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[Flashback 9:40] Le fil d'Ariane [PV Varric et Fenris]

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Ennemi public n°1
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Lun 30 Juil - 1:54

Le fil d'Ariane


Un éclair de cheveux noirs, le vol d’une robe de lin bleue et les bruits de course précipitée à travers les bois. Devant moi Éléa attrape son fils de quatre ans et le soulève pour avancer plus vite. L’autre petit garçon doit avoir dix ans tout au plus,, il se retourne pour regarder, il tombe. Je vois sa mère se retourner mais je suis déjà à sa hauteur.

- « Dépêchez vous ! Ils nous rattrapent. Aller Mat’ je soignerai ça une fois en sécurité »

Mat’ me regarde avec ses yeux plein de larmes, ses genoux sont écorchés mais rien qui justifie qu’on s’arrête quand on a dix templiers aux trousses et que le seul mage valide c’est moi. Ce n’est cependant pas après moi qu’ils en ont, les lâches. Ils ont reconnu Mat, qui était au cercle de Kinloch et que sa mère a récupéré il y a quelques semaines. Apparemment ils ont toujours son phylactère, je ne vois pas d’autre raison pour qu’il s’attaque à un enfant de dix ans au milieu d’un tel chaos. Ils ne savent pas encore à qui ils ont affaire cependant, il faut juste que j’arrive à les mettre à l’abri avant de faire volte face et de riposter.

Je prends la main de Mat’ et je le traîne à ma suite. Le gamin suit comme il peut en essayant de ne pas pleurer aussi bravement qu’il le peut. Mais même dans leurs armures lourdes les templiers courent plus vite qu’un gamin de douze ans ou qu’une femme chargée d’un enfant en bas âge. Il faut que nous nous cachions. Je repère sur notre gauche une caverne qui peut être défendable.

- «  Mat, rattrape ta mère et dit lui d’aller se cacher dans la grotte je vous rattrape. »

- « Mais... »

- « Fais ce que je te dis, je m’occupe des templiers. »

Mat hésite une seconde puis court vers sa mère, elle me jette un regard mais fait ce que je demande en prenant son fils par la main. J’enlève le capuchon de ma cape et je ferme les yeux. Je ne vais pas y arriver tout seul, et je dois être prêt avant qu’ils arrivent et qu’ils me purgent de ma magie. Je sens l’énergie qui m’envahis, je sens notre communion opérer. Et je m’abandonne à l’oubli et à l’aveuglement.


Nous sommes prêts, notre essence brûle autour de nous, elle s’échappe de notre être comme les flammes d’un incendie tente de s’échapper d’une forêt trop étroite pour son appétit. Nous piégeons les alentours avec les glyphes électriques les plus puissants que nous connaissons, et nous attendons de pied ferme à quelques dizaines de mètres de la grotte. Nous pouvons les entendre avant de les voir, nous n’avons même pas besoin d’ouvrir les yeux pour savoir dans quelle direction nous envoyons nos sorts. Une chaîne d’éclair tout d’abord, qui désoriente nos cibles et  ricoche entre elles en les frappant au hasard.

Deux glyphes se déclenchent. C’est le moment de frapper. Notre bâton tournoie au dessus de notre tête, descend contre notre hanche, puis pointe loin devant nous pour déclencher une explosion d’éclairs. Nos ennemis encore debout battent en retraite, nous entendons le mot « abomination », mais nous n’en avons cure. Si c’est ce que nous sommes c’est aussi ce qui nous a permis de survivre encore aujourd’hui. Nous nous tournons vers la grotte, nous allons sûrement effrayer les humains dans notre état actuel. Nous achevons les trois blessés que nous avons mis à terre.

Mieux vaut revenir à notre état initial avant d’entrer dans la caverne. Nous ne nous oublions jamais, nous ne sommes jamais aveugles.


Je reviens à moi et il y a trois morts à mes pieds, quoi que Justice ait fait, les autres templiers ont dû s’enfuir. Je ne doute cependant pas une seconde qu’ils reviendront. Je cours vers la caverne et je monte une barrière avant de l’explorer plus avant. Dans le fond je retrouve Elea, Mat’ et Edard.  Assis au près d’un cours d’eau souterrain.

- « Anders !! »

Mat’ se lève et cours vers moi. Je le soulève de terre et viens m’installer près de sa mère avant de l’installer sur mes genoux. Je passe ma main sur ses rotules blessées et un éclair bleu plus tard il n’y a plus rien.

- «Merci » murmure Elea. « Est ce qu’ils sont…. »

- « Trois d’entre eux, les autres sont sûrement partis chercher du renfort. C’est triste à dire mais tant qu’ils auront son phylactère ils le retrouveront, ce qui veut dire que fuir ne sert à rien. Je vais devoir les prendre un par un jusqu’à ce que celui qui le détient tombe et que l’on puisse le récupérer. »

- « Je suis tellement désolée de vous avoir entraîné là dedans. »

Je laisse s’échapper un rire clair et je la rassure d’un sourire.

- «  Ne vous en faîtes pas, je suis ici pour aider les mages à se battre pour leur liberté, si ce n’était pas Mat, ce serait simplement une autre situation compliquée. Restez ici, reposez vous, buvez, et laissez moi m’occuper des templiers. »

Je n’aurai pas de mal à les entendre tambouriner contre la barrière de toute façon, il sera aisé de détecter leur arrivée.



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Elfe en colère
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Dim 5 Aoû - 22:37
Le fil d'Ariane  


Ils l'avaient cherché longtemps. Lorsqu'il avait su qu'Anders s'était enfuit de Kirkwall, il n'avait pas été surpris. Maintenant qu'il avait fait sauté une chanterie entière, il n'était pas là pour ramasser les dégâts. C'était typiquement le style du criminel qu'il était maintenant. Sauver sa peau sans pour autant gérer ce qu'il avait déclenché. Et ça, c'est si c'était Anders qui avait eu l'idée. Parce qu'il n'était pas seul dans son corps. Il y avait Justice aussi... Et Vengeance. Peut-être que les trois étaient d'accord pour ce plan inhumain. Peut-être pas. Mais il n'y avait besoin que de la volonté d'un pour forcer les autre et pour mettre en place ce qu'il fallait et faire exploser le tout ensuite. Anders n'était plus vraiment Anders. Et autant Fenris était révolté par le fait qu'Anders l'était laissé possédé pour être plus puissant - comme ce que veut tout les mages, il le savait depuis bien longtemps - autant l'elfe trouvait que cela avait assez duré. Hawke n'avait pas eu le courage d'abattre Anders comme il aurait du le faire depuis belle lurette. Tout le monde se doutait que le mage ne contrôlait plus toujours Justice. Mais il était si charmant, pourquoi le tuer quand ils nous est utilise ? Pour éviter qu'une chose comme l'explosion de la chanterie de Kirkwall n'arrive. Si Hawke n'arrivait pas à tuer Anders, c'était à lui de le faire. Il était temps d'en finir. Autant pour le bien de tous que pour celui de Anders. Fenris doutait qu'il n'était plus vraiment humain, mais de plus en plus abomination.

