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[Flashblack 9:36] En dernier recours (PV Anders)

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Elfe en colère
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Jeu 13 Sep - 2:10
En dernier recours  


Ça avait trop duré. Au début, ça avait commencé par une pression dans son oreille droite en se levant un matin. C'était comme si son oreille avait été bloquée par quelque chose. Fenris avait essayé de voir dans un des seuls miroirs qui n'était pas brisé dans le manoir s'il n'y avait pas quelque chose de coincé dans son oreille qu'il aurait pu enlever, mais non, son oreille n'avait rien de particulier dans le miroir. L'elfe décida donc de ne pas en faire de cas. Peut-être que cela s'arrangerait tout seul. Ce n'aurait pas été la première fois qu'il ressentait des douleurs qu'il ne comprenait pas ou qui venait soient des combats ou des abus de Danarius et que le temps avaient guéris. Parce qu'un mal d'oreille n'était pas quelque chose dont il aurait pu avoir des soins en Tevinter.

Mais après quelques jours, c'est l'oreille gauche qui commença à bourdonner, puis à bloquer a son tour. En plus de tout cela, la douleur commença à l'installer. Cela rendit Fenris encore plus irritable qu'à l'habitude. La douleur le rendait inconfortable et l'empêchait de trouver facilement le sommeil. Ce n'était une douleur intense, mais assez pour l'ennuyer au réveil et l'épuiser le soir venu. Si ça n'avait été que cela, l'elfe aurait pu gérer tout ça tout seul. Il était plus susceptible lorsqu'il se présentait à l'auberge du pendu, était plus prompt à répondre à Anders lorsqu'il commençait à se lancer dans ses monologues sur la qualité de vie de des mages dans les cercles. Mais ça, ça le changerait pas trop de sa véritable nature. Le problème, c'est que s'était ajouté de la douleur surtout la perte d'audition. Il s'en était aperçu lorsqu'il n'avait pas entendu l'ennemi derrière son dos la dernière fois qu'il était parti en expédition avec Hawke et que c'était Varric qui lui avait sauvé une blessure grave en le remarquant et en abattant la cible. Il y avait aussi que l'elfe ne répondait plus nécessairement à toutes les piques d'Anders, puisqu'ils ne les entendaient pas assez pour répondre correctement. Au début, il ne faisait que grogner à chaque phrase d'Anders qu'ils avait mal compris, mais ensuite, il préféra s'isoler et ne plus accepter d'aller en mission avec Hawke.

S'isoler comme cela n'aidait pas sa situation, l'ancien esclave s'en rendait compte. Plus les jours avançaient et plus c'était difficile de faire fit de la douleur et de la perte d'ouïe. Il ne savait plus quoi faire. En fait, oui, une solution s'était présentée comme l'évidence, mais Fenris ne pouvait concevoir devoir mettre de côté sa fierté et l'utiliser. Il devait aller voir le mage. Juste à y penser, Fenris tiquait. Il allait sûrement se faire un plaisir de s'amuser de sa situation et du fait que l'elfe aimait bien ses capacités quand ça l'arrangeaient. Mais il avait peut-être attendu trop longtemps, déjà. Depuis hier, il avait l'impression que son oreille droite n'entendait plus rien. Et sans vouloir le formuler tout haut, cela lui faisait peur. Il n'était pas passer par tout ce chemin pour devenir sourd.

C'était donc pour cette raison qu'il se retrouvait devant la porte de la clinique d'Anders si tard dans la nuit.  Sa lanterne était éteinte. Il avait attendu que les derniers clients sortent pour s'y aventurer. Il cogna à la porte en soupirant. Il hésitait encore par rapport à cette idée. Il allait sûrement le regretter.

 


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Sam 15 Sep - 15:52

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Une journée presque comme les autres, vraiment. Je m’étais levé aux aurores pour confectionner mes baumes et mes potions de soin de la journée. J’avais ouvert la clinique vers huit heures et le flot des patients avait commencé , des vagues irrégulières me permettant d’alterner les soins et le ménage nécessaire dans la pièce. Ce jour là Dawn n’était pas présente, ce qui n’était pas plus mal. Durant la matinée, il avait eut un cas de gangrène qui avait terminé en amputation et personne n’avait besoin de voir ça et sûrement pas une enfant.

