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9:40 Un esprit peut en cacher un autre [SMJ - Pv Itta]

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Anders
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Lun 8 Oct - 21:05

Un esprit peut en cacher un autre


AAAAAAAH les terres Korkari ce charmant petit désert marécageux, son odeur fétide de vase infectée, ses cadavres laissés à l’air libre par les barbares ! Les barbares parlons-en ! Quelle était cette formule déjà ? Les barbares c’est barbant ? Ça n’était pas à moitié assez fort pour décrire l’hospitalité des chasind de la région. Pourquoi m’étais-je retrouvé dans ce merdier déjà ? Ah oui, parce que c’est le seul endroit à Ferelden où pousse cette maudite fleur des terres sauvages …

Après avoir littéralement moisi ses bottes dans les flaques – oui parce que la fleur en question poussait dans l’eau, et tant qu’à faire pas au bord, cela aurait été dommage de laisser les humains profiter du peu de terre ferme qu’il y avait autour d’eux -, et s’être écorché les mains en arrachant divers mousses et plantes grimpantes de leur rocher ou de leur arbre, je commençais à en avoir par dessus la tête. Les gens disaient que Kirkwall était un trou à merde, ils n’avaient jamais mis les pieds ici. Heureusement les chasinds craignaient la magie… ou en tout cas la magie de foudre avait été suffisamment impressionnante pour les tenir à une distance relative… Donc je revenais de ma cueillette indemne…. Puant, mouillé, moisi, vaseux… mais indemne.

J’avais payé une chambre à l’auberge du petit village de Burnsley pour la semaine, rien de bien impressionnant quand on voyait l’état des lieux, c’était la dernière construction humaine avant les ruines d’Ostagar, par un miracle assez impressionnant, la ville avait réussi à se maintenir à peu près en état et à se reconstruire après l’enclin. Ce qui n’avait pas été le cas de Lothering. Je savais qu’il y avait un cordonnier en ville et il allait falloir que je me décide à changer mes bottes. Je les avais réparé de nombreuses fois au cours des dernières années mais leur passage dans les marécages les avait détruites au-delà du réparable. Cela m’agaçait de devoir dépenser de l’argent pour des vêtements mais cette fois je n’avais pas vraiment le choix…

La tenancière de l’auberge me regarda arriver avec un soulagement presque maternel et vint à ma rencontre. Apparemment elle s’était inquiété pour moi.

- « Je ne vous voyais pas revenir, j’ai eu peur qu’il vous soit arrivé quelque chose… Votre chat dort sur une chaise dans les cuisines, notre cuisinière l’a gâté pendant trois jours, il a même eu le droit à de la soupe de poisson hier soir. »

- « Merci beaucoup pour lui, ce n’est pas souvent qu’il festoie. Est ce que je peux abuser de votre gentillesse et vous demander de quoi me laver ? Ne vous embêtez pas à chauffer l’eau, je m’en occuperai. »


- « Bien sûr… Vous êtes dans un état… » dit-elle en hochant la tête. « j’espère que la cueillette a été bonne. »

- « Oui merci. Est ce que quelqu’un a demandé des soins pendant que j’étais parti ? »

- « Oui, il y a une femme enceinte et quelques parents qui voudraient que vous auscultiez leurs enfants. J’ai leurs noms sur une liste pour vous quand vous serez disponible. » Elle me tendit une large bassine d’eau et plusieurs serviettes de lin écru.

- « Je fais une toilette et je m’occuperai d’eux cette après-midi. Merci Trisha. »

Je me dirigeai vers ma chambre qui se trouvait au rez de chaussée, j’avais à peine atteint la porte qu’un éclair de poils roux apparut au près de moi. Mais après avoir senti la vase sur mes bottes, Pounce renonça à me saluer d’un calin et se contenta de me précéder dans la petite pièce. Je posai la bassine sur la commode et réchauffai l’eau avec la magie. J’entrepris de reprendre une apparence humaine, pas la peine de lancer des rumeurs sur un monstre des marais après tout, et enfilai du linge propre qui avait vu de meilleurs jours. Une fois débarrassé des restes d’immondices des terres sauvages, Pounce vint se lover sur mes genoux en ronronnant bruyamment.

