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[Flashback 9:35] Catfight [Pv Fenris]

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Ennemi public n°1
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Dim 29 Juil - 23:40

Catfight


Une fois n’est pas coutume, nous étions encore à l’auberge du Pendu. Cet endroit était à la fois le meilleur et le pire de Kirkwall. La bière y était affreusement mauvaise, toute la vermine de la ville y traînait, les bagarres étaient fréquentes… Mais Isabella et Varric y avaient leurs quartiers et c’était là que Hawke les rassemblait tous quand l’envie le prenait de les aider à « créer des liens ». S’il était honnête avec lui-même, Anders avait généralement mieux à faire de son temps que de venir ici. Il avait une clinique à tenir, des Templiers à échapper, la prochaine réunion du Mage Underground à préparer… et en plus de cela il ne pouvait pas boire d’alcool à cause Justice qui désapprouvait tellement fortement l’ivresse qu’il serait capable de le posséder pour l’empêcher de boire quelque chose de plus fort que du cidre, et il était tellement mauvais à la Grâce Perfide que les autres membres du groupe ne lui réclamaient même pas leur dû quand il perdait. Bref… Venir à l’Auberge était une perte de temps.

Mais il était impossible de refuser quoi que ce soit à Hawke. Depuis trois ans que le Champion était à Kirkwall, Anders s’était vu traîner dans des situations pires les unes que les autres. Le fait qu’il soit le seul mage libre capable d’utiliser des sortilèges de soin dans la région y était pour beaucoup, à n’en pas douter, et il n’arrivait pas à dire non. L’idée que le groupe parte sans healer fiable affronter  des dragons dans les mines ou des Tal-vashoth sur la côte lui était insupportable et la culpabilité qu’il ressentait en les laissant partir le rongeait jusqu’à leur retour.  

Il en était de même avec les soirées comme celle-ci. Hawke ou Varric, même des fois Isabella, descendaient à la clinique et le traînait presque de force jusqu’au pub sous prétexte qu’il avait besoin d’une pause et de se détendre de temps à autre. Que rester enfermé à travailler jusqu’à ce qu’il tombe de sommeil ou de manque de manaa n’était pas sain…. Généralement c’était également le bon moment pour lui reprocher de ne pas assez se nourrir, de ne pas assez dormir, sortir, socialiser etc. Quand cela ne marchait pas, et surtout quand Isabella s’était dévoué pour venir le chercher, cela finissait généralement en chantage affectif à base de « tu ne veux plus nous voir ? Tu préfères écrire ton manifeste dans le noir plutôt que de voir tes amis ? On est juste des patients que tu suis en mission, c’est ça ? ».

Ce soir ne faisait pas exception. Il était donc assis entre Varric et Merril à écouter le nain raconter comment nous avions échappé aux Tréfonds lors de l’expédition menée par son frère, provoquant des petits bruits excités et choqués de l’elfe à ma droite. Merril se cachait parfois même les yeux sous l’émotion. Excédé et connaissait déjà cette histoire je me levai pour atteindre le comptoir. Je commandais une miche de pain et une assiette de soupe (j’avais promis à Hawke de dîner ce soir) puis je revins m’installer à la table. Sauf qu’au moment de rejoindre mon siège, je réalisai que ma comparse apostate s’était rapprochée de Varric, occupant ma place et laissant la sienne inoccupée.

Je ne tenais pas particulièrement à être assis à côté de Varric mais la distance de sécurité entre Fenris et moi se réduisait à présent à Hawke aux côtés de qui je pris place. Le Champion m’adressa un sourire en me voyant revenir avec mon repas et un regard qui signifiait « si tu emportes ça à darktown pour le distribuer je me fâche ». Je soupirai et  je rompis mon pain pour en tremper une partie dans mon ragoût. Fenris, qui s’était arrêté de parler lorsque Hawke avait tourné la tête vers moi, reprit la parole. Quelque chose à propos d’esclavagistes dans les montagnes et de disparition dans le bascloitre. J’essayais de ne pas écouter mais le ton montait progressivement à mesure que Hawke argumentait qu’ils avaient des missions plus importantes à accomplir en premier et qu’il serait toujours temps d’arrêter les esclavagistes plus tard.

Je retins de justesse un petit rire désabusé. Repousser l’arrestation d’esclavagistes leur permettait de faire des victimes, mais ce n’était pas mon combat, j’avais bien assez à faire avec le cas des mages. Dans le fond de ma pensée, une colère sourde gronda. Je soupirai … Justice avait probablement raison, que ce soit mon combat ou pas il était injuste de laisser des innocents souffrir aux mains des esclavagistes… Mais après tout si Hawke ne voulait pas y aller que pouvaient-ils faire ? Y aller seuls ? Ce serait de la folie et cela n’aiderait personne d’aller se faire tuer pour la bonne cause. Il revint à son assiette et essaya de se concentrer sur l’histoire de Varric qui portait à présent sur le golem démoniaque qu’ils avaient affronté pour sortir. Dans ses souvenirs le golem ne faisait pas plus de cinq ou six mètres, mais apparemment du point de vue de Varric il en faisait au moins quinze…. Problème de hauteur de vue ou les ennemis grandissaient-ils graduellement avec le temps dans les histoires du conteur ?



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Elfe en colère
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Dim 29 Juil - 23:53
Catfight  


Fenris n’avait pas nécessairement envie d’être là. Il avait voulu rencontrer Hawke en tête à tête lorsqu’il s’était pointé à son domaine, mais le Champion l’avait entraîné encore une fois à l’Auberge de Pendu en lui disant qu’ils pouvaient discuter là-bas et qu’il pourrait revoir ses compagnons de route en même temps. Fenris n’était pas tout à fait enchanté d’aller socialiser en ce moment, mais il ne voulait rien lui refuser et comme Hawke y allait, la seule façon de pouvoir discuter avec lui ce soir, c’était de le suivre.
 