D’une façon générale je n’étais pas particulièrement friand des visiteurs lorsque je prodiguais ses soins, mais l’aide des bénévoles de la clinique était parfois d’une grande utilité. J’avais formé quelques personnes de confiance à soigner des plaies mineures, à économiser les produis disponibles, à reconnaître les cas urgents et ceux qui l’étaient moins et donc à trier les patients. J’avais formé d’autres personnes à la cueillette des plantes de la région qui pouvaient lui servir. Souvent il s’agissait de jeunes gens, leurs parents considéraient que c’était une meilleure occupation que de traîner dans les rues, et même si cela ne rapportait pas d’argent – car je n’en avais pas à leur donner et que le travail à la clinique n’était pas fait pour être rémunéré- ils ramassaient des baies ou des fruits sauvages qu’ils ramenaient à la maison.

L’après midi n’avait pas été moins mouvementé. Des nains de la Coterie débarquèrent dans ma clinique en me menaçant de leurs armes pour que je soigne un de leur comparses. Comme si j’allais refuser de soigner qui que ce soit… bon d’accord peut-être que si on m’amenait un templier blessé il y aurait des chances que je le jette à la mer par la fenêtre en fonction de qui il s’agissait mais d’une façon générale tout le monde était le bienvenu dans la clinique s’il venait en paix. Avec une chance assez surprenant ils arrivèrent au moment où je profitais que la clinique soit vide pour tout nettoyer. Je leur avais juste donné le temps de poser leur blessé sur un surcot et je les avait chassé de ma clinique à grand coup d’éclairs. Comme je disais….tout le monde est le bienvenu…. s’il vient en PAIX. Qu’est ce que c’était que ce genre d’arriver dans une clinique médicale avec des armes et de les pointer sur le guérisseur ?

Rah les gangs… Bref cela leur servirait de leçon à l’avenir. J’avais soigné la jeune naine en quelques dizaines de minute puis l’avais envoyée rejoindre son groupe de criminels en lui faisant porter le message que les prochains à entrer dans ma clinique avec des armes seraient foudroyés sur place. Avec un peu de chance je serai pris aux sérieux par ces bons à rien et ils me laisseront tranquille. Ils avaient déjà essayé de me racketter l’année dernière mais mauvaise pioche il n’y a jamais rien à racketter dans la clinique. Le peu d’argent que je gagnais je le dépensais toujours immédiatement en ressources pour la clinique et peu de gens veulent braquer des plantes et des poudres sans vertus récréatives. Le tout avec des bandages usagés que je devais relaver et réutiliser après chaque patient. Bref… Autant dire que la Coterie avait été assez déçue et lorsque j’étais arrivé au milieu de leur sac, je leur avait déjà bien grillé la couenne.

Ma journée s’acheva plus tranquillement, après le coucher du soleil j’éteignis la lanterne et fermai la porte à clef afin d’éviter les surprises. Après une nouvelle session de nettoyage je me débarbouillai un peu avant de mettre mon manteau sur mes épaules pour lutter contre la fraîcheur du soir. Je m’assois ensuite à mon bureau et tirai mon manifeste. J’avais envie de dormir, mais je n’avais pas encore rempli mes obligations et je savais que Justice ne me laisserai pas dormir avait que je n’ai recopié quelques manifestes à distribuer. J’étais absorbé dans mes copies lorsque des coups furent frappés à la porte. Inquiet je redressai la tête et la tournai vers la porte, pensant que j’avais peut-être rêvé.

Mais on tapa à nouveau et je me levais pour rejoindre l’entrée de mon sanctuaire. J’avais un œil de bœuf improvisé – j’avais cloué un morceau de bois devant un trou dans une planche- et en le soulevant je pu apercevoir Fenris…. Que diable venait-il faire ici ? Il était vrai que l’elfe était un véritable casse-couille en ce moment mais venir le voir en plein milieu de la nuit était soit une visite médicale – ce dont je doutais parce que Fenris n’était jamais descendu me voir pour de telles choses de son plein gré- ou bien Hawke l’envoyait me chercher. Je pris la clef à ma ceinture et déverrouillai la porte avec précautions.

