aperçu son bras tendu vers elle. Une sensation étrange envahit son être, la faisant jurer intérieurement. Cette Templière avait sans aucun doute coupé son lien à l’Immatériel. Elle serait incapable de se défendre si elle décidait soudainement de l’attaquer, bien qu’à en juger par son état actuel, il ne serait pas impossible de la distancer.

« Arrêtez vous. S'il vous plaît... Dites-moi que vous ne faites pas partie de ces apostats devenu fous, qui réduisent la vallée à feu et à sang. S'il vous plaît... Je ne veux pas vous combattre. »

Titubante, la femme en armure se rapprocha du duo que formait l’Apostate et l’Apaisé, qui la regardaient tous deux en silence. Elle manqua de tomber, mais se rattrapa à temps. La dague plantée au flanc ne l’aidait en rien à se tenir debout en raison de la douleur et de la perte de sang. Finalement, épuisée, elle se laissa glisser contre un arbre proche afin de s’y assoir.

« Dites-moi que vous n'avez pas perdu l'esprit, et je vous laisserais partir. Je ne fais pas partie de ces traîtres qui s'appellent « Justes ». »

Lynne grimaça légèrement quand la guerrière tenta de retirer la lame qui la transperçait. Prudemment, elle se rapprocha d’elle, suivie par Edwin. Bien qu’elle craignait les Templiers par défaut, celle-ci les avait sauvé – peut-être sur le coup d’un malentendu, mais elle ne semblait pas en état de les attaquer pour l’instant. Aussi privilégia t’elle une approche pacifiste.

« N’ayez crainte, on ne vous veut pas de mal … Ces trois personnes que vous voyez là nous ont attaqué simplement parce que je suis mage. Mais je ne fais pas partie des Libertaires, et je me tiens loin de leur guerre.  »
Ce n’étaient que des mots, mais ils étaient pourtant résonnants de vérité. La brune pointa du doigt la blessure.

« Je pourrais soigner votre blessure, si vous le souhaitez - je suis une mage de soin. Mais comment être sûre que vous ne vous retournerez pas contre nous ? »





#99ccff


(PNJ) Edwin Nachtigall : Un jeune homme d'une trentaine d'années au regard absent. Il s'exprime sur un ton à la fois monocorde et neutre. Un bandeau masque habituellement sa marque d'Apaisé.

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Chevalier-Templier
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Ven 24 Aoû - 11:32

Justice sera Faite.


Un simple coup d'oeil vers le cadavre du « Juste » qui avait attaqué la mage suffit à faire trembler Léah. Il était peut être encore vivant, mais la Templière ne lui souhaitait pas d'être conscient du petit massacre qui venait de se dérouler sous ses yeux. L'essaim est resté une petite seconde à virevolter autour du cadavre, comme s'il contemplait son œuvre. C'était terrifiant, mais tout ce que méritait cette engeance de traître. L'image de ce carnage fit flotter des souvenirs enfouis à la lisière des pensées de Léah. Des barricades hérissés en défiance de l'Ordre, son bouclier enfonçant le crâne d'un mage de feu qui venait d'occire une poignée de ses « camarades », et...

Sa respiration s'accéléra, comme toujours lorsque la panique de ces souvenirs la prenait. Mais la douleur de la dague enfoncé dans son flanc la tira rapidement à la réalité. Son bras tendu vers la mage, lui coupant l'accès à la source de sa magie. Elle semblait... inquiète en regardant la Templière et ses blessures, et la partie naïve de Léah voulait croire que c'était parce que cette femme ne voulait pas la voir se vider de son sang. Mais... Elle savait très bien que la mage s'inquiétait par rapport à ses pouvoirs de Templière. Ah... Un nouveau choc de douleur la prit, et elle grimaça. Le Lyrium qu'elle avait avalé auparavant était probablement la seule chose qui l'empêchait de s'évanouir. Bénit soit le Créateur. Elle rit doucement.