- « Je suis content de te revoir aussi, Ser Pounce a lot… Mais crois moi tu n’aurais pas aimé les marais… » Le chat frotta sa tête contre mon menton et alla se lover dans mon sac de voyage. « Ahah, ne t’inquiètes pas je ne pars pas sans toi, c’est promis. »

Je sortis les plantes et les étalai sur la commode pour les faire sécher convenablement puis repris mon sac, mon chat sortant juste la tête pour regarder où nous allions. Je repassai devant le comptoir pour prendre la liste de mes patients et me dirigeai vers la place principale, où se tenait le marché. Par un heureux hasard le bottier était l’un des premiers stands visibles. Je discutai avec lui quelques instant avant d’arrêter mon choix. J’étais en train de régler mon achat pour repartir avec ma nouvelle acquisition aux pieds lorsque qu’un garde héla quelqu’un devant un autre stand.

- « Hé ! Vous là ! Si vous n’avez pas de permis, vous remballez votre fatras et vous sortez de la ville ! »


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Itta Augurdottir
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Dim 23 Déc - 16:01

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AUTOMNE


Korkarie était à l'image de sa Moderfjell : sauvage et austère. Elle n'était pas faites pour accueillir et materner, mais pour enseigner la dureté d'une vie, par le prix du sang. Des herbes aux bestiaires, des marécages aux terres arides, la mort y avait implanté son étendard. Un drapeau qui cinglait l'orée de vision, où que se porte le regard d'Itta. Dans ce village qui ne faisait exception, la précarité des lieux en disait long sur les maux qui y sommeillait. L'enclin avait commencé ici, à l'image des épidémies qui en balayait régulièrement le territoire. Dans ce trou de rats où se côtoyait puanteur et couardise, la maladie y était fertile.

De même que la violence. Trop ordinaire et quotidienne, pour encore attirer regard et sympathie. Ces lieux ne pardonnait pas l'imprudence. Un choix, même insignifiants, y était lourd de conséquences. Suspendue en épée mortel, au-dessus de sa têtes, ces fléaux avaient convaincu Itta, de camper à l'écart du village. Bien mal lui en prit. Sa silhouette solitaire de féminité, en avait fait une cible, deux nuits auparavant. Surprise dans son sommeil, l'Augure avait connu les doigts crasseux sur son corps, avant que n'intervint l'esprit. Arlath avait aussitôt puisé dans sa magie, un mur rocheux. Cela avait été suffisant pour chasser le plus couard. Mais pas décourager l'assaillant. L'échec en avait galvanisé son orgueil et sa violence, lui faisant empoigner Itta à la gorge, sans que l'esprit ne put intervenir. L'instabilité émotionnel de l'Augure, rendait Arlath démunis. Dans un réflexe de survit, iel visa alors l'entrejambe. La douleur fut suffisante pour que se relâcha la prise. Suffisante pour qu'il se saisisse du poignard de l'assaillant. Suffisante pour trancher sa gorge et sauver ainsi sa propre vie. Cette nuit là Itta bénissa ce père qui lui avait appris, qu'entre les jambes d'un homme, pendait sa faiblesse.

L'Alvar s'était alors vengé sur le cadavre encore chaud. En représailles, Itta trancha l'appareil génital. Sa virilité se logeait désormais au creux d'une amulette, à vendre pour quelques pièces d'argent. La fertilité, Itta l'avait appris, remplissait les bourses vides. Iel passa une main sur les marques violines de son cou, où irradiait encore une douleur sourde. Ses runes n'avait pu faire disparaître les marques de son étranglement.

- « Hé ! Vous là ! Si vous n’avez pas de permis, vous remballez votre fatras et vous sortez de la ville ! »

Face à ce gardes qui se saisissait déjà du pendant, Itta répondit d'un ton égal :

"-Ce qui est touché doit-être acheté. Vous ne faites pas exception. L'amulette de fertilité est à deux pièces d'argent."

Un prix conséquent en ces lieux, mais dérisoire en comparaison du tribut versé. Iel en gardait encore les traces sur son corps. Les actes avaient des conséquences, l'Augure en fixait le montant. Un prix qui lui était nécessaire de toucher, pour continuer d'être logé. Car si ses connaissances médicales lui avait permis de s'offrir abris et couvert, l'auberge lui demandait désormais de payer pitances. L'arrivée de l'homme au chat, dans une chambre voisine, avait changé la donne. Iel n'était plus seule à officier la médecine. Et cette concurrence imprévu, lui imposait de vendre sur la place du villages, ongues, amulettes et  superstitions, pour payer l'abris qu'on lui avait jusqu'alors accordé.

