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[Flashback] Les voiles de la liberté [pv. Anders]

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Mage de soin
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Ven 3 Aoû - 18:21

Les voiles de la liberté



Engourdie par le sommeil, Lynne n’ouvrit pas immédiatement ses yeux. Ses bras entourèrent la couette à ses cotés pour la serrer contre elle, enfouissant son visage dans le tissu tandis que les affres de la torpeur l’incitaient à retourner au repos.

La fatigue de la veille était encore immiscée dans son être qui ne demandait qu’à demeurer dans l’inconscience un peu plus longtemps. Pourtant, ses pensées encore alourdies par sa torpeur s’animèrent progressivement, la faisant revenir vers des rivages passés. Tels des fantômes, les évènements de ces dernières semaines revenaient flotter dans son esprit léthargique qui n’aspirait qu’à passer un peu plus de temps au lit, se complaisant dans la douce ignorance qui lui faisait oublier les difficultés de la réalité.

Depuis l’explosion de la Chantrie de Kirkwall, sa vie avait basculé du tout pour le tout. Si elle partageait ce sentiment d’horreur que ce terrible attentat avait inspiré, elle ne pouvait renier le fait qu’il avait, pour sa part, des allures de bénédiction. La mort des sœurs et de la grande prêtresse Elthina, bien que regrettables, avaient eus au moins un bénéfice : celle de contribuer à sa libération. Le chaos qui avait suivis ce terrible désastre avait été suffisant pour lui permettre de s’échapper avec Edwin.
Elle se souvenait encore du cauchemar que cela avait été. Les Templiers avaient rapidement reçu l’ordre d’exécuter les mages du Cercle pour un prétendu usage de la magie du sang.  Mais surtout, ils voulaient des responsables. Anders avait été le véritable auteur de ce massacre, mais il était avant tout mage : la folie de la chevalier capitaine Meredith n’aurait trouvé de meilleur prétexte pour mettre fin à la vie de tous les individus qu’elle avait sous sa garde. Si certains périrent sous les lames des Templiers, d’autres s’étaient transformés en abomination sous ses propres yeux. Le duo ne devait son salut qu’à la chance et l’assistance qu’ils avaient trouvé chez un groupe de mages parmi lesquels ils comptaient quelques amis. En fuyant vers les docks, ils étaient parvenus à quitter la ville en bateau vers une destination loin de tout ce non-sens : Combrelande.

Depuis cet évènement fatidique, leur futur demeurait incertain. Certes, Lynne trouvait un certain réconfort en se disant qu’ils avaient laissé derrière eux bien des horreurs– et en soit, cela était le cas, relativement du moins. Plus personne n’était là pour les menacer ou leur faire du mal. Plus personne ne lèverait la main sur Edwin. Mais son Apaisement, lui, l’avait marqué pour toujours. S’il se souvenait d’elle, il ne réagissait plus à rien. Aucun égo. Aucune émotion. Avec elle, la mage n’avait emporté que l’ombre de son meilleur ami, chose qui la chagrinait profondément. Sa douleur était d’autant plus forte en se rappelant qu’elle en avait été en partie responsable.
Mais à cela s’ajoutaient d’autres problèmes, celle de leur propre survie hors du Cercle plus particulièrement. La résolution de la jeune femme était ferme. Jamais plus elle ne retournerait dans l’une de ces prisons. Aussi avait-elle la ferme intention de fuir le plus loin possible de Kirkwall. Son choix s’est rapidement porté sur Ferelden, qui se situait par delà la mer. Une aspiration simple, en soi, mais plus difficile à mettre en application.

Elle Apostaste et Edwin Apaisé, ils ne possédaient absolument rien – et prendre la mer n’était malheureusement pas gratuit. Depuis leur arrivée à Combrelande, Lynne n’avait cessé de vendre ses services de mage guérisseuse afin de réunir la somme nécessaire, mais même si les opportunités ne manquaient pas, la vie avait un coût.

Ce manège durait depuis des semaines, et elle était épuisée. La veille, son travail de guérisseuse avait été bien plus prenant qu’à l’accoutumée. Un bateau de marchands était revenu au port en piteux état, ayant subis une attaque de pirates. Les blessés avaient été nombreux, certains mêmes graves. Cela avait été une excellente opportunité de se faire rétribuer pour ses services. Heureusement, elle n’avait pas été seule dans sa tâche : un autre mage guérisseur dont elle ne connaissait le nom s’était joins à ses efforts. Loin d’être un rival, il avait été plutôt une aide bienvenue et d'une bonne compagnie– d’autant plus qu’elle était convaincue qu’elle n’aurait jamais pu guérir tout le monde à elle seule.

Depuis, trou noir. A bien y réfléchir, elle ne se rappelait pas exactement de la manière dont elle s’était retrouvée dans ce lit. Peut-être était-elle tombé d’épuisement. Ces derniers temps avaient été particulièrement difficiles après tout.  Elle espérait simplement qu’Edwin allait bien.

Tandis que son sommeil se dissipait, elle se rendit compte d’une chose étrange. Une sensation à laquelle elle n’était pas habituée et qu’elle n’avait pas remarquée, jusqu’alors trop ensommeillée pour y prêter attention.
Elle se sentait serrée contre la couette. Comme … enlacée. Pensant à Edwin, elle ne réagit pas tout de suite, levant son nez du tissus pour enfin ouvrir ses yeux noisettes.

Ces derniers s’agrandirent de surprise.

Ce n’était pas une couette. C’était un homme – le guérisseur qu’elle avait rencontré la veille, encore plongé dans un profond sommeil. Celui-ci la tenait fermement contre lui, et elle-même  l'avait capturé dans ses bras.

La chaleur monta immédiatement au visage de la brune, qui s’empressa de le relâcher et de se défaire de son emprise. Elle se retrouva d'un seul coup à l'autre bout du lit double, à demi assise et ses longs cheveux décoiffés tombant le long de ses épaules.

« M-mais qu’est-ce que vous faites là ?! » s’écria t’elle instinctivement, visiblement troublée de sa découverte.

Ses joues s'empourpraient alors qu'une pensée des plus malaisante traversait son esprit alerte.

« N-ne me dites pas qu'on a ... ?»