« Ah... Vos paroles m'emplissent de joie. C'est un peu idéaliste de vouloir sauver une innocente au milieu de cette... de cette folie. Mais, j'ai toujours cru que c'était à quoi servait l'Ordre des Templiers. »

Peut-être la mage était-elle vraiment inquiète pour Léah. Elle n'avait qu'à marcher quelque pas pour retrouver sa connection à l'Immatériel. La mage semblait douter de la sincérité de Léah. Elle récita :

« Ceux qui portent en eux la graine du mensonge,
Qui s'efforce à tromper leur Frères, Sachez :
Il n'y a qu'Une Vérité.
Toute chose est connue du Créateur,
Et Il jugera leurs mensonges. »

Et sur ces pieuse paroles, elle baissa son bras pour lâcher son contrôle sur la Magie de la femme brune. La peur d'une trahison qui viendrait peut être paralysait Léah, et elle n'eut pas la foi de dire « partez », ou « aidez-moi ». Elle murmura à elle même, pour se convaincre qu'elle avait fait la bonne décision.

« La Lumière saura la guider ,
à travers les chemins de Ce monde, et de l'Autre.
Car celle qui croit en Son Créateur, le Feu est son onde,
Tel le papillon qui voit la Lumière et se dirige vers les Flammes,
Elle sentira sa Chaleur, et se baignera dans sa Lumière. »


Et elle n'aura aucune crainte de la mort, car le Créateur sera son épée, son bouclier, le sable sous ses pieds. Le regain de confiance qui suivit était le miroir de sa foi brûlante. Elle sentit une nouvelle force la prendre, et la douleur commença à s'atténuer. Un effet temporaire, envoyé par l'adrénaline. Mais elle voulait croire que c'était sa foi qui l'avait causé. D'un mouvement, elle prit la dague enfoncé dans son flanc et l'arracha d'un coup. Le sang se mit à couler, et elle regarda la mage.

« J'ai traversé les forêts hostiles de cet endroit, tuant ceux que je pensais être mes frères, libérant de la folie Divine qui avait pris ceux que je devais protéger par le fil de ma lame. J'ai couru, bouclier au devant et mettant mon propre corps en défense d'une femme que je ne connaissait pas, et qui s'avèrent être une lumière d'espoir au milieu des ténèbres. Je vous donne ma parole : Toute chose est connue du Créateur. Je vous protégerais, comme je vous ai sauvé, du mieux que je peux tant que je resterais ici. Et si ma Lame se devrait d'être retournée contre vous, ce serait si vous étiez une bête aussi stupide que de penser que vos pouvoirs vous donne l'audace de vous autoproclamer une déesse. »

Elle regarda la mage avec toute l'intensité de sa détermination. Elle ne rigolait pas. C'était son devoir, et elle n'allait pas lui mentir. Le sang coulait toujours sur son flanc.

« Maintenant, si vous avez dans votre cœur la force de pardonner à quelqu'un de mon Ordre, et de m'empêcher de quitter cette vie avant que mon heure n'ai sonné. Si mon discours a instillé en vous quelque confiance, et si j'ai pu mettre mes intentions totalement au clair... Je vous demande de m'aider à votre tour, s'il vous plaît. Soignez moi, mage ! Soignez-moi et faites la volonté du Créateur. »


Elle se rendit compte qu'appeler quelqu'un « mage » n'était pas forcément très respectueux, ni forcément une bonne idée. Elle offrit son nom en échange d'une quelconque excuse.

« Je m'appelle Léah. Templière de mon droit. »



Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue le Créateur qui me donne
Une âme à la fois noble et fière.


En ce lieu d'opprobre et de pleurs,
Je ne vois qu'horreur et ombre.
Les années s'annoncent sombres,
Mais je ne connaîtrai pas la peur.

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Mer 29 Aoû - 15:46

Que Justice soit faite



Le visage ponctuellement déformé par la douleur, la Templière laissa finalement échapper un faible rire qui secoua son corps mutilé. Lynne garda néanmoins sa composition, laissant la jeune femme formuler ses explications. Edwin demeurait dans un état similaire, calme et attentif. Ainsi, c’étaient deux paires d’yeux qui se focalisaient sur la blessée, qui s’exprima finalement.

