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Bryn Trevelyan
Jeune recrue
- Mages Libertaires -
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Lun 7 Jan - 23:50
Nouveau départ
Anders & Bryn

« I think I’m cursed if the only companion I can find is a terrorist and a murderer. Yes, in some way, a murderer is a worthy companion : he could find food, and show me how to reach some safe place for my people. But maker, at what cost ? »
Des mois avaient passé depuis que Quellcrist et Salomé avaient trouvé ce jeune garçon dans les bois. Si maigre, si perdu et si seul, une pauvre âme qu’on aurait du mal à regarder en face. Un idiot qui fuyait absolument tout, même ses propres semblables… Maintenant qu’il y repensait, Bryn se reconnaissait à peine dans les mots qu’il avait écrits dans son journal. Certes, cela avait été lui pendant les trois ou quatre années qui avaient suivi l’éclatement de son Cercle, mais tout était si différent maintenant. Les mages libertaires l’avaient recueilli. Comme s’il était de la famille, finalement… Tout ça grâce à Quellcrist. Une femme qu’il admirait maintenant plus que quiconque. Une femme forte, brillante, une mage exceptionnelle en plus d’être une leader qu’on suivrait jusqu’à même Tevinter ! … Bon, heureusement qu’elle ne comptait pas y aller. C’est plus ou moins la définition de l’Enfer là-bas.

Il avait le sentiment de tout devoir à cette femme. Ce qu’il était aujourd’hui, ce qu’il serait capable de faire demain… Bon sang, c’était grâce à elle qu’il parvenait maintenant à regarder son reflet sans en avoir honte ! Il était un mage, mais il ne méritait pas tous les stigmates de la Chantrie… C’était une pensée encore étrange à formuler, d’autant qu’il avait grandi dans la foi du Créateur, mais il méritait de vivre. Il méritait de se respecter. Il n’était pas un monstre.

Alors évidemment, quand Quellcrist disparut, il fut particulièrement frappé par cette perte. Elle n’était pas la seule : l’attaque des Templiers Rouges les avait tous pris de court, et leurs défenses n’avaient eu que trop peu de temps pour s’organiser. Ils avaient tout avec eux, leurs provisions, leurs blessés, sans plan de repli ou encore moins de renforts… Les pertes avaient été importantes. Beaucoup trop importantes. Et Quellcrist n’était plus là. Oh pourtant, il l’avait cherchée ! Bâton à la main, à rester un temps en retrait par rapport à la progression de leur groupe pour tenter de faire quelque chose, trouver un indice… Mais il n’y avait rien. La mage la plus puissante qu’il connaissait avait été emportée par ces… monstres.

« Bryn, qu’est-ce que tu fais ? On a besoin de toi ici ! » lui rappela alors un des mages pendant qu’il s’occupait d’un blessé. Warrek avait énormément de quoi s’occuper par ici… Pourtant, il releva vers lui un regard à la fois inquiet et très sérieux quand il le vit approcher. Warrek était arrivé après Bryn dans cette communauté, il n’avait pas connu beaucoup de calme avant les premières attaques.

« J’ai cherché les abords de la forêt, il n’y avait rien. Pas la moindre trace ! Ils seraient partis vers l’Ouest ? »

« Quoi, c’est là que tu comptes aller ? Vers l’Ouest ? »

« Il faut retrouver Quellcrist… » répondit-il en fronçant les sourcils comme si c’était évident. « Qu’est-ce que tu comptes faire, sinon ? »

Il resta un instant figé en l’entendant dire ça, comme si c’était la plus grande absurdité qu’il pouvait sortir.

« Tu n’es pas sérieux… »

« Et si je l’étais ? »

« On n’est pas en sécurité ici, on est au milieu de nulle part, et on a des blessés. Tu ne peux pas… te lancer dans une quête et te précipiter chez les Templiers Rouges ! Ça fait des jours qu’ils sont partis ! Écoute, avant que tu ne m’interrompes, je sais ce que tu ressens. Quellcrist est très importante pour toi, je sais ce que ça fait ! Et je veux la sauver aussi… Mais il n’y a pas que toi et moi, il y a aussi tous ces gens… »

Et tous ces regards sur lui… Bryn avait été l’apprenti de Quellcrist, alors forcément, maintenant qu’elle n’était plus là, il y avait comme un trou béant dans cette communauté. L’adolescent releva les yeux vers eux, avant de le baisser dans un soupir discret, se rendant malgré lui compte qu’il allait dans le mur. Il n’y avait rien au monde qu’il désirait plus que de partir sur le champ à la recherche de sa mentor, mais c’était une quête absurde, et ce n’était absolument pas digne de tout ce qu’elle lui avait enseigné.