Ce n'était donc pas par fierté, qu'Itta avait ainsi répondu au garde, mais par nécessité. Sans son étalage de fortune et les faibles revenu, généré par la curiosité des passants, Itta retrouverait la violence de la rue, ce soir.

"Je ne remballerais qu'une fois payée."

L'augure tendis alors franchement une main, pour réclamer son dût. Un geste qui reçu comme une gifle, le mépris des deux hommes. L'humiliation fut aussi cinglante que la réponse qui s'en suivit.

"Remballes tes saloperie la gueuse, ou en s'en charge à ta place."

Le second garde, en donna un coup dans la frêle structure de la tente pour appuyer les dires. L'effondrement textiles qui s'en suivit, laissa peu de doute sur ce qui attendrait sa marchandise.

"Vous en subirez les conséquences... dans cette vie ou la suivante., siffla Itta, Vous n'auriez pas dû vous attirer ainsi la colère d'une Augure."

La menace était bien réel, de même que la malédiction qui se dessinait déjà dans ses runes mentales. Nul n'aurait put dire ce qui tenait désormais d'un sort ou d'une superstition. Pas même un mage. Pas même une Augure. Pas même Itta. Y aurait-il de réel conséquence ? Seul le temps le leur dira.

   

AVENGEDINCHAINS

   

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Mar 1 Jan - 13:24

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Une altercation entre une jeune femme dont les traits et les vêtements ne me donnaient aucun indice sur son identité et les gardes du village. Je savais qu’il fallait que j’évite à tout prix de me faire remarquer, il y avait peu de chance que je sois reconnu dans un endroit aussi reculé tant que je ne dévoilais pas mon nom, mais un malheur est si vite arrivé. Résolu à ne pas m’en mêler afin d’éviter les ennuis pour une fois, j’enfilai les bottes neuves dont je venais de faire l’acquisition et consultait la liste de mes visites de la journée. Une jeune femme nommée Mary Bell logeant de l’autre côté de la place du village, dans une maison au toit rouge. Je levai les yeux en observant les alentours et repérai aisément la maison. Recouverte de la terre rouge commune dans les marches de solitaires, la chaume avait pris une teinte rougeâtre facilement reconnaissable. En traversant le marché j’aurais peut-être même l’occasion de voir un épicier ou un apothicaire ambulant pour compléter mon inventaire, cela me permettrait d’utiliser ma chambre comme laboratoire avant de reprendre la route.

Je ne pus m’empêcher de tourner à nouveau la tête en entendant les gardes insister, Ser Pounce a Lot avait à nouveau sorti la tête de mon sac de voyage et regardait l’agitation avec curiosité. Étudiant à nouveau l’accoutrement de la femme qui tenait apparemment un stand sans posséder de permis, j’en vins à me demander de quelle tribu barbare elle pouvait venir. Les chasinds ne se peignaient pas le visage en bleu et leurs vêtements étaient beaucoup plus rudimentaires. De plus je ne me souviens pas avoir jamais vu un chasind se coiffer… Mes pensées en étaient là lorsque le garde renversa la tente dans un geste de violence inutile. La jeune femme n’avait montré aucune agressivité et Justice remua quelque part au fond de son esprit.

M’asseyant sur mes belles résolutions, je m’avançais vers le stand en s’armant d’un sourire aimable, il n’y avait pas de raison d’envenimer la situation pour le moment. En arrivant à leur hauteur j’entendis cependant qu’ils en étaient à lancer des malédictions et la crainte me prit qu’ils s’en prennent à elle en invoquant l’apostasie. Il fallait prier pour que je parvienne à calmer les esprits avant que cela vire à la chasse aux sorcières…. Et qu’ils ne sachent pas ce qu’était une Augure.