Dans tout cela, Fenris se sentait idiot d'avoir laisser Anders en vie toutes ses années. Bien sûr, malgré que l'elfe lui montrait clairement son hostilité, l'humain n'avait toujours soutenu dans tous les combats et lui avaient sauvé la vie plusieurs fois. Il avait fini par le tolérer... de loin. Sauf que Ander en avait profité pour mettre le monde sans dessus dessous et maintenant, il avait laissé tout le monde au cœur d'une bataille entre mages et templiers. Alors, dès que les choses se calmèrent à Kirkwall, Fenris plia bagage et quitta la compagnie d'Hawke et les autres et parti vers les terres où il y avait les plus de chances que la guerre entre mages et templiers soient intenses... Enfin, il quitta presque tout le monde, sauf Varric, qui le suivi. L'ancien esclave ne comprit pas trop pourquoi, en fait. Il avait toujours veillé sur Fenris à sa façon, mais de là à le suivre dans cette aventure ? Malgré les commentaires de Fenris pour le repousser et qu'il retourne avec Hawke, le nain ne changea pas d'idée, même en sachant que l'objectif de l'elfe était clair : tuer Anders.

L'elfe et le nain cherchèrent Anders plus longtemps que Fenris l'avait prévu. Avec Sebastian qui avait juré de tuer le mage, le principal intéressé fit profil bas longtemps. Mais plus les semaines passèrent et plus ils entendirent des rumeurs sur un mage guérisseur, mais aussi sur des templiers tués par un mystérieux mage très puissant. Ils était clair pour Varric et Fenris que c'était probablement Anders. Fenris ne s'était donc pas trompé en se fiant à son instinct et en cherchant le mage dans les terres où les combats faisaient le plus rage. Leurs pas les emmenèrent donc dans les marches solidaires plusieurs mois après leur départ de Kirkwall.

Ils finissaient souvent à la taverne lorsqu'ils arrivaient dans une nouvelle région. Pas seulement parce que Fenris avait encore de la difficulté avec la sobriété, mais aussi parce que c'était l'endroit idéal pour savoir les rumeurs et les événements marquants. Fenris et Varric avaient passé une bonne partie de la journée à jouer à la Grâce Perfide sans entendre quoi que se soit d'intéressant. L'elfe commençait à perdre patience, c'était déjà la troisième fois qu'il se faisait plumer par Varric et il avait pour ainsi dire l'impression qu'il perdait son temps. Pas qu'il n'aimait pas Varric. Au contraire en fait. Il aimait bien la compagnie de ce nain qui l'écoutait se plaindre sans trop se décourager. Et puis lui donnait toujours des conseils pertinents, même s'il faisait comme si ça ne l'intéressait pas.  Mais Fenris n'aimait pas voir ses maigres avoirs partir dans la poche déjà garnie du nain. C'est alors qu'une troupe de templiers, sept pour être plus précis, entrèrent dans la taverne dans un état que Fenris reconnu bien: un état de frayeur, mais de colère aussi. Il commencèrent à parler et à boire comme si seul la bière pouvait aider à gérer ce qu'il avait vécu.

- Mais vous avez vu ses yeux ? Et son visage !...


- Il envoyait des éclairs bleus sur le pauvre Jacob sans broncher, alors qu'il hurlait de douleur ! Il est pas humain, je vous dis... Une abomination.

Fenris regarde Varric, d'un regard entendu. Les templiers avaient rencontrés Justice. À voir dans quel était ils étaient, il ne contre-attaqueraient pas de sitôt. Cela laissait la chance au duo d'aller eux-mêmes rejoindre Anders sans trop de témoins.

***

Le nain et l'elfe n'avaient pas eu à chercher longtemps. Les templiers n'avaient pas essays de cacher leur traces lorsqu'ils s'étaient enfuient et les corps devant la caverne donnaient un indice assez révélateur de l'emplacement de la cachette du mage. Fenris s'agenouilla près d'un des corps. Il était à moitié calciné. L'œuvre de Justice sans doute. Il avait déjà vu ses marques assez souvent sur les champs de bataille qu'il avait partagé avec Anders.

- Tu vois ce que ça a donné de le laisser partir ? Il sème encore plus de morts sur son passage. Et ça ne sera jamais assez pour la «liberté des mages».

Sur ce, l'elfe se leva et entra dans la grotte... Tout du moins dans la barrière protégeant l'entrée. Fenris pesta, se frotta le nez qu'il avait maintenant engourdie. Il aurait du s'en douter, mais comme toujours, lorsqu'il s'agissait d'Anders, il ne voyait pas toujours clair. Insulté d'avoir foncé dans la barrière comme cela - avec Varric comme témoin en plus - Fenris enleva son épée de son dos, la pris bien en main et commença à frapper dessus. Ça allait être plutôt long comme alternative, mais cela faisait lui faisait un bien fou. Il frappait avec rage malgré ses bras qui s'engourdissaient en raison des coups répétés sur la barrière. C'était comme frapper sur du métal. La barrière ne pourraient pas absorber les coups indéfiniment.


