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Au bonheur des dames ... et peut-être des sieurs (PV Anders Lynne Octave Bohémond)

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Leader de mages libres
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Lun 13 Aoû - 1:43
Temple de la tentation


Val Royeaux, Place Centrale, début d'après-midi


Et dire qu'il ne s'agissait que d'un arrêt pour compléter les dernières réquisitions de la communauté. Et dire qu'il avait fallu que Quellcrist reste de marbre, pendant que ses compagnons folâtraient à tout va dans les rues de Val Royeaux après que la requête fusse effectuée. Le charpentier est trouvé, les objets de valeur récupérés au Cercle de Ghislain vendus, mais leur esprit semble vaquer à d'autres occupations. À tel point que sous la pression, la jeune femme a cédé à leur demande. Oui, ils passeront la nuit ici et oui, ils pourront acheter quelques petites babioles ou autres exotismes avec la bourse qui leur a été allouée par leur mage en charge de la trésorerie. Puis, à dire vrai, Quellcrist a beau le cacher devant ces deux mages, mais ... elle aussi voulait revoir Val Royeaux. Sentir l'inconstance et les batifolages d'une population masquée, apprécier le salin du port et voir mille et une toiles et épices descendre des bateaux de commerce. Les voilà arrivés en plein jour de marché, aux portes d'un monde merveilleux. Tandis que ses deux compagnons s'en vont gaiement faire leurs emplettes, la mage reste un moment sur son cheval, à fixer les murailles et s'imprégner des bruits de foule.

Tout, tout en Val Royeaux respire la gaieté, les airs légers, et ce, même si la guerre se tient au nord d'Orlaïs. C'est douloureux en soi, en sachant que nombre de soldats sont en train de mourir, alors que d'autres se gavent. La mage pose pied à terre et paye comme convenu l'aubergiste, que ce soit les chambres ou bien la place en écurie des montures puis, elle décide de suivre son propre chemin, d'un pas bien plus lent que ces deux "enfants" vivant dans un corps d'adulte.
Car à ses yeux, ses yeux restés bloqués dans le souvenir de sa première sortie en tant qu'aspirante chevalier enchanteur, cette ville doit être prise à contre courant, à l'opposé du rythme imposé par cette populace qui s'entraîne en long et en large dans les magasins ou les étals. Passer dans les rues voir les marchands brader leur marchandise avec plus de voix que leur voisin, voir les femmes s'exciter devant de pauvres parfums supposés venir de Nevarra ... des choses qui manquent parfois quand l'on est dans un lieu aussi calme que les Tombes Émeraudes. Ah. Voilà que quelqu'un bute contre son épaule et manquerai presque de lui faire perdre l'équilibre.
« Regardez où vous marchez, maronne ! »
Oui. La politesse orlésienne un jour de marché. Elle avait aussi oublié ce détail. Elle en profite pour enlever les plis sur sa tenue, au niveau des épaules non sans ... jeter subtilement un sort de paralysie au niveau des pieds au malandrin. Qui tombe tête la première sur le fessier renforcé de la robe d'une femme. La réaction de la victime ne se fait pas attendre, et l'homme se retrouve affublé d'une belle marque rouge à la joue, après une claque bien sonnante. Ça aussi, ce genre de petits effets magiques, ça lui avait manqué.

Mais bientôt, elle se retrouve aspirée malgré elle dans la folle torpeur de ce si grand marché. Elle suit les étals, s'arrêtant de nouveau devant chaque présentation. Elle est d'abord séduite par un arrangement compliqué. En haut, des chapeaux, posés obliquement ou le long des poutrelles de l'étal, semblent faire de la modeste construction, une maison faite pour vous couvrir à vie des plus beaux apparats pour votre tête. Plus loin, des dessous, des bas de soie, ou en matière plus solide lorsque vous les faites glisser entre vos doigts, s'éparpillent sur un présentoir ou des bois sculptés comme des mollets. Les femmes rougissent en voyant celui-ci, peu habituée à de tels visuels de leurs jambes. Les uns sont semés de grâce cristalline, d'autres de roses en tissus, les noirs à jour et aux belles broderies, les rouges à rubans, et des chair dont le grain faisait penser au satiné d'une peau tout juste lavée. Doux, reposants pour la peau. Quellcrist sent alors son coeur battre. Pas de honte, mais d'excitation. Cette matière, elle ne peut s'en détacher. Pas depuis que ses fins doigts ont flirté les entrelacs et senti le glissé du bas sur sa peau blanche. Elle achète donc des bas noirs, devant les regards timides de nombre de dames, trop peureuses de faire preuve de tant d'audace.

Mais un étal surtout la retient. Une exposition de costumes et de pantalons, dans lesquels s'entrelacent des matières soyeuses, de satinées et de velours. Où la couleur se mêle de manière harmonieuse dans une gamme souple et vibrante. Sur les cols et épaules, de la fourrure, d'un noir profond, une autre, blanche comme le lait, toutes détachables. Des motifs discrets et entre chaque motif, court des boutons simples mais aux formes diverses et variées. Le tailleur s'approche d'elle, en voyant l'intérêt qu'elle porte pour ses tenues spécialement faites pour cavalier.
« Ah un client de goût. Ces tenues sont réservées aux hommes habitués à s'adonner aux sports équins et ... »  
Quellcrist se redresse, légèrement courroucée par ce constat, mais aussi interloquée par le fait qu'il ne réserve cela qu'aux hommes. Le marchand a alors compris, en voyant ce visage fin, cette longue tresse coulant jusqu'au creux du dos qu'il a affaire à une femme. Et à une femme  qui porte justement, une tenue ressemblant à ses patrons. De cuir noir au plastron et fermée aux jonctions par des broches en fer doré, des épaules bouffantes d'un rouge vin, aux brodés anciens. Et un pantalon brun foncé, d'un tissu venant parfaitement épouser la forme de ses cuisses. Le marchand offre en repli son plus beau sourire, tandis que sa potentielle cliente le dévisage avec une froideur on ne peut plus ... glaçante.
« Et je remarque que vous les portez admirablement bien.
- Peut-être aurait-il fallu que vous rajoutiez un peu de rose ici, ou bien des rubans bleus là, pour que ce soit accessible aux dames. Les fanfreluches, on aime tellement ça, mon bon messire... Adieu. »
Elle tourne le talon de sa botte, agacée mais pas assez remontée pour pousser son sarcasme à son paroxysme. Ce n'est qu'un idiot de plus. Elle trouvera son bonheur ailleurs.