« Ah... Vos paroles m'emplissent de joie. C'est un peu idéaliste de vouloir sauver une innocente au milieu de cette... de cette folie. Mais, j'ai toujours cru que c'était à quoi servait l'Ordre des Templiers. »

Demeurant muette face à cette réponse, la brune ne pouvait cependant s’empêcher d’être intriguée par ces paroles empreintes de noblesse. Elle était parfaitement consciente que tous les Templiers n’étaient pas nécessairement des gardiens sans cœur ou des tueurs d’Apostats, mais elle avait été habituée à tellement de froideur et de distance de leur part quand elle vivait encore au Cercle que cette simple constatation lui paru étonnante. Le souci de l’autre, en particulier d’une personne comme elle – une maudite du Créateur … Voilà qui était singulier.  
Ses pensées furent coupées court par le pieux discours de la Templière. Ces paroles … elle les avait déjà entendues de nombreuses fois par le passé, et encore maintenant. Mais dans le contexte qui entourait leur sanglante rencontre, elles lui inspirèrent un sens nouveau qui résonnaient avec ses propres convictions. Un individu, quelle que soit sa caste, est jugée en fonction de ses actes et non de son statut. Cela valait aussi pour les Templiers ; il y avait sans doute une humanité bien dissimulée derrière leur austérité, et des personnes bonnes et justes parmi ceux qui se plaisaient à tourmenter les mages. Cette femme semblait faire partie de la première catégorie – quelqu’un qui avait un semblant d’honneur, de principes et de bonté. Et d’une foi sans pareille envers le Créateur, à en juger par les versets qu’elle récitait avec une conviction qui l’effrayait presque.

Soudainement, la Templière porta sa main à sa blessure au sein de laquelle une dague demeurait toujours enfoncée. D’un mouvement instinctif, les doigts de Lynne se dirigèrent vers la femme en armure dans une tentative de la stopper dans son geste.

« Attendez-- Ne faites pas ç-- … ! »

Mais déjà, les doigts de la guerrière se refermèrent sur la manche de l’arme, la tirant d’un coup sec hors de sa plaie. Lynne se crispa, suffoquée face à ce geste à la fois inconsidéré et douloureux. Plus rien ne retenait le précieux liquide écarlate, qui s’écoulait à une vitesse que Lynne jugeait alarmante. Pourtant, sa sauveuse parue ignorer les sinistres conséquences de son geste, son regard rencontrant le sien avec une maîtrise olympienne.

« J'ai traversé les forêts hostiles de cet endroit, tuant ceux que je pensais être mes frères, libérant de la folie Divine qui avait pris ceux que je devais protéger par le fil de ma lame. J'ai couru, bouclier au-devant et mettant mon propre corps en défense d'une femme que je ne connaissais pas, et qui s'avèrent être une lumière d'espoir au milieu des ténèbres. Je vous donne ma parole : Toute chose est connue du Créateur. Je vous protégerais, comme je vous ai sauvé, du mieux que je peux tant que je resterais ici. Et si ma Lame se devrait d'être retournée contre vous, ce serait si vous étiez une bête aussi stupide que de penser que vos pouvoirs vous donnent l'audace de vous autoproclamer une déesse. »

Elle proféra ces paroles avec le sérieux que Lynne accordait aux Templiers, la saisissant sur le moment. Les iris brûlantes de détermination de la jeune femme ne laissaient pas de place au doute quant à ses intentions.

« Maintenant, si vous avez dans votre cœur la force de pardonner à quelqu'un de mon Ordre, et de m'empêcher de quitter cette vie avant que mon heure n'ai sonné. Si mon discours a instillé en vous quelque confiance, et si j'ai pu mettre mes intentions totalement au clair... Je vous demande de m'aider à votre tour, s'il vous plaît. Soignez-moi, mage ! Soignez-moi et faites la volonté du Créateur. »

Le sang s’écoulait dangereusement, aussi Lynne n’hésita pas plus longtemps pour la rejoindre avec Edwin. A vrai dire, sur le moment, elle était davantage animée par l’urgence de la situation que par le discours de la Templière, sa compassion prenant le dessus sur sa raison.

