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[Flashblack 9:36] En dernier recours (PV Anders)

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Elfe en colère
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Jeu 13 Sep - 2:10
En dernier recours  


Ça avait trop duré. Au début, ça avait commencé par une pression dans son oreille droite en se levant un matin. C'était comme si son oreille avait été bloquée par quelque chose. Fenris avait essayé de voir dans un des seuls miroirs qui n'était pas brisé dans le manoir s'il n'y avait pas quelque chose de coincé dans son oreille qu'il aurait pu enlever, mais non, son oreille n'avait rien de particulier dans le miroir. L'elfe décida donc de ne pas en faire de cas. Peut-être que cela s'arrangerait tout seul. Ce n'aurait pas été la première fois qu'il ressentait des douleurs qu'il ne comprenait pas ou qui venait soient des combats ou des abus de Danarius et que le temps avaient guéris. Parce qu'un mal d'oreille n'était pas quelque chose dont il aurait pu avoir des soins en Tevinter.

Mais après quelques jours, c'est l'oreille gauche qui commença à bourdonner, puis à bloquer a son tour. En plus de tout cela, la douleur commença à l'installer. Cela rendit Fenris encore plus irritable qu'à l'habitude. La douleur le rendait inconfortable et l'empêchait de trouver facilement le sommeil. Ce n'était une douleur intense, mais assez pour l'ennuyer au réveil et l'épuiser le soir venu. Si ça n'avait été que cela, l'elfe aurait pu gérer tout ça tout seul. Il était plus susceptible lorsqu'il se présentait à l'auberge du pendu, était plus prompt à répondre à Anders lorsqu'il commençait à se lancer dans ses monologues sur la qualité de vie de des mages dans les cercles. Mais ça, ça le changerait pas trop de sa véritable nature. Le problème, c'est que s'était ajouté de la douleur surtout la perte d'audition. Il s'en était aperçu lorsqu'il n'avait pas entendu l'ennemi derrière son dos la dernière fois qu'il était parti en expédition avec Hawke et que c'était Varric qui lui avait sauvé une blessure grave en le remarquant et en abattant la cible. Il y avait aussi que l'elfe ne répondait plus nécessairement à toutes les piques d'Anders, puisqu'ils ne les entendaient pas assez pour répondre correctement. Au début, il ne faisait que grogner à chaque phrase d'Anders qu'ils avait mal compris, mais ensuite, il préféra s'isoler et ne plus accepter d'aller en mission avec Hawke.

S'isoler comme cela n'aidait pas sa situation, l'ancien esclave s'en rendait compte. Plus les jours avançaient et plus c'était difficile de faire fit de la douleur et de la perte d'ouïe. Il ne savait plus quoi faire. En fait, oui, une solution s'était présentée comme l'évidence, mais Fenris ne pouvait concevoir devoir mettre de côté sa fierté et l'utiliser. Il devait aller voir le mage. Juste à y penser, Fenris tiquait. Il allait sûrement se faire un plaisir de s'amuser de sa situation et du fait que l'elfe aimait bien ses capacités quand ça l'arrangeaient. Mais il avait peut-être attendu trop longtemps, déjà. Depuis hier, il avait l'impression que son oreille droite n'entendait plus rien. Et sans vouloir le formuler tout haut, cela lui faisait peur. Il n'était pas passer par tout ce chemin pour devenir sourd.

C'était donc pour cette raison qu'il se retrouvait devant la porte de la clinique d'Anders si tard dans la nuit.  Sa lanterne était éteinte. Il avait attendu que les derniers clients sortent pour s'y aventurer. Il cogna à la porte en soupirant. Il hésitait encore par rapport à cette idée. Il allait sûrement le regretter.

 


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Sam 15 Sep - 15:52

En dernier recours


Une journée presque comme les autres, vraiment. Je m’étais levé aux aurores pour confectionner mes baumes et mes potions de soin de la journée. J’avais ouvert la clinique vers huit heures et le flot des patients avait commencé , des vagues irrégulières me permettant d’alterner les soins et le ménage nécessaire dans la pièce. Ce jour là Dawn n’était pas présente, ce qui n’était pas plus mal. Durant la matinée, il avait eut un cas de gangrène qui avait terminé en amputation et personne n’avait besoin de voir ça et sûrement pas une enfant.