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Sam 4 Aoû - 14:04

Les voiles de la liberté


Le sommeil n’était pas quelque chose que je trouvai facilement, pour tout un tas de raisons. Premièrement parce que Justice ne me laissait généralement dormir que le temps dont j’avais besoin pour être fonctionnel, ensuite parce que les cauchemars dus à la souillure me réveillaient souvent, les souvenirs de ma vie dans le cercle prenaient le relais quand les engeances étaient fatigués. Pour finir, Kirkwall me tenait éveillé la nuit. Que ce soit les Qunari, les templiers, le Mage Underground, les Apaisés, les mages du sang, les esclavagistes…. Rien dans cette ville ne m’aidait à trouver le repos. C’était pour laquelle je fus surpris de me sentir aussi paisible alors que je pouvais sentir la pièce se réchauffer avec le lever du soleil.

Je ne pris pas la peine de sortir de ma torpeur, si Justice ne me criait pas dans le cerveau que c’était mon devoir de me lever, pour une fois, je n’allais certainement pas me refuser une grasse matinée. De plus je ne savais pas où je m’était endormi mais rien autour de moi ne me poussait à rejoindre le monde des conscients. Je pouvais sentir la douceur d’un vrai lit, pas mon lit de camp minable caché dans le cagibi qui me servait de chambre derrière la clinique. La chaleur d’un duvet qui me couvrait jusqu’aux épaules et celle confortable d’un corps collé contre le mien.

Un corps ? Contre le mien ? Pas que ce soit tellement étonnant, chaque fois que je partageais une tente avec quelqu’un du groupe je me retrouvais inévitablement collé à lui ou elle pendant la nuit. Certains, comme Isabella ou même Merril, s’en fichait éperdument. Varric et Aveline se contentait de me repousser gentiment…. Mais la silhouette que je tenais dans les bras ne sentait ni le rhum ni le fer donc je n’aurai pas parié sur aucune des deux. Si j’avais le courage d’ouvrir les yeux j’aurai sûrement une réponse mais je n’y tiens pas tant que cela. Non le plus surprenant c’était d’être avec quelqu’un DANS un lit. Hawke avait suffisamment de chambres dans son manoir pour nous faire dormir séparément….

Puis les souvenirs commencèrent à affluer,  Kirkwall, la Chantrie, la guerre, la vie, la fuite… le bateau à Combrelande…. Il n’avait pas envie de se lever, pas du tout. Il se souvenait vaguement d’avoir vu des marchands blessés amarrer leur bateau aux docks après avoir été abordés par des pirates. Le visage de la guérisseuse qui était déjà à l’ouvrage lui revint lentement à l’esprit et il soupira doucement dans son demi sommeil, il avait l’impression de l’avoir déjà vue quelque part mais …. un mouvement brusque l’arracha au monde merveilleux du demi-sommeil. La personne qu’il tenait dans les bras sursauta et se jeta presque de l’autre côté du lit. Il hésita à juste replonger son visage dans l’oreiller et à ne pas réagir mais il ouvrit tout de même un œil pour la regarder.

Elle portait une robed’un bleu un peu délavé, dans mon souvenir elle avait un manteau par dessus tout cela… regardant autour de moi je le trouvai sur la chaise, avec mon propre manteau à plumes. Je réalisai alors qu’on me posait une question… à laquelle je répondis d’une voix encore empâtée par le sommeil.

- «  Ce que je fais là ? …. je dors ? enfin je crois.... »

Me frottant les yeux sans énergie j’émis un rire faible à sa seconde question.

- « Je pense que non… enfin sauf si vous avez l’habitude de faire ça toute habillée… mais je suis presque certain que si c’était le cas, avec tout le manaa qu’on a dépensé hier, on aurait pas eu le courage de remettre nos vêtements pour dormir après…. »

Je m’élevai sur un coude et baillai dans ma main libre avant de m’étirer comme un chat. J’étais également sûr que si j’avais eu une relation sexuelle la veille même sans m’en souvenir j’en sentirai encore les … bénéfices ce matin. Cela faisait un baille que je n’avais pas eu l’occasion de prendre soin de mes besoins de ce côté là et bien que ce soit loin dans ma liste des priorités, j’étais certain de pouvoir dire qu’aucune tension de ce genre n’avait été relâchée cette nuit.

- «  Je suis désolé si ma conduite vous a offensé… Je suis juste du genre à me coller à tout et n’importe qui lorsque je dors….Un oreiller, une personne, la couette… Vous pourriez mettre un cactus dans le lit que j’essaierai probablement de le prendre dans les bras…. » Je regardai autour de moi un instant. « Avez vous une idée d’où nous sommes ? Je ne me souviens pas être allé me coucher…. Je ne me souviens pas m’être endormi d’ailleurs…. »




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Sam 4 Aoû - 17:41

Les voiles de la liberté



L’homme ne réagit pas tout de suite à sa question qui traduisait son agitation. Il ouvrit paresseusement l’un de ses yeux, se contentant du minimum requis pour comprendre la cause de son réveil.

« Ce que je fais là ? …. Je dors ? Enfin je crois ... »

Il lâcha un léger rire à sa prochaine question tandis qu’elle le fixait de ses iris noisette, dans une position légèrement défensive et méfiante. Lynne ne s’était jamais donnée à quelqu’un, et elle ne tenait pas à commencer maintenant – surtout pas à un homme complètement aléatoire dont elle ne connaissait même pas le nom. Si la question semblait frivole aux yeux de son voisin de lit, elle, au contraire, prenait cela très au sérieux.  

« Je pense que non… enfin sauf si vous avez l’habitude de faire ça toute habillée… mais je suis presque certain que si c’était le cas, avec tout le mana qu’on a dépensé hier, on aurait pas eu le courage de remettre nos vêtements pour dormir après ... »

Son regard fuya l’œil unique posé sur elle, troublée à cette simple pensée. La paume de sa main se colla à son front tandis qu’elle fermait les yeux, lâchant un soupir fatigué. Elle se sentait légèrement stupide d’avoir posé cette question ; la panique avait pris le dessus sur sa rationalité. Il ne s’était sans doute rien passé, ou du moins, elle s’en serait rappelée. Elle ne se sentait d’ailleurs, intimement parlant, pas particulièrement différente par rapport à d’habitude.
Tandis qu’elle commençait à peine à remettre de l’ordre dans ses idées, le guérisseur s’étirait tel un félin, l’air de se réveiller doucement. Il poursuivit son propos face au silence de la jeune femme, s’appuyant sur son coude.