- « Fenris ? Est ce que je peux quelque chose pour toi ou bien Hawke s’est-elle encore fourré dans un pétrin plus gros qu’elle ? »




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Elfe en colère
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Dim 16 Sep - 20:49
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Ça lui en avait pris du temps pour répondre à la porte ! Fenris était plus irritable qu'habituellement, il le savait. Mais lorsque cela concernait le mage, il l'était beaucoup plus. Mais il fallait qu'il se calme, d'une façon ou d'une autre, s'il voulait qu'Anders le soigne. Ce n'étant pas un vrai casse-pied qu'il aurait de son aide. Mais l'elfe n'était même pas certain qu'il réussirait à garder son sang froid. Le mage blondinet avait l'une de ses façons de venir trouver sa colère d'une façon que même son ancien maître n'arrivait pas à faire. Il l'agitait d'une façon qu'il ne comprenait pas.

Donc, il était possible qu'il ne réussisse pas à se faire soigner s'il était aussi acide qu'à l'habitude. Fenris prit une grande respiration, essayant de trouver la patience qu'il n'avait jamais eu lorsqu'Anders ouvrit finalement la porte. Il semblait honnêtement étonné qu'il se présente seul devant lui à cette heure. Cela aurait été beaucoup plus facile pour l'elfe si c'était réellement un problème avec Hawke. Cette autre mage trouvait toujours la meilleure façon pour se mettre dans le pétrin, et habituellement, elle réussissait à les entraîner la dedans à chaque fois. Pourtant, avec les années, ils auraient dû comprendre que lorsqu'ils partaient avec Hawke, l'aventure allait mal tournée, mais ils y retournaient tous tout le temps. Fenris était du nombre. Le chef de leur petite bande avait tellement fait pour chacun d'entre eux que c'était difficile de lui dire non quand elle vous demandait quelque chose.

- Non, ce n'est pas pour Hawke. Elle doit être à l'Auberge du Pendu avec Varric à cette heure. C'est pour autre chose…


Mais qu'est-ce qu'il faisait là ? Il n'aurait pas dû venir, ses oreilles allaient se guérir d'elles-mêmes. Il avait été un idiot de se présenter devant un mage pour se soigner. Il n'avait jamais eu besoin d'eux pour soigner des blessures comme cela et il était encore vivant ! Alors qu'il se disait qu'il n'avait qu'à tourner les talons - ça n'allait pas empirer sa relation avec Anders, puisqu'elle était déjà pas mal au plus bas qu'ils pouvaient aller - une douleur aigüe lui traversa l'oreille droite et il ne pu s'empêcher de grimacer sous la douleur. C'était un pincement douloureux, le genre de douleur qui s'était apparu depuis quelques jours en plus de l'inconfort qu'il ressentait depuis le début dans les deux oreilles. Il porta sa main de façon automatique à l'oreille la plus douloureuse et massa pour calmer la douleur.

Il ne savait pas quoi faire. Autant tout son instinct lui ordonnait de s'éloigner le plus possible du mage et de sa magie, la tête de Fenris pensait tout autre. Il n'avait personne d'autre vers qui se tourner. Cette constatation donna à Fenris l'impression d'étouffer. Il était bien seul, en fait. Bien sûr qu'il avait Hawke et les autres qui composaient un ressemblant de famille, mais le seul qui pouvait réellement l'aider, c'était Anders. L'elfe se balança d'un côté et de l'autre sur ses pieds nus, visiblement mal à l'aise. C'était quand même surprenant de la part de l'ancien esclave. S'il y avait au moins une chose qu'il se faisait un devoir de dégager, c'était une confiance en ses capacités et en lui-même. Mais présentement, c'était l'inverse. Il craignait ce que représentait le mage. Même si Anders n'avait jamais vraiment démontré de méchanceté envers quelqu'un qui venait demander de l'aide. Même s'il avait déjà reçu des soins de sa part avec sa magie. Et même si Anders aurait pu le laisser mourir une dizaine de fois sur le champ de bataille, mais qu'il ne l'avait jamais fait. Fenris se méfiait quand même maintenant qu'il était devant lui, se sentait vulnérable.

- C'est mes oreilles.