« On a besoin de toi ici. Pas dans la nature. »

« Je sais… pardon. C’est juste que… elle est peut-être si proche ! … ou si loin. C’est insupportable. »

Le jeune homme passa son visage entre ses mains, inspirant un grand coup. C’était une trop lourde perte pour lui… pour tout le monde. Il devait… réfléchir, s’éclaircir les idées, penser au futur. Pas uniquement pour lui, mais pour toute une communauté. Ah, cette pression, il détestait ça ! Qu’aurait fait Quellcrist à sa place ? Nul doute qu’elle aurait réussi à rassurer tous ces gens en quelques mots, avec ce charisme qu’elle avait. Et après ça, qu’aurait-elle fait ?

« On ne peut pas rester ici de toute façon… »

Cela, c’était l’évidence même. Warrek l’avait bien souligné, ils étaient au milieu de nulle part. De ce qui restait de leur groupe, ils n’allaient pas survivre longtemps s’ils restaient perdus ici. Faire une pause sur le bord d’une route – ou ce qui semblait en être un – n’était absolument pas conseillé, mais au train où ça allait, Bryn se doutait qu’ils allaient devoir improviser un camp ici pour la nuit.

« Il paraît qu’il y a un village sur la route… On a sûrement besoin d’onguents, de vivres et de ce genre de choses, non ? »

Question rhétorique, ils avaient besoin de tout. Littéralement.

« Tu vas y aller seul ? »

« Pourquoi pas ? J’ai mon bâton, et je suis… plus rassuré de te savoir ici. Au cas où. Je ne serai pas long de toute façon. Promis, je ne m’enfuirai pas. »

Après tout il pouvait comprendre que son compatriote pense qu’il veuille encore retourner chercher Quellcrist… Mais là, il avait les idées remises en place, et puis cela lui permettra de se retrouver un peu avec lui-même, réfléchir en marchant. Il y avait quelques pièces dans sa bourse, cela devrait suffire pour faire quelques achats s’il y avait un marché. Peut-être qu’avec un peu de chance, il existait une solution miracle à cette situation, et qu’alors tout se passerait pour le mieux ! Hum, non, du calme Bryn. Redescends un peu sur terre : le mieux que pourra t’offrir cette excursion, c’est quelques onguents à rapporter aux blessés. Et de quoi manger. Heureusement pour lui, le village en question n’était pas si loin, et le soleil n’était pas tant descendu que ça quand il arriva sur les lieux.

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Anders
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Mar 8 Jan - 19:48

Nouveau Départ


Savez-vous ce qui est pire que les emmerdes ? Je vais vous le dire… La solitude. Au moins quand quelqu’un venait vous chercher des noises vous n’étiez pas tout seul, paumé dans un village orlésien, dans une taverne orlésienne en train de boire une mauvaise bière… Tout ça parce que votre compagnon de voyage avait des ‘’choses à faire’’ et vous a laissé là en plan. Il y a quelque chose de presque insupportable dans l’absence de Fenris. Pas que je regrette nos chamailleries après seulement vingt quatre heures de séparation, pas vraiment… Mais depuis que Justice… non… Vengeance… et moi étions séparé j’avais du mal à me faire à l’idée que j’étais seul.

Même si Fenris et moi ne pouvions pas resté plus de quelques heures sans commencer à se bouffer le nez, au moins je n’avais pas le temps de me rendre compte à quel point je me sentais vulnérable. Justice… Vengeance… peu importe comment vous voulez le nommer…. Depuis le jour où nous étions devenu un seul et même être, avait été là pour moi. Certes il avait des idées et des comportements que je désapprouvais fondamentalement…. Mais il était là.

