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[Flashback 9:40] Le fil d'Ariane [PV Varric et Fenris]

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Elfe en colère
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Dim 16 Sep - 15:51
Le fil d'Ariane  


L'elfe suivi du regard le petit mage - Mat' d'après sa mère et Anders - se faire ramener à l'ordre par une mère qui ne lui faisait clairement pas confiance. Elle avait peut-être foi en Anders, mais pas à ses compagnons sortis de nulle part. Fenris ne pouvait pas vraiment lui en vouloir, il avait effectivement pas donné une belle impression… Et en même temps, il n'avait pas l'intention de la donner. Le destin de la famille lui importait peu, bien que le fait que les enfants étaient jeunes jouait un peu sur les émotions de l'elfe. Il aidait toujours les elfes pris au piège dans les esclavagistes, et même les humains. Mais maintenant que les templiers étaient devenus fous avec la rébellion des chantries et qu'il ne tuait plus seulement des mages agressifs, mais aussi des enfants, des villageois et des paysans qui n'avaient même pas de lien avec cette histoire, il fallait dire que l'idée qu'il avait de cette organisation qu'il avait crue noble au départ était de plus en plus souillé dans la tête de l'elfe. Pour les mages, Fenris avait fini par comprendre que même les mages du sang étaient pas nécessairement tous mauvais… Bien que dans sa tête, la seule exception, c'était Hawke. Mais avec les années, il avait aussi compris que tous les mages autre que les mages du sang n'étaient pas,  eux non plus, pour la plupart, des copies de son ancien maître. Bien qu'Anders réussissait toujours à mettre l'elfe en rogne avec ses discours extrémistes, il avait jamais fait de mal gratuitement, les avaient souvent sortis de situations impossibles et n'avait jamais dit non à quiquonque avait besoin de soins… Même pour lui-même. Anders n'avait pas un mauvais fond, l'elfe l'avait finalement compris avec le temps. Le problème, c'était ce démon qu'il avait accepté en lui, les sautes d'humeur de ce dernier - qui avait fini par l'explosion d'une chantrie - et l'attitude générale d'Anders par rapport aux mages et aux templiers. Sinon, le mage était peut-être tolérable...

- « Quoi tu es jaloux, tu aurais voulu que je t’écrives aussi ? Je vois ça d’ici ‘’ Cher Fenris, je suis poursuivi par des templiers, j’imagine que ça te fera plaisir de savoir que l’un deux m’a presque transpercé la jambe avec son épée ce matin, je manque de paprika pour assaisonner mes ragoûts de lapins est ce que tu pourrais m’en envoyer par corbeau ? Bien à toi, Anders’’ »

... Non, finalement, c'était juste un sale mage. À ce commentaire, l'elfe tévène grogna, déjà excédé par le comportement du mage. Les deux anciens compagnons n'avaient pas perdu de temps pour retrouver leur bonne vieilles habitudes et taquinait maintenant l'elfe comme dans le bon vieux temps. Même Varric recommençait à prend le parti du mage, même s'il ne semblait pas avoir arrêté. Fenris n'était pas nécessairement surpris que ces deux-là ce soient échangé des lettres sous son nez et que le nain ait gardé le silence. Il n'était quand même pas étiqueté comme celui qui était le plus fervent partisan du mage. Mais de là à le dénoncer ? Fenris ne savait pas, et c'était étonnant. Autant il était ici avec l'idée d'achever une abomination, autant il n'aurait pas voulu qu'un autre que lui le fasse.

En parlant de Varric, à son commentaire sur l'attitude de princesse de l'elfe, ce dernier grogna encore un bon coup - vraiment, mais qu'est-ce qu'il faisait avec ces deux-là en pleine forêt ? - mais il répondit au nain.

- Est-ce que tu veux qu'on parle de toi, Varric ? Fenris croisa les bras. Je ne comprend pas comment on n'a pas été embusqué par des bandits aux ronflements que tu fais quand tu dors. Ça fait des mois que je ne dors plus ! Et ça, c'est sans compter le fait que tu laisses plus de place à Bianca dans la tente qu'à moi.

Bien sûr qu'il avait aimé sa présence avec lui sur des terres qu'il ne connaissait pas vraiment. Ferelden n'était pas un endroit qu'il connaissait bien et il aurait jamais fini par retrouver le mage sans lui. Et redevenir solidaire après ses années avec la compagnie de tous le monde ? Ça n'aurait pas été facile. Mais ça, il ne le disait pas au mage et au nain. Il n'avait pas besoin de savoir ça.