« Je m'appelle Léah. Templière de mon droit. »

« Et bien Léah, la prochaine fois, essayez de me convaincre sans vous vider de votre sang. » répliqua immédiatement la mage avec un mélange d’irritation et d’inquiétude tout en s’agenouillant aux cotés de sa patiente. « On ne vous apprend pas ce type de geste chez les Templiers ? Ne JAMAIS retirer un corps étranger d’une plaie ! Ne faites plus ça ! »

Lynne avait proféré ces paroles sans réfléchir, ne se rendant compte qu’après coup de l’insolence dont elle avait fait preuve.

« … Excusez moi. C’est juste que … » tenta-t-elle de se justifier avant de soupirer sans finir sa phrase, dépitée à la fois par sa tentative de s’excuser et de la situation dans laquelle la dénommée Léah s’était mise. « … Vous pouvez m’appeler Lynne. »

Tandis qu’elle resserrait son emprise sur le bâton pour se concentrer sur un sort de guérison, son compagnon remettait en ordre son bandeau afin de masquer sa marque d’Apaisé. Ce dernier sembla jeter un coup d’œil bref aux environs, attentif à la potentialité que d’autres Templiers ou Apostats soient attirés par l’agitation qui s’était déroulée il y a à peine quelques minutes. Il tourna finalement la tête vers la blessée.

« Et moi, c’est Edwin. Merci de nous avoir aidé … vous auriez pu finir aussi mal que nous, du moins si vous aviez choisis de passer votre chemin au lieu de nous prêter assistance. Quelle bravoure. »

Son ton était comme lui : sans émotion. Une personne non familière avec les Apaisés pourrait interpréter ses derniers mots davantage comme de l’ironie plutôt qu'une manière d’exprimer la reconnaissance qui était due en pareilles circonstances.

« Que faisiez vous dans les parages, au juste ? Essayez vous de mettre de l'ordre dans cette guerre, où êtes vous de passage ? »

La curiosité n'était pas du commun des Apaisés, mais de la discussion naissait un semblant de réconfort tout en étant un moyen de grappiller des informations sur cette personne dont ils ne connaissaient rien.

Lynne, de son coté, rassemblait ses forces pour regénérer la blessure de Léah. La plaie pris un peu plus de temps qu’à l’accoutumée de s’effacer, mais finalement, le saignement stoppa. Exténuée, elle demeura attentive à la discussion des deux tout en surveillant les réactions de la Templière. Elle s’attendait presque à ce que celle-ci revienne sur ses paroles. Lynne n’avait pas l’habitude de faire confiance aux personnes de son espèce – et si elle avait envie de la croire, elle ne pouvait s’empêcher de rester sur ses gardes.



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Chevalier-Templier
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Lun 10 Sep - 22:07

Justice sera Faite


Léah pouvait sentir son sang se répandre doucement sur son flanc. Ah... ça n'avait pas été une bonne idée de retirer la dague de la blessure. La mage avait raison d'être affolée. Mais la Templière avait été prise dans son discours dans un de ses élans de passions, et elle n'avait pas réfléchi. Cela lui ferait peut être une belle cicatrice.

« Ah, Lynne... Bénis soit les Justes, ceux qui Eclairent le chemin dans les Ténèbres.
Dans leur sang la Volonté du Créateur est écrite. Vos mains, Lynne. Elles brillent. »

Léah sourit à ses propres paroles. La perte de sang l'avait peut être rendu un peu délirante, mais elle était heureuse. Marchant dans les bois des Marches Solitaires, elle avait trouvé le désespoir. Mages et Templier s'entre déchirant dans une guerre suicidaire. Elle s'accrochait hardiment à son idée du pardon. Mais il n'y avait aucune merci à donner dans cet endroit. Juste la mort. Juste la souffrance. Il fallait fuir, ou combattre et périr. Alors quand elle vit Lynne la soigner, une puissante sensation de joie et de soulagement la prit. Les mains de Lynne brillaient.