D’une façon générale je n’étais pas particulièrement friand des visiteurs lorsque je prodiguais ses soins, mais l’aide des bénévoles de la clinique était parfois d’une grande utilité. J’avais formé quelques personnes de confiance à soigner des plaies mineures, à économiser les produis disponibles, à reconnaître les cas urgents et ceux qui l’étaient moins et donc à trier les patients. J’avais formé d’autres personnes à la cueillette des plantes de la région qui pouvaient lui servir. Souvent il s’agissait de jeunes gens, leurs parents considéraient que c’était une meilleure occupation que de traîner dans les rues, et même si cela ne rapportait pas d’argent – car je n’en avais pas à leur donner et que le travail à la clinique n’était pas fait pour être rémunéré- ils ramassaient des baies ou des fruits sauvages qu’ils ramenaient à la maison.

L’après midi n’avait pas été moins mouvementé. Des nains de la Coterie débarquèrent dans ma clinique en me menaçant de leurs armes pour que je soigne un de leur comparses. Comme si j’allais refuser de soigner qui que ce soit… bon d’accord peut-être que si on m’amenait un templier blessé il y aurait des chances que je le jette à la mer par la fenêtre en fonction de qui il s’agissait mais d’une façon générale tout le monde était le bienvenu dans la clinique s’il venait en paix. Avec une chance assez surprenant ils arrivèrent au moment où je profitais que la clinique soit vide pour tout nettoyer. Je leur avais juste donné le temps de poser leur blessé sur un surcot et je les avait chassé de ma clinique à grand coup d’éclairs. Comme je disais….tout le monde est le bienvenu…. s’il vient en PAIX. Qu’est ce que c’était que ce genre d’arriver dans une clinique médicale avec des armes et de les pointer sur le guérisseur ?

Rah les gangs… Bref cela leur servirait de leçon à l’avenir. J’avais soigné la jeune naine en quelques dizaines de minute puis l’avais envoyée rejoindre son groupe de criminels en lui faisant porter le message que les prochains à entrer dans ma clinique avec des armes seraient foudroyés sur place. Avec un peu de chance je serai pris aux sérieux par ces bons à rien et ils me laisseront tranquille. Ils avaient déjà essayé de me racketter l’année dernière mais mauvaise pioche il n’y a jamais rien à racketter dans la clinique. Le peu d’argent que je gagnais je le dépensais toujours immédiatement en ressources pour la clinique et peu de gens veulent braquer des plantes et des poudres sans vertus récréatives. Le tout avec des bandages usagés que je devais relaver et réutiliser après chaque patient. Bref… Autant dire que la Coterie avait été assez déçue et lorsque j’étais arrivé au milieu de leur sac, je leur avait déjà bien grillé la couenne.

Ma journée s’acheva plus tranquillement, après le coucher du soleil j’éteignis la lanterne et fermai la porte à clef afin d’éviter les surprises. Après une nouvelle session de nettoyage je me débarbouillai un peu avant de mettre mon manteau sur mes épaules pour lutter contre la fraîcheur du soir. Je m’assois ensuite à mon bureau et tirai mon manifeste. J’avais envie de dormir, mais je n’avais pas encore rempli mes obligations et je savais que Justice ne me laisserai pas dormir avait que je n’ai recopié quelques manifestes à distribuer. J’étais absorbé dans mes copies lorsque des coups furent frappés à la porte. Inquiet je redressai la tête et la tournai vers la porte, pensant que j’avais peut-être rêvé.

Mais on tapa à nouveau et je me levais pour rejoindre l’entrée de mon sanctuaire. J’avais un œil de bœuf improvisé – j’avais cloué un morceau de bois devant un trou dans une planche- et en le soulevant je pu apercevoir Fenris…. Que diable venait-il faire ici ? Il était vrai que l’elfe était un véritable casse-couille en ce moment mais venir le voir en plein milieu de la nuit était soit une visite médicale – ce dont je doutais parce que Fenris n’était jamais descendu me voir pour de telles choses de son plein gré- ou bien Hawke l’envoyait me chercher. Je pris la clef à ma ceinture et déverrouillai la porte avec précautions.