La plupart des gens ne se rendent pas compte de la torture qu’impose la solitude, c’est sûrement parce qu’il n’ont jamais été jeté au fond d’une cellule et n’y ont pas été laissé jusqu’à devenir fou… La présence de cet esprit à l’intérieur de moi m’a probablement changé pour le pire, mais à chaque instant, à chaque minute, de chaque heure, de chaque jour… Je pouvais me tourner vers l’intérieur de mon esprit et trouver en lui le réconfort dont j’avais besoin. Un an… cela allait bientôt faire un an que je vivais seul dans ma tête et dans mon corps… Cela devenait un peu plus facile chaque jour mais ça l’était d’avantage lorsque Fenris était à proximité.

Je savais que j’avais la possibilité d’engager la conversation avec quelqu’un dans la taverne, même si ce n’était que le barman… mais malgré les quatre ans qui s’étaient écoulés depuis l’explosion de la Chantrie j’étais encore prudent. Peu de gens connaissaient mon visage, mais il suffisait de quelques secondes d’inattention pour révéler quelque chose et rentre les gens autour de moi suspicieux. Je n’ai jamais été bon pour garder les secrets...

Avec un soupir je glissai les quelques pièces de bronze que coûtait ma boisson sur le comptoir et me levai. Je rabattis mon capuchon sur ma tête en sortant, plus par habitude que par nécessité. J’avais besoin d’occuper mon esprit et mes mains, de faire quelque chose d’utile. Regretter la présence de Justice avait fait monter en moi une vague de culpabilité et je ne connaissais qu’un seul moyen d’évacuer ce sentiment : il fallait que j’aide quelqu’un autour de moi. Heureusement pour moi, c’était jour de marché au village et lors d’un jour de marché le mieux à faire c’est de trouver l’apothicaire ambulant et de lui poser des questions sur les personnes qu’il n’avait pas pu aider, faute de provisions ou de solutions à leur mal.

Je levai les yeux vers la fenêtre du premier étage de la taverne pour apercevoir Ser Pounce a Lot dormant collé à la vitre, les quatre fers en l’air et l’air bienheureux écrasé contre le verre. Avec un sourire je pris la direction de la place centrale. L’apothicaire ne fut pas difficile à trouver, son chariot était à côté d’une fontaine ronde qui clapotait paresseusement au centre de la place.

- « Je peux vous aider ? »

- « Peut-être. J’ai besoin d’elfidée, de fadorite, de lotus de l’aube, d’embrium et de laurier prophétique si vous en avez. »

- « Guérisseur, hein ? » dit l’homme avec un regard complice. « C’est pas tous les jours qu’on vent du laurier prophétique, vous partez à la chasse aux dragons avec un tel arsenal ? »

- « Ahah non heureusement ces jours là sont terminés… j’espère. Mais avec les templiers rouges sur les routes on ne sait jamais. »

- « M’en parlez pas, deux de mes collègues se sont fait attaqués sur la route… ils ont même pas pillé les chariots, ils ont seulement massacré tous les membres de la caravane... » gromella le vendeur en rassemblant les plantes soigneusement dans le sac en toile que je lui tendais. « Ça vous fera trois couronnes »

- « Je vous remercie. Vous…. Avez vous eut des clients ayant besoin de soins que vous n’avez pas pu fournir ? »

- « Nan, c’est plutôt calme ce matin, mais si vous voulez mon avis ça va pas rester comme ça longtemps, les Templiers font des ravages, je vous parie qu’avant la fin de la journée on verra débarquer des blessés. Cela dit j’irai voir Isabelle, en dehors du village si j’étais vous. C’est l’accoucheuse du village. Si quelqu’un sait si quelqu’un a besoin de soins par ici, c’est elle.»

- « Bien. Je vous remercie pour votre aide. »

Bon quitter le village voulait dire potentiellement du danger, il était plus prudent que je prenne mon bâton avec moi. Je redescendis à la taverne et m’habillais pour voyager. Le peu d’effets que je possédais tenaient dans mon sac de voyage et ne voulant pas inquiéter Fenris s’il revenait avant moi je laissai un mot sur le lit expliquant que je sortais du village pour trouver l’accoucheuse. Je fixai mon bâton dans mon dos et réveillai Pounce qui se dorait la pilule à la fenêtre.