C'est d'ailleurs dans son sillage de colère ravalée qu'elle manque de buter cette fois, contre quelqu'un. Son esquive est juste, mais elle passe. Ses yeux se posent un moment sur l'homme ayant échappé de peu à la butée. Chétif de corpulence,  blond, barbe bien taillée. Joyeux et avenant, au vu de la compagnie qui le suit, composée sûrement d'amis et d'autres tendresses. La vue ne fait ni chaud ni froid à l'ingénue, bien qu'elle ait quelque côté agréable, assurément.
« Veuillez m'excuser de cette inconvenance. »
Lâche-t-elle un peu sèchement, avant de prendre congés pour des raisons évidentes à ses yeux. Lors de ce petit épisode malvenu, Quellcrist a remarqué non loin d'un joailler un étal réservé exclusivement aux atours féminins que ces messieurs ne sauraient voir. Pour peu qu'ils ne détachent cordons, broches ou lacets. Et elle admire ces jeux de bretelles et ces brodés sur les tissus aux courbes alléchantes, s'imaginant dedans, à tel point que sa colère vole en éclats comme du cristal.
« Excusez-moi. »
La marchande arrive, tout sourire, à tel point que sa mouche en coin de bouche en devient perturbante.
« Il y aurait la possibilité d'essayer vos maintiens dans votre boutique ?  
- Bien sûr ! C'est la condition o-bli-ga-toire ! Je ne vends pas à vue, rassurez-vous. J'ai aussi des corsets si cela vous intéresse. Modèles hauts, ou de taille. »
Décidément, Val Royeaux est un gouffre dont on peut difficilement sortir.



Tenue de Quellcrist
Tenue bis


Give our pieces back to her
Fate will echo between the worlds through the shores of the fallen souls. To this land that I served with pride, visions clear in the fading light. And we walk through the shadows of pain. Come and walk with me...TO THE END! (⚡️) lord of the lost.


Voix de Quellcrist

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Baron de Vertbois
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Mar 14 Aoû - 15:18
Agrippé au rebord d'une fenêtre, Octave assura sa prise pour entamer une descente périlleuse, à même la façade d'une maison. Par chance, la rue n'était pas des plus passantes, et personne ne l'avait encore vu, en cette fin de matinée. Des cris s'élevèrent au dessus de lui et un objet en verre passa par la vitre ouverte. Le jeune orlésien grimaça, et se concentra pour effectuer un mouvement de bascule. Ses mains lâchèrent leur prise initiale et s'agrippèrent à un volet, un peu plus bas. Bien. Il n'était plus si haut, maintenant, le plus gros était passé. Une tête passa par la fenêtre, celle qu'il venait de quitter, et l'homme barbu commença à lui hurler dessus un savant mélange de menaces et insultes des plus imagées. Octave releva la tête pour lui adresser un sourire fébrile, les muscles noués. Il se laissa tomber et arriva avec lourdeur sur le sol dans un craquement. Grimaçant, boitant, le noble commença à s'éloigner. Une servante elfe poussa un cri de surprise en voyant passer le corps dénudé du blondinet. Il disparut au détour d'une ruelle.
C'était une journée très ordinaire à Val Royeaux en somme, la plus belle ville de Thédas. D'ordinaire simplement, il ne se faisait pas surprendre de la sorte pendant l'acte. Il avait une saine horreur des poursuites et de la violence qui en résultait, tout cela pour que des hommes, incapables de s'occuper convenablement de leurs femmes, se défassent de leur frustration. Il ne faisait que rendre service. Heureusement, l'embarra fut de courte durée, et il mit rapidement la main sur un pantalon et une chemise. Usés, certes, mais il fallait mieux passer pour un homme du peuple que pour un fou. Il se dirigea ensuite paisiblement vers la place du marché, chantonnant une chanson entêtante qu'il détestait pourtant. Cruel réveil, mais une belle journée comme cela ne pouvait que lui réserver de tendres surprises.
Il papillonnait dans les allées, pieds nus. Octave ne s'était jamais promené à Val Royeaux comme simple homme du peuple, et il arborait son masque la plupart du temps, mais la perspective de se faire passer pour ce qu'il n'était pas était excitante, romantique aussi. Une expérience à faire, en sortes, pour un poète qui se devait de vivre. La vision de l'artiste ne pouvait être borgne. Une nouvelle peau pour une nouvelle vie, aussi fugace soit-elle. « O.. Octave ? Que faites-vous ici ? » Son sourire s'effaça brusquement, et il tourna la tête pour voir la belle Florence de Gousset, avec ses tâches de rousseurs et ses longs cheveux roux tressés avec élégance, se diriger vers lui, interloquée. Trois personnes avec elle : sa petite sœur, Margot, un cousin, qui devait être Pierre, et un inconnu. Octave s'inclina devant elle, puis adressa un sourire à l'assemblée curieuse. « Je n'imaginais pas vous rencontrer ici à une heure aussi matinale, Florence ! Vous me prenez au grand dépourvu, j'ai peur de ne pas être tout à fait digne de votre présence éclatante... » La jeune femme rit doucement. « Monsieur de Gautron, vous serez toujours digne de ma présence, n'en doutez pas. Puis-je seulement vous demander les raisons de votre... accoutrement ? » C'était facile, il n'y avait qu'à leur dire qu'il souhait imaginer, le temps d'une journée, ce que pouvait être la réalité d'un homme du peuple, par curiosité, et qu'il était de fait cocasse de réaliser que les nobles ne pouvaient jamais se confondre au bas peuple. La conversation s'engagea, et le groupe se dirigea peu à peu en direction d'un bar, afin de pouvoir échanger en toute quiétude les derniers ragots de la cour.
Absorbé par l'histoire du Marquis Dufrêne, ce dernier s'étant humilié publiquement de la pire manière qu'il soit  lors d'une réception récente, Octave manqua d'entrer en collision avec une jeune femme, qui l'évita de justesse. Leurs regards se croisèrent un instant avant que chacun ne reprenne sa route, entraînés par le cour des événements. Elle était jolie, cette femme, et un peu perdue peut-être. Il ne la connaissait pas, de toute évidence, il se serait souvenu de la pureté de ses traits. Le Baron s'accorda quelques dizaines de secondes de réflexion, et s'excusa platement devant Florence pour un impératif de taille. Le calcul était vite fait : il était certain de la revoir, et presque aussi certain de ne jamais revoir cette inconnue. De plus, courtiser dans cette tenue était un jeu inédit.
Octave parvint à retrouver la demoiselle sans grande difficultés aux abords d'un étals de sous-vêtements féminins. Eh bien, c'était une chose inédite, définitivement. Aborder quelqu'un dans ce contexte était une entreprise risquée, mais il n'en était plus à ça près. Il s'approcha d'elle posément, et s'arrêta à côté d'elle. « Ma Demoiselle, je vous prie de bien vouloir m'excuser pour mon comportement un peu plus tôt. J'étais absorbé par un récit, et jamais, par le Créateur, je n'aurais souhaité vous brusquer de la sorte. » Il lui adressa un sourire. « Loin de moi l'idée de vouloir m'imposer à votre illustre compagnie, mais j'ai eu le sentiment que vous étiez nouvelle par ici, et que vous aviez besoin d'un guide. Je me ferai un plaisir de partager avec vous mes modestes connaissances si vous le souhaitez. » Il remarqua que la vendeuse le toisait en silence. Elle profita de cette prise de conscience pour s'adresser à lui. « Excusez-moi, mais êtes vous là pour essayer quelque chose, vous aussi ? » Il nota que son regard se portait sur son pantalon rapiécé, et sur ses pieds nus. « Je suis navré de vous attirer de l'embarra, Hortense. Je suis Octave de Gautron, je sais que vous ne m'aviez encore jamais vu sous... cet angle. J'étais passé il y a quelques mois, pour une amie. » Hortense marqua une pause, déstabilisée. « Bien sûr, Monsieur de Gautron. Eh bien, prenez le temps qu'il vous faut ! » Octave inclina la tête avec un sourire, et se tourna vers l'inconnue. « Puis-je vous demander votre nom, Ma Demoiselle ? »