Pendant qu'Anders et Varric  faisaient les messes basses pour se parler sans que les civils ne les entendent, Fenris se releva complètement, en appui sur son épée. Il rangea cette dernière sans son dos et dépoussiéra ses habits et son armure de façon peu intéressé. Il soupçonnait que le nain proposait son aide au mage, ce qui ne lui laissait pas nécessairement. Fenris aurait préféré emmener de force l'abomination qu'il était supposé être devenu, mais il semblait qu'il n'avait pas vraiment le contrôle sur sa propre expédition. Il pourrait très bien partir et les laisser se débrouiller seuls, mais bien qu'il se disait que le mage pouvait très bien se débrouiller, il ne voulait pas que Varric soit en mauvaise posture si Anders était dépassé par les événements. Et c'était certain que Varric aiderait Anders. Entre l'elfe et l'humain, Fenris était sûr que c'était Anders, son préféré.  Il s'approcha donc de ses deux compagnons, toujours  peu enthousiaste par rapport à la tournure des événements.

- Tes amis templiers sont dans une taverne, à plusieurs dizaines de minutes de marche d'ici. Ils étaient effrayés, mais ils finiront bien par vouloir venger la mort de leur compagnons. À l'heure qu'il est, ils doivent être déjà en marche pour revenir.

Et probablement avec des renforts, car ce n'était pas ce qui manquait par ici, des templiers à la recherche de mages. Fenris jeta un coup d'oeil à la famille qui semblaient toujours apeurés. Pourquoi fallait-il toujours qu'Anders joue au âme charitable ?


 


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Mer 19 Sep - 5:28
Avec un petit sourire en coin Varric se contenta de hausser ses broussailleux sourcils, peu surpris de la tournure revancharde des provocations qui fusaient à tour de rôle. C'est vrai que les voir renouer avec leurs chamailleries avait un je ne sais quoi de réconfortant, cela dit c'était un signe avant-coureur de ses migraines à venir ainsi qu'un jeu dangereux mené par deux gamins un peu trop armés à son goût. Et à en croire les retrouvailles, ce n'était qu'une question de temps avant qu'ils reprennent les habitudes là où ils les avaient laissées.
Enfin, c'était sans doute leur seule façon connue de communiquer, de se dire qu'ils s'étaient manqués depuis toutes ces années, et reporter la violence qu'au fond ni l'un ni l'autre n'avaient envie d'employer. Ah, l'affection masquée par les pulsions vindicatives et autres revendications idéologiques... ce serait digne du scénario d'un de ses romans, si ce n'était pas semblable à des fantaisies d'adolescente éperdument romantique. Levant nonchalamment les mains pour s'interposer, le conteur soupira, se présentant comme la voix de la raison destinée à les remettre sur le droit chemin et redessiner les priorités. Comme d'habitude.

« Là, là... vous êtes contents de vous recroiser, reprenez tout de suite les mots d'amour pour bonne mesure, maintenant on peut peut-être réfléchir à une façon de nous tirer de ce pétrin. »

Il se tourna à moitié vers la jeune femme et à moitié vers Anders, dont il pesait pensivement les mots. Il ne prit même pas la peine de confirmer qu'il filerait un coup de main, tant la réponse lui semblait évidente. Pour quelle autre raison aurait-il fait tout ce chemin ? Son cerveau s'était déjà mis en route au triple galop, échafaudant divers plans et se projetant sur la meilleure approche.
S'ils allaient à l'encontre des templiers en laissant la petite famille à l'abri dans la grotte, il y avait toujours un risque de se croiser en route et les mettre en danger. Le plus sage lui paraissait donc de garder l'idée d'Anders et lui servir de renforts, sur un terrain qui leur était plus avantageux. La caverne était un refuge naturel difficile à assiéger, d'autant plus que les clampins qu'ils avaient croisés plus tôt n'avaient pas l'air particulièrement brillants. Ou autant dire qu'ils étaient cons comme des manches à balai, ce serait plus juste. Par contre leur nombre risquait d'être un problème s'ils n'étaient pas prudents.

« Bon, bah... On met les gens à l'abri à l'intérieur, ensuite on prépare un accueil digne de ce nom. Tes barrières à l'entrée, bloqueront le chemin et calmeront les ardeurs des plus excités... »

Il eut un petit regard amusé vers Fenris, qui n'avait pas fait beaucoup mieux, et à qui il n'avait par ailleurs pas demandé de participer. Il ne pourrait dire non, de toute façon.