- « Fenris ? Est ce que je peux quelque chose pour toi ou bien Hawke s’est-elle encore fourré dans un pétrin plus gros qu’elle ? »




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Elfe en colère
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Dim 16 Sep - 20:49
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Ça lui en avait pris du temps pour répondre à la porte ! Fenris était plus irritable qu'habituellement, il le savait. Mais lorsque cela concernait le mage, il l'était beaucoup plus. Mais il fallait qu'il se calme, d'une façon ou d'une autre, s'il voulait qu'Anders le soigne. Ce n'étant pas un vrai casse-pied qu'il aurait de son aide. Mais l'elfe n'était même pas certain qu'il réussirait à garder son sang froid. Le mage blondinet avait l'une de ses façons de venir trouver sa colère d'une façon que même son ancien maître n'arrivait pas à faire. Il l'agitait d'une façon qu'il ne comprenait pas.

Donc, il était possible qu'il ne réussisse pas à se faire soigner s'il était aussi acide qu'à l'habitude. Fenris prit une grande respiration, essayant de trouver la patience qu'il n'avait jamais eu lorsqu'Anders ouvrit finalement la porte. Il semblait honnêtement étonné qu'il se présente seul devant lui à cette heure. Cela aurait été beaucoup plus facile pour l'elfe si c'était réellement un problème avec Hawke. Cette autre mage trouvait toujours la meilleure façon pour se mettre dans le pétrin, et habituellement, elle réussissait à les entraîner la dedans à chaque fois. Pourtant, avec les années, ils auraient dû comprendre que lorsqu'ils partaient avec Hawke, l'aventure allait mal tournée, mais ils y retournaient tous tout le temps. Fenris était du nombre. Le chef de leur petite bande avait tellement fait pour chacun d'entre eux que c'était difficile de lui dire non quand elle vous demandait quelque chose.

- Non, ce n'est pas pour Hawke. Elle doit être à l'Auberge du Pendu avec Varric à cette heure. C'est pour autre chose…


Mais qu'est-ce qu'il faisait là ? Il n'aurait pas dû venir, ses oreilles allaient se guérir d'elles-mêmes. Il avait été un idiot de se présenter devant un mage pour se soigner. Il n'avait jamais eu besoin d'eux pour soigner des blessures comme cela et il était encore vivant ! Alors qu'il se disait qu'il n'avait qu'à tourner les talons - ça n'allait pas empirer sa relation avec Anders, puisqu'elle était déjà pas mal au plus bas qu'ils pouvaient aller - une douleur aigüe lui traversa l'oreille droite et il ne pu s'empêcher de grimacer sous la douleur. C'était un pincement douloureux, le genre de douleur qui s'était apparu depuis quelques jours en plus de l'inconfort qu'il ressentait depuis le début dans les deux oreilles. Il porta sa main de façon automatique à l'oreille la plus douloureuse et massa pour calmer la douleur.

Il ne savait pas quoi faire. Autant tout son instinct lui ordonnait de s'éloigner le plus possible du mage et de sa magie, la tête de Fenris pensait tout autre. Il n'avait personne d'autre vers qui se tourner. Cette constatation donna à Fenris l'impression d'étouffer. Il était bien seul, en fait. Bien sûr qu'il avait Hawke et les autres qui composaient un ressemblant de famille, mais le seul qui pouvait réellement l'aider, c'était Anders. L'elfe se balança d'un côté et de l'autre sur ses pieds nus, visiblement mal à l'aise. C'était quand même surprenant de la part de l'ancien esclave. S'il y avait au moins une chose qu'il se faisait un devoir de dégager, c'était une confiance en ses capacités et en lui-même. Mais présentement, c'était l'inverse. Il craignait ce que représentait le mage. Même si Anders n'avait jamais vraiment démontré de méchanceté envers quelqu'un qui venait demander de l'aide. Même s'il avait déjà reçu des soins de sa part avec sa magie. Et même si Anders aurait pu le laisser mourir une dizaine de fois sur le champ de bataille, mais qu'il ne l'avait jamais fait. Fenris se méfiait quand même maintenant qu'il était devant lui, se sentait vulnérable.

