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C'est l'histoire d'un nain, un glandu et trois pirates...

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Beau parleur
- Inquisition -
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Jeu 9 Aoû - 11:29
L'aube naissait à peine sur les collines menant à Golefalois, là où Varric et sa petite clique de pirates avait passé la nuit avant de reprendre la route. Tel que prévu cela faisait une journée qu'ils avaient pris le départ depuis les hauteurs glacées de Fort Céleste en direction de Férelden, là où les rapports de sœur Rossignol indiquaient la présence d'un potentiel campement de templiers rouges. Le voyage n'avait pas été si long et pourtant l'expression habituellement nonchalante du nain s'était déjà ternie d'une profonde inquiétude. La guerre entre mages et templiers n'était pas une nouveauté et heureusement les choses s'étaient stabilisées depuis que l'Inquisition était venue faire le ménage pour calmer les ardeurs des uns et des autres. Néanmoins il restait encore des poches de terrain où les escarmouches faisaient rage, à l'abri des routes les plus fréquentées et des régions les plus faciles d'accès. L'Inquisition ne pouvait être partout à la fois et leurs forces pourtant conséquentes étaient répandues pour répondre aux plus grandes urgences... seulement il y en avait d'autres, encore et toujours.

Le front plissé Varric quitta l'auberge le premier, après avoir sommairement jeté un dernier coup d'oeil dans ses affaires. C'est que malgré son fessier de sédentaire et pilier de bar, cela faisait belle lurette que le conteur était habitué à ce genre de virées amicales au milieu de la cambrousse. Aujourd'hui ils étaient cinq à partir en expédition dans ces foutues grottes -putain pourquoi fallait-il toujours que ce soit  sous terre?- dans le but de botter le cul à quelques templiers trop avides de tester leur nouveau jouet. En plus de sa fidèle Bianca il avait engagé trois pirates dont les différentes personnalités le rendaient encore un peu sceptique.

Tout d'abord il y avait le gosse Antivan qu'il avait rencontré à la taverne, manifestement aussi laconique que mère Giselle pendant la messe. Ensuite il y avait deux mages, qu'il n'avait encore trop cernées faute de temps. La Qunari lui faisait l'impression d'une montagne maternelle et un peu brusque envers les jeunots, tandis que la petite brune semblait chercher constamment des noises à l'elfe. Une joyeuse petite famille avec la maman poule et ses deux poussins se tirant dans les pattes.
Par ailleurs comme il fallait bien compléter leur groupe par un guerrier capable de tenir la première ligne, Varric avait embarqué malgré lui Julian, un soldat de Cullen qui avait perdu gros aux dés la semaine précédente et était contraint de repayer sa dette par une « modique petite faveur ». C'était bien dommage que la Chercheuse soit trop pince sans rire et BlackWall et Bull soient occupés ailleurs, il aurait largement préféré leur confier ses arrières qu'au naïf et protocolaire Julian, copie conforme en moins beau gosse du commandant Curly. Oh il était capable, c'est pas le problème... mais il avait pas inventé l'eau chaude.

Soupirant lentement dans l'air froid du matin Varric regarda le ciel, pria qu'il ne se mette pas à pleuvoir, et attendit que la joyeuse petite troupe de marins de terre ferme daigne montrer le bout de son nez. Pourtant les minutes s'égrenaient en silence et personne ne sortait de l'auberge à l'heure convenue la veille. Tapotant du pied alors que l'attente se prolongeait déraisonnablement sans aucun avertissement, le conteur commençait à fulminer d'impatience.
Finalement Julian apparut avec un air gêné et la tête du gus qui vient de se réveiller, l'épi dans les cheveux en bonus. Marmonnant des excuses ce dernier vérifia son équipement en se faisant tout petit, tandis que le nain continuait de faire les cent pas. À ce train là Corypheus aurait le temps de se faire plus beau que Célène qu'ils y seraient encore...

« Par la sainte culotte d'Andrasté, qu'est-ce qu'ils foutent ?! » N'y tenant plus il rouvrit la porte de l'auberge d'un coup d'épaule rageur et gueula vers les chambres à l'étage. « SORTEZ VOUS LES DOIGTS DU CUUUUL ! »


Dialogue en #336633

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Capitaine du Revanche
- Felicissima Armada -
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Ven 24 Aoû - 14:40

C'est l'histoire d'un nain, d'un glandu et de trois pirates...


