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[Flashblack 9:36] En dernier recours (PV Anders)

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Fenris
Elfe en colère
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Mar 29 Jan - 3:28
En dernier recours


Fenris n'avait pas desserré les dents lorsque le mage, sans lui répondre, avait poursuivi son examen. Toutefois, il y avait moins d'appréhension lors de l’observation de la deuxième oreille. Son toucher restait toujours léger, prudent. Rien de ce que l'elfe avait pu vivre durant tout se qu'il se souvenait de sa vie. Alors qu'il avait serré le contour du banc jusqu'à en avoir mal lors de l'inspection de la première oreille, il desserra doucement sa prise, essaya de respirer normalement au lieu de retenir sa respiration. Pendant ce temps, Anders avait manipulé l'autre oreille avec la même précaution, toujours avec une prise calme, assurée, mais jamais agressive. L'humain savait très bien que l'elfe était à cran lorsqu'on parlait de le toucher, surtout venant de sa part. Bien qu'il aurait eu toutes les raisons de lui faire la morale, ou même, de ne pas être doux avec lui, il avait pris la peine de prendre soin de lui comme n'importe quel personne qui serait venu à la clinique. Prendre soin… C'était un concept que Fenris ne comprenait pas encore très bien. Et que cela vienne d'un mage… Cela le rendait plutôt perplexe, mal à l'aise. Ils se poussait mutuellement à bout dès qu'ils passaient plus de quelques minutes ensemble. Si les places avaient été inversées, Anders n'aurait probablement pas eu le même traitement.

La voix du mage sorti l'elfe de ses réflexions. Une otite. Le mot en langue universelle ne lui disait pas grand chose, mais de la façon dont Anders en parlait, cela ne semblait pas grave. Fenris eu l'impression qu'un bloc de marbre lui était enlevé des épaules. Il ne serait pas inutile, ou pire, isolé. Le mage ne réglait pas son problème sur le coup, mais considérant qu'il farfouillait déjà dans les armoires en quête d'un remède semblait être bon signe. Fenris descendit du tabouret en silence, se frottant les bras, toujours mal à l'aise. Il porta sa main à son oreille gauche, frottant de ses doigts les endroits où le mage l'avait manipulé. La sensation qui était restée n'était pas désagréable. C'était un léger chatouillement, une douce chaleur qui énervait l'elfe sans qu'il comprenne pourquoi. Il frottait pour enlever la sensation, pour arrêter de se sentir troublé devant le mage. Il ne fallait pas qu'il s'aperçoive que son toucher avait été tout sauf douloureux, à son grand étonnement.

Fenris écouta sans protester les mille et un conseils du mage. Il soupira. Lorsque Anders s'y mettait, il était une vraie pie, même - surtout - lorsqu'il jouait au guérisseur. Ce dernier se retourna avec l'étrange mixture. Lorsqu'il la tendit à l'ancien esclave, il ne pu retenir une grimace, le flacon sentant à des kilomètres à la ronde l'oignon. Il fallait absolument qu'il mette de cet horrible légume dans le remède ?

- Parce que de l'oignon peut vraiment soigner une otite ou tu veux seulement que personne ne m'approche pendant des semaines ?

Et si le mage se foutait de lui ? Depuis le temps qu'ils se querellaient, Anders pouvait très bien lui faire croire n'importe quoi et se moquer de lui. Pourtant… Il aurait pu le faire depuis longtemps. L'elfe pris avec dédain le flacon et se retourna pour sortir le plus rapidement possible de la clinique. Il avait déjà ouvert la porte et avait déjà la moitié du corps à l'extérieur quand il s'arrêta. Même si c'était clair que le mage se foutait de lui, fallait-il le remercier ? Fenris voulait éviter de se rabaisser encore plus devant le mage, mais déjà qu'à part la mixture à l'oignon, il avait fait tout dans les règles de l'art... Un autre soupir s'échappa de l'elfe à la chevelure de neige. Il tourna ses grands yeux verts vers l'humain au cheveux dorés et marmonna quelque chose qui pouvait ressembler à un «merci» avant de disparaître aussi vite qu'il était apparu à la porte de la clinique.

***


La semaine avait été longue. Lorsque Fenris était revenu au manoir, il avait tout simplement mis la mixture dans un coin, se disant qu'il n'aurait pas dû croire à la bonne foi d'un mage et qu'il était probablement en train de bien rire de lui. Mais plus tard, dans la soirée, même après plusieurs bouteilles de vin, la douleur s'assommait encore et lui serrait la tête comme un étau, il se dit qu'il n'avait plus rien à perdre. Il était déjà isolé par le fait de ne pas entendre , qu'il sente l'oignon ne le ferait pas souffrir davantage.

Alors, en se souvenant de ce que avait dit le mage, Fenris trouva un chaudron qui lui permettrait de faire chauffer de l'eau et en remettant quelques bûches dans les tisons encore chauds, fit chauffer l'eau, puis le flacon. II était plutôt difficile de mettre des gouttes dans les oreilles sans aide, et après plusieurs tentatives et plusieurs jurons en Arcanium, il réussi à le faire. La douleur ne s'estompait pas pourtant. Il se souvint alors que parmi tout ce que le mage avait pu dire - et c'était beaucoup - l'important était de garder ses oreilles au chaud. Il rempli donc d'eau chaude une de ses gourdes en cuir et avec hésitation, la mit sur son oreille gauche, la plus douloureuse. Il fallu que quelques secondes pour que l'effet se fasse sentir. Enfin, la douleur s'estompait. Le mage ne disait pas que des trucs inutiles en fin de compte. La bouillote improvisée sur l'oreille et l'alcool aidant, Fenris pu dormir sa première véritable nuit depuis quelques semaines.

La semaine passa lentement. Beaucoup trop lentement. Fenris avait tourné en rond dans le manoir comme un loup dans une cage. Entre s'entraîner, boire et dormir, il n'avait pas pu faire autre chose. Hors de question qu'il sorte pour aller à l'auberge du Pendu pour leur partie de Grâce Perfide hebdomadaire. Il avait l'impression, malgré un nettoyage plus que minutieux, qu'il sentait l'oignon aussi fort que la bouteille. Encouragé par la résultat de la bouillote, il avait suivi la posologie du remède d'Anders malgré ses doutes. Ça semblait donner de maigres résultats par contre. Il lui était arrivé à quelques reprises d'avoir l'impression qu'il entendait un bruit pour que finalement, son oreille bouche de nouveau. Cela frustrait l'elfe au plus haut point. Hawke et même Varric était venu cogner à sa porte, probablement inquiets de ne plus le voir subitement, mais il leur avait refusé l'accès à son manoir en restant avare de détails. Fenris s'était attendu à ce que Hawke finisse par défoncer sa porte pour voir comment il allait, mais pourtant, la semaine passa sans que cela arrive.