L'adrénaline du combat, et la passion ardente de Léah, commença à redescendre doucement. La douleur de la blessure était une énorme épine plongé dans son flanc, et elle grimaça à nouveau sous la douleur, remontant une main pleine de sang de sa blessure. Mais Lynne ne pourrait pas la soigner comme ça. La templière fit signe à la mage d'attendre, et fit sauter les boucles en cuir qui retenait son plastron. Elle n'était vêtu que de son gambison qui étaient entièrement déchiré à l'endroit de sa blessure, qui serait facile à écarter. Et puis, Léah n'allait pas se déshabiller devant une parfaite inconnu. Même pour se faire offrir du soin. Quelle idée !

Les douces mains de la mage apaisèrent immédiatement la douleur de la blessure. Elle commençait les préparations du sort de soin, et Léah la laissa faire, profitant de la chaleur de l'énergie qui commençait à se répandre dans son corps. Elle savait que le moment où la chair et les muscles se reconnecteront ne serait pas agréable.

Pendant ce temps, l'ami de Lynne, qui portait un étrange bandeau sur le front, examinait les environs machinalement, sans la vitesse particulière qui accompagne la bête inquiète de s'être fait traquée par le prédateur. C'est quand il parla que la Templière comprit la petite particularité de cet homme. Il était étrange que Lynne s'occupe toujours d'un apaisé. Très étrange en effet. A Montsimmard, les apaisés avaient été abandonnés, sauf par quelques mages qui ont très vite abandonnés cette tâche fastidieuse. Mais Léah n'afficha aucune surprise au ton de l'homme, et répondit, en anticipant le moment où Lynne la soignerait.

«Ah, vous avez du l'avoir vu. Les Templiers qui restent sont beaucoup moins nombreux qu'avant. Le gros de la meute s'est fait rappelé à Val Royeaux. Vous pouvez vous rendre compte que je trouve ce développement très suspicieux. Certaines de la Chantrie pensent que l'Ordre est revenu à sa raison, et retourne pour la sauver de l'Inquisition et de la faille. C'est une véritable blague, si vous voulez mon avis. »


Elle pointa le plastron qui était déjà enfoncé avant de s'être battu contre la Templière qui menaçait Lynne et Edwin.

« C'est en tentant de discuter avec les Templiers qui restait pour avoir des informations que j'ai récolté ça. Et- Créateur ! »

Lynne venait d'entamer le processus de guérison pendant que Léah discutait avec Edwin. La Templière serra les dents pour ignorer la sensation de démangeaison horrible qui était en train de parcourir son flanc. Elle pouvait sentir ses muscles et sa chair repousser pendant de longues secondes, mais finalement le sang stoppa. Cela laissa Léah éreinté en revanche. Son corps avait prêté de l'énergie au sort pour permettre à celui ci de bien fonctionner. Ignorant sa fatigue, comme une brave Templière se le devait, elle prit un moment pour attraper le bras de Lynne fermement.

« Je vous remercie, Lynne. Vous m'avez sauvée. »


Regardant la mage dans les yeux pendant un court moment pour s'assurer qu'elle comprenait qu'elle était sincère, Léah prit son épée longue à une main pour s'aider à se relever. Fatigué, elle arriva néanmoins à se relever sans tituber ni tomber à nouveau. Plantant son épée à terre pour s'en servir comme contre-pied, elle regarda Edwin et Lynne et leur dit.

« Et vous ? Que fait une mage étrangère à Férelden, ainsi que son apaisé ? »

Le prénom Lynne était peut être du coin, Léah n'en savait rien. Mais elle avait remarqué le petit accent de la mage qu'elle ne pouvait pas très bien situer, peut être plus loin au nord. Vers le Névarra, ou les Marches Libres. En tout cas, elle était presque certaine que c'était différent de celui de Férelden. Elle n'avait donc pas tort. Après tout, elle avait elle-même un accent Orlésien.








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Dim 16 Sep - 22:44

Que Justice soit faite



Edwin observait son interlocutrice dans une sérénité surnaturelle, attentif à la réponse qu’elle lui offrait pendant que sa compagne continuait ses soins. Elle-même gardait une oreille attentive alors qu’elle mobilisait sa magie pour mettre fin à la souffrance de leur protectrice, mais le sujet évoqué la faisait réfléchir sur les intentions des Templiers.

Mais la mage chassa bien vite ces pensées qui venaient obstruer sa concentration.