Il était donc maintenant assis à côté de Hawke à entendre Varric raconter encore une fois comment ils avaient réussi à vaincre les Tréfonds. Il était resté silencieux une bonne partie de la soirée, à boire. Il aurait peut-être dû manger, mais il avait l’estomac noué et l’esprit ailleurs. Tous les compagnons de Hawke s’étaient ramassés à l’Auberge ce soir-là, ce qui était plutôt rare. Merril écoutait avec fascination le nain poursuivre son histoire. Isabella n’était pas loin non plus. Ils avaient même réussi y à traîner – surement de force-  Anders, pour le déplaisir de l’elfe. Fenris aurait espéré que le mage soit encore à s’occuper de malades, comme cela, il n’aurait pas à le tolérer avec ses commentaires sur les mages libres et sur la tête bornée qu’il était, mais il n’aurait pas le choix. Et il faudrait qu’il reste calme. Hawke n’aimait pas quand ils se prenaient la tête tous les deux, bien que cela soit habituellement très divertissant pour le reste des compagnons. Rester calme n’était déjà pas dans ses habitudes… Mais Fenris respectait assez Hawke pour essayer de ne pas écraser le cœur d’Anders s’il commencerait à lui faire un discours pathétique sur les mages et les cercles qui les réduisaient à être contraints. Parce que ça allait arriver. Ça arrivait toujours quand les deux étaient dans la même pièce. Au moins, pour l’instant, considérant que le mage était assis à côté de Varric qui animait la salle, il ne pourrait pas trop lui lancer des pics d’où il était. Comme Fenris commençait à pianoter de façon un peu trop impatiente et rageuse sur la table, Hawke dû réaliser que s’il ne parlait pas à l’elfe rapidement, celui-ci finirait par exploser. De toute façon, il lui en prenait peu pour le faire.
 
- De quoi voulais-tu me parler Fenris ?
 
Le guerrier ne se le fit pas dire deux fois. Il avait entendu des rumeurs d’esclavagistes qui kidnappaient des gens sur les routes qu’ils croisaient pour retourner à Tevinter. Bien sûr, Fenris était au courant que les troupes d’esclavagistes étaient nombreuses tous comme les rumeurs fausses. Mais cette fois, il était presque certain que l’information était fondée. Il avait lui-même vérifié l’histoire des disparitions et cela s’était démontré juste. Ils étaient maintenant dans les montagnes. C’était sûrement l’endroit le plus avantageux pour les arrêter. Une histoire de rien avec l’aide de Hawke. Mais alors qu’il lui expliquait le plan sommaire qu’il avait ébauché, le Champion de Kirkwall le surprena. Il trouvait qu’ils avaient le temps d’aller arrêter ses esclavagistes plus tard. Qu’ils avaient d’autres missions importantes à faire avant. Hawke se tourna alors pour saluer Anders, qui revenait à la table après s’être trouvé de quoi à manger et qui avait perdu sa place auprès de Varric qui en était maintenant à parler de golems géants.
 
Comment Hawke pouvait dire qu’il y avait d’autres choses de plus importants à faire ! Que faire attendre des gens pris au piège, attachés, affamés et surement battus plusieurs jours de plus étaient une solution ? L’ancien esclave se raidit et sa main, restée sur la bouteille de bière, eut une prise beaucoup plus serrée. Fenris continua sa conversation avec Hawke, se foutant royalement que Anders écoute la conversation. Il chercha à convaincre Hawke, lui expliquant qu’avec peu de compagnons, la route se ferait vite. Qu’ils étaient en mesure de le faire facilement. Que la rumeur de cette aide envers des esclaves sans rétribution pouvait en ajouter à sa réputation à Kirkwall. Mais le Champion ne voulait rien entendre et réitérait qu’il faudrait attendre. Le ton avait monté  et les compagnons avaient commencé à jeter des regards inquiets vers l’elfe et le Champion. Varric, pour sa part, continuait son histoire, peut-être pour essayer de calmer l’atmosphère ou tout simplement parce qu’il n’avait pas remarqué l’argumentaire.
 
La colère grondait à l’intérieur de Fenris. Il en tremblait. Il avait osé mettre sa fierté de côté pour demander de l’aide et c’était comme cela qu’il était récompensé ?. L’elfe ne pouvait concevoir que Hawke considérait faire attendre les esclaves. Le Champion n’avait jamais connu cette condition, bien attendu. Ils étaient sûrement apeurés. Dans les montagnes, plus ils monteraient en altitude, plus il ferait froid. Les plus vieux mouraient les premiers, sûrement du froid ou du fait d’avoir été battus, car il n’arrivait pas à avancer assez vites. Et les jeunes ? Il était possible que les esclavagistes aient aussi pris des enfants, qui était beaucoup plus facile à mater une fois avec un maître avec un peu d’expérience.  Fenris ne pouvait les faire attendre. Après la montagne, il y avait un risque qu’il ne puisse plus retrouver leur trace.
 
Fenris en tremblait maintenant, en proie à une rage mal contrôlée. Il brilla alors subitement bleuté et Varric se tu. Si l’elfe s’illuminait comme cela, c’était qu’il était très énervé ou prêt à tuer quelqu’un. Et comme sa rage était dirigée vers Hawke, un vent d’inquiétude se leva. Mais malgré tout, Fenris ne pouvait penser à blesser à celui qui l’avait aidé à tuer Danarius. À la place, la bouteille de bière vola en éclat dans la main de Fenris, le coupant au passage, et l’elfe se leva brusquement de table, regardant d’un air amer Hawke.
 
- Si tu crois qu’ils ne peuvent pas être ta priorité, alors tu n’es pas mieux que leurs bourreaux.
 

Fenris marcha vers la porte. Ses mots était lourds contre Hawke, il en avait partiellement conscience. Peut-être s’était-il laissé emporter comme toujours. Il s’en voudrait même sûrement lorsque la poussière serait retombée. Mais il n’arrivait pas à faire taire la colère qu’il avait. Il lui semblait injuste de ne pas faire passer les esclaves en premier. Tant pis, il ferait comme il avait originellement pensé. Il irait libérer ses esclaves seul.

 

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Ennemi public n°1
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Lun 30 Juil - 0:03

Catfight


Ah ça pour écouter leur conversation Je n’avais pas vraiment le choix de faire autrement. Plus le ton montait et moins les gens autour avaient le choix d’écouter leur conversation. Varric tentait vaillamment de continuer son récit en faisant comme s’il n’y avait pas de problème mais sans grand succès car tout le monde s’était plus ou moins tourné pour comprendre pourquoi l’elfe rageur était encore en train de rager. Pour ma part je feignais de m’intéresser au contenu de mon assiette en attendant que l’orage passe. M’en mêler n’aiderait ni Fenris ni Hawke (et surtout pas Hawke) alors pour une fois je laissai faire les choses en silence.