 


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Dim 5 Aoû - 23:46
'Qu'est-ce que je fais là, à essayer de sauver l'ennemi public numéro un, à risquer ma peau alors que l'elfe ronchon est dans une telle fureur qu'il risquerait de me tuer si j'essaie d'intervenir pour le détourner de son but ?' Varric avait perdu le compte du nombre de fois où il s'était posé cette question et un tas d'autres dans la même veine ; perdu le compte des heures où il avait questionné sa santé mentale et le bien fondé de sa décision. Pourtant ce ne serait que la millième fois depuis ces dernières années en compagnie de Hawke et sa clique de cas sociaux...
La plupart s'évertuait à croire qu'il se précipitait dans les emmerdes sans avoir conscience de ce qu'il faisait. Et si la première partie de leur supposition n'était sans doute pas erronée, la deuxième était complètement à côté de la plaque. Le conteur savait parfaitement ce qu'il risquait à vouloir défendre des causes différentes aussi contradictoires, et c'était sûrement là la plus belle expression de son avidité, mais au final il attirait toujours les ennuis comme un aimant et avait fini par se faire une raison. On ne faisait pas des omelettes sans casser des œufs, on ne gardait pas ses amis en vie sans risquer sa peau.

Actuellement restait une autre question, bien plus pragmatique que les sautes d'humeur de Fenris que la gnôle avait de plus en plus de mal à adoucir. Comment retrouver la trace d'un type gentil et incapable de faire du mal à une mouche en temps normal, mais pétant un boulon quand on menaçait de malmener un greffier ou d'enfermer des mages ? Ironiquement ce n'était pas si compliqué. Il suffisait de suivre la traînée de cadavres de templiers, comme on remonterait une piste de miettes de pain laissée dans la forêt. Substituez le pain par des boites de conserve évidées, saupoudrez d'un brin de magie, une pincée d'alter egos démoniaques et le tour est joué: un cocktail explosif d'apostat en fuite, suite au plus sanglant feu d'artifice de tous les temps.

Leur séjour dans les marches solitaires se passait de façon prévisible, à l'image du patelin dans lequel ils avaient choisi de s'arrêter, soit un trou perdu d'un terrible ennui. Il ne se passait pas grand chose dans ce coin de Thédas, peu de voyageurs avaient des choses intéressantes à raconter, et Fenris était encore plus nul à la Grâce Perfide maintenant que son esprit était concentré sur Anders. À croire qu'il poursuivait obsessivement une ancienne dulcinée partie sans prévenir après une longue nuit torride. Et très franchement s'il ne connaissait pas aussi bien les deux personnes concernées, Varric se serait sûrement interrogé. Après tout les histoires de fesse au sein d'un groupe, c'était un piment scénaristique comme un autre...
Néanmoins leur attente prit fin lorsque des templiers éreintés se rendirent bavards après une chope ou deux. C'est fou ce qu'il leur en fallait peu à ces dévots... Mais pour une fois il n'allait pas s'en plaindre. La description qu'ils firent lui parut trop familière pour être ignorée, et un seul regard en direction de Ronchon lui confirma qu'il n'était pas le seul à en venir à cette conclusion. Saisissant tendrement sa chère Bianca, le nain se leva d'un bond et se dirigea vers le comptoir pour payer leur ardoise. Il avait encore plumé l'elfe, alors il lui devait bien ça... Parce que les prochaines heures risquaient d'être mouvementées.

***


Le commentaire de Fenris lui laissa une saveur amère dans la bouche, sûrement parce qu'il avait raison, pour une fois. Bien sûr que faire sauter la Chantrie était un acte extrême que Varric ne pourrait jamais approuver, ne fusse que par égard pour les habitants de ce trou à merde qu'était devenu Kirkwall. Les visages et les cris qui avaient retenti ce jour-là lui donnaient régulièrement des cauchemars encore aujourd'hui, notamment parce qu'il avait connu presque tous les défunts, de près ou de loin. Néanmoins même en lumière de ce qui s'était passé, le tireur était encore pris entre deux feux, incapable de choisir entre deux de ses compagnons. Anders ou Fenris. La Vengeance ou la Liberté.

Une rare ombre d'hésitation vola dans les yeux de Varric, et il fit mine de faire des vérifications sur son arbalète de façon à ne pas devoir regarder l'elfe en face. Il ne lui pardonnerait jamais s'il avait conscience que la seule raison pour laquelle il l'avait suivi, c'était d'empêcher ses amis de s'entre-déchirer. Son trouble fut tel qu'il ne trouva même pas le courage de se moquer de l'alcoolo de service, qui se prit littéralement le nez dans un mur invisible. Cela aurait été drôle... s'il avait le cœur à rire. Pourtant il demeurait anormalement sérieux, les yeux aux aguets d'un potentiel retour des templiers. La main discrètement posée sur une récente invention visant à restreindre les mouvements en cas de nécessité, le nain se prépara mentalement à retenir la fureur de son irascible sidekick. Quelque chose lui disait qu'il en aurait vite besoin, s'il continuait à s'acharner de la sorte sur la barrière. En attendant il s'avança prudemment vers la barrière, annonçant volontairement leur arrivée.

« Hey Blondie... tu veux pas ouvrir la porte à tes vieux potes ? Ronchon et moi on est venus te rendre visite, tu pourrais au moins dire bonjour ! »



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Mar 7 Aoû - 13:26

Le fil d'Ariane


Je m’assois sur le sol humide de la cave sans aucune grâce, me laissant tomber à côté de Mat’ avec un sourire engageant. Le petit garçon m’observe un instant puis son regard tombe sur ses genoux écorchés. Avec délicatesse je prends les pans du pantalon déchiré et je les écarte des blessures. Cherchant dans mon bardas pour trouver une fiole vide, j’entendis un faible ronronnement. Avec un petit rire j’évite Ser Pounce qui a réussi à dormir tout du long de notre course poursuite malgré les secousses, pour atteindre ce que je cherche. Je plonge alors la fiole dans le cours d’eau puis la verse sur les jambes du petit garçon jusqu’à ce qu’elles soient propres de la terre, des pierres et des épines accumulées lors de la chute.

- « Je vais te soigner avec la magie d’accord ? Tu verras, ça ne fait pas mal. »

Mat’ hoche la tête avec un regard à la fois craintif, curieux et impatient. Il observe mes mains le placer au dessus de ses genoux et la magie affluer dans une vague de chaleur en dessous d’elles. La plaie se referme lentement, je peux la visualiser, la peau se reforme, les vaisseaux sanguins se connectent, bientôt rien ne paraît plus à part le tissu déchiré du vêtement. Mat’ me regarde avec adoration et confusion à la fois.