« Mes pièges couvriront les accès par les bois, et les cris donneront l'alerte. Et s'ils approchent par le chemin de terre, hé bien... On peut toujours se faire passer pour des chasseurs de primes un peu zélés. Ça nous offrira un facteur surprise non négligeable, de quoi laisser à Bianca l'opportunité d'en épingler deux ou trois, le temps qu'on découvre qui tient le phylactère. Ça vous va, ou quelqu'un a une meilleure idée ? »



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Ven 28 Sep - 0:15

Le fil d'Ariane


- « Qu’est ce que tu veux que je te dise Varric ? Fenris et moi c’est comme toutes les grandes histoires d’amour, il faut se déchire pour mieux se retrouver. » Je lance, un rire dans la voix.

Il y avait quand même quelque chose de grisant dans le fait de reprendre mes vielles habitudes avec Fenris. Quelque chose de familier de rassurant quelque part, c’était presque comme si ces trois années n’avaient jamais existé. Comme si les choses étaient restées les mêmes malgré le tremblement de terre que j’avais déclenché en détruisant la chantrie. J’avais beau détester Kirkwall pour tous ses travers j’avais quand même passé six ans avec des gens que j’ai encore la chance d’appeler mes amis.

- « Ils avaient peur ? Tant mieux, à quoi est ce qu’ils pensaient en courant à cinq après un gamin de huit ans ? Armés et en armure ! Qu’ils viennent, je les attends. »

S’ils osent essayer de capturer Mat je les ferai frire dans leurs armures, mais je me retiens de le dire à voix haute, les enfants ont connu assez de violence comme ça ces derniers temps. La mère relève les yeux vers moi après avoir regardé son fils mais ne dit toujours rien, elle attend la fin de mon échange avec Varric. Elle semble quand même rassuré de voir que nos deux nouveaux compagnons ont l’air de vouloir aider (de façon plus ou moins volontaire certes). Elle se jetta au cou de Varric puis de Fenris et leur attribua à chacun un baiser sur la joue avant de se tourner vers moi à nouveau.

- « Il n’y a rien que l’on puisse faire pour vous aider, vous et vos amis ? »

- « Mettez vous à l’abri au fond de la grotte et ne laissez surtout pas les enfants sortir avant qu’on vous ait donné le feu vert, quoi que vous entendiez dehors, d’accord ? »

- « Très bien. » elle hocha la tête et s’exécuta immédiatement. « Venez les garçons, laissez les messieurs s’occuper des templiers, ils savent ce qu’ils font. »

Je les regardai entrer dans la grotte avant de me tourner à nouveau vers Varric.

- « Merci, je vais également poser quelques glyphes de foudre autour de l’entrée, s’ils les déclenchent ça les affaiblira considérablement. »
Je soupirai et un sourire se dessina sur mon visage. « Ça fait du bien de ne pas avoir à se battre tout seul pour une fois. Avec les glyphes élémentaires qui recouvrent la zone on ne dirait pas mais il n’y a pas tant de mages que ça qui savent réellement se battre, j’essaie au maximum de les remettre sur pieds et de continuer le combat mais…. Il y a des moments où vous me manquiez atrocement. »

Là dessus je commence à tracer un glyphe au sol devant l’entrée de la grotte, juste assez loin pour pouvoir l’éviter en longeant la paroi, puis un autre à la verticale sur le tronc d’un arbre qui se déclenchera quand quelqu’un passera devant. Je fais confiance à Varric et Fenris pour l’éviter, depuis le temps ils connaissent mes glyphes et leurs effets par cœur, ils n’ont pas besoin que je leur dire de ne pas marcher dessus ou de ne pas passer devant. Je décide ensuite de monter la garde à l’entrée de la grotte. Varric devait poser ses pièges, Fenris…. Faisait bien ce qu’il voulait. Je passai le long de la paroi en évitant mon sortilège et m’installai contre la paroi de pierre pour attendre.

Je passais près de Fenris en rejoignant mon poste et nous en étions à nous regarder en chien de faïence avec l’elfe lorsqu’une patte velue et rousse sortit de sous le rabat du sac que je portais en bandoulière. Elle tenta d’attraper un pan de la tunique du Tevintide et lorsqu’il s’éloigna de ce dernier, la tête rousse d’un chat dôté de grands yeux oranges sortit de mon sac.

- « Mroew ! »

Ser Pounce a lot se laissa souplement tomber du sac, évita naturellement le glyphe au sol et trottina dans la direction de l’elfe. Il s’arrêta près de lui et vint lui sentir les orteils, ses moustaches effleurant le dessus de ses pieds nus au passage.