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Mer 19 Sep - 21:54

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J’allais de surprise en surprise, Fenris m’annonça qu’il n’y avait aucun lien avec Hawke, il était donc venu de son propre chef, seul…. Ou était-il seul ? Par réflexe je regardai aux alentours même si je me doutais qu’il n’était pas venu avec des templiers. Il avait beau me détester il ne trahirait pas Hawke en me livrant au Cercle. Je reportai mon attention sur l’elfe grincheux en face de moi. Il était vrai qu’il se comportait de manière étrange ces derniers temps, pas que je sois particulièrement attentif à Fenris, mais en bon guérisseur je tentais toujours d’examiner mon entourage et de déceler les signes avant coureur de maladies quelconques -ce qui avait parfois bien servi à Isabella- et Fenris ne faisait pas exception à la règle.

J’avais remarqué deux ou trois choses à son sujet dernièrement, il portait régulièrement les mais à ses oreilles ou à ses tempes, il répondait parfois à côté de la plaque et semblait peu enclin à participer aux conversations. Si Fenris n’avait pas été …. Fenris…. Il aurait probablement déjà cherché des signes de migraine, d’oreillons ou d’otite et proposé un remède mais voilà …. le Tevintide ne pouvait pas l’encadrer, il savait que s’il proposait son expertise il allait se faire envoyer promener et après tout il y avait d’autres médecins en ville qui pouvait l’aider s’il le souhaitait.

Pendant un instant l’elfe eut l’air de changer d’avis et de vouloir partir, mais son débat intérieur sembla se résoudre et il me servit cette simple phrase…. Ses oreilles…. Bon donc il était là pour obtenir des soins. Je soupirai et ouvrit la porte en grand pour le laisser entrer, avant de refermer derrière lui en barricadant la porte. Ne voulant pas créer d’esclandre, je pris la bougie sur mon bureau et m’en servit pour allumer les autres au lieu de es allumer par la magie.

- « Tu sais que la clinique est ouverte en journée, je sais que j’ai la réputation d’être toujours disponible mais j’aurais pu ne pas être là ce soir, ça aurait été plus sûr de venir me voir pendant les heures d’ouverture de la clinique. »

Je tirai un tabouret près des chandelles que j’avais allumé sur le comptoir. Autour de nous la lumière des flammes faisaient danser leurs ombres sur les murs de la pièce. Je devais admettre que c’était plutôt lugubre, mais en même temps nous étions à Darktown. Sur les étagères, les bocaux de plantes peu garnis renvoyait la lumière autour d’eux, la dispersant un peu, le verre irrégulier donnant une impression aqueuse aux rayons qu’il déformait.

- « Viens t’asseoir ici, à la lumière, je vais regarder ça. »


J’avais eu le courage de tout ranger ce soir là, il me fallait donc ressortir mon matériel. Je fouillai dans les quelques placards que je possédais pour y trouver de quoi l’ausculter. Je n’avais pas grand-chose sous la main mais le forgeron avait accepté de me fabriquer un petit spéculum. Ce n’était pas grand-chose mais avec toutes les otites que les enfants attrapaient l’hiver dans l’humidité du bascloitre et de Dartown…. J’étais grandement reconnaissant de cette faveur.

- « Est ce que tu peux me parler de tes symptômes ? Je pense avoir remarqué que tu entends mal en ce moment mais je peux me tromper. Est ce que tu peux me décrire la douleur s’il y en a ? est ce que tu as eu des vertiges ? Des désorientations ? »

Je parlais tout en cherchant ce maudit spéculum. Dans l’arrière de ma conscience je pouvais sentir Justice réagir au chant du lyrium dans les marques de Fenris, comme toujours. L’esprit était attiré par le lyrium, il l’avait toujours été, même avant notre fusion. Je trouvai la petite trompette de fer poli et me redressai avec un « ahah » victorieux et m’approchai de mon patient, en oubliant un peu qui il était. J’étais tellement repassé en mode guérisseur que je m’approchai de lui sans y penser et sans prendre de précaution particulière. J’avais des oreilles à examiner, c’était tout.


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Elfe en colère
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Dim 7 Oct - 1:53
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Fenris se dit que la porte qui s'ouvrait pour le laisser passer était un signe positif. Il s'était honnêtement attendu à ce que Anders lui refuse cette consultation après ses heures habituelles. Le mage avait la réputation de ne refuser personne, mais considérant que leur relation était tout sauf cordiale, il aurait très bien pu ne pas le faire entrer. Et pourtant, le voilà sur le seuil de la porte de cette même clinique qu'il s'était promis de ne pas fréquenter, ou très peu, quand Hawke l'envoyait chercher certaines fournitures ou le mage lui-même, habituellement jamais seul. Pas que Hawke ne lui faisait pas confiance dans les combats ou dans la vie de tous les jours, mais elle savait que trop bien comment le mage et l'ancien esclave n'avaient qu'à se regarder pour rallumer la braise dans le feu de paille maintes et maintes fois en flammes.