- « Je pars en ballade, tu restes là ou tu viens avec moi? »

Le rouquin m’étudia attentivement puis regarda mon sac. Semblant comprendre que je partais, il s’étira longuement et descendit du bord de la fenêtre pour me devancer dans les escaliers. Je fermai la porte de la chambre à clef et entrepris de rejoindre la porte du village.




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Bryn Trevelyan
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Mer 9 Jan - 16:55
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Pour être honnête, en arrivant au village, Bryn se sentit un peu perdu. Il avait eu de temps pour réfléchir en marchant, mais véritablement pas assez : en fait, il avait surtout ressassé le fait qu’il n’avait aucune idée de ce qui allait se passer à présent. Une partie de lui voulait encore tout quitter pour rechercher sa mentor, mais ce serait… indigne de lui. Warrek avait raison, on avait besoin de lui avec eux. Il ne pouvait pas partir maintenant, il devait rester, aider. Commencer par des petites choses, méthodiquement… Oui c’est ça, sois méthodique, Bryn. Et être méthodique, ça commençait par repérer l’apothicaire dans un village qu’il ne connaissait pas, et où beaucoup de gens se baladaient parce qu’apparemment c’était le jour du marché. Lui qui était mal à l’aise en public, on pouvait dire qu’il avait fait fort. Mais bon… si Bryn Trevelyan pour sa chance, ça se saurait !

Il inspira un grand coup, avant de finalement mettre un premier pas devant lui, et avancer dans cette foule. Personne ne faisait vraiment attention à lui, c’était déjà une bonne chose. Et heureusement l’apothicaire n’était pas bien loin ! Pas difficile à trouver non plus.

« Et pour toi mon petit, qu’est-ce que ça sera ? »

« A-Ah, hum… J’avais une liste… »

Maladroitement, il vint chercher au fond de sa besace un papier plié en huit (ou seize vu l’épaisseur) et le lut rapidement en relevant un regard vers le marchand.

« Vous… avez de l’elfidée ? »

L’apothicaire sembla un petit peu perplexe par une question si sérieuse. Lui, ne pas avoir d’elfidée… C’était comme un aubergiste qui n’aurait pas de lits, ou un armurier sans armures. Quelque part, la situation le fit légèrement rire, bien qu’il se retint pour ne pas offenser son éventuel client.

« Tu en voudrais combien ? »

« Oh… beaucoup ! »

« Tu ne m’as pas l’air bien mal en point… Peut-être un bon repas chaud pour te redonner un peu de formes, mais ce n’est pas chez moi, ça ! »

« N-Non ce n’est pas pour moi… C’est juste que… eh bien je voyage avec des gens, et on a des blessés. »

« Ah bah ça, pour du hasard… » Intrigué, Bryn releva la tête vers le marchand en fronçant légèrement les sourcils. « Il y a pas quelques minutes, un guérisseur a refait son stock de plantes chez moi. Il m’a même demandé si je connaissais des gens intéressés. »

« Que lui avez-vous dit ?! » s’empressa de demander le jeune mage, sentant soudainement son cœur s’emballer devant cette opportunité.

« Que c’était calme, je n’allais pas- »

« Il est parti vers où ? Quand ? »

« Je ne sais pas… Je l’ai orienté vers l’accoucheuse, Isabelle, tu trouveras facilement. Mais c’est à l’extérieur du village, sois prudent. »

« Et lui ? Il a l’air de quoi ? »

« Grand, blond, plutôt charmant, tu vois ! Huuuum… Non tu ne vois pas. Crois-moi, quand tu le verras, tu sauras que c’est lui. Avec ses vêtements de voyageur. Il a des… plumes sur les épaules. »

« Des… plumes ? »

« Ne me regarde pas comme ça, ce n’est pas moi qui lui ait dit de porter ça. »

Naïvement, Bryn regarda rapidement autour de lui, avant de tapoter légèrement le comptoir en réfléchissant.