- « Ser Pounce a lot ! Tu crois que c’est le moment de te faire des amis ? Reviens dans le sac ! Imagine qu’un templier arrive ! Comment tu veux que je lance un sort de foudre avec toi au milieu du champs de bataille ! »

- « Mroew !! » répondit Pounce en relevant la tête pour sentir Fenris plus haut.



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Elfe en colère
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Ven 12 Oct - 2:52
Le fil d'Ariane


Comment avait-il pu se retrouver à devoir aider le mage à se débarrasser de templiers alors qu'il avait mené cette expédition à la base pour le mettre hors d'état de nuire ? Probablement à cause de Varric et sa façon ne vous faire faire des choses sans trop vous en rendre compte. De toute façon, le nain n'aurait jamais laissé la famille à elle-même et les traumatiser en tuant l'abomination devant eux n'était pas non plus une meilleure idée. Aussi bien les aider alors. Plus vite la famille ne serait plus à leur charge, plus vite il pourrait s'occuper d'Anders. Il aurait à gérer Varric aussi, puisqu'il n'était clairement pas question pour lui de le laisser faire du mal au mage. C'était plutôt problématique, mais tant qu'on ne lui offrait pas une meilleure option que tuer le mage lorsqu'il serait une abomination - ou même avant, dépendamment à quel point il ne se contrôlait pas - il ne voyait pas d'autres façons de laisser Anders tout à fait libre de ses mouvements.

En parlant de cette famille, la mère des enfants semblait soulagée qu'ils ne soient pas là seulement pour traîner Anders ailleurs et les laisser sans défense. Fenris ne s'intéressait plus vraiment à eux, préférant plutôt bouder à quelques pas de ses compagnons puisqu'ils s'étaient mis à deux pour montrer à Fenris que ce n'était clairement pas à eux que ses menaces et ses moqueries faisaient le plus d'effet depuis le temps et qu'ils savaient très bien comment avoir une répartie pour ses commentaires. Il écoutait donc d'une oreille le plan de Varric. C'était de loin celui qui avait les meilleurs tactiques de combat et dans le contexte où ils manquaient de temps et que les templiers pouvaient revenir d'une minute à l'autre, l'elfe n'avait aucune objection à ce qu'il proposait. C'était une tactique simple, mais habituellement efficace. Ce n'était pas de toute façon la première fois que le nain leur proposait ce piège. Bien qu'il voyait bien que cela fonctionnait à tous les coups, l'elfe n'aimait pas devoir jouer un rôle. De toute façon, il était mauvais. Il laisserait donc au nain toute la place sous les projecteurs, choisissant seulement le meilleur moment pour attaquer par surprise et faire le plus de dégâts possible.

Fenris ronchonnait donc et ne vit pas venir la jeune mère de famille. Avant qu'il puisse faire un pas pur éviter le contact physique, elle avait déjà entouré ses bras autour de son cou et l'avait embrassé sur la joue. Cela avait duré pratiquement une seconde, probablement pas plus. Pas assez longtemps pour que l'elfe réalise qu'on lui avait donné sans arrière-pensée une marque d'affection directe et qu'il réagisse par réflexe. Non, il porta sa main à sa joue sans trop comprendre ce qui s'était passée. Même s'il avait voulu formulé une insulte ou réagir par des gestes, il était déjà trop tard, la jeune femme avait pris par la main de ses deux garçons et était disparue dans le fond de la grotte où ils avaient déjà été cachés avant leur arrivée mouvementée. Le bout des oreilles de l'elfe pris une couleur rosée et embarrassé, il tourna les talons assez loin de ses deux autres compagnons pour ne pas qu'ils trouvent une autre raison de le taquiner. Une marque d'affection comme celle-ci, il ne se souvenait pas d'en avoir eu une réellement. Il avait bien les tapes dans le dos de Varric de temps à autres, ainsi que les sourires de Hawke, mais rien de comparable à cela. Et cette jeune femme l'avait fait avec tellement de spontanéité... Fenris ne savait pas comprendre les émotions qui le prenaient au cœur. Ce n'était pas de la rage, mais peut-être de l'inconfort. C'était beaucoup d'embarrassement, mais surtout de la surprise. Fenris soupira. Ce n'était pas le moment de réfléchir à tous se qu'il se bousculait dans sa tête en ce moment. Il fallait qu'il pense à ce combat à venir. Tout ce qu'il savait toutefois, c'est que ce geste d'affection n'était pas trop désagréable après coup.