Suivant une mission donnée par un nain rencontré par Zuan, nous nous retrouvions en vadrouille sur la terre ferme. Une histoire de traque de templiers détraqués de ce que j'avais compris. Comme si les templiers normaux n'étaient pas déjà assez. Se trouvaient avec nous pour cette mission une belle brochette qu'on dirait sortie tout droit d'un bazar d'Antiva. Un nain avec une singulière arbalète assez prêchi-prêcha, mais qui raconte de très belles histoires, un soldat molasson qui n'arrêtait pas de e dévisager depuis le début de notre voyage, et les deux sales gosses de mon équipage que je trainais avec moi. Zuan et Andras étaient de très bon matelot sur mon équipage. L'elfe était comme mon deuxième cerveau, et Andras une navigatrice hors pair doublé d'une redoutable mage. Séparément ils étaient efficaces et très agréables en compagnie. Mais ensembles, ils se chamaillaient comme la marmaille de l'enfer. Depuis le début, je passais mon temps à les sermonner et à les remettre à leur place, comme une mère ou une nourrice impatiente qui n'hésitais cependant pas à leur donner des coups de bâtons sur la tête. Le début de voyage s'était passé la plupart du temps en soupir et yeux levés vers le ciel, me demandant à quel moment j'allais enfoncer la dague de l'un et le bâton de l'autre dans leurs fondements respectifs. Parler avec le nain de l'Inquisition, le Varric, était plus agréable. Même s'il était aussi excédé que moi par leur comportement, je sentais clairement qu'il doutait de ma capacité à les gérer, et également à ce que cette mission soit une réussite. Nous nous arrêtions un temps dans une auberge de Golefalois, parlant, peu, baillant et buvant beaucoup. Le soldat timide restait quelque peu en retrait, et ne semblait vouloir parler qu'à Varric ou à Zuan. Et encore. L'idée d'être entouré de deux mages, dont une Qunari semblait soit l'apeurer soit l'indigner. il fut convenu que nous partirons dès le matin, assez tôt, pour nous remettre en route. Pour le reste de la soirée, certains choisirent de jouer aux cartes avec d'autres personnes, mais pour ma part je me retirais dans ma chambre, ne voulant pas perturber plus que nécessaire l'ambiance dans l'auberge. Etant la seule Qunari, je sentais la gêne et la mauvaise attitude des gens ici. Par politesse et dignité, je préférais me retirer. Même si cette peur était également source de protection, je préférais ne pas attirer d'ennui précoces.

Une fois dans ma chambre, je pouvais souffler un peu. En bas j'entendais le brouhaha revenir peu à peu, plus fort et plus bruyant. Je pouvais entendre les éclats de voix de Zuan ou d'Andras, ce qui me fit sourire. Dans ma chambre, je sortis de ma sacoche une de mes lectures du moment, à savoir un vieux manuscrit que j'essayais de décoder. Cela portait sur une magie mentionnant l'immatériel, du moins de ce que j'en comprenais. Autodidacte, j'appréciais me plonger dans le savoir et approfondir ma culture et mon érudisme. J'ai beau avoir l'air d'une Qunari sanguinaire, j'étais plus sage et savante qu'il n'y parait. Un peu bourrue et brute de décoffrage, mais à la curiosité sans fin d'une enfant avide de savoir. Mais rapidement lasse de mes lectures, je m'endormie. Pas pour longtemps cependant. Les habitudes de la mer étaient difficiles à contrer, et ne dormant que par quart je me réveillais deux bonnes heures avant le lever du soleil, mon heure habituel de réveil. Je me levais, me préparais. J'avais encore du temps avant l'heure de rendez-vous, aussi je me décidais à partir me balader dans les rues encore sombres. C'était une petite ville, il était facile de partir dans les bois. J'aimais les contrées sauvages de la terre ferme. Cela me rappelait étrangement le brouhaha incessant de la mer, sans les humains, les qunaris ou autres elfes pour le perturber. Marchant d'un pas vif et faisant attention à ne pas me faire remarquer, j'arrivais dans quelques bois éclaircis. Ayant tout de prêt avec moi, je trouvais un petit coin près d'un rocher et prenais également un peu de bois mort. L'assemblant, avec ma magie j'enflammais les brindilles pour me donner un peu de lumière. Là, je ressortais mon livre et me replongeais dans ma lecture. Le crépitement du feu, les oiseaux qui chantaient... J'avais eu du mal à m'habituer aux oiseaux au début. Trop bruyants, trop inutiles et perturbants. Mais comparer une mouette à leurs chants plus raffinés n'était pas possible. Je me fis une raison, et avec le temps je ne pus que me réjouir d'avoir découvert leur capacité à réveiller Zuan et à le mettre de mauvaise humeur. Je lisais, ne me préoccupant pas de ce qui m'entourait. Assez risqué en fait, car plongée ainsi dans mes pensés j'étais des plus vulnérable. Mais la chance était avec moi, personne ne vint me déranger. Une bonne heure passa, et il fut bientôt l'heure de partir. Le ciel s'éclaircissait, les étoiles si familières disparaissaient. Je me levais, éteignais le feu par magie et me remis en marche vers l'auberge, d'un pas toujours aussi volontaire. Il y avait un peu plus de monde dans les rues, je pouvais percevoir les regards méfiants et surpris, mais une fois de plus rien de plus notable que cela. J'arrivais à l'auberge, où je pouvais voir le fameux nain courroucé et l'humain mal à l'aise. Arrivant derrière Varric, il ne me vit pas venir et je pus le voir avec surprise rentrer furibond dans l'auberge et gueuler comme un porc de nombreuses injures. Etonnée et ne comprenant pas vraiment pourquoi il agissait ainsi, je ne pus m'empêcher de l'interpeller.