- «  Tu peux guérir n’importe quoi ? »

- « Non, plus la blessure est grave et plus c’est difficile. Si quelqu’une est trop mal en point et que je n’ai plus assez de magie je ne peux rien faire. »

- « Moi aussi je veux soigner les gens ! »


- « Tu as suivi tes cours sur la canalisation des flux magiques ? »

Le petit garçon hoche la tête vigoureusement et je regarde autour de moi, je repère une roche à la surface irrégulière et je frotte ma main contre se surface, créant une petite écorchure sur ma paume. Sa mère nous regarde intensément, son autre enfant serrée contre elle.

- « Essaie de faire passer ta magie par tes mains et de visualiser très fort la plaie qui se referme. »

Il se met à genoux devant moi, regarde attentivement ma petite blessure et imite mes geste. La magie de soin est plus compliquée qu’elle ne le laisse paraître, il y a peu de chances qu’il parvienne à quoi que ce soit. Mais il y a toujours des gens, comme moi, qui ont le don. Lors de ma première semaine au Cercle, l’un de mes camarade s’était coupé en cours de botanique et je l’ai soigné sans y penser, par la suite je n’étais plus capable de le faire, je réfléchissais trop à comment y parvenir à nouveau.

Mais rien ne se passe de notable, la seule chose qui sort des mains de Mat c’est un petit souffle de magie du froid. Il me regarde, dépité et je lui souris avant de passer a propre main sur ma paume et de guérir la plaie.

- « Ce n’est pas grave si tu n’y arrives pas aujourd’hui la magie de guérison est très difficile. Mais tu arrives à utiliser la glace et ça peut être très utile pour soigner les gens. Tu peux faire ce que tu viens de faire sur des articulations douloureuses, des inflammations, des piqûres d’insectes. Imagine quel héro tu serai pour ton petit frère. »


Mat regarde son frère et me sourit de toute ses dents avant d’aller faire un calin à sa mère.

- « Merci… »

- « Ne me remerciez pas, remerciez le Créateur d’avoir donné le don de la magie à votre fils et priez pour qu’il porte ce fardeau honorablement, il aura besoin de vous pour le soutenir. »

Elle hocha la tête lentement mais au moment où elle allait répondre quelque chose frappa contre la barrière, puis des voix déformés par la magie et la résonance de la cave. Je me relevai et prit mon bâton à la main. Il n’y avait nul part où se cacher, mais dans ce couloir étroit j’ai l’avantage. Je peux canaliser la foudre, je peux tous les frapper en même temps. Je ne peux simplement pas faire appel à Justice encore une fois, je risquerai de révéler ma vraie nature à mes protégés et les effrayer desservirait tout ce en quoi je crois.

Je prends une seconde pour respirer alors que les coups pleuvent sur la barrière comme des baguettes sur un tambour de guerre. Je ne mourrai pas ici, je n’ai pas accompli tout cela pour mourir reclus dans le noir. Je ne laisserai pas les Templiers me détruire dans cette cellule de pierre.

Je me sens enfin prêt lorsqu’une voix connue s’élève et me fait sortir de ma transe… Varric ? qu’est ce que Varric fait ici ? Et Ronchon ? Fenris ? Fenris dans les marches solitaires ? Mais qu’est ce qu’il fout ici ? Je regarde mes trois protégés et je leur fait signe de rester cacher alors que je m’avance vers le bout du tunnel sans retirer la barrière. Je doute que Varric soit là pour me livrer aux autorités, j’ai plus de doute à propos de Fenris… Une fois en vue, de l’autre côté de la barrière, je les regarde et mon coeur semble tomber tellement bas dans ma poitrine que j’ai du mal à garder un visage impassible. Partagé entre la joie de voir Varric -nan mais parce que faut pas déconner, je ne me suis pas ennuyé de Fenris au point d’être content de le voir quand il tient une épée à la main- et l’inquiétude de les trouver ici. D’autant que le nain n’a pas répondu à mes courriers depuis longtemps.

- « Il y a une femme et des enfants dans cette caverne, baissez vos armes. Ou je renouvelle la barrière jusqu’à ce que la lampe à lyrium s’épuise dessus ou meurt de vieillesse. »




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Elfe en colère
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Sam 18 Aoû - 18:10
Le fil d'Ariane


Taper sur la barrière lui faisait honnêtement un bien fou. Depuis le temps qu'il cherchait le mage qui avait faisait fait exploser la chantrie de Kirkwall, il avait enfin une piste sérieuse. Avec les années qui s'étaient écoulées sans avoir Anders dans les pattes, l'elfe tevintide avait gardé une vieille trace de colère envers le mage, mais ça s'était considérablement calmé. Fenris avait beau eu des milliers de prises de bec avec Anders, il ne l'avait jamais vraiment haït. Il lui avait surtout taper sur le système, et l'elfe croyait que le mage se plaisait beaucoup à continuer sur ce chemin. Après Kirkwall, Anders avait bien compris qu'il ne devait pas rester à vue de quiquonque pour un moment et même Sebastian ne l'avait pas retrouvé malgré toute l'armée qu'il avait eu à sa disposition. À la place d'Anders aussi, Fenris aurait fait profil bas un moment. Mais lorsque les décombres furent ramassés et les morts enterrés, personne n'avait cru bon d'aller chercher de nouveau le responsable et les compagnons s'étaient dispersés. Alors qu'il était quelque part dans la nature et possiblement de plus en plus près de devenir une abomination. Avec les affrontements récurrents entre mages et templiers, le feu avait été bien mis au poudre et il n'y avait pas vraiment de retour en arrière de l'avis de l'elfe. Et puis tout le monde ou presque était d'avis de calmer les combats entre les deux fractions avant de retrouver un seul mage. Mais Fenris persistait. Anders devait au moins être retrouvé. Et s'il était finalement devenu une abomination, Fenris abrégerait au moins ses souffrances.

Fenris ne pouvait pas nécessairement dire pourquoi exactement il avait tant besoin de le retrouver. Ce n'était pas véritablement par colère de l'avoir vu faire exploser une tour remplie de mages et de templiers - parce que de toute façon, la vie des mages lui était assez indifférente, surtout en utilisant de la magie du sang. Ni par haine intense envers les mages. Il y avait autre chose, mais l'elfe ne le comprenait pas encore.