Octave s'exprime en DarkOrange

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Mage de soin
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Sam 18 Aoû - 19:13

Au bonheur des dames, et peut-être des ‘sieurs


Val Royeaux. Centre culturel et politique d’Orlaïs. Joyaux de l’empire Orlésien, fierté de ces nobles messieurs et gentes dames.

En cette belle journée de printemps, la ville était encore plus resplendissante que d’ordinaire. Les hauts bâtiments blancs de la ville semblaient d’autant plus gracieux sous le magnifique ciel bleu orné d’un soleil éclatant, illuminant les rues animées de la capitale décorées de verdure et de chatoyants tissus.

On lui avait conté la splendeur de Val Royeaux, mais jamais Lynne n’avait pu la constater par elle-même. Les yeux de la jeune femme peinaient à contenir son émerveillement, ses deux billes noisette brillant face à la contemplation silencieuse de l’architecture si particulière de la capitale de l’empire et de ses gens aux masques étranges. Son regard ne pouvait s’empêcher de naviguer d’un endroit à autre tandis qu’elle progressait parmi la foule, Edwin à ses côtés. Ce dernier ne semblait pas exprimer de curiosité au sujet de cet environnement qui était pourtant si différent du leur, détaillant simplement les alentours avec davantage de méthodisme sans s’attarder sur les devantures si diverses des commerçants.

Le duo contrastait avec l’aspect si noble de la ville. Ils ne pouvaient après tout se targuer de compter parmi ses habitants. Leurs atouts vestimentaires témoignaient aisément de leur identité Fereldienne - des capes pour faire face aux intempéries, de modestes tuniques pour se tenir chaud. Il ne s’agissait que de simples voyageurs qui n’avaient parcouru que trop de distance pour rejoindre un lieu si prestigieux.

Mais ils avaient leurs propres raisons pour rejoindre une si lointaine destination. Nulle quête de la plus haute importance – simplement quelques herbes rares à fournir à Edern, l’apothicaire de Golefalois. Certaines denrées n’étaient simplement pas décelables dans leur contrée, aussi était-il inévitable de chercher encore plus loin pour trouver le nécessaire. C’était donc tout naturellement que Lynne dû se charger de cette tâche un brin ingrate, moins indispensable et certainement bien plus en forme que son aîné. Mais il serait plus aisé pour lui de continuer son travail en son absence que l’inverse, aussi accepta t’elle cette tâche sans rechigner – d’autant plus que la perspective de se rendre en une ville si renommée ne laissait guère indifférente, apportant un certain exotisme dans son quotidien. Hormis les plantes, beaucoup d’autres choses pouvaient être trouvées dans les boutiques de la capitale, aussi s’était-elle préparée en conséquence. Un tel voyage était exceptionnel pour elle, et elle comptait bien en profiter.

C’est tout naturellement qu’elle s’était mise en route accompagnée de son ami de toujours, soucieuse de ne pas le laisser au village. Bien qu’elle fût consciente de sa capacité à se débrouiller tout seul, elle craignait ce qui pouvait lui arriver pendant son absence. De plus, elle se plaisait à penser que malgré son absence d’émotions, cette partie engourdie de lui-même se plairait inconsciemment du voyage.

Le duo s’était mis en route avec une simple adresse : « Le Flacon d’Argent », tenu par une connaissance de l’apothicaire. Agrémenté de quelques indications, on leur avait désigné le quartier commercial de la ville pour débuter leurs recherches, mais leur quête s’était pour l’instant avérée infructueuse.