Cette dernière information fit soudainement la lumière dans mon esprit. J’avais, bien entendu, déjà entendu parlé des Alvars, j’avais lu le peu de livres que le Cercle de Kinloch possédait sur le sujet pendant mes études. Ce n’était pas grand-chose, et cela faisait bien longtemps mais je me souvenais avoir lu que les Augures pratiquaient volontairement la possession spirituelle. Évidemment dans les livres laissés à notre disposition cette pratique était présentée comme hérétique et dangereuse, possiblement liée à la magie du sang (car « qui voudrait se laisser approcher par des esprits à part des mages du sang « ? …. ahlala la Chantrie et sa grande sagesse….).

- « Messieurs je suis certain que vous avez eu une dure journée, comme nous tous, et je pense que votre geste et vos mots ont dépassé votre pensée. Je pense qu’avec des excuses, notre amie sera d’accord pour comprendre que les règles du villages veulent qu’on achète sa place pour vendre au marché, et qu’elle s’acquittera de son droit pour la prochaine fois ? »

Le garde me regarda avec mépris. L’envie de lui mettre mon poing dans la figure me démangea fortement mais mon sourire s’élargit encore, bien qu’il fût beaucoup moins chaleureux.

- « De plus, je suis en route pour visiter une jeune femme qui attend un enfant et j’avais l’intention de demander à cette jaune femme de m’accompagner. » Je me tournai ensuite vers l’Augure. « On m’a dit que son terme arrivait bientôt et si j’ai confiance en mes capacités de guérisseurs, ce sont des baumes de soin que je vois sur votre étalage. On n’est jamais trop de praticiens quand il s’agit de mettre un enfant au monde. Votre aide me serait précieuse. »

Sur ce, Ser Pounce a lot sauta hors du sac pour renifler Itta avec curiosité. Il s’approcha de ses chaussures et inspecta chaque centimètre de cuir qu’il pouvait atteindre de sa hauteur, avant de se frotter contre sa cheville avec un ronronnement sonore.

- « Je crois que Ser Pounce a Lot serait ravi que vous vous joigniez à nous également. »
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Itta Augurdottir
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Mar 26 Fév - 21:22

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AUTOMNE


Le monde lui était teint d'une binarité structurelle. Une oscillation constante, sans points d'équilibre, entre les flammes apaisante d'un foyer et la violence hivernale. La chaleur d'un geste et le froid mordant de la solitude. Un monde voué à la bichromie du noir et blanc où chaque chose ne peut-être que bonne ou mauvaise. Ardente comme la colère qui enflammait ses entrailles. Glacé comme la violence de son regard. En quittant les siens, Itta avait espéré la chaleur promise par Arlath. Mais ses pas n'avaient qu'embrasser une solitude devenue exaltée. Sereine de se savoir inatteignable, jusque dans le cœur de sa tribut. Galvanisé par la froideur d'un monde qui se délitait au-delà de la chaleur d'une tente. Elle était une veille compagne qui donnait les armes. Une compagne pour galvaniser sa rage. Emprisonner ses mots. Une compagne qui resterait lorsqu’à l'image de sa tente, Itta ne serait plus que déracinée.

"Puissiez-vous ne jamais..." Mais les mots moururent sur ses lèvres, avant de ne devenir autre chose, que des mots jetés par un vent automnale. Sa malédiction runique, se dissolu dans la chaleur simple de l'homme au chat. Ses traits s'adoucirent. Sa rancœur s'étiola. Et Itta s'ouvrit à ce que la toute-mère mettait sur sa route : un peu de chaleur humaine. Lointain écho de celle trouvée dans les bras des siens, puis perdu dans l'Augura. Reflet de ce qu'elle avait espérait en se liant à Arlath. Comme une torche tendu de clarté, dans la noirceur d'un village qui l'avait rejeté, iel reçu son intervention, avec la reconnaissance de ceux qui se savent indubitablement seul.  

« ... De plus, je suis en route pour visiter une jeune femme qui attend un enfant et j’avais l’intention de demander à cette jeune femme de m’accompagner. »

Itta se garda d'intervenir, aussi longtemps que dura l'intervention de l'inconnu. Elle avait saisit ce geste qui rendait les mots vain. L'argumentaire lui importait alors peu : qu'il fut à son détriment ou celui des gardes. Iel était consciente qu'il ne s'agissait que d'une rudimentaire joute, un échange abstrait et romanesque pour la tirer d'une mauvaise passe. La question d'un quelconque honneur dans ce qui en ressortirait la laissait indifférente. L'opinion des gardes s'était faite à son détriment. Et Itta l'acceptait comme une évidence immuable qui ne lui importait pas. Qui ne lui importait plus. Une fois encore les Dieux avaient mis sur sa route la rencontre qui devait être. Un geste qui suffisait à contenter l'égo, à se rassurer.  Iel n'était plus seule. Plus complètement. Et la rune formé par l'effondrement de la structure textile le confirmait.