Donc, Fenris tapait toujours sur la barrière lorsque Anders sorti enfin le bout de son nez de la caverne. Fenris redoubla d'ardeur à frapper à barrière en le voyant. Clairement sa façon de lui dire qu'il était content de le voir, on s'en doute. Il aurait bien voulu avoir l'effet de surprise, mais avec le bruit qu'il faisait pour détruire la barrière et Varric qui ne semblait pas vouloir être tout à fait de son côté, c'était quand même mort de ce côté-là. Au moins, ils l'avaient finalement trouvé. Ses mois de recherches n'avaient pas été vains au moins. Et comme si l'elfe et le mage ne s'étaient jamais vraiment quittés, Anders avait déjà son insulte toute préparée pour Fenris. Au moins, il recommençait sur les mêmes bonnes vieilles bases qu'il y a trois ans. Et puis, pour qui le prenait-il en plus ? Il n'avait jamais levé son épée face à des enfants et des mères. Il était peut-être grognon et de mauvaise compagnie, mais il n'était pas cruel. La seule personne qu'il risquerait de tabasser, c'était Anders. Mais c'est bien parce qu'il l'avait mérité. Depuis le temps que ça le démangeait de le faire, il ne manquerait pas son coup cette fois.

Fenris baissa son épée quelques secondes à peine, regardant Anders avec un regard plein de colère. Il détestait se faire appeler «lampe à lyrium» et ça, le mage le savait pertinemment. Il l'avait assez énervé pour que la marques de lyrium sur sa peau commence à briller légèrement, ce qui enragea Fenris davantage. C'était comme s'il donnait raison à l'insulte que Anders lui donnait.

- Je serai curieux de voir à quel point lequel de nous deux va véritablement s'épuiser avant l'autre, l'abomination. Tu viens de te battre, tu n'es pas à ton maximum.


À force d'avoir combattu à ses côtés, Fenris avait au moins appris à connaître le mage presqu'aussi bien que ses autres compagnons. Il se remis donc à taper sur la barrière avait plus de force. Il était endurant, ça pourrait prendre plusieurs minutes avant que l'elfe ne commence à sentir la fatigue dans ses membres. Sa vie d'esclave avait au moins servie à quelque chose. Mais il ne fallait peut-être pas que la barrière soit complètement brisée pour qu'il passe, seulement un fissure ici ou là et Fenris pourrait l'utiliser pour passer.





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Jeu 30 Aoû - 13:28
Il suffisait d'observer le profil tendu comme un ressort de Ronchon pour abandonner tout espoir de voir ces retrouvailles se finir autrement qu'en chasse à l'homme. À vrai dire même la bonhomie légendaire de Varric ne pouvait être assez forte pour lui voiler la face sur les intentions hostiles de l'elfe qui l'accompagnait ; car même le poids des années ne lui avait pas fait ralentir la cadence ou mis du baume sur sa tenace rancune. Pour tous ceux qui avaient partie de la clique de Kirkwall le cas Anders était très particulier, une pomme de discorde les séparant entre ceux qui ne comprenaient pas ce qui avait pris ce mage d'ordinaire pacifiste, et ceux qui préféraient résoudre le problème de la façon la plus expéditive qui soit. Et à en juger leurs expression respectives, il ne fallait pas être un génie pour deviner dans quelle catégorie se casait le duo de voyageurs.

Le nain leva les bras pour mieux signifier à Anders qu'il n'avait pas dégainé Bianca, mais il sut également avant même de se retourner que Fenris n'aurait pas la même patience. D'ailleurs combien de temps mettrait ce dernier à réaliser que s'il l'avait accompagné pendant des mois, c'était pour mieux l'empêcher de commettre un meurtre ? Pendant combien de temps lui en voudrait-il de lui avoir menti par omission, même si au fond ils savaient tous les deux pourquoi il était venu ?
Une soudaine lassitude envahit ses membres par anticipation, à la fois par soulagement de voir un vieil ami toujours en vie, et par épuisement moral de ce qui allait suivre pour les prochaines heures. Il s'était longtemps raisonné et encouragé en se disant que tout irait bien, mais en réalité il n'en avait pas la moindre idée. Il n'était pas prêt à rejouer les arbitres comme il l'avait fait si souvent entre ces deux-là, pas en sachant qu'ils risquaient de s'entre-déchirer à tout instant. Lequel craquerait le premier, l'alcoolo avec des problèmes de gestion de la colère, ou bien l'illuminé avec des colocataires envahissants ?

Varric souffla par les narines dans un petit bruit mi agacé, mi dépité. Un sourire badin plissa finalement ses lèvres de renard alors qu'il s'appuya sur un des rochers qui jonchaient l'accès à la grotte, observant la furie qui animait Fenris. C'était au moins aussi prévisible qu'affligeant, et en désespoir de cause il faillit évoquer un risque de possession par un esprit de la colère... Mais il se ravisa in extremis. De fait le concerné n'était pas connu pour faire preuve d'humour en temps normal, alors il ne se sentait pas tout à fait prêt à risquer sa peau pour une blague bien placée. Plus tard peut-être.

« Je parie ma tournée que je craquerai avant vous deux, si tu tiens à tout savoir. »

Dit-il en roulant des yeux au ciel, se fatiguant rien qu'à le regarder s'acharner sur la barrière, qui ne montrait toujours aucun signe de faiblir. Le conteur jaugea du regard l'un puis l'autre, avant de finalement s'asseoir sur un gros caillou, les bras croisés sur la poitrine.

« Sinon Blondie tout va comme tu veux depuis ta dernière lettre, tu as vu du pays pendant ton voyage initiatique ? T'aurais pu au moins inviter ton vieux pote nain, ça aurait au moins le mérite de réveiller mon inspiration et m'éviter de te chercher tout ce temps. »



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Jeu 30 Aoû - 15:22

Le fil d'Ariane


Immédiatement Varric leva les mains en signe de paix, mais ce n’était vraiment pas de lui que je m’inquiétais, après tout Varric était un ami fidèle, s’il m’avait aidé à m’enfuir de Krikwall, à rejoindre Ferelden et s’il m’avait demandé de lui écrire ce n’était pas pour venir m’abattre à vue. Qu’il soit accompagné de Fenris cependant était une raison suffisante pour se poser des questions sur ses motivations. J’adressai cependant un sourire au nain puis croisai les bras en regardant Fenris s’agiter.