Je ne comprenais pourtant pas la réaction de Hawke. Des esclavagistes sur la côte semblaient en effet une priorité, dans le sens où ils faisaient souffrir des gens à notre portée et qu’ils risquaient de disparaître sitôt leur quota rempli. Fenris avait l’air d’avoir pris le temps de se renseigner, donc le sablier coulait déjà, bref… On avait tout réuni pour une mission urgente. Mais Hawke s’obstinait à refuser. Le guérisseur étudia le Champion avec perplexité, Hawke avait l’air tendu malgré son apparente tranquillité et ne céda pas un pouce de terrain à l’elfe qui se leva, lança une phrase assassine et injuste avant de quitter la salle comme une furie.

Pour moi, un Fenris en moins dans la pièce c’est une pièce plus saine, même au Pendu, où clairement la compagnie n’était pas au top du prestige. Néanmoins je demeurai surpris du refus de notre leader. Je me penchai dans sa direction pour lui parler.

- « Est ce que nous avons des missions importantes dont tu aurais oublié de me parler ? »

Hawke soupira et passa une main hésitante sur sa nuque.

- « C’est ce tueur de femmes qui me turlupine. Cullen m’a demandé d’enquêter et je n’arrive pas à pense à autre chose. Je comprends que Fenris soit fâché, mais cet homme fait autant de mal à la ville que les esclavagistes... »

Je ravalai une réplique bien sentie sur le fait que les Templiers donnent des ordres au champion de Kirkwall, respirai à fond jusqu’à ce que Hawke reprenne la parole.

- «  Il ne va pas y aller tout seul, hein ? Il n’est pas idiot à ce point là ? »

- « Il réalise probablement qu’il ne peut pas y arriver tout seul où il ne t’aurait pas demandé d’aide. »

Hors de question de culpabiliser Hawke, mais je sentis Justice se dresser en moi. Évidemment que ce satané elfe allait prendre sa grosse épée et son gros égo et aller taper sur les esclavagiste tout seul. Avec ça il allait probablement se faire tuer au passage. Je croisai le regard de Varric qui signifiait qu’il en était arrivé à la même conclusion. Soupirant intérieurement je calculai mes chances de survie si je m’en mêlait. Cette simple pensée sembla déclencher une vague de satisfaction chez Justice. Je laissai mon assiette vide sur la table et m’excusai au près de mes camarades en prétextant qu’avec le froid, il fallait que je fasse une tournée dans Darktown pour m’assurer que tout le monde avait un abri pour la nuit.

Endossant mon manteau à plume, mon seul manteau pour être exact, je sortis de l’auberge du Pendu en frissonnant. Il avait neigé quelques jours au par avant et s’il n’avait pas fait assez froid pour que les routes blanchissent, il n’en était pas moins que toute la ville avait allumé ses cheminées et sorti ses duvets… enfin pour ce qui était de ceux qui avaient des cheminées et des couvertures en tout cas. Je rentrai rapidement à la clinique, fourrai de maigres vivres dans mon sac de voyage, une tunique dépourvue de trous, des potions de soin, des potions au lyrium, des baumes. Me relevant j’attrapai au passage mon bâton et jetai le sac sur mon épaule.

- «  J’espère que tu es content Justice, il va probablement nous arracher le coeur de la poitrine dès qu’il va nous voir et s’en sera fini du combat pour libérer les mages ! »

Quelque part en moi je ressenti diverses émotions entremêlées que je n’osai pas interpréter… Tout ce que j’avais besoin de savoir c’était qu’il ne me laisserait probablement aucun répit cette nuit si je ne rattrapai pas Fenris. Je me mis donc en route vers le chemin le plus court pour atteindre la montagne. Heureusement depuis Darktown il y avait des raccourcis pratiques. Je me trouvai donc sous la lumière pâle de la lune sur le chemin qui quittait Kirkwall et par la sainte culotte d’Andraste, j’apercevais Fenris passer les portes de la Haute Ville et se diriger vers moi au loin. Je m’assis sur une pierre pour l’attendre, me préparant mentalement pour l’affrontement qui allait suivre.



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Elfe en colère
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Lun 30 Juil - 0:19
Catfight  


Fenris avait fermé la porte sans grand ménagement. Il en avait même oublié la cape qu’il avait portée pour se rendre à l’auberge. Il ne le remarqua que lorsqu’il senti le picotement de la peau qui gèle sur ses avant-bras découverts par son armure. Alors qu’il marchait d’un grand pas, le vent nordique le calma légèrement et le fit ralentir. Il s’était emporté, encore une fois. Il avait fait une autre scène devant les seuls personnes qu’il pouvait considérer comme des proches. Il n’avait pas été très gentil avec Hakwe non plus. Il l’avait jugé sévèrement, mais Fenris ne pouvait pas faire autrement. Il n’arrivait pas à comprendre ce qui pouvait bien être plus important que sauver des gens de l’esclavage. Il ne souhaitait cela à personne, même pas à Anders. Mais pourquoi avait-il refusé, bon sang ? Ce n’était pas dans ses habitudes de faire cela à ses compagnons les plus proches. Fenris était bien conscient qu’il avait souvent demandé l’aide de Hawke à travers les années. Mais ce n’était pas une excuse pour refuser de le suivre, cette fois. C’était beaucoup plus pour les gens emmenés de force dans cette montagne que pour l’ancien esclave. Son soupir se transforma en buée glacée alors qu’il senti le poids sur ses épaules s’alourdir. Il ne savait pas si c’était une bonne idée d’aller seul vers les esclavagistes, mais il n’avait plus le choix à présent. Il connaissait bien la solitude, ce n’était pas un problème en soit. Mais en traînant avec Hakwe et ses compagnons, l’émotion était plus difficile à gérer maintenant.

Se frottant les avant-bras a continuant de marcher vers le manoir, l’elfe pestait contre le froid qui s’immisçait partout. Il avait vécu la majorité de sa vie dans les terres chaudes de Tevinter, où un froid comme celui de cette soirée était rare. Et malgré le fait qu’il n’était pas retourné en Tevinter depuis longtemps, il n’arrivait pas à se faire à l’hiver. Le pire, c’était que la saison commençait à peine et que bientôt, de la neige s’infiltrait partout et le froid serait encore plus mordant. Il regretta de ne pas avoir pris sa cape, mais hors de question pour lui de retourner à l’auberge. Il avait encore une fierté.