Trois années avaient passées entre l'après-explosion de la Chantrie et cette journée. Pourtant, c'était comme si la troupe de Hawke ne s'étaient pas éparpillée aux quatre vents. Après que le mage leur ait soufflé qu'il était heureux de les avoir de nouveau à ses côtés, l'elfe réalisa qu'ils s'étaient chacun remis dans leur bonnes vieilles habitudes, sauf que Hawke n'était pas là pour jouer le rôle de leader. Anders se mettait déjà à la création de glyphes autour de la grotte et Varric faisait de même avec ses pièges. Fenris, comme un automatisme, faisait des rondes entre les deux compères. Il prenait note de chaque piège, magique ou non, pour ne pas tomber dessus en plein combat, mais aussi pour s'en servir à son avantage lorsque cela le nécessitait. Pour les pièges du mage, c'était facile. À chaque fois qu'il s'en approchait, sa peau le démangeait, lui brûlait presque. Mais pour ceux de Varric, il devait utiliser que sa mémoire. Rien de très sorcier pourtant, il était tellement habitué à le faire. Les préparatifs qu'ils faisaient chacun de leur côtés, mais qui déterminait le travail de l'autre, réconfortait en un sens l'ancien esclave. Il retrouvait enfin ses repères après l'éclatement de la troupe de Hawke et il mentirait si cela ne lui faisait pas du bien. Il se sentait de nouveau à sa place. Même si ça devait être auprès de l'abomination.

Lorsque le voleur et le mage eurent fini de placer pièges et glyphes, le guerrier vint s'installer à l'entrée de la grotte, où Anders terminait de mettre en place les derniers glyphes. Le mage n'avait pas vraiment changé. Il était beaucoup plus maigre et ses vêtements - les mêmes qu'il y a trois ans, se doutait l'elfe - semblaient trop grands pour lui. Ses cernes sous les yeux étaient plus évidentes. Mais les flammes de volonté qui étaient toujours dans ses yeux n'avaient pas changés. Si Fenris pouvait concéder au moins une chose de positif envers Anders, c'est que sa volonté était solide et inépuisable. Devant un tel carnage causé directement par ses agissements, elle l'était tellement que cela en venait presque malsain de l'avis de l'elfe.

Il allait lui faire un commentaire sur cette dernière observation lorsqu'une patte velue sortie par surprise de du sac d'Anders pour essayer d'attraper une des lanières de cuire de son armure. Fenris recula, surpris. C'est alors qu'il regarda la bête orangée sortir du sac, au grand découragement du mage. Fenris n'osa pas bouger, curieux face à ce chat dont il avait entendu parler pendant des heures Anders, assez pour se demander s'il préférait plutôt l'entendre parler de la liberté des mages des Cercles. Même sans entendre le mage réprimander le chat, Fenris se doutait déjà que c'était Sir Pounce a Lot. Ce dernier semblait aussi curieux que l'elfe sur ce nouvel étranger et en ignorant bien clairement son maître, le chat renifla les orteils de l'ancien esclave avec intérêt. L'elfe gigotta ses orteils sous le chatouillement.

- Même ton cher chat ne semble pas vouloir prendre tes ordres au sérieux...

Les yeux toujours sur le chat, il lui effleura les pattes et le bas du poitrail du bout des orteils. Il était tout doux. Bien content d'avoir l'attention de l'étranger, le chat tourna sur lui même, miaulant de plus belle.

- Des mois que l'on te cherche et tu réussis à nous échapper et même à réussir à reprendre ton chat par la même occasion. Tu n'es pas facile à trouver, mage.

Et dire que depuis toute ce temps, Varric et lui correspondait, Fenris en était encore insulté. Il avait l'impression d'avoir été berné par la nain et qu'il lui avait tout simplement fait perdre son temps.





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Lun 15 Oct - 21:29
Varric rit au baiser bien senti de la mère de famille, pas tout à fait certain de savoir quoi faire, mais ayant certainement déjà été remercié moins chaleureusement que ça. Haussant les épaules comme pour mieux passer à autre chose, et aussi contenir l'envie pressante de se moquer de l'embarras de jeune adolescent de Fenris. C'est que malheureusement ils avaient une compagnie de Templiers sur les bras, et ce phylactère n'allait pas se récupérer tout seul. Enfin, s'ils allaient vite ils auraient tout le temps du monde de rattraper le temps perdu plus tard.
Se motivant à cette perspective, Varric sourit pour toute réponse à Anders, n'ayant pas les mots pour formuler à quel cela lui faisait plaisir de retrouver une partie -même incomplète- de leur groupe... meurtrie par les événements peut-être, mais toujours en vie. Anders en particulier ne semblait pas vraiment avoir respecté sa promesse, ses vêtements usés ne dissimulant que très mal son inquiétante maigreur. C'était à se demander comment cette brindille tenait toujours debout, sûrement en train de travailler jusqu'à l'épuisement, comme d'habitude.