« Je suis désolé si ma conduite vous a offensé… Je suis juste du genre à me coller à tout et n’importe qui lorsque je dors….Un oreiller, une personne, la couette … Vous pourriez mettre un cactus dans le lit que j’essaierai probablement de le prendre dans les bras … »

« Non non- Il n’y a pas de mal ! » s’exclama t’elle, un léger sourire amusé parcourant ses lèvres à sa plaisanterie.  « Je n’aurai pas dû réagir ainsi. Je n’ai juste … pas l’habitude.»

Bien qu’elle ne voulu l’admettre à voix haute, elle trouvait même cela mignon.  Il y avait pire comme tic inconscient.

« Avez-vous une idée d’où nous sommes ? Je ne me souviens pas être allé me coucher…. Je ne me souviens pas m’être endormi d’ailleurs … »

Lynne regarda autour d’elle, s’asseyant plus confortablement sur le lit. La chambre dans laquelle ils se trouvaient était plutôt douillette, mais elle ne lui évoquait aucun souvenir. La fenêtre, encadrée de rideaux rouges, se trouvant non loin du lit donnait sur une rue tout à fait typique de Comberland, mais d’ici, elle n’était pas certaine de reconnaître l’endroit.
Elle fit un effort de concentration, chassant sa somnolence pour s’efforcer à réfléchir.

« Non, aucune idée. Je me rappelle que nous avions soigné cet équipage hier et que c’était particulièrement fatiguant, mais …»

Elle sembla pensive tandis que son regard revint sur le mage.

« Peut-être que j’ai dû trop forcer. Je me souviens qu’on avait réussis à soigner tout le monde, mais après, plus rien. »  

Lynne se leva finalement, soucieuse. Edwin brillait par son absence. Était-il seulement là où ils se trouvaient actuellement ? Et s’il s’était égaré ? Et si quelqu’un lui avait du mal ?

D’un pas ferme, elle se dirigea vers l’unique sortie de la chambre. Quand elle posa sa main sur la poignée de la porte, cette dernière s’ouvrit. La jeune femme manqua de percuter l’individu l'ayant ouverte, qui n’était nul autre que l’Apaisé qu’elle recherchait.

« Edwin ! »

Si le soulagement se lisait aisément dans le son de sa voix, le concerné ne semblait pas particulièrement étonné ou heureux de la voir. Son expression était, au contraire, cruellement indifférente.
Elle ne parvenait toujours pas à s’habituer au changement qu’il avait subi. Lui qui était d’habitude si souriant … ce qu’elle donnerait pour revoir son visage s’illuminer de joie ...

L’Apaisé posa ses yeux sur elle, jetant un bref regard à Anders derrière elle comme pour s'assurer de sa présence.

« Bonjour Lynne. J’étais venu vous chercher tous les deux. Notre hôte vous a laissé quelque chose à manger. »

« Notre hôte ? »

« Le capitaine du Vif-Argent. »

Face à son regard étonné, il poursuivit ses explications.

« Vous vous êtes tous les deux évanouis hier. Puisqu’il était reconnaissant de vos services, il a décidé de vous héberger le temps que vous récupériez. »






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(PNJ) Edwin Nachtigall : Un jeune homme d'une trentaine d'années au regard absent. Il s'exprime sur un ton à la fois monocorde et neutre. Un bandeau masque habituellement sa marque d'Apaisé.

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Mer 8 Aoû - 21:49

Les voiles de la liberté


Apparemment Je n’étais pas le seul à être un peu perdu. Je ne savais pas si c’était réconfortant ou non, tout ce que je savais c’était que nous n’étions pas en danger. Justice aurait déjà réagit si nous avions été enfermés ici, ou privés de magie. Nous étions donc en relative sécurité. Me tournant sur le côté je regardai mon manteau et mon sac de voyage…. Je me levai lentement, me frottant les yeux au passage et me dirigeai vers la chaise. Fouillant vaguement mon sac je pu constater que rien ne manquait. En même temps vu mes maigres possessions, il n’y avait pas grand-chose à vérifier. Mon regard se porta sur mon manton auquel il manquait des plumes. Je soupirai, il allait falloir que j’en retrouve quelque unes pour combler les trous.

- «  Je me souviens m’être assis sur une caisse sur les docks, mais après ça plus rien. »

J’endossais mon manteau et fixai mon sac sur mon épaule, j’avais une adresse à laquelle me rendre et un capitaine de bâteau à trouver après tout ; je ne pouvais pas m’attarder trop longtemps de toute façon. Je regardai l’état de mon manteau, il allait bientôt falloir que je le rapièce par endroit. Je n’avais aucune envie de dépenser le peu d’argent que j’avais pour me racheter des vêtements…. Mais parfois je regrettai mon ancienne vie. Je n’avais pas de but précis dans la vie mais j’avais le temps de m’occuper de moi à minima. Passant devant le miroir je détachai mes cheveux trop longs maintenant et les ramassai dans un chignon bas en les peignant vaguement avec mes doigts.

- «  Si notre hôte nous réclame autant ne pas le faire attendre. »

Une fois mon inspection finie j’entendis ma compagne se précipiter vers la porte, qui s’ouvrit en révélant un homme avec un bandeau sur le front… je me souvenais vaguement de lui, je n’avais pas eu le temps de trop me préoccupé de lui mais il était d’un naturel beaucoup trop calme. Je savais reconnaître un apaisé quand j’en voyais un, et à y bien réfléchir son visage ne m’était pas inconnu… où pouvais-je avoir croisé cet homme ? Il n’y avait pas beaucoup d’Apaisés à Kinloch et je me souvenais de leur noms, aucun ne s’appelait Edwin… J’étudiais maintenant plus avant la jeune fille. Elle m’était définitivement familière, j’étais certain. J’attendis qu’elle finisse de discuter avec le dénommé Edwin avant de soulever mon point.

- «  Nous nous sommes déjà vu non ? Vous venez tous deux de Kirkwall n’est ce pas ? »

Je m’approcha d’eux avec un air concerné et fermai la porte pour qu'on ne nous entende pas.

- «  Toi je t’ai déjà vu dans la cour de la Potence, tu étais parfois assigné à la vente d’objets magiques. »

Et au Mage Underground... Je me souvenais de lui, il était venu à l'une des premières réunions, avant que l'on trouve un moyen sûr d'éviter que les templiers ne nous surprennent. Je priai le ciel pour qu'il ne se souvienne pas de moi... Avec un peu de chance je pourrais donner mon nom de baptême. Je me tournai ensuite vers la jeune fille. L’étudiai plus avant mais cela ne me revenait pas. Il n’y avait pas trente six guérisseurs à Kirkwall. Mais son nom m’échappait. J’esperais sincèrement ne pas l’effrayer mais je devais savoir...