« Je vais le chercher… Et au besoin, si je reviens bredouille, vous aurez toujours des elfidées ? »

« Je ne m’envole pas, petit. Va donc. »

Ayant retrouvé le sourire, le jeune mage s’élança hors du marché, à la recherche du moindre grand blond qu’il pourrait voir. Heureusement, la plupart des gens ici semblaient bruns ou châtains. Comme lui, en un sens. S’il savait vaguement quelle direction prendre, il espérait trouver ce guérisseur rapidement. Des fois qu’il ait trouvé un autre groupe à aider et soigner… Courant sur les passages les moins peuplés, son regard fut finalement attiré par un voyageur, avec un bâton dans le dos. Un bâton de mage. Il se tenait devant la porte du village, certainement dans ses pensées avant de commencer à marcher.

« EH ! »

Il courut encore, pour se rapprocher. Maintenant, il pouvait même voir qu’il était blond ! Et il avait réellement des plumes sur les épaules. C’était vraiment lui !

« EH VOUS ! LE GUÉRISSEUR ! » s’écria-t-il en désirant attirer son attention. « ATTENDEZ-MOI ! »

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Anders
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Mer 9 Jan - 21:02

Nouveau Départ


Sur le chemin qui menait à la sortie de la ville j’eus le temps de réfléchir un peu, les gens discutaient autour de moi, les passants m’adressaient parfois un sourire en ayant vu mon petit compagnon à fourrure, ce qui changeait des regards que l’on nous donnait lorsque les gens remarquaient d’abord Fenris, songeai-je avec amusement. L’elfe n’était en effet pas aussi engageant que Pounce, qui trottinait à cinquante centimètres devant moi, le nez et la queue en l’air avec cette attitude confiante qui avait toujours été la sienne. Après tout, après les tréfonds il n’y avait pas grand-chose qui lui faisait peur.

Quand j’y pensais, je me rendais compte que Pounce n’était pas tout jeune lui non plus, lorsque le Commandant Cousland me l’avait offert il n’avait que quelques mois, il allait maintenant sur ses onze ans. Il n’était pas encore bon pour la retraite mais ce n’était plus le chaton ramassé à Amaranthine il y avait dix ans de cela. Je ne savais pas ce qui faisait notre lien, ce chaton était tout seul, il avait surement besoin de quelqu’un pour s’occuper de lui mais je n’étais resté que quelques mois dans la garde des ombres et il avait vécu neuf ans avec le Commandant. Malgré l’éloignement, malgré l’absence, il avait continué à dormir sur ce qui avait été mon lit, qu’il soit occupé ou non, il avait refusé de rester à Amaranthine et avait retrouvé son chemin tout seul vers le Fort. Il m’avait attendu là … Et le jour où j’avais remis un pied dans la forteresse, il était à nouveau collé à moi.

Peut-être était-ce le fait que j’avais autant besoin de lui qu’il avait besoin de moi quand nous nous étions rencontré. Je m’étais échappé du Cercle un an avant cela après douze mois d’isolement… Ma magie était pour le moins instable, j’étais effrayé, seul et poursuivi par les templiers malgré ma conscription. Je sais que les gens qui m’entouraient m’appréciaient à différents degrés mais une partie de moi était encore enfermée dans cette cellule… et je n’arrivais pas à me sentir lier à eux. La présence de Pounce avait arrangé les choses, plus que ça même, elle avait commencé à me guérir.  

Je m’arrêtais pour discuter avec des villageois, leur accent orlésien rendait la conversation un peu compliquée de temps à autre. On m’expliqua comment me rendre chez l’accoucheuse à travers le bois qui entourait le village. Apparemment la vieille femme vivait dans un genre de cahute branlante à une petite heure de marche des autres habitants. Ce n’était pas qu’elle ne souhaitait pas vivre en ville, m’expliqua-t-on, mais c’était une mage, elle aussi, et les templiers étaient souvent en patrouille dans les villages isolés à la recherches d’apostats. Seulement le village était bien aise d’avoir à sa disposition une personne ayant des notions de soin, bien qu’elle ne soit pas guérisseuse à proprement parler. Il existait donc un accord entre les villageois depuis des années, l’accoucheuse recevait régulièrement l’hospitalité des villageois mais son abri dans la forêt la mettait à l’abri des templiers.