« Qu'ils viennent, qu'ils viennent... On se calme Blondie. T'es plus tout seul, inutile de se la jouer casse-cou. »

Dodelinant rageusement de la tête le nain se mit au travail tout en pestant contre le manque de bon sens du mage. Certaines choses ne changeaient jamais, lui donnant presque l'illusion que l'explosion de la Chantrie n'avait jamais eu lieu. C'était douloureux pour tout le monde... et pour lui qui avait dû assister en spectateur impuissant plus que pour quiconque.
Penché sur les pièges qu'il disposa aux accès stratégiques et dissimula parmi les herbes, Varric se releva finalement, se donnant pour satisfait. Après une paire de minutes passées à silencieusement montrer les endroits à éviter à ses coéquipiers, il tendit l'oreille pour guetter le moindre bruit suspect. Ce fut néanmoins un miaulement qui le fit sursauter, puis froncer des sourcils. Du coin de l’œil il nota l'interaction étrange, l'elfe se permettant tout à coup d'ébaucher un geste amical. Évidemment c'était envers un animal et non envers un humain -après tout il ne fallait pas pousser mémé dans les orties- mais c'était suffisamment farfelu pour l’étonner. Auraient-ils soudainement un deuxième militant pour les droits félins dans son entourage ?

« Je veux pas casser votre moment romantique, mais on de la compagnie. » Dit-il en se dissimulant derrière le tronc d'un sapin, contournant un des glyphes par la gauche.

Se craquant le phalanges il enlaça Bianca et déverrouilla le cran de sécurité, deux carreaux déjà engagés. Visualisant le premier templier dans sa ligne de mire il ne se fit pas prier et tira le premier. Un sifflement caractéristique se fit entendre, Bianca chantant sa belle mélodie. Un des soldats s'écroula dans un bruit sourd, un trou entre les deux yeux.
Étrangement ses compères, ayant baissé leur garde en se croyant face à un mage seul et fatigué, mirent tous leur casque en triple vitesse, changeant leur approche de façon à gagner du terrain tout en restant à couvert. Néanmoins ils tôt ou tard ils n'auraient d'être choix que de se précipiter en plein dans leurs pièges. Guettant le bon moment Varric surveilla le champ de bataille et eut tout juste le temps d'éviter une flèche qui vola en sa direction.

« FENRIS, À COUVERT ! »



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Mer 17 Oct - 20:52

Le fil d'Ariane


- « Raison de plus, ça rendra le combat un peu plus équitable. Autant de raisons de se réjouir. »

En voyant Ser Pounce a lot frotter sa tête contre les  pieds de Fenris m’arracha un petit pincement au coeur. Pounce avait toujours été un chat très sociable et facile à approcher mais il était également très protecteur et évitait le contact des gens qui me voulaient du mal. Il avait tout de suite détesté Rolan, par exemple, alors que j’avais rapidement passé outre son statut d’ancien templier. Il s’était avéré que Pounce avait eut raison… Rolan m’avait vendu aux templiers alors qu’il était un garde des ombres, comme moi… Voir le chat marquer Fenris de son odeur pour le faire entrer dans la bande me donnait un sentiment difficile à décrire, une genre de jalousie mêlée d’espoir… Je levai cependant un sourcil vers Fenris en m’accroupissant pour attirer le félin vers moi.

- « Je ne lui donne pas d’ordre, c’est un chat Fenris, les chats n’obéissent à personne. » Je fit jouer mes doigts dans les feuilles qui jonchaient le sol et le bruit attira Pounce vers moi. « Voilà aller reviens dans le sac, tu seras bien plus à l’abri…. Viens... »

Pounce prit le temps de se frotter contre mes jambes avant de consentir à rentrer à nouveau dans le sac. Je repérais une plume à côté de l’entrée de la grotte et la ramassai pour la glisser dans le sac, où il entreprit de jouer avec. Fenris s’adressa à moi à nouveau et je fus surpris de ne pas sentir la colère habituelle derrière sa voix.

