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En perdition...[Libre]

Anonymous
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Lun 13 Aoû - 20:53
La lumière de l’aube transperçait gentiment les feuilles de quelques arbres de la forêt de Bréciliane.
Ce matin-là, Alois Asfeld avait décidé naturellement de continuer sa route plus tôt que d’habitude décidé à remonter l’orée de la forêt jusqu’à Dénérim où provisions et autres ustensiles pourraient être remplacés. En effet, il n’avait passé que trop de temps à l’orée de la forêt tentant quelques fois une ou deux incursions aveugles dans la forêt pour réfléchir au différents besoins qu’il pourrait avoir lors d’une plus grande expédition. Notant sur sa carte une ou deux annotations toutes les heures sur différentes informations, il chercha à avoir une meilleure connaissance du terrain qu’il foulerait prochainement.
À noter d’ailleurs, qu’il faudrait racheter une carte car la sienne commençait à tenir d’avantage du puzzle que de la véritable carte d’explorateur.

Cela dit, après une matinée de marche et deux ampoules au pieds, il décida de prendre une pause au bord d’une rivière. Le doux son de l’eau sur les pierres lui rappelait le bruit de l’étang du jardin de son ancienne maison. Plusieurs pensées lui vinrent alors sur ce bivouac improvisé.

Pourquoi continuait-il son périple ? Est-ce que les raisons de ce voyage étaient vraiment valables ? Ou était-ce ce que les parents appelaient une crise d’adolescence qui aurait dégénéré ? Est-ce que sa décision avait fait bougé quoique ce soit  à Asfeld ? Si ça se trouve, la lettre de sa gouvernante n’arrivera jamais à ceux qu’il pensent être sa famille.

Commençant à osciller dans des pensées plus que négatives, il prit la lance que lui avait offert Brynhild et commença son entretien. S’occuper de ses armes avait quelque chose de salutaire et cela lui permettait de se concentrer sur des tâches et questions, certes plus simples mais néanmoins importantes. Après quelques minutes de soins méticuleux, il dégaina l’épée de sa maison et remarqua un fait qui confirma une peur jusque là nébuleuse. La lame de son épée commençait à rouiller. Quelques petites tâches éparses tachetaient la lame d’une couleur brune de mauvaise augure. Machinalement, Alois chercha dans son paquetage le peu d’huile qu’il détenait afin de s’occuper de son arme. Problème étant qu’après ça, il n’aurait plus le matériel nécessaire à l’entretien de la lame et que le voyage jusqu’à Dénérim ne se pliera malheureusement pas en moins de 3 semaines. Ne restait plus qu’à espérer qu’il n’ait pas à s’en servir. Éviter de l’abîmer mais surtout éviter de tuer avec. C’était devenu le but principal qu’il s’était fixé depuis qu’il avait été rejeté par les chevaliers d’Orlaïs. Là-bas, les novices ne pensait qu’à faire les fiers à massacrer des innocents des bas-cloîtres pour nourrir leur orgueil. Il ne se rendait que trop peu compte de la force dissuasive et du symbole que représentait une épée.

« Je redoute le moment où je tâcherais ta lame du sang d’un inncoent » fit-il les yeux rivés sur le fil de la lame.

Sur ces paroles pleines d’idéalismes, Alois rangea la lame des Asfelds dans son fourreau, se mit au bord du lac et prononça :

« 
Un contrat se doit d’être honorée,
Une promesse se doit d’être respecté
Une dette se doit d’être réglée.
Quelque soit ta mission, si ton honneur est en jeu,
Ô héritier des Asfelds,
Tu pliera,
Tu ploiera
Tu pleura, sous le poids de ta mission,
Mais jamais, Ô jamais, tu ne rompra. »

Le silence reprenant ses droits, Alois le rompit en une ultime phrase :

« Ô Créateur, je vous en supplie, prêtez moi de votre force que je puisse montrer que je fais bien partie des Asfelds, de la famille de ma mère, de mon père et de ma sœur. »

Après un long silence bercés par des sanglots contenus, Alois se releva, fort de cette nouvelle force qu’il venait de retrouver et repartit entreprendre sa quête. Son esprit s’était allégé de ses doutes qui venaient maintenant mouiller l’herbe fraîche du lit d’une rivière, d’un coin perdu à l’orée de la forêt de Bréciliane.