Alors que le mage était déjà parti dans un des recoins de cette endroit qui lui servait de maison, Fenris s'avança avec précaution dans la clinique et sans faire d'histoire, il s'assis sur le banc de bois usé qui lui était destiné. Le commentaire d'Anders le faisait grincer des dents, mais après un soupir très appuyé alors que le mage farfouillait dans ses armoires pour trouver je ne sais quoi, il réussi à se convaincre de ne pas répliquer. Il n'était pas en position de force dans l'antre du possédé et il voulait vraiment se faire soigner. Il savait bien que venir à cette heure n'était pas sécuritaire ni pour lui, ni pour Anders, Hawke l'avait maintes fois répété. Mais il n'avait pas envie que ses compagnons le voit actuellement et surtout lorsqu'Anders devrait regarder ses oreilles. Il n'avait pas apporté son arme et il ressentait comme un sentiment de vide sans elle. Fenris n'arrivait jamais à se désarmer facilement, alors qu'il avait eu en permanence son arme dans son dos comme une extension de lui-même pendant toutes ses années de fuite. Même dans le manoir et lorsqu'il dormait, elle n'était jamais très loin. Il avait donc fait un effort en cette froide soirée. Il s'était dit que l'abomination serait peut-être moins méfiante envers lui s'il arrivait sans armes. Il montrait clairement qu'il ne venait pas pour se battre, mais pour demander de l'aide. Il n'était évidement pas sans défenses même sans armes, mais l'intention était là.

Aux questionnements de l'abomination, Fenris n'avait pas vraiment envie de répondre. Il ne pouvait pas lui donner n'importe quoi pour diminuer la douleur et le laisser partir ? Le plus vite il serait parti, mieux ce serait. Mais ça aurait été mal connaître Anders que de le voir faire son travail à moitié. Maintenant qu'il était entré dans la clinique, il devrait suivre le rythme du mage et cela ne lui plaisait évidement pas. Regardant les ombres créées par le feu des chandelles sur les murs, l'elfe se croisa les bras, les mains au niveau de ses bras, le seul endroit où sa peau et ses marques étaient visibles avec son armure, visiblement mal à l'aise.

- Mes oreilles ont commencées à bourdonner l'une après l'autre... Et lui, la douleur est apparue... C'est comme des pincements. Et depuis ce matin, j'ai l'impression que je n'entend plus rien de l'oreille droite.


Fenris n'avait pas cru qu'Anders avait remarqué qu'il n'entendait pas bien. L'inquiétude qu'il ressentait depuis ce matin se combina avec une pointe d'anxiété. Pour que même Anders le remarque, ça devait être plus grave qu'il ne l'avait pensé. Et s'il était trop tard pour y faire quelque chose ? Et s'il restait sourd jusqu'à la fin de ses jours ? Il serait impossible pour lui de combattre adéquatement. Et il ne savait faire que ça, combattre. Il ne pouvait pas faire autre chose que cela. Il était tellement perdu dans ses pensées que lorsqu'Anders s'avança vers lui avec son étrange truc en métal, l'elfe sursauta et se décala légèrement de celui-ci. Ses marques luisirent faiblement en réponse à l'énervement de leur porteur. Bien qu'il avait choisi de venir voir Anders parce qu'il avait assez confiance en lui pour savoir qu'il le soignerait bien, autant il n'arrivait pas à être détendu en présence d'un mage.

Fenris regarda avec méfiance ce que Anders avait à la main. Il aurait presque été moins méfiant si le mage lui avait tout simplement dit qu'il utiliserait la magie. Déjà qu'il avait étonnement allumé toutes les chandelles à la main...

- C'est quoi ce truc ? Et tu comptes faire quoi ?

Si Anders avait utilisé sa magie sans l'avertir sur lui, Fenris n'aurait pas pu retenir un coup bien senti. Et puis, quand on parlait de toucher ses oreilles, l'elfe était toujours nerveux. Combiner à la seule présence du mage, Anders devrait y aller avec des gants blancs.