"Oy ~ , pas la peine de gueuler dans la piole, tu vas réveiller le baraquement."

Je soupirais, croisant les bras et me tournant vers Julian pour lui faire une petite réflexion amicale.

"Il a mal prit son quart ou quoi ?"

Mais j'oubliais que c'était un humain peu sympathique. Comme s'il avait été insultant de m'adresser à lui, je le vis se reculer un peu et me donner un regard que je n'aimais pas du tout. Fronçant des sourcils et le foudroyant du regard, je le toisais de toute ma hauteur, m'adressant à lui avec beaucoup moins de sympathie et plus d'impatience.

"Quoi, tu as un problème petit ? Parle, ne finasse pas avec ton regard de fouine dans sa petite boite en métal, ça m'insupporte..."

A croire que la mauvaise humeur de Varric m'avait contaminée. Mais avant de continuer, je tenais à être au clair avec cet homme. Et s'il osait s'en prendre à l'un des membres de mon équipage de façon arbitraire, c'est son épée que je vais lui enfoncer dans son gosier, il peut me croire.




~ A Pirate's Life for Me ~


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Second du Revanche
- Felicissima Armada -
Messages : 56
Mar 4 Sep - 23:21

Un nain, un glandu et trois pirates...
Expédition en terre ferme




L’expédition promise par Varric arrivait doucement et Zuan ne savait pas très bien s’il allait tuer efficacement des templiers corrompus ou plus simplement éborgner Andras avec une pointe de flèche empoisonnée. Certes, une des solutions semblait plus logique que l’autre, mais tuer les templiers restait tout de même une priorité. Il prit donc sur lui.
Evidemment que la mage était de la partie ! Il avait à peine soupiré en son for intérieur quand il l’avait invité, mais maintenant qu’elle s’était amusée à l’emmerder deux bonnes heures sur des futilités, il doutait de plus en plus de son utilité durant cette escapade. De son utilité dans l’équipage. De son utilité dans Thédas. De son utilité tout court.
Les marches solitaires étaient une région relativement intéressante, si on était passionné de druffles, et Zuan était surtout extrêmement inquiet de laisser son frère seul dans Fort Céleste en son absence. Sans même Sekmet ou Andras pour garder un œil sur lui. Lorsqu’il était parti, l’adolescent avait demandé à venir avec lui (avec tellement d’insistance que Varric avait dû gueuler pour enfin précipiter le départ). Et lorsque le cadet avait compris qu’il n’allait pas poutrer des templiers de sitôt, il était parti tenter quelques expérimentations tempête, incluant de nombreux liquides inflammables et hautement dangereux.
Ils arrivèrent finalement à l’auberge, où Zuan sortit son inséparable jeu de carte pour une petite partie en solitaire. Du coin de son œil il jetait un regard au nain (qu’il trouvait de plus en plus amusant) et à sa capitaine.
Quoi, tu as un problème petit ? Parle, ne finasse pas avec ton regard de fouine dans sa petite boite en métal, ça m'insupporte…

L’archer eut un sourire en coin avant de sortir d’un air nonchalant :
Ne te fatigue pas pour un mousse, cap’

Posant une carte sur une autre et buvant un peu dans son verre de vin, il s’assit en tailleur sur le banc de la table, ses pieds toujours et encore nu. Il ramena une mèche de cheveux derrière son oreille et une boucle d’oreille tinta.
Donc, Varric… Sommes nous loin des cibles ?