Lorsque la nuit tomba, à la fin de la semaine, Fenris était presque content. Bien que c'était le mage, voir une autre personne après une semaine en ermitage le soulageait. Depuis qu'il faisait partie de l'étrange compagnie de Hawke, il tolérait beaucoup moins bien la solitude. Il s'était peut-être coupé volontairement du monde, mais cela ne lui avait pas plu.

Il se faisait encore tard quand Fenris se retrouva de nouveau devant la porte de la clinique. La lanterne était encore une fois éteinte. Cette fois, l'elfe entra sans frapper, pressé d'en finir avec cette otite. De toute façon, ce n'était pas comme s'il serait occupé avec un autre patient à cette heure…





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Anders
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Jeu 7 Fév - 12:58

En dernier recours

Le soulagement de Fenris lorsque je lui donnai le diagnostique sembla lui ôter un poids considérable. J’eus envie de sourire mais me retins. Je pouvais comprendre que la perspective de perdre l’ouïe ait inquiété l’elfe, après tout sur le champs de bataille, être sourd était presque un aussi gros handicap que d’être aveugle. Ne pas savoir se qui se passe autour de soit au milieu des combats, ou pire encore, ne pas entendre que quelqu’un s’introduit chez vous… dans le cas de Fenris, qui avait son ancien maître aux trousses… je n’imaginait que trop bien l’angoisse que cela pouvait être.

Une fois le remède prêt et mes conseils donnés, il fallut évidemment passer par la partie où Fenris remettait en cause mes talents de guérisseurs et s’imaginait que je lui faisais une farce de mauvais goût. Andraste donnez moi la patience, parce que si vous me donnez la force je vais lui mettre un coup derrière l’oreille et il aura des acouphènes pendant toute la durée de son traitement. Je soupirai avec lassitude.

- « Vu ta bonne humeur du moment ce ne serait pas un mal que tu ne t’imposes pas plus que de raison, mais pour ta gouverne, l’oignon est à la fois un anti-inflammatoire et un anti-infectieux. Ce qui signifie que mis en contact avec ton tympan il va réduire la douleur et tuer l’infection qui se propage derrière. Si tu n’as pas confiance tu peux demander à un autre guérisseur, et si tu n’en connais pas – ce qui expliquerait que tu viennes me voir volontairement- tu peux demander à n’importe quel enfant des bas quartiers, ils ont tous eut des otites et ils connaissent tous se remède. » Je croisai le bras, ne pouvant pas m’empêcher de trouver son attitude vexante. « Je pense que tu as suffisamment abusé de mon temps. Tu viens me déranger en pleine nuit, je t’ausculte, je te donnes un remède. Si cela ne te conviens pas, tu es libre de ne pas t’en servir mais ne t’attends pas à ce que je trouve une solution miraculeuse si ça empire. »

A la fin l’elfe attrapa le flacon avec un air dégouté et s’en alla sans rien dire, ou en tout cas c’était ce que je croyais jusqu’à ce qu’il arrive à la porte. Il s’arrêta pour marmonner quelque chose que je ne pouvais pas entendre de là où j’étais. J’avais envie d’imaginer que c’était un remerciement, mais je n’étais pas assez naïf pour me dire que Fenris me remercie jamais pour quoi que ce soit. De toute façon je ne guérissais pas les gens pour me faire lancer des fleurs et de la part de l’elfe… le simple fait qu’il vienne me voir pour des soins étaient déjà une marque de confiance suffisamment notable.

***


La semaine avait été longue. L’hiver amenait toujours son lot de maladies, les portes de la clinique étaient ouvertes du lever du soleil jusqu’à la tombée de la nuit, j’avais à peine le temps de manger pendant la journée. Quand le soir tombait Justice insistait pour que l’on travaille sur notre manifeste et il se passait parfois plusieurs jours sans que je ne parviennes à dormir plus de quelques heures. Hawke avait tout de même réussi à me tirer à l’auberge du pendu pour me nourrir un soir et j’avais bêtement été surpris de ne pas voir Fenris, avant de me rappeler la raison pour laquelle il était absent.

Sachant qu’il n’apprécierait pas que je partage ce qui était sûrement de son point de vue un moment de faiblesse, je ne fis aucune remarque. Je m’amusai du fait que personne ne semblait se dire que me demander des nouvelles de Fenris pouvait être une bonne idée alors que j’étais le seul à savoir pourquoi l’elfe jouait les ermites. Je fis rapidement un compte des jours dans ma tête et réalisai que cela faisait une semaine que Fenris était sensé suivre son traitement. Il n’était pas venu à la clinique aujourd’hui mais vu ses mauvaises manières il allait probablement se pointer au milieu de la nuit comme la dernière fois… ou ne pas venir du tout pour une quelconque raison.

Après avoir satisfait Hawke et Varric en avalant un bol de ragoût et une de pâté, je pris congé de mes amis en prétextant que j’avais habituellement des patients un peu délicats qui venaient me voir tard en cette saison et que je ne voulais pas leur faire défaut. Ce qui était plus ou moins vrai. Rien à voir avec la saison, mais j’attendais peut-être Fenris et il y avait toujours une chance pour que des mages du Cercle arrivent chez moi en catastrophe, comme cela arrivait de plus en plus souvent.

Lorsque j’arrivai enfin à la clinique, personne ne pointait à l’horizon, haussant les épaules je regardai autour de moi et décidai qu’il était grand temps de faire un brin de toilette. J’avais passé la journée à me faire tousser, éternuer, tousser dessus, j’avais probablement du sang quelque part sur mes vêtements pour avoir refermé une fracture ouverte…. Et les effluves du pendu n’aidaient pas vraiment à relever le tout. Je fis tomber mon manteau à plumes avec un frisson et ramenai une grande bassine d’eau que je réchauffai à l’aide de la magie. Las, j’ôtai ma tunique et me débarbouillai au mieux. Une fois aussi propre que je pouvais l’être dans ces conditions, j’entrepris de laver ma tunique vigoureusement dans le bac…. Et à ce moment là la porte s’ouvrit sans aucune semonce. Je lâchai ma tunique qui alla se noyer dans la bassine tandis que j’attrapai mon bâton et me préparai à combattre si nécessaire.

Mais ce n’était que Fenris… Frustré, en colère contre moi-même de n’avoir pas fermé la porte, je ne pu contenir un soupir exaspéré.

- « Par la sainte culotte d'Andrasté! Fenris ! Entrer sans frapper à une heure pareille ! J’ai failli avoir une attaque ! »

Je jetai presque mon bâton contre le mur et attrapai mon manteau pour me couvrir. Ce n’était pas l’idéal, le tissu rêche me grattait la peau désagréablement mais c’était mieux que d’attraper la mort. J’attrapai ma tunique dans la bassine, l’essorai et la mis à sécher près du coin où il m’arrivait d’allumer un feu. C’est ce que je fis, car avec cette température, rien ne pourrait réellement sécher sans un peu d’aide. Je fermai ensuite mon manteau autour de moi et attachai mes cheveux pour qu’ils arrêtent de me coller à la figure à cause de l’humidité.