Ces temps-ci, on la voyait d’avantage car avec la chute des cercles et la dissolution de l’Ordre, le danger était en grande partie écartée. Cependant elle continuait de vivre en périphérie du village, par habitude ou par amour de sa tranquillité. Il me fallait donc suivre le sentier jusqu’au grand hêtre qui marquait le début de la route pour le lac Celestine, au nord, puis tourner à l’est et marcher pendant environ trois quart d’heure à travers les arbres. La petite maison se trouvait apparemment au bord d’un petit lac alimenté par une cascade qu’il n’était pas difficile de repérer. Je remerciai mes indicateurs et me remit en route. Arrivé à la porte du village je m’arrêtai un instant pour quelques vérifications.

Pounce vint se frotter à mes jambes en me regardant avec curiosité, ne comprenant pas pourquoi je m’arrêtais. Je vérifiai le contenu de mon sac pour m’assurer que je n’avais rien oublié, mes poches, je rajustai mon manteau et regardai la forêt. Je n’avais vraiment pas prévu de faire de la randonnée aujourd’hui. Mais alors que je rassemblais ma motivation, j’entendis crier derrière moi. Entendant le mot « guérisseur » je me tournai vers la source du cri : un garçon qui devait avoir quinze ou seize ans et qui me rejoignait en courant. Ça ne pouvait pas être déjà quelqu’un envoyé par l’apothicaire, pas si vite… si ? Je restai donc sur place en attendant qu’il me rattrape et l’accueillis d’un sourire.

- « Je suis désolé, j’espère que tu ne me cours pas après depuis trop longtemps, j’étais dans mes pensées je n’ai pas entendu appeler. » Je lui laissai le temps de reprendre son souffle avant de lui tendre ma main à serrer. «  Je m’appelle Wilhelm. J’imagine que tu as besoin de mon aide ? De quoi as-tu besoin ? »

Pounce s’était lui aussi approché, il sentait les bottes du jeune homme avec intérêt, tournant autour de lui avec sa souplesse naturelle puis revint vers moi pour lancer un miaulement sonore. En écoutant le garçon, je me baissai pour que le chat puisse grimper dans mon sac de voyage et s’y installer.




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Bryn Trevelyan
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Jeu 10 Jan - 15:08
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Anders & Bryn

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Le garçon avait beau essayer de se démener et appeler, l’intéressé de ne retournait même pas. En fait il n’haussa même pas la tête à un moment donné. Est-ce que sa voix était si inaudible que ça, ou bien était-ce ce qu’on pourrait couramment appeler de la mauvaise foi ? Car ça y ressemblait fort ! Enfin, heureusement, il finit par se rendre compte que quelque chose n’allait pas et entreprit de se retourner. Bryn, lui, pouvait maintenant cesser de courir… Il appuya ses bras sur ses genoux, respirant rapidement et fort.

« Je suis désolé, j’espère que tu ne me cours pas après depuis trop longtemps, j’étais dans mes pensées je n’ai pas entendu appeler. »

Ça c’était peu de le dire, quand on l’entendait inspirer et expirer bruyamment avant de se redresser, balançant la tête en arrière.

« Ça, on peut le dire… han… mais ça va… » lui assura-t-il d’un signe de main, et finissant par prendre celle de ce Wilhelm. « Bryn… »

Maintenant que sa poitrine lui faisait moins mal – il n’était vraiment pas habitué à l’effort soudain – il pouvait se détendre et commencer à organiser tout ce qu’il avait besoin de dire. Il aurait pu se présenter entièrement, loin de lui l’idée de cacher son nom qu’il n’imaginait pas très important. Mais avec son souffle court, il préférait aller à l’essentiel.

« En fait, je voulais des elfidées au départ, mais je ne savais pas de combien j’en aurais besoin, alors j’ai demandé à l’apothicaire. Je crois que ça l’a fait rire, d’ailleurs, et il m’a dit que j’en avais pas besoin… »

Enfin… aller à l’essentiel, version Bryn Trevelyan, ce n’était pas la même chose qu’aller à l’essentiel pour le commun des gens.

« Il m’a parlé d’un repas chaud et- bon, peu importe ! Je fais partie d’un groupe, et on a des blessés. On a été attaqués par les Templiers Rouges, et puis chassés par les Dalatiens, et maintenant on… on… on en est là… »

Il ne leur restait plus rien, sinon ce qu’ils pouvaient porter sur leurs épaules. Une vingtaine de gens sur les routes, épuisés, démoralisés et affamés, ce n’était pas beau à voir. Le pire c’était qu’il ne s’agissait là que d’une partie des Libertaires, mais que tous étaient dans le même état. L’adolescent s’arrêta un moment, et respira encore, cette fois-ci plus calmement.