Anonymous
Invité
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Mer 15 Aoû - 23:04
Asalaa avait bien du mal à s’intégrer à sa nouvelle vie. Elle qui avait fuit la vie stricte et hiérarchisée de Par Vollen se retrouvait à nouveau dans un système presque semblable à ses yeux. Après huit ans sur les routes, là revoici privée de liberté. Au moins, elle était encore en vie. Elle. Pas comme les autres. Et cela ne faisait que rajouter de l’huile sur le feu, de l’amertume à sa situation. Elle détestait tout. Absolument tout. Elle haïssait être enfermée de la sorte, dans ces briques austères sans âme. Ses nouveaux compagnons et leurs regards intrigués, quand elle s’était jointe à eux pour la première fois, l’avait excédée. Elle avait l’habitude. Le commun des mortels habitant ces contrées était loin de côtoyer des êtres gigantesques à cornes. Mais tout, jusqu’à l’humidité de l’air ambiant, lui tapait sur les nerfs. C’était sa manière d’extérioriser le mal qui la remplissait depuis la catastrophe, depuis qu’elle avait connu la mort d’un peu trop près.

Pourtant, si elle arrivait à sortir de ces néfastes pensées et à s’ouvrir aux nouvelles expériences qui s’offraient à elle, Asalaa apprécierait certainement être une Garde. Ils possédaient sûrement un savoir immense, qui n’attendait qu’à être cueilli, grâce à leur rôle majeur dans l’Histoire. Elle pourrait certainement y trouver ses marques et se sentir à sa place. Peut-être même encore plus qu’avec les marchands.

Elle devait bien admettre qu’elle s’était trompée. Elle était loin d’être privée de libertés. Elle parcourait depuis quelques jours les routes avec quelques autres Gardes. Elle retrouvait le grand air et les routes, telles qu’elle avait connu. Telles qu’elle avait cru perdre à tout jamais. On lui avait même trouvé une monture adaptée – un énorme cheval de trait.

Ils avaient quitté Amaranthine peu avant l’aube pour une simple mission de routine. Un simple tour dans quelques villes, pour prendre des nouvelles, renforcer des alliances. Elle n’avait pas trop bien suivi l’histoire et elle s’en voulait un peu. Elle aurait dû écouter un peu plus, plutôt que de bougonner intérieurement. Elle bougonnait toujours, jusqu’à leur départ à Denerim. Quand ils commencèrent à emprunter des routes moins usuelles, elle se ranima. C’était comme un souffle nouveau, une bouffée d’air frais pour elle. Elle réalisait un peu les nouvelles possibilités qui s’ouvraient devant elle. Elle parcourait des régions qu’elle ne connaissait pas, ou peu, des routes qu’elle n’avait pas empruntées.

Ils étaient à l’orée d’une forêt quand ils avaient décidé d’établir le campement pour la nuit. Asalaa s’était alors proposé pour le repas – elle avait remarqué un cours d’eau non loin de là. De plus, cela lui permettrait d’explorer un peu plus les environs. Les routes marchandes étaient rarement aussi boisées. Cela offrait bien trop de cachettes pour les bandits et autres crasses s’abattant sur les convois. Les bois lui rappelaient ces premiers temps après sa fuite dans le Riveïn, période d’insouciance et de légèreté.