Un peu calmé de ma frayeur, je me dirigeai vers mes placards pour en sortir le spéculum une fois de plus et lui tirai le tabouret pour qu’il s’assoit.


- « Est ce que tu as constaté des améliorations ? Que ce soit au niveau de la douleur ou de l’ouïe ? »
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Fenris
Elfe en colère
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Dim 17 Fév - 19:25
En dernier recours


Fenris aurait probablement dû cogner. Il le savait bien, mais dès qu'il avait un moyen de faire fâcher le mage, il le faisait. C'était plus fort que lui. Si on lui avait fait le même coup au manoir, la personne fautive se serait retrouvée avec un poing dans le thorax avant même d'avoir fait plus que quelques pas dans la demeure. Mais lorsque c'était le mage, c'était autre chose. Est-ce que c'était parce qu'il était un mage qu'il se défoulait tout le temps sur Anders ? Probablement pas. Bien que Bethany en était une aussi, il n'était jamais sur son dos, il avait même une relation presque cordiale avec elle. Mais pour l'abomination, c'était autre chose. Peut-être parce qu'il avait un démon qui cohabitait avec lui, peut-être parce qu'il était un des seuls qui le remettait en doute, défendait avec conviction sa position face aux sort des mages. Peut-être aussi parce que le blondinet n'arrêtait jamais de parler, surtout pour défendre ses semblables, mais aussi, qu'il ne faisait jamais vraiment de cas de toutes les insultes que l'elfe pouvait lui lancer dans une journée. Plus Anders restait patient et plus cela enrageait l'elfe au point d'en mettre plus d'ardeur. Fenris savait bien qu'il pourrait tout simplement l'ignorer. Mais dans le fond, il aimait bien se défouler sur le mage et en recevoir autant en retour.

La première chose que vu le tevintide, ce fut le dos de d'Anders. Malgré ses cheveux blonds lui tombant sur ces épaules - chose plutôt rare puisqu'il ne se souvenait même pas d'avoir vu Anders les cheveux réellement détaché - c'était les marques. Des marques qu'il connaissait trop bien pour ne pas savoir ce que c'était. Il en avait vu sur chaque esclave de Danarius. Jamais sur lui, son maître avait d'autres méthodes tout aussi douloureuses, mais sans risque de l'abimer, pour le punir. Ce fut bref pourtant, parce que le mage enfila son manteau à plume en lui rappelant qu'une porte fermée était signe qu'il fallait cogner. Pour une fois, Fenris ne fit pas de commentaire, encore troublé par la vue de ces cicatrices qu'il ne pensait pas voir sur le corps du mage.

Bien sûr qu'Anders avait parlé que les mages des Cercles étaient torturés, mais il n'avait jamais cru à ce qu'il disait. Comme d'habitude. Anders parlait beaucoup et l'elfe s'était seulement dit qu'il exagérait pour qu'on prenne en pitié les « pauvres petits mages pris dans les Cercles». Sauf que là, c'était beaucoup plus concret. Fenris fronça les sourcils. C'était peut-être des sévices d'une mission qui avait mal tourné avec les gardes des Ombres... Bien que cela était plutôt improbable, du peu qu'il avait entendu de cette organisation. Fenris ne savait pas trop quoi y penser, mais sa curiosité était clairement piquée. Devant quelqu'un d'autre, il aurait probablement déjà demandé la question, mais devant Anders... Il ne savait pas si sa question serait vu comme de la simple curiosité ou une autre façon de mieux l'attaquer. Bien que ce soit un des mages qu'il aimait le moins, le fait de voir ses marques dans le dos ne l'enchantait pas. Il ne souhaitait pas la torture au mage autant qu'à personne d'autre.

Pour ce qui était du torse d'Anders, malgré la maigreur qui faisait saillir beaucoup plus que normal ses côtes, la mage était étonnement musclé pour le peu de nourriture qu'il pouvait manger. Il comprenait pourquoi Hawke et Varric le forçait à manger à chaque fois qu'il venait à l'auberge du Pendu. Il tenait debout par miracle quelque fois. Fenris tiqua... Probablement à cause de son satané démon.

Le mage avait continué à farfouiller dans ses remèdes et ses herbes en revêtant son rôle de soigneur, comme d'habitude. Cette fois, alors qu'il s'assit sur le tabouret de bois qui lui était destiné, l'elfe n'était aussi paniqué. Si l'examen restait toujours le même, ça irait. Celui-ci ne faisait étonnamment pas fait mal. Anders ne lui avait pas menti. Et puis, même s'il sentait encore l'oignon à des kilomètres, ce qui le frustrait particulièrement, les recommandations de l'abomination avant porté fruit.

- La douleur n'est plus revenue depuis deux jours. Mais surtout l'impression d'avoir la tête sous l'eau... Je n'entends toujours pas bien.

Il avait enfin pu dormir près du feu, pour pouvoir mettre la gourde sous ses oreilles dès que la douleur apparaissait. Mais finalement, il en avait même pas eu besoin. C'était une grande consolation pour le fait que l'ouïe n'était pas revenu. Il se sentait plus alerte malgré tout. Cela semblait satisfaire le mage comme réponse, mais l'elfe se trémoussa légèrement sur sa chaise, mal à l'aise. Il fallait qu'il sache.

- Mage... Les marques dans ton dos, se ont des marques de fouet.

C'était surtout une affirmation qu'une question. Fenris savait bien que ça ne pouvait pas être autre chose.




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Anders
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Mar 19 Fév - 15:36

En dernier recours

Je détestai l’idée que Fenris entre tous m’ait surpris dans une telle posture. La seule chose que je pouvais espérer était que la pénombre ambiante ait masqué mes cicatrices. Celles de mon dos d’abord, traces des châtiments infligés à la suite de mes escapades hors de la tour. Les mains sur le mur de pierre à compter les coups en espérant que Robard se fatiguerait avant que je perde connaissance. Celles qu’on avait laissé cicatriser en me laissant en cellule, incapable de me soigner moi même par la magie. Celles qu’une fois dehors, mes pouvoirs ne pouvaient plus faire disparaître car même la plus puissante des magie de soin ne peut guérir quelque chose qui est déjà guéri. Les cicatrices sont des preuves physiques que le corps a fait son travail.