Fenris entra dans le manoir quelques minutes plus tard. Il n’avait pas le temps de se reposer avant d’aller rejoindre le groupe d’esclaves. Une seule nuit pourrait lui faire perdre la trace de tout le groupe. Il prit donc le strict nécessaire, c’est-à-dire son épée et des vêtements chauds. Bien qu’il passait la plupart du temps nu pieds, il n’avait pas d’autres choix que de mettre des bottes pour réussir à passer le temps froid. C’était des bottes longues, très minces, mais dotées d’un chaud duvet qui lui permettait à la fois de lui donner l’impression qu’il était nu pied et de le garder au chaud. Il prit aussi la deuxième cape qu’il avait dans sa maigre garde-robe. Fait du même tissu  et de la même fourrure de ses bottes, il pouvait la mettre sur lui sans pour autant enlever son armure habituelle. Elle avait même un capuchon qui lui permettait de couper le vent lorsqu’il s’élevait. Un cadeau de Varric lorsqu’il avait vu le pauvre elfe grelotter au premier hiver qu’il avait passé avec eux. Il l’appréciait beaucoup et comme Varric l’avait prédit, elle l’avait gardé au chaud à tous les coups.

Fenris prit donc la route qui l’emmenait vers les montagnes. Il passa la porte de la ville sans rencontrer âme qui vive. C’était mieux ainsi. Il n’avait pas le goût de soulever des murmures à son passage. La capuche de sa veste relevée sur sa tête, il marchait d’un bon pas, essayant de prévoir comment libérer les esclaves sans se faire prendre. Il leva seulement la tête lorsqu’il fut à quelques mètres seulement de la dernière personne qu’il voulait voir dans cette situation. Il ne pouvait pas se tromper sur l’identité de l’humain devant lui, bien qu’il priait pour que ne soit que son imagination qui s’amusait avec lui ce soir. Il senti la colère qu’il avait réussi à contenir en marchant dans le froid le réchauffer de la tête aux pieds.

- Si c’est pour te moquer, mage, j’espère que tu ne tenais pas trop à la vie. De toute façon, ce n’est pas comme si elle t’appartenait encore.

Considérant qu’il partageait son esprit et son corps avec un démon, il était une chose, plus un humain de l’avis de l’elfe. Et une menace à abattre un jour ou l’autre. Mais pour l’instant, Fenris avait autre chose à faire que répondre aux sarcasmes d’Anders, et donc, il continua son chemin. Ce n’est que lorsqu’il entendit le mage se lever et le suivre qu’il comprit qu’il ne serait pas capable de s’en débarrasser avant de l’avoir insulté. Fenris soupira. Il n’avait pas le temps pour cela.

- Si c’est pour me faire la morale sur mon comportement à l’auberge, vas-y. Je vais faire semblant d’écouter.

Fenris ne se tourna même pas, continuant sa route comme s’il se parlait à voix haute.



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Ennemi public n°1
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Lun 30 Juil - 0:22

Catfight


Je regardais Fenris monter le chemin qui montait jusqu’à ma position, Il me restait quelques minutes pour réfléchir. Je savais pertinemment que l’elfe n’allait pas simplement accepter son aide, Je n’étais moi-même pas très motivé à la donner et à cette pensée, Justice s’indigna violemment à l’intérieur de ma tête. Oui oui, je sais, aller porter secours à ces gens était la chose juste à faire, même après une semaine de 70 heures à la clinique et une mission avec Hawke dans les égouts pour nettoyer le carta local…. C’est seulement que si je n’étais pas habitué à manquer de sommeil je ne tiendrais probablement plus sur mes jambes depuis des années.
Lorsque j’ai quitté les Gardes des Ombres je ne pensais pas que je me retrouverai dans ce genre de situation encore une fois, dans l’ombre d’un nouveau leader qui me traînerait… nous traînerait partout. Des fois lorsque je suivais Hawke, j’avais de hallucinations, j’entendais la voix de Wulf ou de Velanna. Lorsqu’Isabella et Merril discutaient derrière moi il n’était pas rare que je me retourne en pensant retrouver Velanna et Sigrud. Etre un Garde des ombres ne me manquait pas, j’avais assez exploré les tréfonds pour le reste de ma vie, mais les Gardes que j’avais fréquenté, eux, me manquaient parfois.

La tristesse puis la compassion m’envahit, puis l’espoir. Je me souris à moi même, Justice aussi s’ennuyait d’eux parfois, à sa manière. S’il aurait préféré cent fois rester dans l’immatériel il était néanmoins reconnaissant de l’aide et de la compagnie que nous lui avions apporté. Nous enfuir après avoir fusionné a brisé nos deux coeurs, car nous abandonnions des êtres chers dans notre fuite.

Je n’avais plus le temps de m’apitoyer sur mon sort cependant. Je soupirai fortement et me levai alors qu’il arrivait à ma hauteur …. et s’adressait à moi avec toute l’étendue de sa verbe et de sa délicatesse…

- « Comment se fait-il que tu ne puisse ouvrir la bouche sans me donner envie de te tordre le cou ? Je pense que tu devras des excuses à Hawke plus tard, c’est certain, mais ce n’est pas la raison de ma présence. »

J’attrapai son sac et trotta à sa suite, il avait beau peser cinquante kilos sur la balance, Fenris transportait son bardas à une vitesse ahurissante. Il était plus petit et moins solidement bâti que moi et pourtant il réussissait des prouesses physiques dont je serai parfaitement incapable, et ce tous les jours. Une fois revenu à sa hauteur, mon bâton calé entre mes omoplates et mon sac, je reprenais la parole.

- « Ecoute, je ne suis pas là pour me moquer ou te faire la morale. Je pense que tu as raison pour les esclavagistes, c’est une urgence. On ne peut pas en vouloir à Hawke de se concentrer sur ce tueur en série et tu ne peux pas y aller tout seul, tu vas te faire tuer et ça n’aidera personne ! Alors je viens avec toi. »

Je laissai le flot de paroles qui suivit me couler dessus un moment, je savais que ça n’allait pas passer sans douleur. Je brassais donc ma patience et mon courage jusqu’à ce qu’il ait fini.