- «  Je suis certain de t’avoir déjà vu aussi…. Tu faisais partie du cercle ? Je sais qu’il y avait une guérisseuse avec un don fort là bas mais je ne l’ai jamais rencontré… Et si tu avais été une apostate je t’aurais déjà rencontré je pense... »

Sa réaction ne laisserait aucune place au doute qu’il fallait à présent que je me présente, mais cela pouvait avoir tellement d’effets différents… la prudence aurait voulu que je ne révèle pas mon identité, Varric me l’avait fortement déconseillé mais j’étais tellement mauvais menteur…




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Ven 10 Aoû - 12:30

Les voiles de la liberté


Les explications d’Edwin avaient été plus que nécessaires pour que Lynne remette son esprit en ordre. Se réveiller dans un endroit inconnu n’était pas exactement le type d’expérience auquel elle était habituée, mais au moins, à présent, elle avait toutes les informations en main pour reprendre sa vie où elle l’avait laissée.

Dès que le jeune homme finit son propos, la voix du guérisseur s’éleva derrière eux. Instinctivement, le duo tourna leurs regards vers lui.

« Nous nous sommes déjà vus non ? Vous venez tous deux de Kirkwall n’est-ce pas ? »

« C’est exact.»

L’Apaisé confirma sans détours ses suppositions. La mage, quant à elle, se contenta d’opiner du chef afin d’appuyer les propos de son ami. Cependant, elle était étonnée que cet homme dont elle ne connaissait rien avait pu deviner leur origine avec autant de facilité, ce qui l’inquiétait également dans une certaine mesure. Être aisément reconnaissable était bien l’une des dernières choses qu’elle souhaitait à l’heure actuelle, aussi compléta t’elle les paroles de son compagnon presque immédiatement.

« Mais comment savez-vous cela ? »

Leur jetant un regard préoccupé, l’inconnu se glissa entre eux afin de refermer la porte de bois. Il se tourna finalement vers le duo, les regardant l’un après l’autre, grave. Il se dirigea d’abord vers Edwin, qui le contemplait avec une sérénité telle qu’elle paraissait étrange.

« Toi je t’ai déjà vu dans la cour de la Potence, tu étais parfois assigné à la vente d’objets magiques. »

Le noiraud opina légèrement afin de confirmer ses dires, n’ajoutant rien de plus. Il s’agissait d’un travail normal pour un Apaisé du Cercle, il n’était donc guère surprenant que cet homme ait pu l’apercevoir à l’occasion. Ce dernier se tourna finalement vers Lynne.

« Je suis certain de t’avoir déjà vu aussi…. Tu faisais partie du cercle ? Je sais qu’il y avait une guérisseuse avec un don fort là-bas mais je ne l’ai jamais rencontré… Et si tu avais été une apostate je t’aurais déjà rencontré je pense ... »

Lynne lui lança d’abord un regard hésitant, partagée quant à la manière de lui répondre, puis sembla se résigner. Lui aussi étant mage, il était difficile de le considérer comme un ennemi – d’autant plus qu’il se trouvait dans une situation relativement similaire à la sienne. Tous deux étaient des Apostats bien loin du Cercle dans lequel ils auraient dû se trouver.

« Je ne sais pas s’il s’agit de moi … mais c’est vrai que j’étais guérisseuse là-bas. » lui affirma t’elle. « Nous avons tous les deux fuis Kirkwall pendant l’explosion de la Chantrie. Les Templiers allaient nous massacrer … »

La réminiscence de leur fuite était encore vivide dans sa mémoire, mais elle ne laissa pas ces souvenirs la chambouler. Tout ce qui importait était qu’ils étaient à présent sains et saufs, du moins pour l’instant.
Lynne posa sa main sur son propre bras tandis qu’elle observait l’homme en face d’elle. S’il les avait tous les deux aperçus et reconnus, elle aussi aurait sans doute pu se souvenir de lui. Le problème était que peu importe ses efforts, elle ne parvenait pas à mettre un nom sur son visage, et à bien y réfléchir, elle n’était même pas certaine d’avoir déjà croisé son chemin par le passé. Ou bien de manière très anecdotique.

Tandis qu’elle réfléchissait, Edwin prit à nouveau la parole.

« A bien y réfléchir … je vous reconnais. »

Lynne tourna son regard vers son ami, dont les iris argentées observaient sans une once de trouble le visage grave de l’étranger.

« Vous êtes Anders. Nous nous sommes déjà vus pendant une réunion dans les souterrains du Cercle. »

Une simple vérité annoncée dans un calme qui ne se préoccupait pas de l’effet qu’une telle révélation pouvait produire.

« Quoi … Anders ? LE Anders ? »

Médusée, Lynne alterna brièvement son regard entre les deux hommes à ses côtés, incertaine quant à la manière de réagir à une telle nouvelle.

Anders était un mage que les Templiers du Cercle s’étaient tous jurés d’arrêter un jour, un révolutionnaire qui défendait ses confrères mages becs et ongles. Edwin avait participé à son effort à la première occasion, se battant lui aussi pour cet idéal de liberté et d’égalité dont les siens avaient tant besoin. Mais il était également, au regard des derniers évènements, le responsable de l’explosion de la Chantrie – ce qui le rendait coupable de la mort d’énormément d’innocents tout en condamnant les mages. Après un tel grabuge, difficile de blâmer le peuple sur le danger qu’ils pouvaient représenter. Au lieu d’inspirer l’espoir, c’était la terreur et la rage qui allaient naître dans le cœur de milliers de personnes ...






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Jeu 16 Aoû - 0:07

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Il n’y avait à ma connaissance peu de guérisseurs au sein du cercle, et ils n’avaient pas accès aux pouvoirs d’un esprit, ce qui les rendait moins efficace que moi. Ce n’était pas un mal, mais être guérisseur spirituel me donne accès à des formes de guérison plus poussées et moins coûteuses en manaa, et mon efficacité avait souvent amené des mages maltraités à risquer de sortir de la tour pour demander mon aide. Des souvenirs de mes patients du cercle qui bravaient les interdits avec la complicité de certains templiers pour réparer les dégâts me revinrent. Une des dernières que  j’avais eu avant…. Avant la Chantrie…  Une jeune mage qui avait tenté d’avorter dans son dortoir et que Wylliam m’avait apporté en urgence. Et quand je dis apporté, il l’avait apportée dans ses bras, au bord de l’inconscience.