J’entendais d’ici son rire cynique s’il les avait vu, il aurait probablement dit quelque chose à propos du fait qu’elles se voyaient encore après toutes ces années. Peut-être louerait-il les compétences de celui qui m’avait infligé ce supplice, peut-être même dirait-il que je l’avais mérité… Si j’entendais une seule parole dans ce sens, je n’étais pas sûr que j’allais réussir à garder mon calme.

Il y avait aussi celle sur mon torse, juste au niveau du cœur, celle de l’épée de Rolan le jour où il avait trahit les Gardes des ombres pour la chantrie et nous avait livré aux templiers, justice et moi. Le jour où nous étions devenus une seule et même entité. Rolan avait passé sa lame à travers moi, traversant mon coeur. Nous avions séparé sa tête de son corps par la pensé ce jour là, retiré la lame et guérit presque instantanément. Pour une raison qui m’échappait la cicatrice était toujours là. Peut-être que la magie qui émanait de moi était tellement intense que cela avait plus cautérisé la plaie qu’autre chose.

Toujours était-il que le regard de Fenris sur son corps me mettait mal à l’aise, je refermai son manteau aussi rapidement qu je le pu. J’étais loin d’être pudique mais quelque chose dans le regard de Fenris me dérangeait profondément. L’idée qu’il connaisse des parties de mon passé sans que jai choisi de les lui offrir me mettait en colère. Je me sentais vulnérable, exposé, un peu trahi aussi.

Je ressortis le spéculum de mes placards et allumai quelques bougies supplémentaires en tentant de contenir mes humeurs. Oui Fenris était entré sans frapper mais il n’avait pas demandé non plus à tomber nez à nez avec une version à moitié dénudée de moi. Il n’était même pas certain qu’il ait vu quelque chose et s’il avait en effet vu quelque chose alors peut-être aurait-il la délicatesse de ne pas le mentionner. Avec un peu de chance, il verrait que je ne disais pas que des inepties et que j’avais souffert des abus que je dénonçais, certains d’entre eux en tout cas. Il y en avait d’autre qui, heureusement, n’étaient pas visible de l’extérieur.

- « Je vais commencer l’examen. »

Je glissai le spéculum dans la première oreille de Fenris pour constater que le tympan était toujours tendu mais beaucoup moins que la dernière fois. Je parlai tout en faisant mon travail de guérisseur.

- « Ce n’est pas étonnant, ton otite était vraiment très impressionnante, il va te falloir au moins une semaine de traitement de plus mais ça a bien dégonflé, c’est en très bonne voie de guérison. »


En tout cas ça avait l’air d’avoir dégonflé, ce serait plus pratique si mon patient arrêtait de gigoter comme une anguille. J’avais presque envie de lui tirer l’oreille pour qu’il arrête de gesticuler sur ce foutu tabouret. Je n’en fis rien cependant, mais mon sang se glaça lorsque l’elfe ouvrit à nouveau la bouche. Immobile pendant un instant, mon esprit vide comme s’il avait cessé de fonctionner, je considérai mes options… Je pouvais le foutre dehors immédiatement ou je pouvais lui donner une autre chance de la fermer en ignorant sa phrase provocatrice. Après quelques secondes de reflexion, le visage fermé et les mains un peu moins douces – je restai cependant professionnel, je n’allais pas le faire souffrir par vengeance – j’entrepris d’examiner la seconde oreille.

- « De ce côté là aussi ça va mieux. » dis-je sans émotions apparente. « Il va falloir continuer comme ça pendant la semaine qui vient. Je vais te préparer une autre fiole de remède. »

Je m’éloignai de cet elfe impossible avant que l’envie ne me prenne de lui tordre le cou et commençai à farfouiller dans mes tiroirs à nouveau. Je finis par trouver ce que je cherchai et évitai de regarder Fenris en la posant sur le comptoir.

- « Ton remède. »

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Fenris
Elfe en colère
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Dim 3 Mar - 22:54
En dernier recours


Pour tout dire, Fenris avait été septique depuis le début avec les potions et les remèdes d'Anders, et ce même si le guérisseur n'avait jamais failli à sa tâche depuis les années qu'il le connaissait. Pourtant, cela avait fonctionné et avec cela, l'augmentation de la faible confiance que l'elfe avait envers l'humain. L'inspection de la première oreille fut moins inquiétante pour l'elfe maintenant qu'il savait à quoi s'attendre. Il ne faisait pas toujours confiance au mage aveuglément, mais il avait assez confiance pour n'avoir pas eu mal la première fois pour se laisser faire sans râler. Anders était tout professionnel avec son équipement en métal, mais malgré toutes ses bonnes intentions, il était difficile pour Fenris ne rester complètement immobile. La peur n'était maintenant plus maître des actions de l'ancien esclave, il sentait maintenant très bien les manipulations d'Anders. Beaucoup trop bien. Il sentait bien le métal tiède dans son oreille lui chatouiller le conduit auditif, mais ce qui le rendait plus agité, c'était les doigts du mage. Même professionnel, Anders était probablement un des seuls qui avait pu toucher l'elfe comme cela depuis sa fuite de Danarius. À force de fuir et de repousser à coup de remarques sarcastiques tout se qui semblaient vouloir s'attacher à lui de façon plus intime, il n'avait pas connu beaucoup d'autre chose que les coups et les tortures. Particulièrement aux oreilles. Il y avait bien eu les clins d'œil coquin d'Isabella et ses frôlements ou les poignées de mains et les tapes dans le dos de Hawke, mais à part les mains, il n'avait jamais vraiment eu d'autres occasions. Et pour tout dire, au grand désarroi de l'elfe aux cheveux blancs, le toucher du mage était agréable. C'était léger, mais assez pour cela déstabilise l'elfe. Comment pouvait-il aimer qu'un mage le touche ? Il s'était attendu à de la douleur. Pas à un bien-être qu'il avait du mal à gérer. En fait, des frissons lui traversèrent la colonne vertébrale et donna une légère teinte rosé au bout de ses oreilles. Peut-être que c'était aussi pour cette raison qu'il avait parlé des coups de fouet, pour retrouver le contrôle de la situation.

Au coup la phrase dite, Fenris senti d'emblée la réaction d'Anders. Ses années d'esclavage, pas si loin après tout, lui avait apprit à survivre en évaluant les changements d'humeur de son maître. Et même si ça restait un mage guérisseur un peu susceptible, c'était la même chose. Sa remarque l'avait blessée. Ça n'avait pas été le but de l'elfe à la base. En fait, il voulait surtout comprendre. Peut-être avait-il une curiosité beaucoup trop mal placée, mais c'était surtout qu'il avait l'impression que les marques dans le dos ébranlait certaines de ses certitudes sur le mage. Il voulait simplement savoir, mais comme toujours, l'abomination l'avait pris comme une attaque et s'était refermé comme une huitre. C'était pas sans fondement. Le nombre de fois que Fenris et Anders s'était envoyés des insultes à tout vents par rapport à tout et n'importe quoi... Cela n'avait jamais vraiment blessé l'elfe. Ça l'avait surtout irrité. Et ce n'était pas comme si Anders ne suis répondait pas du tac au tac... Non, cette fois, il avait probablement toucher quelque chose de sensible.