- « En fait tu n’as pas vraiment ton mot à dire, je te suis, c’est tout. De toute façon si je ne viens pas t’aider, Justice va me harceler jusqu’à ce que j’y aille. Je n’ai pas tellement le choix. »

Et pour illustrer mes propos je lui passai devant avec mon meilleur air de détermination et je marchai vers la montagne. Je n’avais vraiment aucune hâte d’arriver cela dit, si la ville avait été épargné par la neige, ce n’était pas le cas des hauteurs et le sol commençait déjà à givrer là où nous étions. Il fallait reconnaître que des rapts en cette saison étaient étonnant. Les Tevinters détestaient globalement le froid et s’il n’avaient pas de quotas à respecter ils seraient sûrement déjà rentrés dans leur pays avec leur marchandise. Kirkwall était du pain béni pour eux, après l’attaque Qunari sur la ville les environs regorgeaient de tal vashoth isolés et le bascloitre était le dernier soucis des gardes de la cité. Si nous laissions faire les choses la démographie de Kirkwall allait bientôt chuter.

- « Pour être tout à fait honnête avec toi, certains de mes patients ont disparu. Des elfes surtout, je n’en ai pas pensé grand-chose car il arrive que certains ne viennent pas me voir pendant des semaines s’ils se portent à peu près bien, mais depuis que tu as mentionné les esclavagistes, je me demande s’ils n’ont pas été emmenés aussi… Je ne peux pas rester les bras croisés…. Que ça te plaise ou non. »




Anders s'exprime en #cccccc
Justice s'exprime en #ccffff
Vengeance s'exprime en #9999ff

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Elfe en colère
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Mar 31 Juil - 1:38
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Anders n'avait même pas ouvert la bouche que l'elfe était déjà à bout de nerf. Il avait toujours la petite phrase pour essayer de te sentir mal dans n'importe quel action que tu faisais. Comme s'il était un saint celui-là ! Il voulait créer le chaos sur le monde et il n'avait pas de remords. Et après, il venait dire que c'était Fenris le plus borné des deux ! Au moins, lui, il avait compris que les mages étaient des bombes ambulantes et que le mieux, c'était de les contrôler et de les mettrent loin des sources de tentations. Sinon, ça donnait des mages comme Anders. Une personne avec un pouvoir destructeur qui laissait libre place à un démon.  Un danger public. Fenris soupira un peu trop fort.

- Fait ce que tu veux, mage. Mais ne compte pas surmoi pour sécher tes larmes quand tu ne pourras plus avancer. J'ai pas besoin d'un poids mort.


Ça allait être un long périple. De toute façon, que l'elfe hurle ou grogne, Anders ne ferait qu'à sa tête, surtout avec ce petit air déterminé alors qu'il marchait maintenant près de lui. Aussi bien le laisser se décourager lui-même après quelque temps..

Plusieurs minutes plus tard, Fenris avançait sans problème dans la neige qui commençait à l'accumuler plus ils montaient dans les montagnes. Malgré son épée presque aussi grande que lui, son armure et son sac de provisions plutôt chétif, l'elfe ne ralentissait pas l'allure. Il avait appris à la dure à traîner beaucoup plus lourd que lui sur des kilomètres qui n'en finissaient plus. Et puis, Fenris avait l'impression que les marques de lyrium lui apportaient aussi une force que le commun des elfes, même aussi entraînés que lui, n'avaient pas. Anders le suivait toujours, son pas ne ralentissant pas encore. Le vent froid se faisait de plus en plus présent et on ne voyait maintenant que les yeux verts et perçants de l'elfe qui ne semblait pas manquer une seconde de ce qui se passait. Et le plus important dans tout ça, c'est que depuis un moment, l'elfe et l'humain étaient silencieux.

Fenris aurait du s'en douter sur le pourquoi Hawke avait refusé de l'aider. Fenris avait entendu les rumeurs de ces meurtres affectant des jeunes femmes de la région. Mais pourquoi ne lui avait tout simplement pas dit cette raison ? Il aurait compris... Ou en fait non. Il aurait quand même voulu que les esclaves passent en premier, même s'ils n'allaient certainement pas mourir, au contraire. Le résultat aurait été le même. Il était vrai que les paroles qu'ils avaient lancées à Hawke méritait des excuses... Mais pas avant qu'il sache que les esclaves étaient en sécurité. Sinon, le champion de Kirkwall ne méritait que des insultes de plus, puisqu'avec une équipe complète, il aurait pu réussir avec certitude. Maintenant, il se retrouvait avec ce foutu mage extrémiste. Pas nécessairement l'équipe de rêve qu'il avait voulu.

En même temps, l'ancien esclave n'était pas fou. Il savait que seul, il n'y avait de grande chance qu'il ne soit pas capable de mener l'expédition à bien. Mais disons qu'il aurait espéré que la personne qui l'avait attendu sur la route ne soit pas celle qu'il détestait le plus. Il lui faudrait serrer les dents et avancer en le sentant poser son regard à chaque fois sur lui.  Alors qu'ils avaient l'habitude de se tenir le plus loin possible l'un de l'autre, Fenris devait maintenant passer des heures, voire des jours seul avec lui. L'enfer sur terre quoi. Pour l'instant, du moins, ce silence était tolérable et semblaient convenir aux deux combattants. Il faudrait le briser d'un moment à l'autre toutefois.

- Tu suis toujours, le mage ? On risque de devoir avancer plus rapidement avant de perdre leurs traces.

En effet, ils avaient rapidement trouvé des traces des esclavagistes dans la neige. Mais avec le vent, elle s'effaçait graduellement. Le temps se faisait aussi plus gris. Fenris espérait que se ne soit pas une tempête.