« On m’a dit que vous étiez un guérisseur qui cherchait du travail, j’en ai pour vous. J’ai quelques pièces, j’ai de quoi vous payer d’avance des honoraires de déplacement, et pour le reste, je suis sûr qu’on pourra se cotiser. »

Bryn releva finalement une nouvelle fois son regard vers le guérisseur, l’air vraiment suppliant.

« S’il vous plaît, m’sieur… »

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Jeu 10 Jan - 22:55

Nouveau Départ

Bryn, c’était donc le nom de l’adolescent qui se tenait devant moi, les bras sur les genoux, essoufflé comme après un marathon. Depuis combien de temps me suivait-il pour être si fatigué ? D’accord j’étais en train de rêvasser mais quand même… ah j’imagine que de toute façon le rapport à l’effort n’est pas le même pour tout le monde. Entre les fuites du Cercle, les courses-poursuites dans les tréfonds, les courses-poursuites dans DarkTown, les courses-poursuites pour fuir Kirkwall et les combats incessants de ces dix dernières années… j’imagine qu’un sprint ne me paraît plus grand-chose… Le fait de voyager avec un type qui porte une épée plus grande et plus lourde que lui non plus d’ailleurs.

Une fois qu’il eût rassemblé ses force et serré sa main, le gamin -oui il devait facilement avoir vingt ans de plus alors il allait se permettre cette appellation- le résumé de sa situation était un peu confus, je me contentais d’acquiescer, à son âge ce n’était pas étonnant de ne pas savoir doser l’elfidée surtout s’il n’avait aucun savoir de guérison ou d’alchimie…

- «  Que comptais tu faire avec de l’elfidée ? Tu as quelqu’un qui sait comment les préparer ? La personne qui t’a demandé d’aller en chercher ne t’a pas donné d’instructions ? »

Par contre le rapport avec le repas chaud, je n’étais pas certain de saisir… toujours était-il que je trouvais cela étrange d’envoyer un adolescent sans connaissance particulière de la médecine chercher des plantes sans lui donner de détails sur la qualité ou la quantité des commissions… Mon regard se posa sur le bâton qu’il portait dans le dos pendant un instant, un modèle comme ceux qu’on trouve dans les cercles, simple dans sa conception, finement décoré et surtout dépourvu de renforcement et de lame défensive. Lorsqu’on vit suffisamment longtemps hors d’un Cerlce on en revient assez vite, forcément ça fait toujours envie, ils sont souvent assez beaux. Il y avait de grandes chances pour qu’il ait gardé son bâton du Cercle parce que c’est le seul qu’il ait… mais s’il avait duré jusque là c’était probablement un miracle vu les temps troublés que nous traversions.

Des blessés donc, évidemment c’était encore l’œuvre des templiers rouges… ces fils de brontos n’avaient visiblement que ça à faire que d’attaquer les voyageurs sur les routes…. Pour le peu que j’en savais par contre il était étrange que les Dalatiens les aient attaqués, après avoir un peu voyagé dans la région je les avait trouvé relativement pacifistes. Mais avec la tension qui régnait j’imagine que tout est possible.

Bryn me confirma également que c’était l’apothicaire qui l’avait envoyé à moi et il parlait déjà d’argent. Non pas que je désapprouve la proposition de paiement mais elle était un peu prématurée, je ne savais même pas à quoi j’avais affaire…. Et je crois que c’est la première fois que quelqu’un m’appellait « monsieur »…. « mage » tout le temps, « blondie » assez souvent, « guérisseur » régulièrement…. Mais Monsieur…. J’avais presque envie de regarder derrière moi pour vérifier qu’il ne parlait pas à quelqu’un d’autre.

- « Ne mettons pas la charrue avant les bœufs, d’accord ? » je répondis avec un petit rire. « Garde ton argent, je ne fais payer que mes remèdes si les malades ou les blessés en ont besoin après mon départ, et je ne vais certainement pas te faire payer le déplacement. »

Un enfant d’une dizaine d’année passa avec un paquet sous le bras, je l’arrêtais d’un geste.