Le toucher de la deuxième oreille fut moins agréable, mais toujours sans douleur. Fenris attrapa la bouteille à l'odeur d'oignon qu'il connaissait maintenant bien alors qu'Anders le congédiait avec peu de délicatesse. Anders était en colère. Fenris grommela en ce levant de sa chaise. Les mages et leur jardins secrets... Bien qu'il n'était pas beaucoup mieux. En fait, Fenris comprenait la pudeur du mage sans avoir souvenir de la morsure du fouet. À toutes les fois où il avait été exposé comme un animal de foire dans les soirées de Danarius, touché sans avoir un droit sur son corps... Il n'était, pour cette raison, pas intéressé à montrer l'étendu des dégâts qu'avait fait Danarius sur l'ensemble de son corps. Cela n'attirait que la pitié et Fenris n'en voulait pas. Probablement qu'Anders n'en voulait pas non plus, et certainement pas celle de Fenris, bien que ce dernier ne lui aurait pas fait l'affront de la lui donner. L'elfe aux cheveux blancs fini par se diriger vers la porte, le remède en main. Au moins, ses oreilles étaient en bonne voie de guérison, c'était ce qui comptait le plus. Il ouvrit la porte, mais au dernier moment, s'arrêta.

- Je ne dirais rien aux autres, si c'est ce qui te dérange, mage.

Parce que ce qu'il avait vu n'irait pas dans les oreilles d'autres. Fenris avait plusieurs défauts, mais il n'était pas friands des rumeurs. Il savait comment tenir sa langue quand il le fallait. Comme cette fois. Sans attendre la réaction du mage, l'elfe enveloppa sa tête dans une capuche et s'engouffra dans la nuit déjà bien installée.

***

Cette fois, Fenris avait utilisé le remède sans en peser les pours et les contres. La douleur n'était jamais revenue depuis sa précédente visite à la clinique du mage, et avec elle, l'inquiétude de perdre l'ouïe. Le guerrier avait pu enfin dormir dans un des lits qu'il s'était accaparé dans le manoir et rattrapé le sommeil qu'il avait perdu avec ses trop courtes nuits des dernières semaines. Il se sentait plus solide, plus en forme. Et puis, ce n'était pas tout. Son oreille ne semblait plus complètement bloquée. Des pincements sporadiques se faisait sentir à l'intérieur, mais avec elle, pendant quelques secondes, une ouïe complète. Mais bien assez vite, l'oreille se rebouchait. La première fois que cela était arrivée, il était à l'auberge du Pendu. Il avait fini par aller jouer une partie de carte ou deux. La solitude qu'il avait ressentie pendant la semaine dernière était disparu avec Hawke, Varric et Isabella, heureux de le revoir après les avoir évité. Même le mage était là. Lorsque son oreille avait débouché, il avait tellement été surpris par la douleur soudaine et par le bruit qu'il avait porté directement sa main à son oreille en grimaçant, puis l'avait regardé, étonné. C'était la seule interaction qu'ils avaient eu depuis son commentaire sur les cicatrices dans son dos. Au moins, personne n'avait fait de remarque sur ton odeur d'oignon...

La semaine passa relativement vite. Cette fois, Fenris essaya d'arriver plus tôt pour ne pas agacer le mage d'avantage. Il avait quand même sauver de la surdité et Fenris lui était réellement reconnaissant. Toutefois, la lanterne était quand même éteinte à son arrivée. Il arriva pour ouvrir la porte sans avertissement, mais hésita. L'elfe soupira. Qui savait si le mage était toujours à cran de sa dernière arrivée ? À la place, il cogna sur la porte en bois fatiguée.

- Mage ?





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Anders
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Lun 4 Mar - 0:35

En dernier recours

Je ne l’avais pas regardé lorsque j’avais posé la médecine sur la table. Étonnamment, Fenris n’ajoutait rien, ce qui était en soit déjà surprenant. Il était tout à fait possible que la détestation que Fenris éprouvait pour moi n’aille pas jusqu’à se moquer d’anciennes séances de torture, mais je n’avais pas le courage de le regarder en face pour m’en rendre compte. Planté devant le comptoir, il semblait s’écouler des minutes entières dans l’attente du départ de l’elfe.

Je me tournai vers les étagères de fortune qui se trouvait derrière moi et prétendis m’occuper à ranger. S’il restait là à me fixer en montrant son plus beau rictus je ne voulais pas savoir. J’entendis le bruit de la fiole qui frotta légèrement le comptoir lorsqu’il la prit, puis les bruits de pas  vers la portes, légers, hésitants. Il s’arrêta devant la porte et lui promit de ne rien révéler aux autres…. Avant de s’en aller.

Je n’osai pas bouger. Ce fut une fois que la porte se fût refermée dans un grincement familier et que le silence se fit autour de lui que je me permis un petit rire nerveux. Je devais vraiment lui faire pitié pour qu’il ne s’abaisse même pas à m’envoyer une pique. Je passai mes mains sur mon visage et dans mes cheveux encore mouillés…. Je me tournai vers la porte en silence et la fixai un instant, puis décidant que de toute façon, je n’avais pas de contrôle sur le moment où la découverte de Fenris me reviendrait à la figure, je finis de laver ma tunique et la mis à sécher près du feu.

J’aurais probablement une semaine de répit de toute façon, autant éviter d’y penser. Cela ne m’avançait à rien.

***


Mais éviter d’y penser, je n’y étais pas arrivé. Toute la semaine j’avais fait attention à barrer la porte comme j’étais censé le faire -après tout, on ne sait jamais quand les templiers vont venir et se rendre compte qu’ils sont passés devant chez moi comme des imbéciles pour la centième fois- et j’avais repensé à ce qui s’était passé ce soir là avec Fenris quasiment tous les jours de la semaine.

Avec le recule je m’étais rendu compte que j’avais peut-être jugé la réaction de Fenris trop vite. Pris par surprise par le rappel de cette partie de ma vie, la colère et la honte que cela avait généré que je m’étais simplement drapé dans mon professionnalisme pour me protéger d’une agression qui n’avait finalement jamais eut lieu.