« Je crois qu’on aurait dû tourner à droite au lieu de continuer tout droit. » commenta Edwin à l’adresse de sa compagne, qui ne semblait pas réellement préoccupée par cette information, s’attardant brièvement devant l'une nombreuses boutiques qui parsemaient leur route.

« Ce n’est pas grave, ça nous fera visiter. On ne peut pas bien être loin de toute façon – ce n’est pas comme si le quartier s’étendait sur des kilomètres. »

Le noiraud opina en silence, n’ayant rien à objecter face à ce fait. La jeune femme reporta son attention sur lui tandis qu’ils progressaient dans la rue.

« Sinon, que penses-tu de la ville pour l'instant ? Tu l’aimes bien ? »

« Peut-être pas de la manière dont tu l’entends. Architecturalement parlant, elle est bien construite et entretenue. Et d’un point de vue esthétique, les couleurs choisies sont en cohérence avec les règles artistiques de base. »

« Je … vois. »

La réponse ne la surprenait qu’à moitié, maintenant qu’elle était habituée à son état. Aucune passion ne l’animait, simplement l’objectivité et la logique ; et si elle avait appris à adapter son attitude et ses demandes face à cette nouvelle facette de lui, elle continuait de le traiter avec les mêmes égards qu’auparavant.

« Au fait, j’ai apporté mes économies. Si quelque chose te fait envie … n’hésite pas. »

« Je n’ai besoin de rien, mais merci. »

Lynne haussa doucement les épaules tandis qu’elle reporta son attention sur les alentours, à la recherche de leur objectif. Beaucoup de commerces attisaient sa curiosité, mais elle préférait d’abord se charger de la raison de leur venue avant de s’attaquer à des préoccupations plus secondaires.

Elle se décida finalement d’approcher un couple en pleine discussion se situant aux abords d’une boutique de sous-vêtements. Une jeune femme élégante aux cheveux de jais semblait écouter un homme en habits plus modestes. Ce dernier semblait particulièrement intéressé par cette dernière.

La brune hésita légèrement, mais décida finalement de les aborder, suivie de près par son compagnon.

« Excusez-moi de vous interrompre … nous sommes à la recherche d’une apothicairerie, le « Flacon d’Argent » - est-ce que cela parlerait à l’un d’entre vous ? »



#99ccff

(PNJ) Edwin Nachtigall : Un jeune homme d'une trentaine d'années au regard absent. Il s'exprime sur un ton à la fois monocorde et neutre. Un bandeau masque habituellement sa marque d'Apaisé.

Edwin s'exprime en #ccffff

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Ennemi public n°1
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Mer 22 Aoû - 23:44

Catfight


Val Royaux…. Je détestais cette ville. D’une façon générale je n’étais pas tellement en pâmoison devant tout ce qui était Orlésien -peut être à cause de ma culture fereldienne, qui sait- mais Val Royaux était au dessus de tout. Outre le look ostentatoire de tous les bâtiments, il y avait les gens, habillés avec tellement de fanfreluches et de tissus que leurs tenues prenaient trois fois leur place dans la rue. Au moins mon mépris était réciproque, inutile de dire que mon style de campagnard ne faisait pas l’unanimité non plus. Je n’avais pas mon bâton sur moi bien sûr et j’avais laissé mon manteau à plume dans une auberge proche du bascloitre pour me déplacer de façon à peu près anonyme.

J’en avais profité pour me raser de près et démêler mes cheveux trop longs, je me fichais éperdument de mon apparence mais ce n’était pas le cas des marchands en ville et il fallait vraiment que je passe chez l’apothicaire. En ville tout était beaucoup plus cher mais on ne trouvait pas de tout dans les boutiques de campagne. J’avais vraiment besoin de trouver de la Versimite et de l’Aria Vandale. Ces derniers temps j’avais réussi à amasser suffisamment d’argent pour pouvoir en acheter suffisamment pour faire des potions qui ralentissaient la progression des symptômes de la souillure. Cela n’empêchait pas l’inévitable mais c’était toujours mieux que rien.

Ma tignasse rassemblée en un semblant de queue de cheval, je vadrouillais donc dans les rues de cette ville de fous en cherchant mes marques. J’avais hier soir rencontré un noble qui avait la réputation de faire sortir les mages d’Orlais du pays par bateau. Je voulais tenter de le convaincre d’accepter de faire de même avec des fereldiens, mais mon succès avait été très limité. En effet outre le fait que l’homme se moquait éperdument des fereldiens en général, il avait également un système de paiement trop risqué. Quelque chose dans son comportement ne me plaisait pas et pour une raison obscure j’étais persuadée que les mages qu’il avait fait sortir n’étaient pas arrivés sains et saufs de l’autre côté de la mer.

Déçu et frustré, j’avais décidé de profiter de mon passage et d’en faire quelque chose d’utile malgré tout. Je passai devant les différentes échoppes en ignorant les regards dégoûtés des Orlésiens se cachant derrière leurs masques. Enfin les personnes d’un certain statu du moins. Ignorant leurs regards je tentai de me rappeler où se trouvait l’apothicaire… Si le magasin qui vendait des dessous féminins se trouvait là alors j’étais à deux rues de l’arrivée. Je tournai à gauche un peu plus loin pour enfin tomber sur la boutique dans laquelle je m’engouffrai avec soulagement. Deux années à courir la campagne, j’avais oublié à quel point la ville pouvait être bruyante. Je m’approchai du comptoir.

- «  Je ne sais pas pour quoi tu viens mon gars, mais on a rien de récréatif ici. »

- « Je vous demande pardon ? »

L’apothicaire leva la tête vers moi et m’examina rapidement.

- « Vu votre dégaine je doute fortement que vous cherchiez quoi que ce soit de net. »

- « C’est comme ça que vous traitez les rares médecins de campagne qui viennent chercher des ingrédients spéciaux ? Je suis peut-être habillé comme un vagabond mais je ne suis pas ici pour fumer votre stock. »

L’homme eut l’air embarrassé et m’étudia encore.