La pêche avait été bonne, ils auraient de quoi se nourrir ce soir. Du moins, si elle retrouvait le campement. Son sens de l’orientation n’était pourtant pas si mauvais. Sur les routes tracées et les plaines dégagées. Elle avait l’impression de tourner en rond depuis une éternité. Suivre la rivière n’était pas sa meilleure idée mais elle espérait trouver un endroit plus clairsemé pour se repérer. Elle se stoppa brusquement quand elle entendit, un peu plus loin devant elle, cachée de sa vue, la voix d’un homme. Bandit ? Marchand ? Ami ? Ennemi ? Comment savoir ? Elle ne pouvait pas vraiment faire demi-tour et prévenir les autres. Elle ne savait pas où elle était. Alors, elle décida de se rapprocher, le plus discrètement possible, pour être en position de pouvoir, lui poser la dague sous la gorge jusqu’à ce que tout danger soit écartée. Mais une branche craqua sous son poids et l’homme se retourna. Ne parvenant pas à déchiffrer son visage, masqué par les ombres des cimes feuillus, elle plaça sa main sur la garde de son épée, prête à la sortir de son fourreau si cela devenait nécessaire. Elle se savait menaçante et espérait seulement que la personne face à elle serait suffisant raisonné pour ne pas qu’elle ait à faire couler le sang aujourd’hui.

« Qui êtes-vous ? Répondez. Votre vie en dépend. »

Anonymous
Invité
Invité
Lun 20 Aoû - 18:00
« Qui êtes-vous ? Répondez. Votre vie en dépend. »

Cette injonction venait d’être prononcée par une voix qui ne résonna pas une seule seconde dans la mémoire d’Alois. Cela dit, la personne dont l’ordre émanait s’était trahie deux secondes plus tôt par un pied mal placé au sol. Quel dommage pour elle, la perte de la surprise dans sa tactique l’avait poussé à user d’un moyen peu recommandé pour approcher une personne seul. La lumière ambiante était suffisante pour Alois pour distinguer deux cornes et une stature remarquablement imposante : Une Qunari. Avec ceci, tendant légèrement le nez, il sentit un mince fumet de… poisson ? Il venait sûrement du sac qu’elle tenait dans son dos.
Réfléchissons 2 secondes… Une personne qui a voulu le prendre en traitre marche sur une branche, perd son effet de surprise et lui ordonne de décliner son identité. Visiblement, ce n’est pas une meute de bandit, l’Orlésien aurait déjà entendu plus qu’une branche craquer. Son armure paraissait assez neuve mais surtout arborait les griffons de la garde des ombres. Serait-il en présence d’une garde ? Il en serait très honoré mais aucuns souvenirs ne lui revenaient sur la solitude probable des gardes des ombres lors de leurs voyages… Soit. La situation était ce qu’elle était et Alois n’avait pas foncièrement l’envie d’en découdre avec une Qunari. Même si les chances pouvaient être de son côté. En effet, sa targe et sa lance pourrait bien traverser la garde d’une épée mais si elle se rapprochait trop, il serait dans de beau draps et le bras de fer serait, de toute manière, en son désavantage.

Désamorcer la situation, pensa-t-il.

De toute évidence, cette garde ne savait pas trop à quoi s’attendre ce qui légitimait sa mise en garde. Elle pensait sans doute qu’Alois pouvait être un bandit ou qui que ce soit d’autre qui lui voudrait un avenir peu enviable. Alois s’avança légèrement dans la lueur du soleil.

« Je me nomme Alois Asfeld, je viens d’Orlaïs et je vous demanderais gentiment d’enlever la main de la garde de votre épée »

Attendant une seconde de silence, il reprit par :

« Pourrais-je avoir le nom de la personne qui m’espionnait derrière ce buisson »

Il accompagna ses paroles de son plus sincère sourire avec une teinte de gêne espérant véritablement une réponse de la part de son interlocutrice. Malgré son visage plus que sincère, ses membres trahissaient une appréhension à l’égard de la Qunari. Ses mains s’étaient refermées sur sa lance, piquant vers le ciel, ainsi que sur la poignée de sa targe. L’un de ses pieds était reculé par rapport à l’autre, au cas où il aurait fallu qu’il se mette en garde. Son esprit aussi, était prêt à toutes situations désormais.

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