Fenris avait en effet statué qu’il connaissait l’origine des marques sur mon dos mais après tout, il n’avait rien dit d’autre. Pas de commentaires narquois sur le traitement des mages, pas de soupçons de crime commis, pas d’accusations non plus. De plus, il avait probablement immédiatement compris qu’il avait fait un faux pas, car il n’avait pas insisté. Certes il s’était trompé sur mes inquiétudes, car le fait que mon dos ait été lacéré à plusieurs reprises par un fouet n’était pas vraiment un secret, je n’en avais jamais parlé au groupe parce que ce n’est pas le genre de choses que vos amis veulent savoir sur vous pendant que vous buvez et mangez à la même table. Mais certains d’entre eux les avais déjà vu. Isabella et Hawke notamment mais s’ils avaient compris d’où venaient les marques, ils n’avaient fait aucun commentaire.

Cela n’avait pas aidé non plus que Fenris revienne au Pendu. Sa présence et le fait qu’il tienne sa langue comme promis me poussait à me sentir coupable de mon attitude de la semaine passée. Fenris était sans doute la seule personne du groupe à savoir ce qu’était la morsure d’un fouet, je doutais que Danarius l’eut utilisé sur sa précieuse arme mais il avait au moins dû assister à leur usage et il avait probablement une idée assez précise de ce que j’avais enduré dans la cellule où Robard me détruisait l’échine après chaque évasion… Ou autre écart de conduite.  Peut-être avais-je raté un des rares moments où Fenris aurait été capable de….. de quoi exactement ? d’éprouver de l’empathie pour moi ?

Justice n’était pas vraiment un allié non plus, il désapprouvait la sécheresse avec laquelle j’avais congédié Fenris pour une faute qu’il n’avait pas commise. Bref… Lorsque le soir où Fenris devait venir pour sa consultation, je laissai la porte barrée par principe… et un peu aussi pour voir s’il aurait le toupet de phaser à travers la porte s’il la trouvait fermée.

La surprise fût cependant au rendez vous lorsque j’entendis des coups contre la porte… Et ce mot. « Mage »… J’esquissai un sourire désabusé et allai ouvrir la porte. Je la débarrai, puis la tirai dans un grincement.

- « Tu sais, j’ai un prénom, il est nul mais il se trouve que les gens l’utilisent pour m’appeler. » dis-je avec une once d’amusement dans la voix.

Je préparai rapidement le tabouret, la bougie et pris le speculum dans la main pour le réchauffer…. En attendant, il pouvait toujours tenter de faire la conversation.

- « Ton ouïe a eut l’air de revenir cette semaine, non ? Est ce que tu as encore des symptômes ? On ne devrait plus être très loin de la guérison normalement. »

Oui… de la conversation de guérisseur mais pour ma défense je peux difficilement lui demander comment vont sa famille et ses amis, ou encore son travail…. Ou pire…. Son couple…. Comme je le faisais avec mes autres patients…. Et même si j’avais prévu d’aborder le sujet de la semaine passée…. Je ne me voyais pas commencer avec cela.
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Fenris
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Sam 30 Mar - 17:07
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Il avait été quand même surpris que le mage lui ouvre après la façon dont il l'avait congédier la semaine dernière. Il l'avait ignoré durant toute la soirée au Pendu... Bon comme la majorité du temps, mais quand même. La porte en bois s'ouvrit donc sur un mage possédé qui semblait aussi sain d'esprit et de bonne humeur que d'habitude. Fenris trouvait cela toujours surprenant que le mage ne soit pas plus rancunier que ça. Quand même, les deux personnages s'envoyaient souvent des piques et des insultes. Bien que certaines pouvait blesser, c'était plutôt rare - en fait, ce n'était jamais arrivé - que cela s'escalade jusqu'au coups. Et le mage aurait pu maintes et maintes fois retirer le lyrium des marques de l'elfe comme le faisait son ancien maître pour l'énerver. Surtout lorsqu'il avait été à court de magie dans les batailles. Il aurait pu, il ne s'aimaient pas. Mais ça aurait été mal connaître le guérisseur que de ce dire ça. Il passait tellement les gens après lui-même que cela lui aivait probablement jamais passer l'esprit. C'était se qui déconcernait toujours l'elfe. Autant il le détestait et prenait plaisir à lui rappeler qu'il était une abomination, autant la gentillesse du mage l'empêchait probablement d'en venir aux coups ou de le tuer. Ça, et Hawke, il fallait quand même le dire.

La froideur d'Anders suite à son commentaire la semaine dernière semblait avoir disparue et c'est ce qui décida finalement Fenris à entrer pour la troisième fois dans le même nombre de semaine. La douleur était maintenant disparue de son oreille et en oubliant le fait qu'il avait encore une perte d'audition intermittente, le guerrier se sentait comme à l'habitude. Il aurait très bien pu arrêter de venir dans cette clinique et recommencer à réellement ignorer le mage. Et pourtant, il se retrouvait encore là. Peut-être parce qu'Anders n'avait toujours pas utiliser de magie et qu'il avait donc tenu sa promesse. Cela rendait l'elfe moins méfiant. Peut-être aussi qu'il était curieux face à ces marques qu'il avait aperçus quelques secondes seulement et à ce qu'elle représentait. Probablement aussi parce que comme il n'était pas tout à fait guéri, Hawke ne l'emmenait pas en mission et qu'entre le manoir et la partie de Grâce Perfide hebdomadaire, le fait de voir quelqu'un autre, bien que ce soit celle qu'il aimait le moins, faisait un peu de bien. Il était un peu trop seul quelque fois.

Le mage l'avait pourtant observé. Alors qu'il s'occupait déjà et cherchait à parler le plus possible pour énerver l'elfe, ce dernier s'assis sur le banc de bois en le regardant se promener tout en réchauffant l'appareil de métal. Fenris n'avait pas cru que le mage avait pris la peine de l'observer à l'auberge. Et il avait raison, son état était beaucoup mieux depuis quelques jours. Fenris se renfrogna un peu, n'aimait clairement pas se faire attaquer de questions comme cela. Il pensa ne pas lui répondre, mais il se repris et répond plutôt du bout des lèvres, espérant arrêter le flot de paroles du mage.

- Oui, je t'entends maintenant très bien raconter n'importe quoi, Mage.

Fenris avait bien entendu Anders lui dire de l'appeler par son nom, mais ce n'était pas le sien tout comme Fenris n'était pas son prénom. Alors pourquoi changer pour un autre surnom ? Mage lui allait parfaitement.

- Je n'aurais probablement plus besoin de venir te voir si c'est guéri. Tu pourras retourner demander haut et fort la libération des mages à la Chantrie.


La résolution de rester civilisé devant Anders était rapidement parti. Mais lorsqu'Anders commençait à parler sans rien dire, l'elfe n'arrivait pas à être patient. De toute façon, il devait avoir hâte de retrouver sa routine sans avoir un elfe grincheux dans les pattes.

 


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Anders
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Mar 2 Avr - 17:22

En dernier recours


Je secouai la tête à son trait d’humour caustique et l’emploi répété du mot « mage » comme si c’était un nom… mais remercions le Créateur pour les petites victoires, au moins cette fois il n’était pas sur le point de m’étrangler ou de m’insulter et c’était déjà beaucoup.