[
Fenris parle l'universelle en #009900
Et le tévène en #ff0000

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Ven 3 Aoû - 2:24

Catfight


Je roulai des yeux, pour qui me prenait-il ? Une fleur délicate élevée en serre ? Je vis dans le quartier le plus moisi de Kirkwall, je passe mon temps à m’épuiser physiquement pour sauver des vies, j’ai été dans la Garde des Ombres. Ce n’est pas de la randonnée en montagne qui va me faire pleurnicher. Je remercie quand même les deux pierres de feu que j’ai dans les poches de me tenir un peu plus au chaud que ma tunique. Remontant mon capuchon sur ma tête pour éviter d’avoir les cheveux mouillés par la neige. J’étais un peu surpris du manque de résistance de l’elfe. Si j’étais tout à fait honnête avec moi-même, je m’étais attendu à ce qu’il hurle, grogne, brille, me menace de m’arracher le cœur à main nu ou quelque chose de cet acabit. Mais rien ne vint qu’un vague défi.

Justice sembla s’agiter quelque peu, rien de vraiment défini, quelque chose entre la satisfaction et l’amusement. Bien, bien, tu as eu ce que tu voulais, c’est merveilleux maintenant laisse moi me concentrer sur où je mets mes pieds. La neige ne nous empêchait pas vraiment d’avancer, je n’étais pas un homme de constitution particulièrement robuste et l’armure de Fenris pesait plus lourd que lui. Nous ne nous enfoncions pas tant que cela dans les chemins encombrés avec nos paquetages légers.

Le chemin se faisait en silence pour sa plus grande partie, c’était sans doute plus sage de notre part de toute façon. Fenris et moi n’avions jamais pu nous adresser la parole sans avoir une furieuse envie de nous taper dessus. Ce qui était dommage vraiment. S’il était capable de se détacher de sa haine des mages, l’elfe réaliserait peut-être à quel point nous avions semblables. nous avions tous deux été arrachés à nos familles, nous avions tous deux vécu dans un monde qui n’offrait que trop peu de possibilités, nous avions subi des outrages qui relevaient d’une oppression qui gangrenait nos patries. Nous avions lutté pour nous en sortir, nous avions passé une partie de notre vie à fuir. Nous avions trouvé refuge à Kirkwall, avec Hawke. Nous avions tellement de choses à nous dire et portant nous étions incapables de communiquer.

Il s’était passé au moins deux heures d’un silence presque confortable lorsque Fenris  m’adressa à nouveau la parole, absorbé par mes pensées je failli ne pas saisir le sens de ses mots. Je le pris une seconde pour remettre mon cerveau en connexion avec la réalité puis lui adressai un sourire un peu moqueur.

- «  Quoi ? Tu pensais m’avoir perdu dans la neige ? Je suis fereldien, la neige c’est mon habitat naturel… ça la boue et l’odeur des chiens à ce qu’il paraît…. Il faudrait demander à Hawke, je n’ai pas croisé beaucoup de chiens dans ma vie. »


Je trottinai pour atteindre sa hauteur, là où se trouvaient les traces en question. Je n’avais jamais été un bon pisteur, mais suivre des traces de pas, c’était dans mes cordes. Je hochai la tête.

- « Dépêchons nous dans ce cas. Le plus vite nous aurons réglé ça le plus vite je pourrai retourner à ma routine. »

Ma routine étant proche du manifeste-clinique-dormir-manifeste-clinique-dormir répéter jusqu’à ce que Hawke débarque et me sorte de ma tanière ou que les templiers me tombent dessus…. Ou que le Mage Underground se réunisse.

La chance était avec nous, la piste ne menait pas de l’autre côté de la montagne mais à l’entrée d’un souterrain que nous ne connaissions pas. Ce n’était pas faute d’avoir exploré la zone avec Hawke pourtant. Nous étudiâmes l’endroit autant que possible avant de nous y engouffrer, une torche à la main. Le long du couloir qui descendait sous terre était bordé d’un liseré de lampions éteints, sans doute pour éviter d’attirer l’attention sur l’endroit. J' aurais pu facilement tous les allumer d’un geste mais je me doutai que Fenris allait s’énerver. A la place j'en ouvris un et l’alluma avec sa torche.

- « les souterrains ont souvent de multiples destinations et ces lanternes sont à combustions lentes. Je suggère que nous en allumions quelques une sur notre passage afin de marquer notre chemin et de ne pas tourner en rond. »




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Elfe en colère
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Ven 10 Aoû - 3:00
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Fenris avant effectivement espéré perdre le mage dans la neige. Ça aurait été un problème et moins. Et puis,  il en avait marre de toute cette neige. Même après plusieurs années loin de la température chaude de Tevinter, l'elfe n'arrivait pas à s'habituer au froid. Alors qu'il avait un foulard, une bonne cape, des  bottes et une température pas si mal pour un hiver à Kirkwall, il espérait vraiment qu'il trouve les esclavagistes rapidement. S'il avait su que le blondinet avait des runes de feu dans ses poches, il aurait sûrement attaquer Anders sous prétexte de se réchauffer un peu. Et puis, honnêtement, peut-être aussi pour le plaisir. Mais hors de question qu'il lui demande de le réchauffer. Plutôt mourir de froid. De toute façon, l'Abomination serait trop ravi de lui faire remarquer qu'il aimait bien la magie lorsque ça l'arrangeait. C'était vrai en partie. Il avait été sauvé souvent par les dons d'Anders lors de combats. Et à chaque fois, il en ressentait une honte étrange. Comme si accepter toute forme de magie était de donner raison à son défunt maître. Et c'était dans ses moment-là qu'il devenait le plus acide possible avec Anders. La magie n'était qu'un fléau. Voilà ce que c'était.

Il laissa Anders poursuivre la route devant lui, car tant qu'il était occupé, il ne se lamentait pas par rapport aux pauvres mages et à l'injustice des chantrie. Fenris ne pouvait pas dire que le mage était exempt de talents, car il pista les traces des esclavagistes malgré la neige qui continuait à tomber. Au découragement le plus total de l'elfe, c'était une grotte qui se présentait devant eux. Il détestait ses souterrains qu'il avait arpenté quelques fois avec Hawke. La noirceur, le plafond trop bas, l'humidité... Tout cela lui rappelait amèrement ses «quartiers» dans le sous-sol de Danarius et ses innombrables journées à rester immobile en espérant que le Maître se soit finalement lassé de son jouet. Bref, il aurait mille fois mieux voulu poursuivre sa route dans la neige que d'entrer là-dedans. Mais il n'avait pas le choix. Lui et le mage était possiblement les seules personnes en mesure de les sauver avant d'atteindre des contrées trop éloignées. Après quelques minutes à regarder aux alentours pour être certains qu'il n'y avait pas de pièges - du moins à l'entrée - le duo improbable entrèrent complètement dans la caverne. Fenris soupira donc en enlevant le foulard qui le cachait le visage et la capuche de sa cape qui avait réussi à garder sa tête relativement au sec.  Il suivi Anders des yeux jusqu`à ce que celui-ci allume la première torche. Il s'approcha et pris une torche à son tour pour ensuite l'allumer, autant pour en avoir une deuxième en cas de pépin que pour se réchauffer.