- « Ah oui et qu’est ce qu’il lui faut au médecin ? »

- « Du Lotus de l’Aube, de la Versimite et de l’Aria Vandale. Si vous avez quoi que ce soit en frais ça m’arrangerai beaucoup, mais je connais la rareté de ces plantes, je sais qu’il n’est pas facile de les transporter. »

Le regard du commerçant changea et un sourire se dessina sur son visage.

- « Et qu’est ce qu’il veut faire avec tout ça ? »

J’étais en train d’expliquer en détail comment je comptais fabriquer mon baume lorsque la cloche de la boutique sonna derrière moi. Je ne pris pas la peine de me retourner alors que l’apothicaire examinait un des pots de la mixture que j’avais créé et dont il me restait très peu de matière. Il me rendit le petit écrin de bois et hocha de la tête.

- « Je vais vous chercher ça, et je vous rajoute de l’elfidée royale pour vous remercier d’avoir partagé cette recette avec moi. Le Créateur sait que tout peut être utile en ces temps troublés. »

Et il disparut à l’arrière de sa boutique. En l’attendant je me tournai vers les étagères à côté de moi et examinai le contenu des bocaux qui s’alignaient contre le mur. Je ne m’attendais pas à ce qu’on s’adresse à moi cependant.




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Le Tout-Puissant
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Ven 24 Aoû - 0:30

Au bonheur des dames, et peut-être des ‘sieurs

Le marché orlésien avait quelque chose de plus exaltant que simplement vendre des babioles sur une place. C’était le lieu idéal pour échanger avec des nobles et des villageois à propos de toutes sortes de drames qui courent dans les rues de la cité.

Cette semaine, le potin qui faisait jaser ces dames et messires concernait le délicat  Marquis Dufrêne, qui a eu la malchance de s’être humilié en pleine réception chez le Grand-Duc. Quelle affaire affolante, sachant que ce dernier aurait possiblement trop bu. Enfin, si cela était réellement le cas.

Des langues plus délicates savaient pertinemment ce qui s’était passé la fois là et en particulier du côté du savonnier Bohémond de Clairvallée, qui n’avouait pas avoir mit son petit grain de sel dans cette délicate et fâcheuse affaire. Diantre ~

L’artisan était derrière son échoppe, affairé à étudier les plantes dans son ouvrage de recherche, accompagné de quelques senteurs qu’il avait préparées pour l’aider à étudier. Après tout, il devait être présent toute la journée pour le lancement de leur nouvelle gamme de produits essentiellement basée sur les fleurs printanières. Il cherchait de quoi rendre la senteur du perce-neige de Lydes plus attrayante, plus douce.

Il était en recherche de quelque chose qui pouvait donner ce petit côté sucré qu’il ne trouvait que sur certaines fleurs du printemps, dont certains donnaient des fruits. En hiver et au début du printemps, les produits à base de lait fonctionnaient bien pour leur côté doux et onctueux. Il cherchait un moyen de marier les deux sans trop perdre la senteur de la fleur.

Julie et Séverine, ses deux vendeuses, s’affairaient avec la clientèle, présentant les promotions du printemps, aux couleurs des plus pastels en passant du vert au brun et du rose au bleu principalement. Bohémond recherchait quelque chose d’unique et appréciait faire des mélanges tigrés dans ses produits qui s’avéraient être plus complexe qu’une banale couche homogène. Cette différence il la voulait et étudiait encore dans le calme – chose peu commune mais essentielle quand il voulait mettre au point quelque chose qui semblait révolutionnaire.

Bohémond était quelqu’un de très malin commercialement parlant : il avait de magnifiques vendeuses qui attiraient autant les dames que ces messieurs trop curieux de voir la couleur de leur décolleté :  la suite n’était que plus simple et cela fonctionnait. Mais alors qu’elles faisaient leurs affaires il jeta sa plume sur la table dans un soupir des plus irrités.

“ Je ne trouve pas d’inspiration… !!  „

Il reposa son dos contre le dossier de sa chaise, se mit dans un mutisme soudain, car absorbé par ses réflexions, puis se leva pour se dégourdir les jambes, un éventail dans les mains.

“ Va faire un tour ~ „
“ " faire un tour ? " „

Il grimaça et s’éventa en réfléchissant à une possible petite escapade. Oui, il pouvait découvrir des senteurs, des potins et même prendre conseil auprès de vieux marchands qui travaillaient avec lui. Il senti une subite illumination qui le fit lancer son objet derrière lui pour se libérer les mains.

“ Mais oui ! Je vais aller voir Philippe ! „

Philippe était apothicaire et il travaillait souvent avec ce joufflu pour l’élaboration de ses parfums. Il avait le don de tomber sur des plantes aux senteurs uniques et exquises. C’est en s’imaginant les portes qui s’ouvriraient à lui qu’il s’élança vers ses vendeuses pour en attraper l’une d’elles par la taille et lui susurrer à l’oreille.

“ Garde moi l’échoppe, je reviens. Au passage j’irai chercher le stock à renouveler, la lavande se vend comme des petits pains. „
“ Lotus bleu aussi, si tu y va, je viens d’en vendre une bonne boîte à Madame de Marchandaire. „
“ Je te parie combien qu’elle s’en séparera d’ici une semaine ? „

Il gloussa puis la relâcha. Ce qu’il appréciait charrier certaines grosses têtes d’orlaïs. Puis il lui saisi les joues d’une main pour l’embrasser sur les pommettes et parti au trot au travers de la foule. Une fois le magasin atteint – il connaissait ces rues comme sa poche – Il entra sans réellement prendre garde des personnes qui s’y trouvaient.

“ Philippe ! „

Il se faufila dans le magasin en s’approchant du comptoir, son ami étant dans l’arrière boutique à ce moment-là. Il n’hésita pas à rappeler l’homme une seconde fois en insistant sur les syllabes.

“ Sors de là j’ai besoin de toi.  „
“ Ta gueule ! Je t’ai entendu, je ne suis pas sourd. „

L’orlésien regarda l’apothicaire sortir de son réduit, l’air à la fois aguicheur et critique. Il vit les quelques poils blancs de l’homme se dresser sur sa tête fatiguée. Mais son regard fut subitement attiré par ce qu’il tenait en main.