- « Je ne savais pas que vous me cherchiez, j’ai écrit à Varric de temps en temps mais je ne suis jamais resté assez longtemps quelque part pour lui permettre de me répondre. Enfin si j’avais su que tu l’accompagnais ce n’est pas certain que je vous aurais facilité la tâche. » Je caressai la fourrure de mon ami à quatre pattes distraitement tout en lui parlant. « Et je suis passé récupérer Pounce quelques semaines après avoir fuit Krikwall… ça fait un moment qu’il est avec moi maintenant…. Hein Ser Pounce a lot ? Qui est un gentil petit chat ? c’est toi… mais oui c’est toi ! »

J’étais en train de gagatiser sur Pounce lorsque Varric nous alerta du danger. Immédiatement je lançai une barrière sur moi et mes deux compagnons, ainsi que sur l’entrée de la grotte qui se trouvait derrière moi. Je n’aurais pas dépensé autant de manaa d’un coup habituellement mais j’avais du renfort, je pouvais me le permettre. J’étais heureux de voir que les bonnes habitudes se perdent aussi difficilement que les mauvaises, les stratégies habituelles revenaient naturellement, en fait il ne manquait plus que Hawke.

Soudainement me vint à l’esprit une question… où était Hawke ? Pourquoi n’était-elle pas venue avec eux ? Après tout plus de deux ans plus tard je pouvais difficilement savoir ce qui s’était passé mais c’était un peu étrange de se retrouver tous les trois sans elle. J’aurais probablement le temps de leur poser des questions plus tard.

Ils étaient trop loin pour que je puisse les atteindre mais l’un d’eux passa devant un glyphe de foudre et son comparse le plus proche l’était tellement qu’il se prit une partie de la décharge. Le Créateur bénisse les armures. Celui qui avait pris les dommage collatéraux recula et tomba le pied le premier dans un des pièges de Varric.

Les templiers avaient dû tenter de ratisser large cependant car deux autres arrivaient sur la gauche avec des arbalètes. Je me mis à couvert aussi vite que possible pour préparer un sort d’éclair en chaîne, espérant que Fenris s’écarte de lui même, bien que la barrière devrait normalement absorbé le gros de l’impacte s’il n’en faisait rien. J’attendis que les deux sur la gauche montent vers la grotte pour sortir à nouveau en contournant le glyphe et les frapper d’un éclair qui rebondit entre eux. Sonnés, ils titubèrent et leur proximité fit grimper Justice à la limite de mon esprit. Je n’avais pas besoin de lui pour le moment, mais il était là, prêt à sortir, son énergie vibrant autour de moi.

- « L’abomination !!! » cria l’un d’entre eux. « C’est lui qui a fait griller Ern et Jerry sur place ! »

------Justice-----



Nous étions conscient de leur présence autour de nous, nous n’avions aucune pité pour ceux qui tentent de s’en prendre aux faibles. Abomination nous sommes, mais qui sont les monstres qui s’attaquent à des enfants ?

- «Vous aller mourir sous la lame de la justice ! Aucun templier ne repartira vivant ! »

Quittant notre couvert nous nous approchâmes  de nos victimes et plantions notre bâton, lame la première, à travers la gorge du premier, puis, voyant le second tenter d’attraper son épée, nous lancions un sort de foudre qui le fit rôtir dans son armure, dégageant de la boite de conserve frappée de symboles Chantristes une odeur de chaire brûlée et fétide.



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Elfe en colère
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Dim 11 Nov - 3:27
Le fil d'Ariane


Fenris regarda avec une légère curiosité d'interaction entre le chat orangé et Anders. Après avoir repassé une fois de plus près de ses pieds, le chat décida d'obéir à son maître et de retourner dans le sac en prenant son temps. Fenris aimait bien les comportements des chats. Fiers, indépendants, n'écoutant que lorsque cela leur plaisait bien. Les chiens, c'était autre chose, bien que pour avoir vu quelques mabaris , ils étaient encore plus indépendants que leur amis félins. Les autres chiens étaient surtout trop loyaux, même à un maître qui les abusaient. Fenris tiqua. Il avait bien un sobriquet d'un canidé, mais les années avaient démontrées qu'il était beaucoup plus du caractère d'un prédateur félin que d'un loup. Pour ce qui était de la réponse du mage, elle ne l'étonnait pas tant que cela. Il aurait probablement fait la même chose s'il avait dû continuer à fuir Danarius pour la liberté, mais qu'il aurait voulu garder contact avec ses compagnons. Et il n'aurait pas non plus laisser Anders savoir où il était, bien que contrairement à l'elfe, il y avait de moins grandes chances que le mage le vende à Danarius que lui aux templiers. Bien que Fenris n'aimait toujours pas l'existence même de l'abomination - constant rappel de la folie des mages - il voulait se charger lui-même d'Anders, quitte à contre-carrer les plans des templiers.

