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[Flashback] Les voiles de la liberté [pv. Anders]

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Mage de soin
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Mer 12 Sep - 21:05

Les voiles de la liberté


La question prit Lynne de court alors qu’elle avait à peine mis un pied dans la pièce. Son visage, évoquant auparavant un certain calme, s’était soudainement troublé tandis qu’il se teintait légèrement de rose.
En soi, la question que l’homme qu’elle avait identifié comme étant le capitaine n’avait rien de particulier. La source de son trouble se situait davantage dans l’emploi d’un mot spécifique, lourd en implications si il s’agissait bien du sens auquel elle pensait. Aussi en venait-elle même jusqu’à se demander si elle avait bien compris ce qu’elle avait cru entendre, la rendant toute balbutiante malgré elle.

« Ah-euh--je-- … oui, j’ai bien dormi, m-merci … » répondit-elle à son hôte en trébuchant sur ses mots, incertaine de la manière d’accueillir les propos du capitaine.

Son regard passa avec hésitation sur cet ensemble de visages souriants à l’exception de celui d’Edwin, qui contemplait la scène sans une quelconque once d’amusement malgré le caractère cocasse de la situation. Elle se serait presque attendue à ce qu’il en ricane - du moins, c’est ce que l’ancien lui aurait fait.

Le couple ne semblait pas particulièrement alerté par la maladresse de sa réaction, l’attribuant sans doute à la fatigue ou à la timidité. En voyant Anders attablé, Lynne vint se joindre à lui sans plus attendre, essayant de regagner sa composition du mieux qu’elle pouvait alors que la femme qui semblait être l’épouse du capitaine poursuivait la discussion là où ils l’avaient arrêtée.  

« Will était en train de nous dire que vous étiez de passage tous les trois dans la région, c’est bien dommage que vous ne vous établissiez pas ici, les marins seraient sûrement ravis de garder le secret de votre magie. »

« Vous savez j’ai vécu dans plusieurs ports, à part les maladies vénériennes il n’y a pas grand-chose à soigner la plupart du temps. »

Le dénommé « Will » lui adressa un discret clin d’œil tandis que le couple s’amusait de ses paroles un brin provocatrices. La confusion qui l’enveloppait s’effaçait progressivement alors que la situation gagnait progressivement en cohérence. Il était aisé de deviner qu’Anders s’était attribué un faux prénom et qu’il avait chapoté une petite histoire autour de leur trio, sans doute dans le but de passer davantage inaperçu et de ne pas éveiller d’éventuels soupçons à son égard.  
Bien que l’action Anders fut compréhensible, l’idée de mentir à ces figures amicales qui avaient pris soin d’eux ne lui plaisait guère – en particulier sans en avoir été informée au préalable. Elle n’avait absolument aucune idée de ce que le quatuor avait pu discuter en son absence et de ce qu’il avait pu être dit d’Edwin et elle-même. Se sentir si peu en contrôle de la situation la rendait particulièrement nerveuse et mal à l’aise.

Peu d’options s’offraient à elle en pareilles circonstances, mais celle qui lui paru la moins risquée fut aussi la plus lâche : simplement rester discrète et polie tout en parlant le moins possible en espérant qu’on ne la solliciterait pas.

Un petit sourire amusé étira ses lèvres à la plaisanterie de son voisin, mais ne la commenta pas davantage de peur d’attirer l’attention sur elle.  

Seulement, voyant que Lynne n’avait toujours pas commencé à se servir en nourriture, la compagne du capitaine intervint.

« Ne soyez pas timide, n’hésitez pas à vous servir ! »

« Ah-oh- pardon … je veux dire, merci, c’est gentil. »

La guérisseuse s’empressa de s’exécuter, penaude. Elle était tellement préoccupée par ce qu’il fallait ne pas dire ou faire qu’elle oubliait d’agir normalement.
Sans doute dans une tentative de la mettre davantage à l’aise, la blonde poursuivit la discussion mais cette fois en se focalisant non pas sur Anders, mais sur sa malheureuse voisine qui n’aspirait qu’à un peu de tranquillité.