“ hmm…. C’est quoi toutes ces… „

il fit des gestes avec les doigts démontrant les plantes qu’il détenait, puis l’une d’elle attira son regard ou plutôt son flair.

“ Versimite, Aria vandale, Lotus de l’aube et Elfidée royale. Rien qui serait pour toi. „
“ Oh voyons, tu ne peux rien me refuser tu le sais. „

Il attrapa l’Aria Vandale et en senti les feuilles pour déceler une forte odeur parfumée, similaire à la menthe mais avec une pointe de citronné. Un parfum adapté pour la saison et exactement ce qu’il recherchait.

“ Combien tu me la fais ? „
“ Je ne peux pas te la donner, Bohémond. C’est la seule que je possède. „
“ Quoi ? tu plaisantes ? „
“ Je la vends à ce Monsieur qui attend. „

Il ne fallut pas plus de temps pour remarquer que l’homme en question ressemblait à un souillon de bas-cloître. A se demander s’il n’allait pas fumer les plantes du magasin. Il était hors de question pour lui de le laisser s’en aller avec SA plante. Mais avant de l’attaquer sur l’appartenance de cette pauvre fleur, il ne put résister de lui envoyer un crédible :

“… … C’est le défilé du mauvais goût aujourd’hui ? „



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Leader de mages libres
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Lun 3 Sep - 13:32
Temple de la tentation


Parfois, et ce malgré ses goûts et son manque de tenue face aux modes en vigueur, la mage libertaire se prête à rêver, à devenir l'une de ces femmes de la haute société orlésienne. Des femmes qui à ses yeux, ont le droit à tout. À une éducation, à un domaine, à une certaine liberté, bien que le mariage ressemble fort à un enfermement dans un Cercle. Pourtant, elles ne s'adonnent pas aux extravagances que notre rêveuse mage tient entre ses doigts. Des moyens qui pourtant peuvent les rendre belles et bien plus confiantes et puissantes lorsque vient le moment de rejoindre leur moitié en couches. Un long soupir fuse d'entre ses lèvres, tandis que ses doigts à présent nus viennent apprécier le tissu.
« Trouvez-vous un dessous convenant à vos attentes ?
- Eh bien voyez-vous, je serai intéressée par ce ... »
Quellcrist ne finit pas sa phrase. Un homme vient de s'adresser à elle, et lui faire comprendre ce que ces femmes orlésiennes ressentent quand l'on les regarde admirer leurs futurs dessous, dans un moment de faiblesse. Le coeur battant à vive allure et sortie de cette bulle d'euphorie qu'elle croyait impénétrable, la mage se tourne quelque peu vers l'homme l'ayant accostée. Il se présente comme l'homme contre qui elle a failli buter plus tôt, cet homme accompagné de jolies femmes bien apprêtées selon la demande du moment. Cet homme qu'elle avait oublié. Mais qui semble bien connu de la vendeuse sous le nom d'Octave de Gautron, à l'entente de leur discussion, et au fait de la chose nommée sous vêtement.
« De Gautron dites-vous ? Cela sonne bien noble à mon oreille. Et pourtant ... »
Quellcrist plisse les yeux, suspicieuse, mais aussi légèrement amusée de voir un noble dans un tel accoutrement. C'est bien la première fois qu'un fils ou mari de grande famille se déplace dans les rues de Val Royeaux sans masque et sans habits dus à son rang.
« De plus, m'est avis que la femme ayant obtenu vos faveurs sous la forme d'un de ses discrets atours, sera fortement chagrinée. Je ne puis, en tant que femme solidaire, me montrer demandeuse à votre égard d'une quelconque façon. Bien que vous soyez charmant.
- Tatatata Monsieur de Gautron. Bien que je vous apprécie, je vous interdis d'accaparer l'attention d'une future cliente qui de surcroit, a du goût. »
La vendeuse prend donc des mains de Quellcrist un superbe soutien de poitrine à tissu noir opaque sur ses contours inférieurs et sous aisselles, et de matière un peu plus transparente sur le reste des rondeurs accueillant chaque sein.
« Ce modèle sera par-fait pour votre poitrine. Je vois d'ici quelle est ronde et généreuse ! Haha ! Même un chemisier un peu ouvert ne peut cacher une telle beauté à mes yeux d'experte ! Et votre fessier, je suppute l'utilisation d'une culotte large. Mauvais choix ! Ça ne met pas votre fessier en valeur. Il faut le remonter pour vous montrer sous votre meilleur jour, même en étant à cheval, ma jolie. Venez rentrez dans la boutique ! Monsieur De Gautron suivez-nous ! Nous aurons besoin de votre avis en tant qu'homme de goût !!!  »