« On m’a dit que son terme arrivait bientôt et si j’ai confiance en mes capacités de guérisseurs, ce sont des baumes de soin que je vois sur votre étalage. On n’est jamais trop de praticiens quand il s’agit de mettre un enfant au monde. Votre aide me serait précieuse. »

"Je vous fournirais les ongues dont vous aurez besoin, pour accueillir l'enfant..." , souffla simplement Itta. Iel ne ressentait pas le besoin d'en entendre davantage pour offrir son aide. Les naissances était un don des Dieux et plus encore lorsque l'endroit se révélait aussi funeste que ce village. Comme les mères augurales de son clan, et celles plus lointaines encore qui les avaient précédés, Itta avait appris de l'Augura, à accueillir un enfant. A seconder dans la délivrance et la bénédiction qui font les naissances, d'une manière qui lui était cependant personnelle. "... et vous donnerais mon énergie lorsque la votre vous fera défaut." Cette dernière phrase lui était adressé avec toute la naïveté de ceux qui ignorent les dangers d'un monde qui leur est encore inconnu. Itta ignorait les notions d'apostasie et le danger que représentait une pratique assumé de la magie ou de la possession. C'est pourquoi iel ne prêta aucune attention à une éventuelle réaction des gardes. Que des répercussions puissent avoir lieu maintenant ou plus tard, iel n'en avait conscience.

Sentant alors le contact du felin, contre elle, l'Augure s'accroupit pour laisser passer ses doigts au travers de la fourrure le temps d'une caresse qui fut aussi brève que les mots qui s'en suivirent. "Laissez moi simplement ramasser ce qui n'a été brisé. Et je vous accompagnerez."Iel entreprit alors de rassembler dans sa besace, les quelques ongues et amulettes épargnés par la bêtises humaine. Le reste ne lui était que de peu d'importance à l'image des excuses du garde, qu'elle n'attendrait pas. La bancroche structure, n'était plus. Et sa perte ne lui était maintenant plus d'importance. Qu'importait ce qui s'en viendrait au lendemain, son horizon se dessinait dans la silhouette solitaire d'un homme au chat. Dans celle plus fragile d'un enfant à venir. Dans ce qui lui resterait de tout cela.

Iel releva alors sa besace et commença : "Je vous suis...". Sans plus rien attendre de son étalage d'infortune, Itta dépassa les deux gardes pour rejoindre l'inconnu et le dévisager. "... qui que vous soyez. Aussi étrange puisse être cette rencontre, il semblerait que les Dieux vous ai désigné et mis sur mon chemin. Puissiez-vous être le signe que j'attendais." Ou le guide que j'espérais et qu'Arlath ne sera probablement jamais, se garda de conclure Itta. Dans le creux de son ventre, ne régnait que le silence. L'absence léthargique d'un esprit, qui semblait bien moins et bien plus encore que ce leur pacte lui avait promis. L'absence d'un esprit qui en lui promettait la chaleur de l'amour, lui avait fait découvrir un vide plus grand encore que la solitude qui lui pesait. Celui d'un désir qui ne serait jamais assouvit.


   

AVENGEDINCHAINS

   


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L'âme d'un peuple est dans sa mémoire.


ITTA : # Powderblue
ARLATH : # Burlywood


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Dim 3 Mar - 21:28

Un esprit peut en cacher un autre


Le gardes de la ville me regardèrent en chien de faïence. Mais l’un d’eux soupira et fit un signe à l’autre de lâcher l’affaire. Ce n’était dans l’intérêt de personne de faire fuir un guérisseur, surtout si ce dernier résolvait leurs problèmes pour eux.