« Et où comptez-vous vous rendre, si ce n’est pas trop indiscret ?»

La jeune femme s’efforça à ne pas interrompre son geste, mais demeura hésitante. Elle n’attendit néanmoins pas pour répondre, craintive de paraître suspicieuse.

« Euhm … on n’y a pas encore trop réfléchis en fait … on se laisse un peu porter par le vent. » articula t’elle doucement. « Nous sommes encore jeunes et puis … et puis j’ai toujours voulu voir le monde. »

A ses yeux, ces paroles exprimaient une généralité. Mais il n’en est pas moins qu’il y avait une part de vérité dans ses derniers propos, ce qui rendit ses explications plus convaincantes et naturelles. La réponse semblait par ailleurs plaire à son interlocutrice, dont l’expression reflétait à la fois son attendrissement et son approbation.

« Comme c’est charmant ! C’est vrai que vous n’avez pas pu voir grand-chose, cloîtrés dans vos tours …»

« Ca me rappelle notre jeunesse … tu te rappelles, Rose ? » compléta son mari avec un sourire affectueux adressé à sa femme, qui rosie de plaisir.

L’hilarité précédente de l’homme s’était évanouie pour laisser place à un mélange de nostalgie et d’excitation. Il se tourna finalement à nouveau vers ses trois hôtes, reprenant alors pour se lancer dans davantage d’explications qui tournèrent, finalement, en une véritable histoire.
Le fait que le capitaine mobilise la parole ne dérangea en rien la jeune femme, plus que soulagée que le centre d’attention ait changé. Elle se contenta d’entamer son petit déjeuner tandis qu’elle écoutait attentivement avec le restant des convives, se prenant même à se détendre progressivement alors que le barbu ponctuait son récit de blagues plus ou moins fleuries qui faisaient parfois s’exclamer sa femme, le grondant alors faussement  – spectacle qui amusait particulièrement l’apostate. Un faux sourire parcourait de temps à autre les lèvres d’Edwin, simple acte de mimétisme qu’il avait acquis par expérience à force de côtoyer Lynne ces dernières semaines.
Quand le maître de maison acheva son histoire, le trio avait finit de se restaurer. Aussi, au bout de quelques échanges et après s’être assurée que le paiement ait été bien effectué, la jeune femme se dirigea avec ses compagnons vers la sortie de la maison, escortés par leurs hôtes.

« « C’est réellement dommage que vous ne restez pas … si vous changez d’avis, ou si vous repassez à Combrelande un jour, n’hésitez pas à venir nous rendre visite ! »

« Peut-être même que vous serez mariés entre temps, qui sait. »

« Arrold ! »

L’homme s’esclaffa dans un rire fort avant de donner une tape amicale sur le dos d’Anders pendant que Lynne s’empourprait une fois de plus malgré elle. Finalement, son compagnon et elle-même saluèrent une dernière fois le couple avant de s’éloigner de la maison en compagnie de leur guide.
Dès qu’elle fut assurée que les deux étaient revenus à l’intérieur de leur domicile, la jeune femme revint vers le mage.

« Mais qu’est-ce qui vous a pris de leur dire qu’on était ensemble ? Enfin – je sais que vous voulez brouiller les pistes éventuelles, mais c’est très perturbant de l’apprendre au fur et à mesure … »

Elle soupira doucement, avec un sourire mi-gêné mi-amusé. Maintenant que l’incident était derrière eux, elle ne lui en voulait pas spécialement – mais elle allait se souvenir de cette péripétie pendant un temps, elle en était sûre.

La jeune femme reprit finalement, se redirigeant vers l’essentiel tandis qu’elle ralentissait le pas.

« Bon … nous avons une chambre à l’auberge de la Mouette Noire. Nous pouvons discuter là-bas si vous voulez, à moins que vous ayez une autre idée en tête ? »



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(PNJ) Edwin Nachtigall : Un jeune homme d'une trentaine d'années au regard absent. Il s'exprime sur un ton à la fois monocorde et neutre. Un bandeau masque habituellement sa marque d'Apaisé.