Lynne ne broncha pas face à la réaction de Léah, qui réagissait à la régénération de ses tissus. La chair, les muscles, la peau se regénéraient dans une croissance miraculeuse, obstruant petit à petit le sang dont l’écoulement se ralentissait à chaque seconde. Ce type de sort n’était pas sans effets secondaires pour sa patiente, d’autant plus qu’il ne lui restait plus beaucoup de mana pour fournir l’énergie nécessaire à la fermeture de la plaie ; aussi fallait-il que le corps de la blessée palie à cela.

Soudainement, une poigne forte lui agrippa le bras, la faisant alors sursauter. Sous le coup de la surprise, la mage de soin releva la tête pour croiser le regard intense de la Templière. D’une voix ferme, mais avec une once de douceur, elle lui fit part de sa reconnaissance.

« Je vous remercie, Lynne. Vous m'avez sauvée. »

Dans les yeux de la guerrière se lisait un sérieux qui, s’ils soulignaient la sincérité de ses paroles, intimidaient légèrement la mage par leur assurance. Elle s’efforça à soutenir ces deux iris qui radiaient de force.

« I-Il n’y a pas de quoi … ! »

Se saisissant alors de son épée, Léah s’aida de son arme afin de se relever progressivement. A ses cotés, Edwin se rapprocha pour offrir un peu de son aide à la jeune femme tandis que Lynne s'appuyait sur son propre bâton afin de se remettre debout.

L’attention de la Templière revint alors sur le duo, plantant son épée au sol pour s’en servir de contrepied. Le duo l’observa en silence, yeux sombres et argentés rencontrant les deux billes brunes de la guerrière.

« Et vous ? Que fait une mage étrangère à Férelden, ainsi que son Apaisé ? »

« Mais comment-- … ? »

L’expression de la brune devint hésitante alors que le noiraud ne semblait pas particulièrement étonné que leur identité ait été partiellement découverte. En soi, de multiples indices avaient aidé la soldate en ce sens. Le léger accent de Lynne, le comportement d'Edwin ... Il n'était donc guère étonnant qu'elle en arrive à ces conclusions.

Pourtant, Lynne ne pouvait s’empêcher de demeurer méfiante à l’égard de cette femme, et ce malgré les preuves de sa bonne volonté. Il ne s’agissait pas d’un ressentiment qui avait quoi que ce soit de personnel avec cette femme en particulier. Mais les Templiers lui avaient simplement fait trop de mal pour que la douleur soit aisée à oublier. C’était un réflexe presque naturel chez elle de ne pas accorder sa confiance au premier venu. Qu’il s’agisse d’une Templière rendait simplement plus aisée l’expression de cette prudence innée.

« Ce n’-- … Edwin n’est pas « mon » Apaisé. C’est mon ami, et nous sommes à Ferelden pour vivre notre vie comme nous l’entendons. » se défendit-elle.

Sa main libre passa sur l’avant-bras de son compagnon, qui tourna doucement la tête vers elle dans un calme parfait, presque effrayant. Lynne, quant à elle, fixait la Templière tandis qu’elle poursuivait.

« Je sais que ce n’est pas quelque chose que vous aimez entendre, et je comprends très bien pourquoi. Mais je vous promets que je ne veux faire de mal à personne et que je sais contrôler mes pouvoirs, j’ai passé ma Confrontation il y a très longtemps …» lui indiqua t’elle, que trop consciente du devoir de la Templière. « J’espère que … ce n’est pas dans vos intentions de nous emmener avec vous. Je sais bien que les Cercles ne sont plus mais … ce qu’ils représentent est toujours là. »

Le risque avait toujours été présent, sous-jacent. Et c’était sans doute cela qui la rendait si défensive à l’égard de cette femme ; non pas sa personne, mais ce qu’elle représentait. Le retour possible à une prison qu’elle craignait. Une cage qui l’empêcherait de continuer la mission qu’elle s’était assignée. Edwin devait être sauvé, coûte que coûte … et si elle-même était incapacitée, c’était une quête impossible.

« Laissez-nous rentrer chez nous. Vous … pouvez même venir avec nous, si vous voulez vous reposer. »



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