À vrai dire, Quellcrist n'est guère enchantée face à cette perspective. Le fait est que devoir demander l'avis d'un homme qu'elle ne connaît ni d'Andrasté et du Créateur sur ses propres sous vêtements, sous vêtements que devraient découvrir son partenaire si elle le souhaitait la vexe. En dénote son sourire un peu plus pincé lorsque Hortense tente de la prendre chaleureusement par le bras pour l'entraîner dans sa boutique. Mais heureusement, au plus grand plaisir de la jeune femme, l'avenante vendeuse se détache d'elle lorsqu'une jeune brune vient s'ajouter à ce tableau pittoresque. La pauvre vient simplement demander son chemin, mais finit par être auscultée du buste à la chute de reins comme l'a été Quell plus tôt.
« Oh mais quelle belle poitrine ! Voilà qui serait parfait avec un bandeau moulé ! De taille moyenne, mais ... ah non. Ce n'est pas possible, ma jolie. Vous la soutenez mal. Dans deux ans, elle va finir comme les cloches de la basilique de Val Royeaux. »
Aussi grisant que soit cette libération, et le fait de voir une jeune femme bien pourvue et mignonne se faire tripoter sur ses atouts, autre que votre propre personne, cela évoque en vous le malaise que vous avez ressenti il y a de cela quelques minutes avant. Quellcrist s'avance donc, pour prendre la dame par l'épaule et éviter à la brunette plus d'attouchements qu'elle n'a dû en avoir dans toute sa vie.
« Madame Hortense, je ne doute point de vos compétences, mais cette jeune femme recherche un apothicaire. Peut-être pourriez-vous laisser prendre un certain temps de réflexion, et sans doute revenir vers vous, quand le besoin de soigner son buste se fera sentir. De plus j'ai bien peur que son compagnon ne soit pas capable d'émettre un avis assez poussé. Qu'en dites-vous Monsieur de Gautron ? »
Pourvu qu'il se montre enclin, bien que sous ses airs doucereux, il semble cacher une facétie ayant le mérite de piquer la curiosité de la mage.
« Nous reviendrons plus tard, et je promets d'acheter deux ensembles. Maintenant, venez mademoiselle. Si mes souvenirs sont bons, et si la boutique ne s'est pas déplacée depuis ma dernière visite en cette ville, nous devrions la trouver trois rues plus loin, dans une montée d'escaliers.
- Monsieur de Gautron, si vous restez, j'ai quelques sous vêtements arrivés qui vous mettraient fortement... »
Mais avant qu'Hortense puisse finir sa phrase, le jeune noble dépenaillé sent une main fine le poussant avec assez de force entre ses omoplates. Quellcrist arrive donc à les séparer de cette vendeuse collante et légèrement intrusive, et soupire d'aise, lorsque ceux-ci se retrouvent deux rues plus loin, loin de tout tâtonnements ou commentaires sur leurs attributs. Elle s'évente de ses gants, lâchant dans le geste sa douce odeur de lavande et de poudré.
« Je crois que nous sommes saufs. Donc votre apothicaire. Suivez-moi. » 
La libertaire laisse donc en arrière la brune et son accompagnant ainsi que De Gautron, pour leur permettre de faire connaissance d'une, mais aussi pour se concentrer efficacement sur son repérage, sans que de nouveau l'homme vienne semer encore plus de trouble qu'il n'en a fourni lors de sa présentation, durant un moment de faiblesse de la jeune femme. L'on peut qualifier ça de fuite en avant, mais en connaissant le malaise que peut ressentir Quellcrist face à ce genre de situations depuis ses mésaventures, sa distance paraît on ne peut plus justifiée. Malheureusement, nombre de gens pense qu'il s'agit simplement de froideur, d'un côté asocial.

Ne prêtant guère attention à ses deux compagnons de route, la mage marche au devant, d'un pas léger et assez rapide pour faire perdre le moins de temps possible à la demoiselle. Elle se permet tout de même de demander son chemin pour confirmer l'emplacement exact de l'apothicaire à une dame. Mais rapidement, un hurlement semble sortir de la boutique qu'ils cherchaient. Figée devant cette porte grande ouverte, Quellcrist observe la scène d'un air perplexe. Trois hommes composent cette perturbante scène, un brun à barbe fort bien taillée et au teint un peu halé et superbement habillé à la mode orlésienne (celui qui a donné de la voix à ses propos), un homme blond un ayant moins de cachet selon la société au vu de ses vêtements, et sûrement entre eux deux le pauvre apothicaire, à l'air las. Le talon de la botte de Quellcrist claque alors sur le plancher, pour trancher au milieu de cette dispute. Ah les hommes orlésiens ... toujours prêts à faire des scènes.
« Bonjour messieurs. » 
Gants en main, et menton haut, la jeune femme s'introduit entièrement dans ce lieu couverts d'herbes plus ou moins rares et de flacons aux diverses utilités.
« Je suppose que nous sommes au Flacon d'Argent. Pourriez-vous confirmer mes propos ? Ou peut-être suis-je tombée dans une association d'artisans, donnant leur avis sur les tenues de la populace, tout en soignant leur maux à coup d'elfidée et de grâce cristalline. » 
Son sourire s'agrandit, tandis qu'elle tourne légèrement la tête pour regarder en coin De Gautron, malicieuse et prête à lui offrir les services de ces messieurs.
« Monsieur de Gautron sera sûrement ravi d'être pris à parti par vos conseils. Il semble avoir égaré ses habits. » 
Un moyen comme un autre pour que le blond dépenaillé, mais semblant quand même charmant malgré son manque d'atours soit libéré de tout commentaires vexants. Au moins, si cela ne baisse en rien la tension grouillant dans cette boutique, elle aura au moins essayé.



Give our pieces back to her
Fate will echo between the worlds through the shores of the fallen souls. To this land that I served with pride, visions clear in the fading light. And we walk through the shadows of pain. Come and walk with me...TO THE END! (⚡️) lord of the lost.