- « Je vois que tu as récupéré ton humour… enfin si on peut appeler ça comme ça, c’est bon à savoir… »

Évidemment, il avait fallu qu’il enchaîne avec quelque chose qui aurait pu être vexant si je n’avais déjà décidé que je ne le laisserai pas m’atteindre aussi facilement aujourd’hui. J’avais perdu mon professionnalisme la dernière fois, je n’avais pas l’intention de recommencer.

- « Parce que tu crois que je me suis arrêté de réclamer quoi que ce soit pendant ta convalescence ? » dis-je avec un petit rire. « Si je m’inquiétais comme ça pour tous mes patients je n’écrirais plus aucun manifeste. Installe toi bien droit, que je vérifie ça. »

J’allumai la bougie, la soulevai d’une main et le spéculum dans l’autre. Une fois Fenris en place, je posai la bougie à la hauteur voulue puis introduisit le conduit de métal à l’intérieur de son oreille avec précaution. Tout semblait être rentré dans l’ordre.

- « Si ton autre oreille est dans le même état je crois que nous serons tous les deux libérés de nos obligations hebdomadaires. Ah, tes sautes d’humeur vont me manquer. »
dis-je avec une note discrète de sarcasme dans la voix. « D’ailleurs en parlant de sautes d’humeur... »

J’enlevai le spéculum de l’oreille de Fenris avec autant d’attention puis fis le tour du tabouret pour avoir accès à l’autre oreille, que je pris entre mes doigts pour dégager le conduit auditif de l’elfe.

- « …. Je te dois des excuses concernant la manière dont je t’ai congédié la semaine dernière… Ce n’était pas professionnel. Je me targue de traiter tous mes patients de la même manière mais…. Le fait que tu aies découvert ça …. et de cette manière …. bref ça n’était pas approprié... »

Je laissai un silence, le temps de mettre le spéculum en place et de regarder brièvement le tympan du Tevintide. Sans surprise, le second était également guéri. Je retirai l’objet de son écrin de chair et m’approchai du comptoir pour le nettoyer.

- « Tu es guéri. S’il te reste du remède tu peux le garder trois semaines dans sa fiole, ensuit il faudra le jeter. La prochaine fois que tu ressens ce genre de douleur, viens simplement m’en demander dès l’apparition des premiers symptômes, d’accord ? Peu importe à quel point on s’agace mutuellement, ça ne vaut pas le coup de perdre l’ouïe... »

Justice vint pousser à l’orée de ma conscience… Je soupirai discrètement.

- « Et oui…. Ce sont des traces de fouets…. Ça n’a pas d’importance que tu en parles aux autres ou pas, Hawke et Isabella les ont déjà vu… dans des contextes complètement différents, évidemment… J’en ai déjà parlé à Varric…. Ce n’est pas vraiment un secret. Ce n’est pas la raison pour laquelle j’ai mal réagit au fait que tu découvres mes marques… enfin voilà… Tu es libre de retourner à la culture des champignons sur les cadavres de ton manoir… ou peu importe ce que tu fais à cette heure ci d’habitude… »

Mon ton jovial était certes un peu forcé, mais c’était à peu de choses près le mieux que je pouvais faire…. Aborder le sujet à nouveau n’était pas particulièrement plaisant et j’espérais presque que Fenris n’ajoute rien et s’en aille… Et en même temps j’attendais qu’il dise quelque chose de sensé… qu’il ne me laisse pas là à me demander pourquoi il avait parlé de mes marques la première fois…

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Fenris
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Dim 14 Avr - 22:43
En dernier recours


Pas une seconde, Fenris avait cru que le mage aurait arrêter de faire sa propagande autour de la libération des mages pour soigner ses oreilles autant que lui-même n'aurait probablement jamais arrêter d'attendre Danarius lorsqu'il suivait Hawke dans ses aventures loufoques. Cette cause était tout se qui déterminait Anders en plus de son rôle de soigneur. Et probablement ce qui le rendait aussi irritant. Enfin, il était de meilleure humeur que la dernière fois et si Fenris avait bien appris quelque chose de ses années à côtoyer la bande de Hawke et l'abomination, c'est que peu importe les insultes qu'il pouvait bien lancer à la tête d'Anders, il devait éviter de la réellement le contrarier. Personne ne voulait se mettre à dos le soigneur du groupe, même si c'était un mage extrémiste doublé d'un démon de la Justice.

Même si c'était la troisième fois, Fenris ne pu s'empêcher de sursauter à l'approche du mage et de son spéculum. Les restants des souvenirs de Tevinter qui le suivrait probablement jusqu'à la fin de sa vie. Pourtant, c'était beaucoup moins difficile de résister à l'envie d'éviter le toucher du mage et de s'enfuir de lui loin que lui offrait la clinique que les fois précédentes. Il retint son souffle lorsque les doigts du mage touchèrent la peau de la première oreille. Il frissonna, à son grand découragement. Il n'arrivait pas à contrôler sa réaction face à ce que lui faisait Anders. C'était la deuxième fois qu'il réussissait à réfléchir alors que le soigneur vérifiait ses oreilles, considérant qu'il était terrorisé la première fois qu'il était venu demander de l'aide, à sa grande honte. Il s'était toujours dit qu'il n'aurait plus jamais peur devant un magister ou un n'importe quel mage, mais se qu'il avait vécu était ancré en plus profondément qu'il ne l'avait cru. Cette fois, Fenris eu vraiment l'impression de sentir ses oreilles rougir à cause de ce que lui faisait le mage, même si cela purement professionnel et platonique. Clairement platonique. Sous des émotions qu'il ne comprenaient pas trop, Fenris allait se retirer sèchement et se mettre en colère - la seule émotion qu'il comprenait - lorsqu'Anders le fit pour lui. Fenris porta sa main à son oreille dans un effort de faire passer la rougeur des pointes de son oreille sous silence. La première oreille étant guérie, le mage n'avait pas besoin de regarder l'autre, non ? Il pouvait donc quitter, maintenant et enfin pouvoir s'enfuir de ce moment qui le rendait plutôt confus. Mais le mage voulait lui parler d'autre chose, s'excuser.

Fenris regarda l'abomination d'un air surpris. Après toutes ses années de franche hostilité, les deux compères n'avaient jamais eu besoin de le faire. Fenris, personnellement, n'aurait même pas de cas de la saute d'humeur du mage - en même temps, ce n'était pas comme si c'était la première fois. Cela calma sa colère injustifiée contre le mage et ses oreilles. Il prenait la peine de s'excuser de l'avoir expulser de la clinique, il avait cru que cela n'était pas professionnel de sa part. Ils n'étaient pas assez en bon terme - même s'ils avaient vécu quelques aventures qui ne leur avait pas donné d'autres choix que les rapprocher - pour qu'Anders s'excuse pour d'avoir blessé l'elfe, non ?