Il évita d’évoquer à haute voix la nature des dites cibles. Après tout, ils étaient dans un lieu public, sans aucun indicateur sur les clients de l’auberge.


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Navigatrice du Revanche
- Felicissima Armada -
Messages : 48
Ven 21 Sep - 13:44

C'est l'histoire d'un nain, un glandu et trois pirates...


Ravager du templier? Il ne fallait pas me le dire deux fois, à peine cet elfe de malheur m'avait fait la proposition que je préparais déjà mes affaires.
Alors certes Zuan était que peu enjoué à l'idée de ma venue, je pouvais sentir dans son intonation qu'il souhaitait que je décline, et sincèrement si s'eut été une autre histoire je l'aurais sans doute envoyé paître.
Mais là...du templier. Et comme c'était des Rouges, on était carrément encouragés à leur botter le fondement. Un rêve éveillé.
J'aurais préféré retrouver le templier qui m'avait roustée quelques années auparavant, ou bien les salopards du Cercle, notamment les exhibitionnistes qu'on avait assignés aux cachots, mais ça ferait l'affaire. Un templier était un templier.
Ne me servez pas le discours "Ils sont pas tous comme ça nia nia nia" c'est mon journal de bord, j'écris ce que je veux, et sur le coup c'est ce que je ressentais.

Hors donc j'ai dégagé délicatement l'elfe de ma chambre et emporté tout mon nécessaire, Fort Celeste commençait à me peser sévèrement, beaucoup trop de regards de dégoût de la part des gens "respectables". Oh oui je pense aux quelques mages imbus d'eux mêmes qui depuis qu'ils ont rejoint le giron de Trevelyan se pensent mieux que les autres. Moi je n'oublie pas qu'il y a peu ils étaient aussi illégaux que moi.
Nous sommes partis peu après, Ahron était sincèrement outré de ne pas être convié, mais son frère marquait un point, c'était un poil trop dangereux pour lui.
Pour le consoler je lui ai discrètement confié un petit sachet de poudre de phosphore blanc, il aimait bien faire flamber des trucs, ça l'amuserait.

Sekmet était de la partie, j'en était contente, je l'admirais, tant de détermination, de confiance en soi...c'était ce à quoi j'aspirais. Et puis elle faisait un bon travail à nous garder séparés Zuan et moi.
On avait aussi un soldat avec nous, pas bien causant, pas très extraverti, pas très...tout. Mignon au moins, et pas très lourd, il ferait un bon bouclier en cas de castagne.
Ah et le meilleur pour la fin, Varric Tethras. En le voyant je n'ai pas tout de suite fait le rapprochement, mais en l'écoutant parler le soir à la taverne où nous nous sommes arrêtés j'ai cru mourir intérieurement en comprenant que c'était bien lui.
C'était mon second auteur préféré voyez vous, et j'ai toujours rêvé du jour où je le rencontrerais. Je n'ai su que dire sur le coup, complètement sous le choc de la découverte. J'en avais les mains qui tremblaient et le cœur qui palpitait. Je me suis excusée et suis partie dans la chambre.

De là j'ai passé la nuit entière à frémir en imaginant comment lui parler de mon obsession pour ses œuvres.
C'est pourquoi je ne me suis endormie qu'aux premières lueurs de l'aube.
Bien évidemment le réveil a été une épreuve, surtout un réveil en fanfare pareil. Mais j'ai vaincu et j'étais vite descendue avec mes affaires, et avec mon exemplaire rapiécé des Hommes de Dasher , mon préféré.

Ça semblait parler stratégie, aussi j'ai préféré garder ma demande d'autographe pour la fin de la conversation, j'ai rejoint mes camarades et ai lancé d'un ton vaguement embarrassé:

Désolée pour le retard


Puis j'ai ajouté, en cachant discrètement le livre derrière mon dos d'une main et en prenant appui sur la table de l'autre pour me pencher sur la carte:

Avons nous un plan d'attaque?




J'écris en #996666


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