Je devais l’admettre, je n’avais pas envie de se trouver plus proche que nécessaire du Tevintide, je ne connaissais que trop bien les pouvoirs de l’elfe et ses capacités de combat. Je savais qu’à moins de jouer salement j’avais peu de chances de m’en sortir indemne. C’était le pendant négatif d’être un guérisseur, en combat on avait sa place en support, pas en première ligne. Oh bien sûr j’avais des moyens de lutter, je pouvais laisser Justice ou Vengeance le submerger, ou je pouvais tirer sur le lyrium des marques de Fenris pour le faire souffrir…. Mais Justice refuserait probablement de se battre contre Fenris, Vengeance risquerait de tout détruire autour de lui et jamais… au grand jamais… je n’utiliserais les marques de Fenris contre lui. L’elfe avait déjà tellement souffert par elles, il souffrait peut-être encore après toutes ces années…. Mais plus encore que la souffrance c’était la trahison que cela représentait qui me donnait la nausée rien que de penser à effectuer une telle action.

Toutes ces années d’incompréhension avec Fenris, toutes ces insultes lancée presque par automatisme, tous ces regards meurtriers dans le dos de Hawke, tous ces débats stériles et ce mépris des opinions de l’autre. Et pourtant je ne pouvais pas haïr Fenris. je connaissais sa colère, je me rendais peut-être seulement compte du dixième de ce qu’il avait subi en tant qu’esclave aux mains des magisters mais je savais ce qu’étais la haine puisque je l’éprouvais moi-même tous les jours contre les templiers. Mais je ne pardonnais pas l’aveuglement dont il faisait preuve. Je ne pouvais comprendre cette obstination à refuser les preuves qui s’étalaient tout autour de lui que des siècles de violence avaient réduit les mages en dehors de Tevinter à un statut à peine plus haut que les animaux. Il souhaitait briser les chaînes des esclaves mais il laisserait volontiers les mages pendus aux leurs. On se tient contre l’oppression ou on la soutient, quelle qu’elle soit, où qu’elle frappe. Si on pense que les hommes n’ont pas à exercer leur supériorité les une sur les autres alors on ne s’arrête pas à une partie du combat, et on ne choisis pas qui mérite d’être soumis ou non.

J’attendis patiemment qu’il lève son épée au dessus de sa tête et qu’il l’abatte à nouveau sur la barrière pour la faire soudainement disparaître. Le mouvement trop confiant entraînerait Fenris au mieux quelques metres plus loin au pire face droite contre le sol de la caverne. Je profitai de la distraction pour rejoindre Varric à l’extérieur avec un sourire.

- « Oh, j’ai revu Lynne il y a quelques mois à Val Royaux. Je me suis fait entrainer dans une journée ‘’shopping’’ je ne te raconte pas le calvaire. Je ne savais pas que tu avais quitté Kirkwall ou je t’aurais fait parvenir des indications pour me trouver. Tu me cherches depuis longtemps ? Quelque chose est arrivé à Hawke ? »

Je restai vigilent me préparai à esquiver un coup d’épée si jamais il reprenait l’envie à Fenris de faire mumuse avec des objets tranchants, lorsque des petits pas pressés sortirent de la caverne et Mat’ se positionna entre Anders et Fenris, son petit visage poupin concentré et sérieux. Sa mère qui arrivait derrière s’arrêta à la vue de Fenris et tenta de rappeler son fils.

- « Anders il nous protège des templiers !! Si tu lui fais du mal je te brûle les cheveux ! De toute façon c’est ridicule un monsieur qu’à les cheveux blanc et qu’est pas vieux ! »

Anders étouffa un rire dans sa main pour ne pas vexer l’enfant qui, très déterminé, décida de faire montre de ses pouvoirs et lança une flammèche vers Fenris, mais qui s’éteignit avant d’atteindre sa cible, faut de pratique et de concentration.

- « Ne t’en fais pas Mat’ Fenris fait un peu peur mais c’est juste sa manière de saluer ses vieux amis. »

Mat toisa Fenris avec une moue dubitative.

- « Ben si j’avais des amis comme ça j'essaierais de les perdre en forêt. »

- « Mat ! » s’indigna sa mère.

Anders ne put empêcher un gloussement cette fois et il se tourna vers Varric pour le prendre dans ses bras.

- « C’est bon de te revoir, Varric. »




Anders s'exprime en #cccccc
Justice s'exprime en #ccffff
Vengeance s'exprime en #9999ff

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Elfe en colère
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Jeu 6 Sep - 22:40
Le fil d'Ariane


Il aurait dû s'en douter que Varric n'était pas venu avec lui pour l'aider à tuer la mage. En fait non, il le savait depuis le début. Mais tant qu'il n'avait pas véritablement retrouvé Anders, Fenris n'avait pas vraiment essayer de se débarrasser du nain. Il était de compagnie agréable en voyage et, même s'il ne voulait pas se l'avouer, l'elfe aimait voyager avec quelqu'un. Le problème, c'est que maintenant qu'ils avaient Anders devant eux, Fenris avait toujours dans l'idée de l'achever. Anders l'avait toujours énervé avec ses grandes déclarations sur la liberté des mages et leur libération. Pour Fenris, à l'époque, plus longtemps ils étaient enfermés, mieux ils se portaient, et ce, peu importe comment ils étaient traités. De toute façon, Fenris était certain que le blondinet magique en mettait plus que le nécessaire sur leur condition. Puis, avec les années, Anders était devenu de plus en plus extrémiste au point de faire exploser une chantrie. L'elfe tevintide avait compris, en côtoyant Hawke, entre autre, que les mages n'étaient pas tous comme Danarius et comme les magisters. Ils n'étaient pas tous imbus de pouvoirs magiques. Ils étaient même plus altruistes que certains. Mais c'était difficile pour Fenris de ne pas rester sur ses gardes face à un mage. Les sévices qu'il avait reçu, il les revivaient chaque jour lorsque ses marques lui brûlaient la peau. Anders était aussi une exception avec Justice en lui. Si, avec les années, il en était venu à faire explorer une chantrie pour faire libérer les mages, qu'en serait-il dans 5 ans ? Ou dans 10 ans ? Le démon dans le corps du mage finirait par prendre toute la place et faire encore plus de dégâts. Aussi bien libérer Anders avant qu'il n'arrive quelque chose d'autres qui risquait d'être beaucoup plus destructeur.