- « Très bien, emmenez la, mais qu’on ne la revoit pas vendre illégalement ses breloques ici, sinon ça va mal se passer. Aller viens, Gilmore. »

Ils étaient sur le point de partir lorsque l’augure fit un faux pas. Je me contentai de hausser un sourcil vers eux comme pour demander ce qui n’allait pas. Heureusement elle n’avait pas dit « magie » donc j’avais la possibilité de prétendre qu’ils avaient mal compris son discours. Sans trop m’attarder sur eux je m’agenouillai pour aider la jeune femme à ramasser ses mixtures restées intactes. Une fois les gardes éloignés, je me rapprochai d’elle pour parler à voix suffisamment basse pour ne pas être entendu aux alentours

- « Vous devriez éviter de parler de magie en publique, vous savez. La magie n’est pas bien perçue hors de vos clans, il y a des templiers qui rodent un peu partout. Vous aurez du mal à vous faire emmener dans un cercle maintenant qu’ils sont tombés mais ça ne les empêchera pas de vous tuer si l’envie leur prend. »

Je regardai mon chat se faire gratter le dos en ronronnant, la base de sa queue vibrant pour asperger l’alvar de phéromone et la marquer comme faisant partie du groupe. Pounce avait toujours été très familier mais la façon dont il adoptait cette femme était singulière. Bien qu’elle ne s’attarda pas sur lui, le chat continua de se frotter contre ses bottes avec enthousiasme en ronronnant.

- « Je m’appelle Wilhelm. » dis-je en me relevant et en lui tendant la main, sans savoir si ce geste avait une quelconque signification pour elle. « Vous l’avez déjà compris je suis guérisseur. Qu’est ce qu’une augure fait dans les terres Korcari ? Seule qui plus est. Je ne veux rien assumer sur votre culture mais je n’avais encore jamais croisé les vôtres si loin des montagnes. »

Je lui fis signe de me suivre en direction de l’autre côté du village. Lorsqu’elle se mit en marche et qu’elle commença à parler de ses dieux, un malaise s’installa en moi. Elle ne savait évidemment pas qui j’étais mais je doutais qu’aucun dieu m’ait mis sur la voie de qui que ce soit, même d’une Alvar. Je sentis Justice remuer au fond de moi pour protester contre mon fatalisme, nous n’avions pas été envoyé par le Créateur mais il n’empêchait pas que nous avions changé le destin des mages et nous n’avions pas besoin d’une déité pour répondre à l’appel qui nous était lancé. Après tout, cette jeune femme était mage, elle aussi, notre combat la concernait autant que les autres. Je le fis taire, d’une pensée ...impolie.

- « Je doute être le signe de quoi que ce soit, et j’espère que vos dieux ont de meilleurs envoyés que moi, honnêtement. J’ai un peu trop tendance à faire dégénérer les choses lorsque j’essaie d’être plus qu’un simple guérisseur... »

Nous nous éloignâmes des gardes, et assez vite, nous atteignîmes l’autre côté de la place. Une maison avec une porte rougie par la rouille, modeste mais confortable. Enfin aussi confortable qu’on pouvait l’êtreen étant aussi au sud de Ferelden. Je frappai à la porte et un homme apparut dans son embrasure. Il me regarda avec perplexité, puis mon accompagnatrice à l’apparence… peu commune.

- « Vous êtes le guérisseur qui s’est installé à l’auberge ? »

- « Oui, je m’excuse de ne pas être revenu plus tôt, j’ai été retenu dans les marais. »

- « Et votre amie ? »

- « Elle m’a gentiment proposé de venir m’assister, elle sera d’une aide précieuse. »

Il ouvrit davantage la porte et se déplaça de sorte que nous puissions entrer.

- « Le travail a commencé il y a quelques heures, mais pour le moment elle va bien. »

Je suivis celui que je soupçonnais d’être le père jusqu’à la chambre où était installée l’accouchée. En effet, la jeune femme blonde qui tenait la main de sa mère semblait en souffrance mais en bonne santé. Il serait cependant bon de commencer par vérifier où en était le processus au plus vite. Mais tout d’abord, le contact.

- « Bonjour, Je suis Wilhelm, vous pouvez m’appeler Will. Veuillez excuser mon retard, l’aubergiste a mentionné un terme proche mais il je ne pensais pas vous accoucher aujourd’hui. »


Le jeune femme eut un petit rire.

- « Il ne devait pas venir avant encore deux semaines au moins… vous n’êtes pas le seul…. À qui il fait la surprise... »
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