Voix de Quellcrist

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Baron de Vertbois
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Mer 14 Nov - 15:54
Octave jouait beaucoup, et comme tout bon orlésien, se délectait à présent de la situation, où, comédien, il se riait des apparences et niait, l'espace de quelques heures, les règles sociales très strictes de son cher Empire. Lui, le petit noble, qui avait été au cœur de nombreux scandales, offrait son nom du coin des lèvres comme un baiser sur la joue d'une demoiselle. Il ne fallait pas être voyant pour comprendre que son arrivée inopportune créait un certain malaise chez cette femme aux cheveux de jais, pour simple raison la nature de la boutique qui s'étendait sous leurs yeux. Le jeune homme ne lui en tint pas rigueur, et resta là, les pieds nus ancrés sur les pavés frais, à la toiser comme s'il s'agissait d'une connaissance. « De Gautron dites-vous ? Cela sonne bien noble à mon oreille. Et pourtant ... » Il hocha la tête, un air satisfait se dessinant sur son visage jovial. « Et pourtant je ne ressemble pas à un noble ? Brillante déduction ! Nous sommes à Val Royeaux Ma Dame, la capitale resplendissante de l'empire des apparences. Je reconnais à cotre accent les tonalités de notre contrée, d'ailleurs... Dois-je m'en étonner également ? » Une première pique, assez sèche en dessous de sa tournure, pour la tester. La première règle de survie en Orlaïs était de ne jamais croire ce qu'on veut bien nous montrer, elle devait bien le savoir. L'inconnue le recadra avec tact, refusant sa proposition en employant l'excuse facile de la bienséance, et elle trouva une alliée courtoise chez Hortense, qui pouvait se saisir de la perche pour éloigner un jeune homme en capacité de nuire à son commerce. Octave marqua un temps d'arrêt avant d’exécuter une révérence caricaturale. « Soit, loin de moi l'idée de vous importuner, Ma Dame. En gentilhomme, je respecte votre désir de pudeur, bien qu'il m'eut ravi de vous faire visiter notre charmante cité. » L'instant d'après cependant, Hortense s'empressa d'emmener la femme aux cheveux noirs visiter plus avant sa boutique, et le pria de les accompagner pour donner son avis. Le jeune homme se figea à nouveau, suspendu dans son élan de fuite noble, l'incompréhension dans son regard. Avait-il mal interprété ses propos ? Lui qui jamais ne flanchait quand il en venait aux mots ? Du regard, il chercha à croiser les yeux étranges de la demoiselle, mais elle lui tournait déjà le dos, crispée, emportée par Hortense la Tornade. « Mon avis ? » répéta-t-il interloqué pour lui même, sans arriver plus à comprendre ce qu'il venait de lui tomber dessus. Depuis quand demandait-on son avis pour ce genre de choses qui ne le concernaient qu'à certains moments, très particuliers ? Son honneur, ou sa curiosité, l'empêchèrent de s'en aller sans rien ajouter. Il ne pouvait plus se retirer la tête haute ainsi attendu, et devait au moins clarifier la chose avant de pouvoir se retirer vers un nouveau périple, une nouvelle conquête. Soit.
Il arrivait à leur hauteur et attendait le moment propice pour s'excuser et disparaître quand le Créateur décida d'envoyer vers lui une autre tentation, une jeune femme – plus jeune que la première, visiblement – leur demander le chemin vers un certain apothicaire. Ses yeux la dévisagèrent un instant. Elle était habillée sobrement, avec plus de préoccupation pour l'efficacité que pour le bon goût. Des vêtements de voyage en somme, assez amples, assez discrets. Note que ce qui est universellement discret en Thédas ne l'était pas à Val Royeaux, ou les rares personnes cherchant à ne pas se faire remarquer étaient souvent les plus remarquées. Malgré tout, une certain bonté, une humilité presque juvénile émanait d'elle, et elle avait un visage gracieux, intéressant. Il s'inclina et voulu prendre la parole, mais fut à nouveau coupé dans son élan par Hortense la Terrible. Cette dernière sauta presque littéralement sur la nouvelle venue, admirant sa poitrine et la commentant avec grand enthousiasme. Le beau parleur qu'il était en resta pantois, complètement pris au dépourvu. Il s'efforça de ne pas fixer trop longtemps les atouts de la demoiselle, nouveau centre d'attention, et regarda la première avec des yeux qui en disaient long sur son désarroi. Et, par miracle, cette dernière eut la présence d'esprit de les sortir de là. Ils arrivèrent à un croisement, deux rues plus loin, quand Octave nota enfin la présence d'un homme accompagnant la voyageuse. Brun et silencieux. Sobre. Son opposé, en somme. S'agit-il de son ami ? D'un amant ? De son frère ? Avait-il vraiment envie de savoir ? « Je crois que nous sommes saufs. Donc votre apothicaire. Suivez-moi. » Octave se gratta la gorge. « Si vous permettez, Ma Dame, je peux très bien vous guider là bas, je connais... » Elle partait déjà devant eux à grandes enjambées, leur faisant signe de la suivre. « … la ville. » Son regard se porta à nouveau sur la voyageuse, et il sourit aimablement. « Elle aussi, visiblement. Suivons-la. » Il suivit leur guide pressée, mais hésitante, et avança silencieusement pendant plusieurs minutes, fait inhabituel dans ces conditions. La présence de l'homme le troublait, et s'il y avait une chose qu'il détestait plus que tout, c'était bien le conflit. Si ce dernier en venait à croire qu'il tente de séduire son « amie », nul doute que les choses se corseraient, et certainement pas à l'avantage du noble. Quand à la femme les guidant, et dont il ne connaissait pas non plus le nom, elle n'avait clairement aucune envie de lui faire la conversation. C'était triste, tout de même, d'être si bien accompagné et si peu armé pour percer les rares défenses qu'il restait. Mais soit, il savait aussi s'économiser sur un combat qui ne pouvait être gagné de suite.
Ils arrivèrent, non sans détours, chez l'apothicaire tant recherché. Le lieu était en proie avec un conflit visible entre plusieurs hommes, ce que leur guide, n'ayant visiblement pas sa langue dans sa poche, s'empressa de faire remarquer. Il les observa un peu en retrait. Il ne connaissait pas cet apothicaire, ce qui n'était pas une chose des plus étonnante : il ne s'agissait pas du genre de lieux qu'un noble orlésien fréquentait habituellement, et les apothicaires, bien que savants, étaient des hommes du peuple. Le second était Bohémond, qu'il connaissait un peu mieux, habitué à la Cour. Un courtisan orlésien, parfumeur de son état, brillant dans son métier mais banal dans sa pensée. Le troisième quant à lui était plus pauvrement vêtu, moins bien entretenu. Un vagabond ? Possible. « Monsieur de Gautron sera sûrement ravi d'être pris à parti par vos conseils. Il semble avoir égaré ses habits. » Ces mots le tirèrent de ses pensées, et il se sentit s'empourprer légèrement. Sans prêter attention aux regards braqués sur lui, il inclina la tête et sourit largement. Son regard se ficha dans ceux de la femme à la langue acérée, et répondit calmement avec un air légèrement mutin. « Chère inconnue, Ma Dame, je peux vous assurer que si tel était le cas, nous ne serions pas en train de parler. » Pour appuyer ses propos, le jeune homme commença à enlever sa chemise dépareillée, prenant à parti l'assemblée. « Souhaitez-vous donc que je vous montre, ou puis-je m'en passer ? »


Octave s'exprime en DarkOrange

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Au bonheur des dames ... et peut-être des sieurs (PV Anders Lynne Octave Bohémond)
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