Il faut dire que Fenris avait pensé qu'Anders se lasserait de le voir taper sur la barrière magique, mais il pensait que cela prendrait plus de temps. Alors, lorsqu'il frappa encore une fois avec sa lourde épée, il donnait tout un élan pour réussir à briser une fois pour toute la barrière magique. Sauf qu'Anders le connaissait trop bien. Au lieu de frapper sur du solide, l'épée poursuivi sa course vers le sol, entraînant avec lui l'elfe guerrier. Il ne tomba directement la tête la première, mais tomba à genoux, en appui sur son épée qui s'était enfoncé dans le sol. Il lâcha un grognement rageur. Anders avait repris ses bonnes vieilles habitudes et s'amusait avec la colère de l'elfe. Il aurait pu se lever et le frapper dans le dos alors qu'il conversait avec Varric sur les dernières nouvelles qu'ils ne s'étaient pas échanger si un nouveau joueur n'avait pas fait son entrée.

Il faut dire que le jeune garçon était pas mal courageux pour s'attaquer à un elfe qui ne semblait pas très amical il y a quelques secondes à peine. Peut-être que le voir à genoux, et donc à sa hauteur, lui faisait moins peur. Mat' avait donc décidé d'affronter Fenris. Le principal intéressé était tellement surpris que sa colère se calma légèrement pour laisser place... À de l'amusement ? Oui, oui, Fenris qui s'amuse de quelque chose, vous avez ben lu. Il n'avait jamais vraiment interagi avec des enfants. Entre son temps en tant qu'esclave, puis ses aventures avec Hakwe, peu d'enfants l'avaient côtoyés. Il ne savait donc pas vraiment quoi faire devant eux. Le jeune garçon était tout sérieux devant l'elfe aux cheveux blancs. Mais l'air sérieux n'avait pas beaucoup de crédibilité dans son visage encore dans l'enfance, avec ses joues de bébé et son visage rond. Il était quand même tout jeune, mais il avait une répartie qui rappelait étrangement quelqu'un...

Lorsqu'il parla de ses cheveux, l'elfe en toucha les mèches les plus longues par réflexe. Il avait quoi ses cheveux... ? Il les aimaient bien lui ! Il avait allongé depuis qu'il avait vu pour la dernière fois Anders, mais il restait toujours avec la même coupe plus ou moins dépeigné. Il allait lui répondre du tac au tac si ça n'avait pas été de la démonstration de Mat' avec la magie. Cette fois, surement à la surprise de tous, Fenris esquissa un sourire. Il était réellement amusé. Ça faisait un autre mage dans les pattes, cela n'enchantait pas vraiment l'elfe, mais celui-là voulait tellement se montrer menaçant que ça en devenait drôle. Il était quand même courageux- ou naïf- d'affronter quelqu'un avec aussi peu de contrôle de la magie.

- C'est pas avec une attitude comme ça que tu auras l'occasion de te faire assez d'amis pour les abandonner en forêt, petit mage. Et tu sauras que mes cheveux sont très bien comme ça.

Fenris jeta un coup d'œil aux deux autres protégés d'Anders, une femme et un garçon encore plus jeune que celui qui se dressait devant lui. À la ressemblance de la femme et du garçon, il avait devant lui une famille. La jeune femme ne semblait pas du tout rassurée de voir son fils près de lui malgré le commentaire d'Anders. En parlant de lui... Fenris, toujours sur ses genoux, toisa le nain qui l'avait accompagné.

- Pourquoi je ne suis pas surpris de savoir que vous étiez toujours en contact ? C'est pas comme si on le cherchait depuis des mois. Tu aurais pu me prendre la vie plus facile en évitant de farfouiller partout.

En même temps, il était clair que Varric n'était pas là pour l'aider, évidement. Sinon, il ne ferait pas des câlins au mage avec bonheur.

- Je vois que tu n'as pas manqué de te trouver des mages à éduquer... Fenris se défoulait maintenant sur Anders. C'est pas comme si tu étais le meilleur exemple à suivre.

En temps normal, Fenris aurait déjà repris le combat avec Anders, quitte à affronter Vengeance, ce qui était le scénario le plus probable À quel point il voulait en finir avec cette histoire et risquer de possible victimes collatérales. Fenris soupira. Ça aurait été moins compliqué de le retrouver seul.






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Beau parleur
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Lun 10 Sep - 21:58
Andrasté seule sait par quel enchantement Varric eut l'extraordinaire décence de ne pas se moquer ou rire lorsque Fenris se vianda lamentablement au sol, projeté par son élan. Peut-être s’assagissait-il avec les années, comme un bon cru antivan qui se bonifie ? Pff nah, aucune chance... qui espérait-il leurrer avec pareil sottise ?
Il sourit malgré lui, sa bonne humeur habituelle semblant ravivée dès qu'il vit que l'elfe ne souffrait d'aucune blessure sauf peut-être celle à sa fierté. Ainsi ses yeux revinrent vers le mage encore plus débraillé et chétif que dans ses souvenirs, ses bras musclés se refermant affectueusement avant qu'il ne le serre dans son étreinte d'ours. Néanmoins malgré les chaleureuses retrouvailles le nain gardait constamment Fenris dans son champ de vision, juste au cas où il lui prenne tout à coup l'envie de se défouler sur autre chose qu'une barrière maintenant disparue.

« Non, Hawke va bien, de ce que j'en sais. »

Et c'était dur de toujours suivre les nouvelles, avec le nombre d'emmerdes qu'elle attirait par jour. C'était à croire qu'il lui avait refilé son mauvais œil le jour où ils étaient descendus dans les Tréfonds ensemble. Il rassura le félinophile de son mieux, peu sur de par quel bout commencer cette longue conversation. Ils avaient  beaucoup à se raconter et pas mal d'histoires à rattraper, seulement la présence moins amicale de Fenris et celle plus méfiante de la famille réfugiée n'était pas vraiment la plus propice à le rendre possible.
Saluant la maman et ses deux gamins d'un signe de tête avenant, il espérait leur montrer que tous n'avaient pas bouffé un tome du cantique pour faire preuve d'autant d'austérité. Approuvant le petit Mat' d'un pouce vers le haut des plus joueurs, il s'amusa de son courage et fut peu étonné qu'Anders s'entoure encore de gens dans le besoin. C'était plus fort que lui, il était une institution caritative sur pattes.