- J'aurais du cogner avant d'entrer dans ta clinique.

Marmonna Fenris en évitant soigneusement le regard du mage. C'était aussi un peu de sa faute, il fallait le dire. Il colèrait lorsque les membres de la bande de Hawke, ou Hawke lui-même, entraient dans le manoir sans y avoir été invités, mais il faisait la même chose au mage. Ce n'était peut-être pas une excuse officielle, mais ça démontrait quand même que l'elfe voyait l'événement comme étant clos. En reconnaissance de lui avoir éviter d'être sourd. Ils étaient quittes.

Fenris se leva de sa chaise, mal à l'aise lorsque le mage fut silencieux quelques secondes. Il ne voulait pas rester d'avantage, mais Anders semblait ne pas avoir fini avec ces révélations. Et Fenris voulait savoir pour arrêter de se faire 1001 scénarios dans sa tête et comprendre - peut-être - un peu mieux la colère du mage qu'il essayait encore et toujours de ne pas comparer à la sienne.

La curiosité de Fenris n'était pas tout à fait apaisée, mais Anders lui confirmait au moins qu'il ne s'était pas trompé sur la provenance de ces marques. Et par l'étendu de ce qu'il avait pu voir, les sévices n'avaient probablement pas été faites à une seule fois. Soit le mage avait faire un crime grave, soit on l'avait puni pour plusieurs choses sur des années. Le peu qu'il connaissait d'Anders frappa alors l'elfe tevintide. Il n'avait aucune idée de combien de temps Anders était resté avec les gardes des Ombres. Ni même combien de temps il avait vécu sans un cercle. Ou s'il avait été autre chose que le garde, le mage et être une abomination. Et puis, Fenris ne savait pas s'il voulait vraiment savoir la réponse parce qu'il avait l'impression que cela l'obligerait à remettre en question plusieurs de ses idées sur les mages.

- Si c'est parce que tu croyais que je me réjouissait de savoir que tu as goûté au fouet, tu te trompe, Mage. Bien que tu sois idiot, arrogant et irritant au possible... Ce n'est pas quelque chose que je souhaite à quelqu'un. Même à toi. Peu importe que ce tu as bien pu faire.

Son regard toujours en train d'éviter le contact direct avec Anders se leva enfin. Il était sincère. Il ne se souvenait pas de la morsure d'un fouet, mais il l'avait vu assez souvent à l'œuvre pour savoir. Il avait lui-même du l'utiliser pour punir des serviteurs sous les ordres de Danarius. Voir les marques d'Anders lui rappelait aussi de qu'il avait fait subir, même si c'était sous la contrainte.





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Anders
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Jeu 18 Avr - 0:02

En dernier recours


L’inconfort de se laisser toucher les oreilles était quelque chose que je rencontrais régulièrement chez mes patients elfes. Certains avaient subit des sévices aux mains de maîtres violents et stupides, d’autres étaient simplement sensibles au toucher sur cette partie de leur corps… La tension de Fenris étaient probablement plus due à la première raison qu’à la seconde, après tout, il avait été esclave, je doutais que son maître se soit privé de le torturer de cette façon alors.

Que Fenris admette qu’il aurait dû frapper avant d’entrer dans la clinique n’était pas à proprement parlé des excuses, mais c’était tout comme. Je savais en outre que c’était probablement le plus proche que j’obtiendrais jamais alors je me contentai de sourire légèrement et de hocher la tête.

Justice me laissa enfin tranquille, ce qui n’était pas une mauvaise chose. Pour tous les tords qu’on pouvait lui trouver, à mon avis il y avait beaucoup d’amélioration dans mes interactions sociales. Il me poussait à avoir le courage d’admettre mes erreurs et à les réparer, ce qui n’était pas dans mon caractère habituel. La fuite avait toujours été ma solution de prédilection face à ….. à peu près tout en fait. Quelque fois cette nouvelle droiture avait parfois des retombées positives comme aujourd’hui et parfois me mettaient dans une merde noire.

- « Au moins j’avais toujours mon pantalon quand tu es entré…. Ça aurait pu être pire. » dis-je avec un sourire en coin.

Fenris continua de me surprendre en faisant preuve d’une empathie ou en tout cas d’une perspicacité concernant mes craintes. Oui, j’avais eu peur qu’il me balance ce genre d’horreurs. Que je l’avais probablement mérité, que je n’en avais pas reçu assez, peu importe la formulation. Je l’entendais suffisamment donner raisons aux templiers en général, je n’avais pas besoin de l’entendre donner raison à mes bourreaux personnels… Mais malgré les insultes qu’il avait quand même réussi à glisser dans son discours, il semblait qu’il n’était pas disposé à aller jusque là. Je n’allais pas non plus le remercier de se comporter avec décence mais j’esquissais un sourire contrit avent de hausser les épaules.

- « Ils ont mit longtemps à comprendre que les châtiments  physiques ne fonctionnaient pas sur moi… et finalement j’aurais préféré qu’ils s’en tiennent au fouet… » Je soupirai avec dérision. « Enfin c’est loin maintenant, et puis Kinloch c’était un jardin d’enfant comparé à la Potence… »

Incertain de quoi faire ensuite, je regardais dehors où le ciel était devenu d’un noir d’encre, il se faisait tard et je commençais à fatiguer. Je savais que Justice me garderait éveiller à travailler sur notre manifeste, mais j’espérais toujours pouvoir regagner mon lit avant de m’assoupir…. Ah l’espoir….

- « Je ne vais pas te faire un cours de comparaison des sévices dans les cercles de Thedas ce soir, de toute façon il me reste du travail ici et je suis sûr que tu as ….. je ne sais pas…. Des cultures de champignons à récolter sur les cadavres de ton manoir ? » dis-je avec un petit rire. « Je te souhaite une bonne soirée et … n’oublie pas… La prochaine fois, viens me voir dès les premiers symptômes ! »


Je fis mine de me remettre à ranger la clinique distraitement en attendant que Fenris s’en aille. Je ne voulais pas le mettre dehors une nouvelle fois mais j’étais pressé de rejoindre mon lit. Tout le monde n’a pas la chance de vivre dans un manoir à boire du vin et à … créer des chorégraphies ? Si on en croyait Varric en tout cas.

Quoi qu’il en soit, j’espérais vraiment que cette expérience à la clinique apprenne à Fenris qu’il pouvait me faire confiance, au moins sur le plan professionnel. Qu’il pouvait venir ici sans crainte d’être jugé ou moqué, et que son souhait d’être soigné sans magie serait respecté. Si ce petit miracle pouvait avoir lieu alors ce serait un pas dans la bonne direction.

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