Fenris inspecta les premières alternatives qui se présentaient devant eux. La caverne ressemblait surtout à une galerie et déjà à l'entrée, il y avait deux chemins que le mage et le guerrier pouvaient emprunter. Même en essayant d'entendre des sons lointains, il n'y avait rien. Les esclavagistes devaient être déjà loin dans les galeries. Les petites roches qui composaient le sol était aussi pilé d'un côté et de l'autre. Bref, il n'y avait aucune façon de trouver le bon chemin. Il faudrait un coup de chance. Fenris grogna bruyamment, énervé. Il n'avait pas de temps à perdre avec ce jeu de labyrinthe. Il faudrait donc se fier au plan d'Anders et allumer à des intervalles réguliers des torches au mur pour ne pas se perdre. Le fait que ce soit l'idée d'Anders qui soit la plus intelligente en ce moment ne plaisait évidement pas à Fenris, mais avait-il vraiment le choix ? Il se tourna donc vers le principal intéressé, toujours près de l'endroit où il avait allumer leur première source de lumière.

- Tu veux une carte de félicitations avec une pâtisserie et une chandelle pour te remercier d'avoir trouver l'endroit ? Allez le mage, ne traîne pas.

Fenris marcha donc vers le passage de gauche. Avec un peu de chance, ils tomberaient tout de suite sur le bon chemin. En même temps, les deux compères n'étaient pas nécessairement reconnus pour leur chance légendaire - déjà que Anders avait manqué sept évasions de son cercle... - cela pouvait peut-être mal tourner. Il n'y avait que le temps qui jouaient en leur faveur, car si une réelle tempête s'annonçait, les esclavagistes n'auraient pas d'autres choix que d'attendre. Sans vraiment dire à Anders que son idée était bien, l'elfe commença à allumer des torches sans dire un mot. Après quelques minutes de marche cependant, Fenris eut un grognement de rage. Un autre choix de tunnel. Rien dans le tunnel ne laissait croire qu'ils étaient sur la bonne route et le passage plutôt exigüe mettait Fenris en cran.

- C'est n'importe quoi.  On risque de se perdre avant même d'avoir trouver les esclavagistes et les prisonniers. Ce n'est pas tes torches allumées un peu partout qui nous aideront à les trouver.



 


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Ennemi public n°1
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Mer 15 Aoû - 14:32

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Je n’avais pas du tout hâte de m’enfoncer dans ces galeries. Mais alors pas du tout. Nous étions à peine entrés qu je croyais voir des portes de cellules le long des couloirs, et le bruit du vent semblait amener avec lui des clameurs d’engeances … Je savais pertinemment qu’il n’en était rien et lorsque je me concentrai sur les sons autour de moi ou que je me retournai pour vérifier, il n’y avait rien de suspect. C’était toujours ainsi lorsque j’entrai dans un endroit confiné et inconnu. Les égouts et les tunnels de Darktown n’avait pas de secrets pour moi, je savais constamment où se trouvait la sortie la plus proche, je ne me sentais pas piégé.

- «  Si tu as ramené des pâtisseries je ne dis pas non et pour ce qui est de la carte tu sais où l’envoyer, ma clinique est toujours au même endroit. » rétorquai-je en résistant à l’envie de lui faire un geste grossier. « et le ‘’mage’’ a un nom, qui n’a pas changé non plus. Après quatre ans on pourrait pensé que tu l’aurais appris, l’elfe. »

Je cachai ma nervosité aussi bien que je le pouvais dans les circonstance et laissai Fenris ouvrir la marche. Je me connaissais bien et je savais que d’ici quelques dizaine de minutes mon angoisse m’empêcherait de me souvenir des décisions prises précédemment. Avec Hawke c’était facile, il suffisait de se taire et lui faire confiance mais avec Fenris pour guider le chemin , disons que la confiance n’est pas vraiment quelque chose d’acquise. Non pas que je doutais de son sens de l’orientation mais… De tout le reste oui.

Je le suivis cependant sans broncher dans le chemin de gauche en allumant une lampe sur dix le long du passage. Bien sûr la technique évitait de se perdre, c’était indéniable. Marquer son chemin évite de tourner en rond après tout, mais à chaque fois qu’un lampion s’embrasait je sentais une vague de soulagement. Comme si ce n’était pas assez difficile de se déplacer dans ces couloirs étroits et d’être sous la terre il n’était pas question de se déplacer dans le noir.

Un soupir m’échappa, jamais il n’ouvrait la bouche pour faire autre chose que critiquer ? Regardant autour de moi, j’essayai de trouver une raison de ne pas emprunter le passage le plus étroit. Heureusement pour moi, mon imagination est plutôt coopérative quand il s’agit de ne pas se mettre en danger plus que de raison.

- «  Allumer les torches n’est pas sensé aider à trouver quoi que ce soit, seulement à ne pas tourner en rond ! » dis-je à voix basse pour ne pas provoquer d’écho. « S’ils passent par là avec des gens qui potentiellement se débattent je ne pense pas que ce passage soit idéal…. Je propose qu’on prenne l’autre... »

Je pouvais sentir Justice au fond de moi qui faisait surface progressivement. Rien ne paraissait à l’extérieur, mais sa présence me calma un peu, pire que d’être dans un endroit étroit, inconnu et sombre, il y avait être dans un endroit étroit, inconnu, sombre et seul. Parce que non je ne comptait pas vraiment sur Fenris pour être une présente rassurante. En cas de crise de panique ou de n’importe quel problème, je pouvais compter sur lui pour trouver une raison de me tuer plutôt que de m’aider. J’imaginai déjà les moqueries qui en découlerait s’il se rendait compte que j’étais complètement claustrophobe…