« Si j'étais toi je ferais attention, ce petit bat ton répondant à plates coutures, mon ami. »

Un rire rauque quitta sa gorge alors qu'il taquina ouvertement Fenris. Cela dit ce dernier se montra plus diplomate que ce qu'il n'aurait anticipé en de telles circonstances, discuta civilement avec le petit, et se laissa même aller à montrer ses dents pour autre chose que mordre. Par les saintes valseuses du Créateur... un sourire. Il fallait qu'il envoie de toute urgence une missive à Weisshaupt pour leur annoncer une tempête de neige imminente.
Toujours surpris et un sourcil haussé tel un serpent, Varric glissa les mains dans ses poches pour relever l'interprétation erronée du guerrier. Bon certes il venait d'apprendre plus qu'il n'en devrait, mais s'il ne s'en était pas douté alors il était encore plus naïf qu'il ne l'avait imaginé. Et puis c'était pas non plus une raison pour le laisser croire n'importe quoi. Le conteur ne lui avait pas menti en disant qu'il n'avait pas pu contacter ou trouver Anders pendant tout ce temps... Il avait seulement oublié de lui mentionner un détail ou deux. Rien d'important. Oh non, jamais il ne se le permettrait.

« Nous n'avons pas été en contact depuis son départ. C'est vrai que j'ai reçu quelques lettres parfois, mais la correspondance était à sens unique et je n'ai eu aucune adresse ou signe qui permette de le localiser. » Il fallait bien qu'il se défende, question d'honneur. Il roula des yeux au ciel en dodelinant de la tête. « Franchement je ne me serais pas envoyé des mois de vadrouille sur les routes, de recherches dans les trous du cul du monde avec un elfe qui refuse de dire bonjour ou bon appétit en public. Tu sais que je t'aime avec tes défauts de princesse précieuse et l'odeur de tes pieds mais faut pas non plus pousser, hein. »

Il croisa finalement les bras sur sa poitrine en observant les deux enfants et leur mère, toujours un peu effrayés par leur arrivée, le cœur lourd. Dans quel pétrin Blondie s'était encoure fourré ? Plus sérieux maintenant, il baissa d'un ton pour lui parler sans être entendu des mineurs.

« Vous avez des plans pour les prochains jours, ou bien vous comptez continuer vos leçons de spéléologie ? »



Dialogue en #336633

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Sam 15 Sep - 0:48

Le fil d'Ariane


Mat fronça les sourcils et sa mère vint lui prendre la main rapidement et l’éloigna un peu des trois hommes. Le jeune garçon s’empressa quand même de tirer la langue à Fenris pour avoir le dernier mot mais suivit le mouvement imposé par sa mère. Je réprimais un petit rire en me demandant si Fenris allait lui tirer la langue en retour et l’image que cela provoquait dans mon esprit. La mère salua Varric timidement puis tourna son regard vers moi avec une anxiété que je connaissais bien.

- «  Je m’excuse pour le comportement de Mat, il a toujours eu trop de répartie pour son âge. »

Je lâchais un sourire soulagé à Varric, Hawke avait toujours eut le don de se mettre dans des situations impossibles. Ils m’avaient terriblement manqué tous les deux, et Isabella également. Fenris aussi si j’étais honnête avec moi-même, nous avions eut quelques rares moments de non détestation après tout. Je souris à Mat avec un ton un peu espiègle.

- « Ce n’est pas une mauvaise idée cela dit, on y pensera la prochaine fois qu’il se comportera comme une brute. En plus avec un peu de chance il tombera sur des dalatiens et ils lui apprendront peut-être les bonnes manières. »

Me tournant vers Fenris je haussais un sourcil perplexe. Il n’avait quand même pas pensé que je disparaitrais sans laisser aucune trace ? Se croyait-il le seul à avoir des amis à Kirkwall ? Ou pensait-il que je ne méritais pas le droit d’écrire à des êtres chers ?

- « Quoi tu es jaloux, tu aurais voulu que je t’écrives aussi ? Je vois ça d’ici ‘’ Cher Fenris, je suis poursuivi par des templiers, j’imagine que ça te fera plaisir de savoir que l’un deux m’a presque transpercé la jambe avec son épée ce matin, je manque de paprika pour assaisonner mes ragoûts de lapins est ce que tu pourrais m’en envoyer par corbeau ? Bien à toi, Anders’’ »


J’esquissai un sourire un peu sarcastique. Ben oui tiens, comme s’il allait garder contact avec des gens qui risquaient de le vendre à ses ennemis. Pourquoi pas écrire à Cullen aussi tant qu’à y être. « Très cher Capitaine, voilà l’adresse de ma grotte veuillez s’il vous plaît venir m’apaiser à domicile » …. non mais sans blagues.

- « Je suis désolé si mes lettres ne t’ont pas aidé Varric, je ne pouvais pas risquer de donner une localisation avant d’en être parti. Mais qu’est ce qui vous a poussé à me chercher exactement ? J’imagine mal que Sebastian soit revenu sur sa promesse de séparer ma tête de mon corps... »

La remarque de Fenris toucha quelque chose à l’intérieur de moi que je ne compris pas, ses remarques m’irritaient toujours mais celle ci me fit sortir de mes gonds soudainement et je répondis sèchement :

- « Oui parce que toi tu es l’exemple même de l’incarnation de toutes les vertus. Tu devrais demander à la divine de te canoniser. Je n’éduque personne ! j’essaie seulement de faire le maximum pour aider les mages de la région à échapper aux templiers ! »


Sur ce il se tourna vers Varric avec mauvaise humeur mais son ton se radoucit quelque peu.

- « Les templiers ont le phylactère de Mat, ils vont le traquer jusqu’à ce qu’ils le trouvent. Ils vont à nouveau l’arracher à sa mère et l’amener à la chantrie de Redcliffe avec les autres loyalistes. Seulement voilà, madame ne veut pas qu’on lui arrache son enfant et c’est tout à fait naturel. Le plan était donc de se cacher dans cette grotte et d’attendre que les templiers reviennent pour s’en débarrasser et détruire le phylactère pour que Mat puisse vivre libre avec sa mère. »

Il baissa un peu la tête et passa la main dans ses cheveux.

- « Est ce que tu penses pouvoir nous donner un coup de main ? Je comprendrais que vous ne vouliez pas vous en mêler. »




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