Je n’avais jamais douté des compétences des guérisseurs qu’ils avaient à leur disposition, les cas qu’on m’amenait étaient toujours des cas graves, qui étaient au-delà des compétences d’un guérisseur normal. J’avais d’ailleurs du respect pour eux car ils prenaenit soin des siens malgré sa propre situation compliquée et j’avais de nombreuse fois déploré qu’ils ne viennent pas aux réunions, même si ce n’était pas pour soutenir notre cause, au moins pour parler de soigneurs à soigneurs.

La réponse de la jeune femme était évasive, celle de son ami le fut beaucoup moins. Et en plus il se souvenait de moi… Évidemment s’il était venu aux réunions comment pouvait-il m’avoir oublié ? J’en étais l’instigateur après tout et les Apaisés n’avaient plus de sentiments mais leur mémoire était intacte. Je ne m’attendais cependant pas à ce qu’il révèle mon nom aussi abruptement. Je regardai nerveusement autour de moi et à mon grand malheur elle le répéta un peu plus fort… Pour être honnête pas si fort que ça mais j’étais affreusement nerveux donc je lui fis le geste de parler plus doucement.

- « Oui oui c’est moi et si vous me haïssez pour ce que j’ai fait à Kirkwall alors attendez juste que je sois parti pour appeler les autorités, des gens se sont donné du mal pour que je m’échappe et ils espèrent bien que je reste en vie le plus longtemps possible…. Et je suis assez en phase avec cette idée moi même. »

Mais elle n’avait pas l’air de vouloir exploser de colère ou en pleurs, elle n’avait pas l’air d’avoir peur de lui non plus pour ce qu’il pouvait en dire. En vérité elle avait juste l’air de ne pas savoir comment réagir. Il pouvait comprendre mais si elle se mettait à paniquer elle risquait d’attirer l’attention.

- « Je me souviens de vous Edwin, vous étiez ami avec Karl avant….. Je suis désolé que vous ayez subi le même sort que lui... Écoutez, si vous voulez que je me justifie de ce qui c’est passé je peux le faire, je peux le faire pendant des heures si c’est nécessaire, mais j’essaie simplement de fuir l’armée de Starkhaven afin qu’ils ne rasent pas la ville à ma recherche… si vous voulez hurler ou vous battre allons faire ça quelque part où personne n’ira raconter au Prince Vael qu’on m’a vu ici... »

La vérité c’était que je n’avais pas envie de me battre, j’étais épuisé, par mon voyage, par les cauchemars de la souillure et ceux de la bataille de Kirkwall. J’avais fait ma première vraie nuit depuis des mois en m’évanouissant probablement d’épuisement mais cela ne rattrapait pas les années à me vider de mon énergie à Darktown ou à rédiger mon manifeste pendant les heures où j’aurais dû dormir. Ma manaa n’était pas complètement reconstruite de la veille et un combat voudrait forcément dire que Justice s’en mêlerait et je n’avais pas envie de jouer les abominations de service en pleine ville.

J’attendis donc que le verdict tombe. Je ne craignais rien d’Edwin, après tout les apaisés ne sont un danger pour personne. Mais l’attitude de ma compagne d’une nuit – il était assez étrange de penser à elle comme ça alors que nous n’avions rien partagé de charnel – déciderait probablement de la réussite ou non de mon départ à Ferelden.




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Jeu 16 Aoû - 20:52

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La jeune femme se tût instinctivement quand son interlocuteur se crispa à l’évocation de son nom, l’incitant à baisser la hauteur de sa voix d’un geste frénétique de la main.


« Oui oui c’est moi et si vous me haïssez pour ce que j’ai fait à Kirkwall alors attendez juste que je sois parti pour appeler les autorités, des gens se sont donné du mal pour que je m’échappe et ils espèrent bien que je reste en vie le plus longtemps possible. Et je suis assez en phase avec cette idée moi-même. »

Lynne ne dit mot, interloquée non seulement par la confirmation de cette information des plus étonnante et ne sachant que répondre face à cette avalanche de mots qui sortaient de la bouche du guérisseur. Tout ce qu’elle comprenait, c’est qu’elle faisait face à la nervosité d’un homme qui ne cherchait pas d’excuses. Anders semblait bel et bien conscient des implications de ses actes, d’où l’urgence de sa volonté de rester discret.

Elle le regarda sans animosité, ni pitié. Son regard traduisait simplement sa confusion et son incapacité à savoir quoi faire de cette fâcheuse révélation. Aussi, face à son mutisme, le blond poursuivit dans sa lancée. Il détailla un instant le visage inexpressif d’Edwin, qui lui prêtait toujours attention.  

 « Je me souviens de vous Edwin, vous étiez ami avec Karl avant ... Je suis désolé que vous ayez subi le même sort que lui ... »

Aucune réaction particulière de la part du concerné, qui contemplait son ancien complice avec la neutralité inhérente à sa condition actuelle. Peut-être qu’une once de sa conscience endormie trouvera un léger réconfort dans ces mots – du moins, c’est ce que Lynne aimait croire.

A peine avait-il formulé ces mots qu’Anders enchaînait déjà avec le reste de son propos, visiblement las et à bout.  

« Écoutez, si vous voulez que je me justifie de ce qui s’est passé je peux le faire, je peux le faire pendant des heures si c’est nécessaire, mais j’essaie simplement de fuir l’armée de Starkhaven afin qu’ils ne rasent pas la ville à ma recherche … si vous voulez hurler ou vous battre allons faire ça quelque part où personne n’ira raconter au Prince Vael qu’on m’a vu ici ... »

« Je ne comptais faire aucune de ces deux choses. »

L’affirmation était nette, indiscutable, clôturant les prières de l’homme. L’observant, l'apostate semblait avoir repris un semblant de contenance. Son ressentis à l'égard d'Anders et de ce qu'il avait fait était difficile à décortiquer, emplis de contradictions et de paradoxes. Mais au moins une chose demeurait immuable dans son esprit : c’était que l’idée de lutter avec Anders d’une quelconque manière que ce soit lui paraissait absurde et contre-productif.