- C'est mes oreilles.






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Mer 19 Sep - 21:54

En dernier recours


J’allais de surprise en surprise, Fenris m’annonça qu’il n’y avait aucun lien avec Hawke, il était donc venu de son propre chef, seul…. Ou était-il seul ? Par réflexe je regardai aux alentours même si je me doutais qu’il n’était pas venu avec des templiers. Il avait beau me détester il ne trahirait pas Hawke en me livrant au Cercle. Je reportai mon attention sur l’elfe grincheux en face de moi. Il était vrai qu’il se comportait de manière étrange ces derniers temps, pas que je sois particulièrement attentif à Fenris, mais en bon guérisseur je tentais toujours d’examiner mon entourage et de déceler les signes avant coureur de maladies quelconques -ce qui avait parfois bien servi à Isabella- et Fenris ne faisait pas exception à la règle.

J’avais remarqué deux ou trois choses à son sujet dernièrement, il portait régulièrement les mais à ses oreilles ou à ses tempes, il répondait parfois à côté de la plaque et semblait peu enclin à participer aux conversations. Si Fenris n’avait pas été …. Fenris…. Il aurait probablement déjà cherché des signes de migraine, d’oreillons ou d’otite et proposé un remède mais voilà …. le Tevintide ne pouvait pas l’encadrer, il savait que s’il proposait son expertise il allait se faire envoyer promener et après tout il y avait d’autres médecins en ville qui pouvait l’aider s’il le souhaitait.

Pendant un instant l’elfe eut l’air de changer d’avis et de vouloir partir, mais son débat intérieur sembla se résoudre et il me servit cette simple phrase…. Ses oreilles…. Bon donc il était là pour obtenir des soins. Je soupirai et ouvrit la porte en grand pour le laisser entrer, avant de refermer derrière lui en barricadant la porte. Ne voulant pas créer d’esclandre, je pris la bougie sur mon bureau et m’en servit pour allumer les autres au lieu de es allumer par la magie.

- « Tu sais que la clinique est ouverte en journée, je sais que j’ai la réputation d’être toujours disponible mais j’aurais pu ne pas être là ce soir, ça aurait été plus sûr de venir me voir pendant les heures d’ouverture de la clinique. »

Je tirai un tabouret près des chandelles que j’avais allumé sur le comptoir. Autour de nous la lumière des flammes faisaient danser leurs ombres sur les murs de la pièce. Je devais admettre que c’était plutôt lugubre, mais en même temps nous étions à Darktown. Sur les étagères, les bocaux de plantes peu garnis renvoyait la lumière autour d’eux, la dispersant un peu, le verre irrégulier donnant une impression aqueuse aux rayons qu’il déformait.

- « Viens t’asseoir ici, à la lumière, je vais regarder ça. »


J’avais eu le courage de tout ranger ce soir là, il me fallait donc ressortir mon matériel. Je fouillai dans les quelques placards que je possédais pour y trouver de quoi l’ausculter. Je n’avais pas grand-chose sous la main mais le forgeron avait accepté de me fabriquer un petit spéculum. Ce n’était pas grand-chose mais avec toutes les otites que les enfants attrapaient l’hiver dans l’humidité du bascloitre et de Dartown…. J’étais grandement reconnaissant de cette faveur.

- « Est ce que tu peux me parler de tes symptômes ? Je pense avoir remarqué que tu entends mal en ce moment mais je peux me tromper. Est ce que tu peux me décrire la douleur s’il y en a ? est ce que tu as eu des vertiges ? Des désorientations ? »

Je parlais tout en cherchant ce maudit spéculum. Dans l’arrière de ma conscience je pouvais sentir Justice réagir au chant du lyrium dans les marques de Fenris, comme toujours. L’esprit était attiré par le lyrium, il l’avait toujours été, même avant notre fusion. Je trouvai la petite trompette de fer poli et me redressai avec un « ahah » victorieux et m’approchai de mon patient, en oubliant un peu qui il était. J’étais tellement repassé en mode guérisseur que je m’approchai de lui sans y penser et sans prendre de précaution particulière. J’avais des oreilles à examiner, c’était tout.


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