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Dim 7 Oct - 22:36

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Ça ne m’étonnais pas plus que ça qu’il ne soit pas venu me voir pour des soins, mais si ce qui se trouvait dans son oreille le gênait pourquoi n’était il pas allé voir un médecin ou un apothicaire avant que cela ne s’aggrave ? En fait je ne savais même pas s’il était allé voir quelqu’un.

- « Tu n’entends plus rien d’une oreille ? Quand as tu ressenti la première gêne ? Est ce que tu as été voir quelqu’un pour ça ? Est ce qu’on t’a donné un traitement quelconque ?»

J’aurais dû remarquer la posture défensive de Fenris, j’avais tellement l’habitude que mes patients viennent ici en toute confiance que j’en avais oublié que l’elfe n’était pas un simple patient. C’était Fenris. Fenris qui détestait les mages et la magie sous toutes ses formes, Fenris qui me détestait. Mais Fenris qui venait malgré tout au beau milieu de la nuit me demander de l’aide, probablement au prix d’une profonde entaille à son orgueil. Je ravalai mon agacement face à son attitude. Si n’importe qui d’autre que lui s’était trouvé sur ce banc et avait eut peur de moi, jamais il ne me serait venu à l’idée de m’énerver. Je mettais toujours un point d’honneur à dire que je soignais tout le monde et que je ne faisais pas de différence entre mes patients, c’était l’occasion de le prouver à l’un de mes plus grands détracteurs. Je tirai un tabouret prêt de l’elfe aux cheveux blancs et lui tendis le spéculum. Je le laissai regarder l’objet tandis que je commençais à lui expliquer.

- « Je sais d’avance que tu ne vas pas me laisser utiliser la magie …. et c’est ton droit ! » ajoutai-je avant qu’il ait le temps de prendre ça comme un reproche. « Ce n’est pas une situation de vie ou de mort donc, comme tu n’es pas à l’aise avec la magie on va faire ça de manière traditionnelle. La petite trompette c’est un spéculum, celui là sert à regarder dans les oreilles. Le conduit auditif est trop sombre et pas tout à fait droit, on ne peut pas regarder dedans facilement. Si tu veux bien me laisser faire, je vais introduire le bout le plus étroit dans ton oreille et tenir une chandelle à proximité pour regarder ce qui se passe au fond. En fonction de ce que je verrai je te donnerai un remède. »

Je tendis la main pour récupérer l’objet, attendant sa réponse. J’étais bien placé pour savoir qu’il pouvait être difficile mais en même temps s’il refusait de se faire soigner par la magie et par les méthodes traditionnelles je ne pouvais pas faire grand-chose pour lui. Je n’allais certainement pas lui donner un traitement au hasard ! Soigner à l’aveugle c’était une des meilleures recettes d’une catastrophe. Il me vint tout de même une autre inquiétude, j’allais devoir toucher Fenris pour procéder à mon examen et je n’avais aucune idée de la façon dont il allait réagir à ça non plus… Je pris le parti de lui en parler clairement, s’il n’était pas l’aise avec l’idée que je le touche je lui dirai probablement d’aller voir Liselle demain matin.

- « Je vais devoir te toucher pour t’ausculter, est ce que ça ira ? Je promets qu’il n’y aura aucune magie, mais je vais toucher tes oreilles et la zone qui se trouve autour » Je passais mes doigts sous et derrière mes propres oreilles pour lui montrer. « Si tu ressens la moindre douleur ou une gêne qui ne t’es pas familière il faudra me le signaler. »

En attendant son consentement, je réchauffai le spéculum dans ma main machinalement, comme je le faisais avec les enfants pour qu’il ne soit pas trop froid. Je mentirais si je prétendais ne pas être un peu inquiet de la réaction de Fenris. Je ne pouvais pas l’obliger à se soigner bien sûr et surtout pas à me laisser le soigner, mais le fait qu’il n’entende déjà plus rien était préoccupant. Quel que soit son mal il était bien installé et il faudrait des soins quotidiens pour s’en débarrasser. Je n’avais pas envie de perdre du temps à l’envoyer voir Liselle. Il ne perdrait probablement pas l’audition d’ici le matin mais on ne sait jamais.