« Honnêtement, je n’approuve pas votre acte … je pense que les raisons sont suffisamment évidentes. , lui expliqua t’elle. « Mais je ne suis personne. Si vous voulez réellement vous justifier auprès de quelqu’un, faites cela auprès des habitants de Kirkwall et des innocents qui y ont perdu la vie. »

Lynne secoua légèrement sa tête, soupirant doucement. Peu importait les raisons qui l'avaient poussé à commettre l'irréparable, cela ne ramènerait pas les morts à la vie. Pourtant, elle les devinait et les comprenait aisément. Qu'il s'agisse de renverser les personnes qui les gardaient emprisonnés en les traitant pire que des animaux, ou laisser les siens souffrir et mourir à petit feu ...  Quel était le bon choix à faire ? En existait t'il seulement un qui ne soit pas aussi méprisable que l'autre ? Quelles vies valaient la peine d'être gâchées ?

Elle sembla cependant s’adoucir tandis qu’elle observait à nouveau l’homme.

« Si ça peut vous rassurer, je n’ai pas l’intention d’attirer l’attention sur vous. Ce que vous avez fait n’est pas juste, mais je ne pense pas que vous livrer le soit davantage. » »

Ses bras se croisèrent tandis qu’elle marquait une brève pause dans ses propos. Ses traits étaient encore légèrement tirés par la fatigue et la lassitude, faisant écho à l’état actuel de son interlocuteur.  

« Ecoutez … je n’ai pas envie de me battre ou de me disputer. Tout ce que je veux, c’est trouver un moyen de partir pour Ferelden - et c’est déjà suffisamment difficile comme ça pour que je ne perde pas de temps avec ça. Je ne dirais rien aux gardes, vous continuerez votre vie et nous, la nôtre. »




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Ven 17 Aoû - 15:40

Les voiles de la liberté


Une vague de soulagement me parcourut et ce fut si soudain que je tirai un chaise qui se trouvait non loin pour m’asseoir. Pendant quelques instants je m’étais visualisé dans tous les scénarios possibles et imaginables, mon cerveau s’empressant de le trouver toutes les portes de sorties possibles. Je ne souhaitais pas combattre, je ne souhaitais pas vraiment débattre non plus, tout ce que je voulais c’était atteindre Ferelden en vie et trouver un moyen de me rendre utile. Je serais toujours un apostat, mais les gens ont toujours besoin d’un guérisseur quelque part, à défaut d’un activiste des droits des mages. Car j’étais parfaitement conscient que nos actions auraient des conséquences dans le temps et qu’il nous fallait attendre que le vent commence à souffler avant de voir dans quel sens il tournerait. Dans tous les cas nous serions prêts, Justice et moi, à reprendre la lutte quand ce serait pertinent.

Je relevai les yeux vers Lynne, ne me formalisant pas du manque de réaction d’Edwin. Son discours m’arracha un maigre sourire, un peu amer, un peu triste.

- « Je n’ai pas posé cette bombe pour être approuvé, cela fait des années que je milite pour obtenir l’approbation de tous, les mages, les templiers, la Chantrie, les gens du peuple autour de moi…. J’ai distribué mon manifeste, j’ai parlé aux gens en tête à tête, j’ai discuté avec la Mère supérieure, Orsino, j’ai même apporté ma cause dans le bureau de Mérédith elle-même… Rien n’y a fait. Les gens se fichent de ce que vivent les mages, même la plupart des mages ne se rendent pas compte de tout ce qu’on leur enlève au quotidien, l’oppression devient la normalité. Ce que j’ai fait je l’ai fait pour les conséquences que cela aura dans le futur. Je ne demande à personne de me pardonner, je n’ai pas l’intention de me pardonner moi même les vies perdues à cause de mes actions… ni pendant la bataille à Kirkwall ni celles qui vont en découler dans le futur…. Quant à l’approbation…. J’imagine que ce sera discutable si les mages saisissent l’occasion de briser leurs chaines… »

Je soupirai et passai une main dans mes cheveux emmêlés… rah je devais être d’une crédibilité à toute épreuve à discuter de vies humaines sacrifiées avec ma tête de sortie du lit. Bref…. Je pris quelques secondes pour remettre mes idées en place, ce n’était ni le lieu ni le moment de débattre ou de faire un sermon à qui que ce soit. Encore que je laisserais probablement à Lynne la liberté de le faire si elle le souhaitait. Moi…. moi je n’avais plus tellement le courage pour le moment. Était-ce le fait de ne plus être tout à fait humain ou bien le choc de ce que j’avais fait qui me permettait cette distance avec mes actes, je n’en avais aucune idée. Je sentais le poids de la fatigue, la vague nausée, les milliards de questions, mais si c’était cela le poids de la morale sur les vies gâchées… je trouvais cela injustement supportable.

- «  Je vous remercie pour votre discrétion je… Avez vous dit Ferelden ? » Je relevai la tête encore une fois et la regardai avec incrédulité. « Je dois prendre un navire pour Amaranthine dans trois jour, un ami a tout arrangé avec le capitaine. Je suis certain qu’il aura la possibilité de prendre quelques passagers de plus à bord. Qu’est ce qui vous a retenu jusqu’ici ? »

La coïncidence était étrange mais après tout il pouvait peut-être se racheter de ses fautes en les aidant. Il écouta Lynne exposer leurs soucis et hocha la tête.

- « Ecoutez, rendons nous présentables et allons remercier notre hôte, après cela nous pourrons discuter de si vous souhaitez m’accompagner jusqu’à Amaranthine, si vous souhaitez trouver un chemin vers Ferelden par vos propres moyens je ne vous en voudrai pas mais sinon je peux envoyer un corbeau à un ami pour qu’il vous arrange la traversée, je suis certain qu’il ne refusera pas. »


Je procédai alors à la première partie du plan, cherchant dans mon paquetage mon peigne je démêlai le sac de nœuds qui me servait de chevelure puis me dirigeai vers l’une des deux bassines d’eau qui avaient été mises à notre disposition et les lavai rapidement. Ma chemise passée au dessus de ma tête j’entrepris de faire une toilette à peu près correcte – je n’étais pas particulièrement pudique mais baisser son pantalon devant une demoiselle n’étais pas toujours bien reçu – J

e passai devant le miroir pour attacher mes cheveux avant de chercher une tunique de rechange dans mon bardas et de l’enfiler en faisant attention de ne pas faire craquer les coutures du rapiéçage. Pour finir je

- « Je vous laisse vous rafraîchir, je vais occuper nôtre hôte pendant ce temps. à tout à l’heure. »




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Dim 19 Aoû - 18:00

Les voiles de la liberté



Anders sembla se détendre légèrement tandis que la jeune femme formulait ses intentions à son égard. Son regard le suivit jusqu’au lit où il vint s’asseoir pendant qu'elle complétait ses explications. Il lui était difficile de formuler une opinion bien définie, mais elle reflétait la façon dont elle voyait les choses. Aucun bon camp n’existait et tous les deux avaient leurs propres raisons d’agir de la sorte – et les actions des uns se feront nécessairement au détriment des autres.