Fenris aurait continué la conversation, probablement pour culpabiliser Anders sur ce qu'il avait fait à Kirkwall, mais Varric les avisa de belle façon que les templiers avaient finalement retrouver leur courage en miettes sur le chemin et qu'ils étaient revenus à la charge. Les premiers cris des templiers pris dans les pièges du mage et du voleur résonnèrent dans les oreilles de l'elfe, en même temps que l'avertissement de Varric. Pour attraper un jeune garçon et sa famille, les templiers n'étaient pas allés de main morte, car ils étaient beaucoup plus que dans la taverne où Varric et lui avait eu leur indice sur la présence du mage dans les terres. Ils devaient avoir pris la peine de ramasser d'autres compagnons avant de se mesurer à Anders. Fenris se dit que sans leur support miraculeux, le mage aurait été probablement submerger d'une façon ou d'une autre, Justice ou pas. Surtout avec la présence de ses archers qui les attaquèrent de loin. À cette distance, Fenris ne servait à rien sauf de cible et malgré l'annonce de Varric, l'elfe ne fut pas assez rapide. Une des flèches siffla trop près de ses oreilles et l'ancien esclave cru qu'elle lui déchirait l'oreille. C'est ce qui aurait du se passer. Fenris avait oublié c'était comment se battre avec un mage. La flèche qui lui était destinée ricocha donc sur le bouclier autour du guerrier sans faire de dégâts. L'elfe regarda Anders une fraction de seconde avant de dégainer sa large épée et à s'avancer vers l'ennemi et faire à quoi il excellait : attirer les coups.

Il laissait habituellement Aveline jouer le rôle de «tank» lorsqu'ils étaient de sortie ensemble. Il ne cherchait jamais vraiment l'attention, même dans les combats. Mais avec Anders et Varric comme coéquipiers, Fenris devait le jouer d'une main de maître. Il fallait que le mage puisse soigner s'il le fallait et Varric, faire ses tours de passe-passe avec Bianca. Il allait attaquer ses deux templiers qui tenaient les arbalètes en main lorsqu'il senti son lyrium s'activer sous sa peau en un brûlement désagréable. Des éclairs bleutés familiers à l'elfe le dépassèrent alors qu'il activait ses marques pour aller électrocuter en ricochet les deux templiers. Ils n'étaient malheureusement que sonnés. L'un deux parla alors d'abomination. L'elfe tiqua. Pas qu'il ne l'utilisait pas lui-même, mais en plein combat, c'était assez risqué. Parce que le démon n'était jamais très loin.

Les marques réagirent avant même que l'elfe le voit. Lorsque Justice prenait le contrôle du mage, le lyrium sous sa peau frissonnaient et vibraient en réaction à l'immatériel. Justice s'occupa lui-même des deux templiers, l'odeur de chair brûlé écœurant l'elfe.

- T'avais vraiment besoin de sortir maintenant ? Laisses-nous gérer ça seuls. On a pas besoin d'une tête brûlée qui cri à l'injustice.


Entre Anders et Justice, Fenris ne savait pas lequel il n'aimait pas le plus. Mais il n'avait pas le temps d'y penser d'avantage. Une autre vague de templiers. Certains semblaient amochés. Ils avaient sûrement trouver certains des glyphes d'Anders dans les bois. Fenris activa ses marques pour de bons, celles-ci semblant encore plus d'un bleu électrique à côté de Justice. Ils étaient trois, des soldats avec des épées et un dernier avec une masse. C'était celui-là qui était le plus préoccupant. Il ne fallait qu'il ne s'approche ni de Varric et selon qui restait en surface, de Anders. Un coup, et ce pourrait être le seul.

Le premier n'eut pas le temps d'éviter l'elfe courant vers lui. Le bras déphasé de Fenris traversait déjà son thorax pour lui arracher le cœur dans un ruissellement de sang. D'un coup de pommeau d'épée, il assomma la deuxième en l'évitant pour aller rejoindre sa cible principale. La masse lui passa près de la tête une première fois, ce que Fenris pu éviter. L'homme en armure était beaucoup plus bâti que l'elfe et avec une de ses mains, il réussi à donner un coup à ce dernier, alors qu'il était toujours en déséquilibre après avoir éviter son arme. Le souffle lui manqua quelques secondes et il recula de quelques pas. Un sourire carnassier étira les lèvres de l'elfe au cheveux blancs. Il allait s'amuser.





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