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Elfe en colère
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Sam 20 Oct - 15:40
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Le mage avait fait machine arrière, ce qui avait un peu rassuré l'elfe aux cheveux blancs. Il ne l'avait au mois pas forcé à se faire traiter, considérant sa réaction comme une autre marque pour lui montrer que Fenris ne l'appréciait pas. En fait, il aurait réagit comme cela pour n'importe qui. Se laisser toucher comme Anders avait voulu faire ne lui rappelait que de mauvais souvenirs avec Danarius. Il n'avait peut-être pas de cicatrices - le maître n'aurait pas voulu abimer son trophée et lui faire perdre de sa beauté - mais il avait été plusieurs fois tourmenté physiquement par le mage. Alors, entre les douleurs causées par le marquage au lyrium et les sévices de Danarius, et ce, pendant des années... Fenris avait fini par associer le toucher à quelque chose de négatif. Et que ce soit encore un mage qui s'approche pour le toucher -même avec des intentions pacifiques - ne mettait déjà sur la défensive. Il ne voulait plus avoir mal sous la main d'un mage, plus jamais.

La tension dans les traits de l'elfe diminua légèrement lorsque le mage décida de changer de statique. Il ne semblait pas avoir abandonner l'idée de soigner Fenris, ce qui était déjà louable en soit considérant que le principal intéressé de lui rendait pas la tâche facile. Donc, Fenris observa le blondinet lui remettre l'étrange objet qui avait trouvé dans le fin fond de ses tiroirs. Un spéculum. L'elfe n'avait pas idée de ce que c'était avant que le mage ne lui explique. Fenris retourna l'objet de métal dans sa main, l'observant avec intérêt quelques secondes. Cela n'avait évidement rien de magique, ce que l'elfe se doutait depuis le début. C'était le soigneur le problème, pas les objets. Il aurait probablement pas aimé non plus être touché par quelqu'un qui n'était pas mage, mais il aurait endurer plus facilement. Il devrait le faire avec Anders même si l'idée même qu'il mette ses doigts sur ses oreilles le rendait inquiet. Au moins, il avait dit à Fenris qu'il n'utiliserait pas la magie. L'elfe l'avait regardé avec un air surpris. Il s'était honnêtement attendu que le mage passe outre le fait que son client n'aimait pas la magie pour le soigner en quelques secondes. Cette déclaration calma l'état de panique. Avec la magie hors de l'équation, Fenris n'aurait pas à gérer la réaction de ses marques. Déjà que près du mage, elles avaient tendance à vibrer et à chatouiller...

Remettant l'étrange objet au mage, Fenris soupira. Il n'avait pas plus vraiment le choix. Les explications d'Anders étaient clairs et il savait à quoi s'attendre. Il ne toucherait que ses oreilles, rien de plus. Il redoutait particulièrement cette partie, moins que d'avoir un bout de métal dans le conduit de l'oreille. Qu'il aille voir n'importe quel soigneur, ils feraient probablement la même chose qu'Anders. Et ce n'était pas à cette heure qu'il trouverait quelqu'un pour le soigner. Peut-être en mettant sa fierté, sa peur et sa haine des mages quelques minutes de côté, il pourrait finalement dormir calmement ce soir. Il fini par dire sa réponse du bout des lèvres.

- Pas de magie, seulement ton truc de métal... Ça me va, mage.

Il avait finalement accepté. Il devait vraiment être désespéré pour être rendu à accepter que l'abomination le soigne C'était peut-être aussi parce qu'il voyait briller une lueur d'inquiétude dans les yeux d'Anders, probablement à cause de son état. Il avait au moins pas vraiment de doute à savoir qu'Anders pourrait le soigner correctement. Il l'avait toujours fait durant toutes ses années sur les champs de bataille, même avec la haine de l'elfe qui lui avait pourri la vie dès qu'elle avait la chance. Maintenant ne serait pas différent. Anders n'était pas le type de personne à se venger de son caractère difficile en ne le soignant pas, ou pire, en le soignant mal. Il avait bien d'autres défauts, comme avoir plus d'une personnalité à l'intérieur de lui qui étaient un poil extrémistes, mais pour l'ait de soigner, il était un des meilleurs. Hawke le disait souvent. Et Fenris ne pouvait que le confirmer.