Il paraît que je devrais m’estimer heureux que mon année de confinement n’ai laissé que cela comme séquelles. La plupart des gens ont des hallucinations au bout d’une semaine de solitude et perdent complètement l’esprit après un mois. Personne avant mois n’était resté plus d’un mois en cellule d’Isolement, dans aucun cercle. A bien y réfléchir je n’étais pas certain que c’était la seule séquelle. Mais c’est difficile de faire la part de ce qui appartient à mon année d’isolement et ce qui appartient aux combats rangés dans les tunnels des tréfonds. Car la Garde des Ombres n’avaient pas vraiment arrangé le problème. Il ne blâmait personne en particulier je comprenais que cela faisait parti du rôle de la Garde et j’en faisais partie. De plus je n’avais jamais vraiment expliqué à Wulf à quel point c’était difficile pour moi de descendre dans les tréfonds. Le Commandant semblait pourtant avoir en partie compris, enfin c’était ainsi que j’interprétai le fait qu’il m’ait offert Ser Pounce a Lot, pour soulager mon anxiété quant à ma situation. Il ne m’aurait pas laissé emmener le chat dans les tréfonds sinon.

Je secouai la tête pour revenir au présent, j’étais parti un peu trop loin de l’instant T,, oublié le tunnel, oublié Fenris et la mission. A la façon dont il me regardait d’ailleurs j’avais l’impression d’avoir manqué quelque chose. Peut-être m’avait il parlé sans que je m’en rende compte…

- « De quoi ? Tu peux répéter ? »

Tu veux avoir l’air d’un idiot ? Demande à Anders, il a des répliques toutes prêtes pour toi, il te les donne gratuitement… Par la sainte culotte d’Andraste il fallait vraiment que je reprenne mes esprits, on était pourtant pas encore tellement loin de la sortie.



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Elfe en colère
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Dim 26 Aoû - 20:55
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Fenris n'avait pas remarqué le trouble de son compère d'infortune. Premièrement parce qu'il lui faisait dos la plupart du temps et deuxièmement parce qu'il n'avait jamais porter attention aux sentiments du mage. Anders était plutôt patient avec l'elfe, ce qui était être surprenant considérant la façon presque constante que Fenris le critiquait. Il était même étonnant s'il lui avait dit plus de deux phrases neutres dans les dernières années. Fenris était venu et reparti souvent, autant pour aller accomplir des tâches seul que pour prendre congé de tous ses compagnons trop volubiles pour lui. Il avait quand même passé les trois dernières années complètement seul. Il revenait toujours lorsque Hawke s'en attendait le moins. Peut-être repartirait-il encore une fois après cette tâche avec Anders terminée. Il ne savait pas s'il pouvait pardonner au champion de Kirkwall le fait de ne pas au moins lui avoir envoyé un compagnon avec lui - bon, oui, il avait Anders, mais le mage était venu de lui-même... Et il aurait préféré quelqu'un d'autre, honnêtement - pour le soutenir.

N'empêche, Anders avait raison. Si les esclavagistes retournaient vers Tevinter, c'est qu'il devait avoir plusieurs esclaves avec eux. Faire passer dans un aussi petit passage plusieurs d'entres eux ne serait pas possible. Les elfes, qui devait être la majorité de la «cargaison» des esclavagistes, étaient peut-être faits de petites constitutions, mais pas assez pour ne pas être à l'étroit. Et que dire des humains… Fenris donna donc raison au mage, ce qui était particulièrement rare. Et il n'allait sûrement pas lui dire.  Comme seul commentaire, l'elfe eut donc un grognement agacé. Anders devait déjà s'estimer heureux, il n'avait pas une nouvelle critique à recevoir. En même temps, c'était tellement rendu routinier lorsque ces deux-là était ensemble que ni l'un ni l'autre ne devaient se sentir offusqué à chaque piques lancées.

Sans faire signe à Anders, l'elfe Tevintide commença à entrer dans le chemin qu'Anders avait indiqué. Il était effectivement assez large pour faire passer plusieurs personnes côte à côte. Mais il y avait un de ses vents froids qui s'engouffraient dans la grotte comme si une ouverture n'était pas très loin. Il n'était pas très loin de l'entrée, mais Fenris n'avait pas remarqué qu'un vent leur avaient indiqué le chemin lorsqu'il avait du choisir entre deux alternatives. Fenris n'aimait pas ça, il n'aimait pas les grottes et il n'était pas certain que ce vent était de bonne augure. Il s'était juré de ne pas retourner dans ce genre d'endroit après s'être sauvé de Danarius. Et maintenant, il ne retrouvait dans une grotte froide et humide comme il avait passé la majorité des dernières années. Et ça il troublait beaucoup plus que Fenris aurait pu le croire. Mais il ne pouvait pas perdre de vue qu'il était le seul espoir des esclaves pris au pièce dans cette grotte. Malgré ses réticence, il devait y aller encore plus loin.

Il ne pu pas vraiment faire beaucoup de pas de plus, car alors que Fenris voulu réellement continuer la route dans la tunnel, une lumière vive l'éblouit un bref moment. La lumière d'une torche. Le plus rapidement possible - et peut-être pas le moins subtilement possible - l'elfe rebroussa chemin, s'étonnant de voir qu'Anders n'avait pas véritablement bougé d'où il était quand Fenris l'avait laissé quelques secondes plus tôt. C'est l'arrivée de l'elfe qui fit réagir le mage. Il l'avait dit tout haut, sa phrase, et elle se répercutait maintenant sur les parois de la grotte. Super. L'elfe ne pris pas la peine d'expliquer en long et en large pourquoi il avait l'air si paniqué après quelques secondes loin de lui.  Il pris Anders par le collet de son manteau et le poussa sans délicatesse dans un coin un peu plus sombre, arrachant par la suite la torche des mains du mage pour l'étreindre du mieux possible dans le sol. Il eut tout juste le temps de faire signe à Anders de ce taire que le deux Tevintides, en jugeant leurs vêtements dans le noir, sortirent du tunnel où Fenris se tenait quelques instant plus tôt. L'un des deux parla dans une langue que l'elfe connaissait trop bien.

- Je te jure que j'ai entendu parler en revenant ici. De l'Universelle.

Fenris pris son épée en main, tendu et attendant le moment propice pour attaquer. Il voyait déjà rouge à la vue de gens de Tevinter.


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