Edwin s'exprime en #ccffff

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Sam 15 Sep - 16:49

Les voiles de la liberté


Le trouble de Lynne était compréhensible et je me sentais un peu coupable de lui imposer cette mascarade. Ce n’était pas moi qui était à l’origine de ce malentendu mais je n’avais pas fait grand-chose pour les en détromper après tout. Je regardais donc ma « compagne » s’installer à côté de moi avec toute l’attitude d’une biche apeurée jusqu’ à ce qu’elle semble comprendre ce qui se passait autour d’elle, je croisai son regard et y décelait un peu de rancœur. Je me ferai pardonner plus tard.

Cependant la jeune femme sembla décider de jouer le jeu et je relâchai un souffle que je ne me souvenais pas avoir bloqué. D’autant que sa réponse était parfaite, suffisamment vague mais vraisemblable, et elle eut l’effet merveilleux de lancer nos hôtes dans le récit de leur jeunesse. Ayant terminé mon petit-déjeuner je me contentait de m’intéresser à l’histoire qui m’était contée en ponctuant certaines phrases des exclamations ou des rires qui convenaient. Ce n’était pas vraiment que leur histoire ne m’intéressait pas mais j’avais du mal à me concentrer complètement sur eux avec Justice qui me prenait la tête en arrière plan pour que nous arrêtions les simagrées sociales pour trouver notre bateau.

L’histoire finit par s’achever et après quelques échanges il fut temps de satisfaire la précipitation de Justice et de s’en aller.

- « C’est réellement dommage que vous ne restez pas … si vous changez d’avis, ou si vous repassez à Combrelande un jour, n’hésitez pas à venir nous rendre visite ! »

- « Peut-être même que vous serez mariés entre temps, qui sait. »

- « Arrold ! »

- « Qui sait ce que l’avenir nous réserve après tout » Je commentai en riant alors que Lynne s’empourprait. « Mais je pense que nous avons tous les deux une vie à mener avant d’en fonder une. Je pense que je peux parler pour nous deux en vous remerciant du fond du cœur pour votre hospitalité, nous vous souhaitons des traversées moins mouvementé que la dernière. »

Une fois un peu éloignés de la maison il se passa ce qui devait se passer, Lynne se tourna vers moi et me houspilla gentiment sur ce qui venait de se passer. Je lui répondis avec un petit rire gêné, ma main passant sur ma nuque par réflexe.

- « Je suis vraiment désolé je ne m’attendais pas à ce qu’ils pensent que nous étions mariés quand je suis descendu, j’ai un peu paniqué et au lieu de leur dire qu’on était pas ensemble j’ai dit que nous n’étions pas mariés… du coup ils se sont dit que c’était juste une question de temps et je n’ai pas voulu les contredire. »

Je soupirai et m’étirai un peu avant de continuer.

- « Je me suis souvent échappé de mon Cercle quand j’y étais encore enfermé et s’il y a une chose que j’ai appris c’est que les gens aiment avoir raison, plus vous leur dîtes qu’ils ont tord et plus ils vont poser de questions, du coup je n’ai pas poussé le déni plus loin. J’avais peur qu’ils me demandent qui j’étais et d’où je venais et de devoir mentir encore plus. Et…. Ce serait malhonnête de ma part de nier que ça m’arrangeait qu’ils racontent qu’un « couple de guérisseurs » les avaient aidé. On regardera moins cette direction en me cherchant. »

J’eus un sourire que je voulais penaud mais visiblement elle n’était pas trop en colère et je suivis le mouvement lorsqu’elle indiqua son auberge.

- « Ce serait plus discret en effet. Mais avant toute chose. »

Il prit la bourse donnée par le capitaine et divisa la somme en trois, il en donna deux parts à Lynne et garda la troisième dans une bourse qu’il gardait dans son paquetage.

- « Voilà c’est l’argent que nous a donné le Capitaine en paiement pour nos services. »

Il regarda autour de lui.

- « Si cela ne vous embête pas j’aimerais autant qu’on se rende rapidement à l’auberge, je sais bien que personne ici ne devrait connaître ma tête mais ça ne m’empêche pas de craindre qu’on me reconnaisse… Donc je vous suis. »




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