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Dim 4 Nov - 17:46

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L’avantage avec Fenris c’est que même s’il ne parle pas beaucoup, on sait toujours où en est son niveau de stress. Le fait d’avoir reculé semblait me faire gagner des points et mes explications, même si elles n’avaient pas l’air de le ravir, semblaient avoir chassé le plus gros de la peur et de la colère qui avaient envahi son visage d’habitude si impassible. Je le regardai examiner mon spéculum avec intérêt alors qu’il m’écoutait parler sans m’interrompre, ce que j’appréciais. Je me considérais comme quelqu’un de patient, mais l’agacement se faisait toujours sentir quand les gens venaient se faire soigner pour ensuite contester tout ce que je disais. Je savais bien que le cas de Fenris était un peu spécial mais il n’en restait pas moins qu’il avait un don pour me contredire par principe.

A ma grande surprise cependant, l’annonce que je n’utiliserai pas de magie détendit visiblement mon patient sans pour autant le rendre totalement confiant. Il me rendit mon spéculum sans rien dire dans un premier temps, semblant débattre intérieurement pendant que ma petite trompette métallique se réchauffait dans ma main. Au bout d’un moment cependant, il finit par ouvrir la bouche pour donner son accord. Je lui offris un sourire encourageants et me redressai pour poser un genou sur le tabouret que j’avais occupé un instant au par avant.

- « Seulement mes mains, la bougie et le spéculum, rien d’autre. Tu as ma parole. »

Je restai cependant prudent dans mes gestes, je n’avais pas envie qu’il sursaute ou pire, qu’il me frappe parce qu’un de mes gestes l’auraient effrayé ou gêné. Je doutais que cela arrive, je passais quand même mon temps à examiner les oreilles des enfants de Darktown, c’était un examen courant et il n’y avait pas de raison pour que je fasse quoi que ce soit qui effraie un patient mais encore une fois…. Avec Fenris on ne sait jamais. C’est d’ailleurs un mystère pour moi que Hawke l’emmène autant en mission, ce type est incontrôlable…. Bref…

Me positionnant à la bonne hauteur, je sortis le spéculum et le glissai doucement dans l’oreille de l’elfe d’une main tandis que de l’autre je posai la bougie sur l’étagère de façon à ce qu’elle éclaire l’intérieur de l’objet métallique… Il fallait à présent que j’oriente l’Oreille de Fenris pour pouvoir regarder… Et mon instinct me dicta de le prévenir, juste au cas où.

- « Bien, je vais légèrement tirer ton oreille vers l’arrière pour orienter le conduit, si jamais tu as mal dis moi où et à quelle intensité»

J’entamais alors mon geste, je pris doucement l’oreille de Fenris entre mes doigts et l’orientais vers son crane et légèrement vers le haut, même s’il avait une grosse otite ou un bouchon cela ne devrait normalement pas générer de douleur insurmontable mais il avait laissé traîner son mal pendant longtemps, je préférais le prévenir.

Il ne me fallut pas bien longtemps pour découvrir de quoi souffrait l’elfe, pour être honnête, au premier rayon de lumière correctement orienté je pus apercevoir le tympan mat et dépoli qui était tellement tendu par l’infection qui se logeait derrière qu’il n’était pas étonnant que le Tevintide soit quasiment sourd de ce côté. Je m’autorisai tout de même quelques secondes pour évaluer les dégâts. J’aurais aimé pouvoir dire que j’avais rarement vu des otites aussi sévère mais la vérité était que lors des premiers temps où la clinique avait été ouverte, les gens de Kirkwall ne se risquait à venir le voir qu’en cas d’extrême nécessité. Ils avaient du mal à croire que quelqu’un accepte réellement de les soigner gratuitement et il avait eut au milieu des deux premiers hivers une ribambelle d’enfants aux tympans gonflés et douloureux comme ceux de Fenris. Aujourd’hui, les mêmes enfants venaient d’eux même quand ils commençaient à avoir mal et repartaient systématiquement avec de quoi se soigner et le problème des otites était globalement écarté en dehors de quelques cas chroniques.

- « Je vais regarder de l’autre côté. »

Je fis le tour avec mon spéculum et mon tabouret et m’installai de la même façon et déplaçai la bougie .. Au moins ce n’était rien de grave, même si ça avait traîné. Si Fenris suivait son traitement avec sérieux il devrait recouvrer toutes ses capacités auditives et son confort, et si le créateur le voulait peut-être qu’il serait un peu plus agréable au quotidien.




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