Un petit sourire emplit d’un mélange d’amertume et de tristesse vint accueillir ses propos. L’Apostat se lança alors dans son propre raisonnement, levant les yeux vers la brune qui n’avait pas bougé de sa position. A ses côtés, Edwin écoutait la conversation avec attention.

L’expression de Lynne s’assombrit légèrement à la mention des efforts alternatifs d’Anders. Il avait donc tenté une solution pacifique avant d’en venir à une mesure aussi drastique. Non pas que cela rendait son acte moins terrible, mais au moins n’était-il pas un psychopathe ce qui, en soi, était rassurant. Et puis il mentionnait la condition des mages qu’elle ne connaissait que trop bien. Les humiliations, la douleur, les mauvais traitements … et c’était sans compter l’indifférence ou l’hostilité des non mages. Nul doute qu’elle aurait tenté de s’enfuir par ses propres moyens avec Edwin s’il n’y avait pas eu l’explosion de la Chantrie.
Certes, tout cela ne pouvait pas durer indéfiniment … mais ce qu’il avait fait n’aiderait en rien à rendre les populations plus sensibles à leur cause. Et elle n’était pas certaine des conséquences futures d’une telle action, à part une crainte accrue des mages.

« Je comprends vos raisons, c’est bien pour cela que je ne vous met mais des bâtons dans les roues. Mais ça reste une histoire compliquée et … » Lynne se stoppa brièvement, laissant un bref soupir silencieux lui échapper. « Nous en rediscuterons plus tard, si vous voulez bien.»

Elle ne souhaitait pas commenter davantage les propos d’Anders, encore trop lasse pour se lancer dans ce type de discussion et plutôt globalement favorable à la réponse qu’il lui avait fournie. Aussi reprit-il finalement, l’air encore plus fatigué qu’auparavant avec ses cheveux presque aussi décoiffés que ceux de Lynne.

« Je vous remercie pour votre discrétion je… Avez vous dit Ferelden ? Je dois prendre un navire pour Amaranthine dans trois jour, un ami a tout arrangé avec le capitaine. Je suis certain qu’il aura la possibilité de prendre quelques passagers de plus à bord. Qu’est-ce qui vous a retenu jusqu’ici ? »

« L’argent, principalement. Nous n’avions pas exactement grand-chose sur nous pour commencer, alors … »

Lynne détourna légèrement son regard d’Anders, l’air soucieuse. Réunir l’argent nécessaire prenait beaucoup de temps et tôt ou tard, les gardes les remarqueraient davantage. Peut-être allaient ils devoir quitter Combrelande pour tenter leur chance ailleurs … mais où ?

« Lynne s’occupe de patients et j’essaie de me rendre utile. Mais nous perdons une part des bénéfices en raison de nos propres besoins. » ajouta Edwin posément, complétant les explications de son amie.

Anders sembla compréhensif, hochant la tête. Lynne l’observa en silence, se demandant dans son for intérieur comment il comptait lui-même se rendre en Ferelden.  

« Ecoutez, rendons-nous présentables et allons remercier notre hôte, après cela nous pourrons discuter de si vous souhaitez m’accompagner jusqu’à Amaranthine. Si vous souhaitez trouver un chemin vers Ferelden par vos propres moyens je ne vous en voudrai pas mais sinon je peux envoyer un corbeau à un ami pour qu’il vous arrange la traversée, je suis certain qu’il ne refusera pas. »

Tout en exposant sa proposition, le blond prit le temps de se coiffer et de se faire un brin de toilette. Lynne ne sembla pas spécialement perturbée par le spectacle – contrairement à beaucoup d’autres femmes, elle avait eu l’occasion d’observer des corps dénudés à de nombreuses reprises dans l’exercice de son métier.

C’est davantage la générosité de son offre qui la surprit.  

« Vous feriez ça … ? »

Anders enfila finalement une nouvelle tunique trouvée dans son sac. Lynne hésitait à accepter cette offre sans avoir davantage d’informations – la dernière chose qu’elle voulait était de prendre des risques inutiles, surtout qu’elle le connaissait à peine.
Constatant son silence hésitant, l’apostat tourna à nouveau la tête vers elle.

« Je vous laisse vous rafraîchir, je vais occuper notre hôte pendant ce temps. A tout à l’heure. »

« Bien … à tout à l’heure, en ce cas. »

« A tout à l’heure. »

Sur ces mots, Lynne s’écarta pour le laisser passer la porte. Elle le regarda partir avant de tourner la tête vers Edwin, attendant qu’Anders soit suffisamment éloigné pour prendre la parole.

« Tu crois qu’on devrait accepter sa proposition ? »

« Nous n’avons pas suffisamment d’éléments, je pense que nous devrions en parler avec lui après. Mais à priori, nous pouvons lui faire confiance. Je me souviens de lui comme quelqu’un de fiable. » affirma l’Apaisé. « Et il ne cherchera pas à nous nuire, à moins que le fait que nous sachions son identité lui pose problème. Il est recherché, ne l’oublie pas. »

« Ce qui veut également dire que si jamais on décide de rester avec lui, on risque de nous attirer des ennuis. »

« Exactement. »

Lynne se mordit légèrement la lèvre inférieure d’un air pensif. Impassible, Edwin l’observa.

« Mais en même temps … quel autre choix avons-nous ? On n’arrivera jamais à réunir une telle somme rapidement, et on se sera fait attraper avant qu’on ne réussisse à le faire.» déclara t’elle, sombre. « Et tu as bien vu comment on vit … On ne tiendra pas longtemps comme ça … »

« Alors essayons. Donnons-lui une chance. »  

La brune hocha la tête en guise d’approbation avant de s’attarder sur le visage du jeune homme. Elle porta ses mains à sa tête pour gentiment lui réarranger le bandeau sur son front. Il ne broncha pas, la laissant faire.

Elle n’aimait pas mettre sa vie entre des mains inconnues. Mais pour Edwin, elle prendrait ce risque. Il méritait mieux que ça.

Et puis, si jamais le plan d'Anders ne lui plaisait pas, ils se rétracteraient - point barre. Ecouter sa proposition ne leur coûterait rien.

« Bon … je vais me préparer, je fais vite. Tu peux aller le rejoindre s’il te plait ? »

« Bien sûr. »

Il la laissa seule dans la chambre, fermant la porte derrière lui. La jeune femme profita de cet instant d’intimité pour faire sa toilette, coiffant ensuite sa longue chevelure avec un peigne mis à sa disposition. Après s’être attardée quelques instants de plus face au miroir par soucis de paraître présentable, elle remis sa veste légère encore accrochée à la chaise avant de sortir de la chambre.

Elle suivit le petit couloir avant de déboucher sur une salle plus grande où étaient déjà réunis Anders et Edwin avec d’autres visages inconnus. Il y avait une femme blonde plus âgée qu’elle, aux cotés d’un homme qu’elle reconnu rapidement comme étant le capitaine du Vif-Argent. Il se distinguait principalement par a barbe bien fournie, mais soignée.

Ils s’interrompirent dans leur discussion.

« Ah, je vois que votre compagne est réveillée ! Avez-vous passé une bonne nuit ma dame ? » lança t’il à la nouvelle arrivante d’un ton jovial, visiblement de bonne humeur.



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Jeu 30 Aoû - 11:46

Les voiles de la liberté


Je répondis à la question par un sourire tout d’abord.

- « Et bien j’imagine que vous lui serez redevable d’une façon ou d’une autre mais je connais Varric depuis des années, il ne peut pas s’empêcher d’aider tout le monde et c’est un homme honnête. Vous pourrez toujours refuser si ses conditions ne vous conviennent pas de toute façon. »

Je quittai la chambre et descendis au salon. La maison était agréable, le couple de marchands semblait vivre confortablement de leur commerce et quiconque avait été chargé de la décoration avait des goûts simples mais sûrs. Arrivé dans la pièce à vivre, le capitaine m’adressa un large sourire et se leva pour me serrer la main.

- « Ah mon bon monsieur, merci encore pour vos services hier, si vous n’aviez pas été là, vous et votre charmante épouse, nous aurions perdu la moitié de notre équipage.  Je ne connais même pas vos noms.»

J’ hésitai à éclater de rire mais réussis à retenir mon hilarité à un volume raisonnable. Je mis une main sur l’épaule du capitaine. Je n’aimais pas avoir à mentir, mais préserver mon identité au maximum m’était absolument nécessaire, personne ici ne connaissait smon nom pour le moment mais lorsque le bruit de ma culpabilité se répandrait dans la région alors les gens ne seraient sûrement que trop heureux de signaler ma présence et de mettre Sebastian sur ma piste.

- « Lynne et moi ne sommes pas mariés. Vous pouvez m’appeler Will, croyez moi ce que nous avons accompli pour votre équipage était la moindre des choses. Lorsqu’on détient le don de guérison, le mieux à faire c’est de s’en servir. »

- « Ahah pas mariés qu’il dit. Qu’est ce que vous attendez pour la demander en mariage ? Vu comme elle vous étreignait ce matin, elle n’attend que ça la petite. »

- « Arrold, laisse donc le jeune homme tranquille, veux-tu. Ils se marieront quand ils seront prêt. Veuillez excuser mon mari, Will, il est un peu indélicat mais il ne pense pas à mal. »

- « Il n’y a pas de mal. » répondis-je en m’asseyant à table. «  Notre rencontre est encore trop récente pour envisager ce genre de…. Liens. »

Ce n’était peut-être pas très charitable de ne pas démentir ouvertement que nous étions ensemble mais je préférais qu’on parle d’un couple de médecins plutôt que de moi tout seul. Je ferais mes excuses à Lynne plus tard si jamais elle se sentait offensée par mon attitude. J‘entamai son petit déjeuner lorsque le capitaine déposa un petit sac d’or sur la table à côté de mon assiette.

- « Ce n’est pas grand-chose comparé au nombre de personnes qui vous doivent la vie sur mon bâtiment mais comme nous avons été pillé de nos marchandises, c’est tout ce que je peux vous offrir en compensation. »

J’ouvris la bourse et même partagé entre Lynne et moi cela restait une sacrée somme. Je rangeai la bourse à ma ceinture

- « C’est bien plus que ce nous avons eu depuis bien longtemps, Capitaine, je vous remercie. Cela nous permettra de régler un certain nombre de nos soucis. »


Edwin apparut derrière nous, calme et neutre comme à l’accoutumée. Il rejoignit le salon et la conversation reprit.

- « Vous allez vous établir dans la région ? Le Créateur sait qu’on a besoin de plus de soigneurs, apostats ou non. »

- « Non, nous sommes de passage. Vous savez comment c’est, avec les templiers aux trousses c’est toujours difficile de rester quelque part bien longtemps. »


Soudain le capitaine releva les yeux vers l’escalier et lança d’un ton jovial :

« Ah, je vois que votre compagne est réveillée ! Avez-vous passé une bonne nuit ma dame ? »

Je me tournai vers elle, espérant qu’elle ne commette pas l’imprudence de m’inventer un prénom, quoi que le capitaine comprendrait sûrement que j’ en aie donné un « faux ». Je souris à ma « petite amie » présumée et l’invitai à prendre place à mes côtés.

- « Will était en train de nous dire que vous étiez de passage tous les trois dans la région, c’est bien dommage que vous ne vous établissiez pas ici, les marins seraient sûrement ravis de garder le secret de votre magie. »

Il fallait que je détourne un peu la conversation, autant ne pas demander à Lynne d’entrer dans son mensonge par omission.

- « Vous savez j’ai vécu dans plusieurs ports, à part les maladies vénériennes il n’y a pas grand-chose à soigner la plupart du temps » Je lançai avec un sourire en coin qui fit éclater de rire le marin et rougir sa femme avec un gloussement.

J’esquissai un clin d’oeil à l’intention de Lynne. C’était presque trop facile.




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