- « Est ce que je peux te charger d’un message ? »

L’enfant opina du chef, je pris de quoi écrire dans mon sac et rédigeai une note à la hâte. ‘’Templiers rouges hors du village, je pars soigner les blessés, A’’. Je donnais le papier à l’enfant et une pièce de cuivre en lui demandant de se rendre à l’hotel et de glisser le mot sous la porte de ma chambre. Aussitôt dit, aussitôt fait, le gamin partit en direction de la taverne.

- « Je ne voyage pas seul, et mon compagnon n’aime pas particulièrement devoir me chercher partout. » expliquai-je avec un sourire. « Je te suis, emmène moi voir ton groupe. »

Je pris la route vers l’extérieur du village, entamant la marche d’un pas ferme. Avoir enfin quelque chose à faire après trois jours à tourner en rond dans ce village paumé me mettait un peu de baume au coeur même si évidemment, la perspective que des gens aient été blessés ne me réjouissais guère.

- «  Que s’est il passé exactement ? Combien êtes-vous et combien sont blessés ? »




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Bryn Trevelyan
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Sam 12 Jan - 20:35
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« I think I’m cursed if the only companion I can find is a terrorist and a murderer. Yes, in some way, a murderer is a worthy companion : he could find food, and show me how to reach some safe place for my people. But maker, at what cost ? »
Maintenant qu’il avait plus ou moins repris un rythme respiratoire correct, le jeune homme se redressa, se rendant compte dans l’expression et les questions du guérisseur, qu’il n’avait pas vraiment été des plus clairs. Et comment pourrait-il le lui reprocher ? Il s’était emporté en racontant n’importe quoi, pas étonnant que Wilhelm devait être perdu. Fermant les yeux un instant pour se remettre les idées au clair, Bryn se reprit.

« On a des blessés… » répéta-t-il en inspirant, d’un ton assez suppliant.

Et aussi, il venait de se rendre compte qu’il n’avait pas pensé à demander tout ça. Tout ce que le guérisseur pointait.

« Tout ce que je sais, c’est qu’on en a besoin. On peut… faire des cataplasmes et des potions avec, et… je crois que Warrek sait comment faire… ou il connait quelqu’un qui sait… ou… ou… »

Bryn n’eut même plus la foi de chercher une autre justification, maintenant qu’il avait conscience de ne rien savoir. Force est de constater combien il avait été mal préparé pour cette petite expédition au village. Avec Quellcrist, ce genre de chose ne serait évidemment pas arrivé, elle aurait sans doute déjà soigné tout le monde elle-même ! Repenser à elle l’attrista soudainement, et il baissa légèrement le regard. Oui si elle avait été là, tout se passerait tellement mieux, ils auraient certainement déjà un toit où se réfugier et ils ne seraient pas à se faire reprocher de n’avoir aucune idée de ce qu’il faisait.

Ce qui était malheureusement vrai.

Le rire soudain de Wilhelm le fit relever la tête, comme s’il s’étonnait presque que la question de l’argent vienne si vite. Pourtant, ça lui avait semblé si naturel : aucun guérisseur ne ferait don de ses talents comme ça, pour des inconnus, sans quelques pièces d’avance pour s’assurer une certaine protection contre les arnaques.

« Garde ton argent, je ne fais payer que mes remèdes si les malades ou les blessés en ont besoin après mon départ, et je ne vais certainement pas te faire payer le déplacement. »

« Ah ? Vraiment ? »

Bryn le regarda encore un instant, ne l’interrompant pas quand il vint donner une lettre à un enfant mais continuant de le suivre des yeux. Bien sûr, il ne devait pas voyager seul. Rares et inconscients sont ceux qui s’y risquent encore… Hochant légèrement de la tête pour montrer qu’il comprenait, puis plus franchement quand il lui proposa de le suivre, l’adolescent regarda nerveusement autour de lui avant de reprendre la marche.

Allez savoir pourquoi… Peut-être qu’il s’attendait à le supplier d’avantage pour qu’il veuille bien l’aider.

« Nous… étions dans les Tombes Émeraudes quand nous avons commencé à être attaqués par les Templiers Rouges. Plusieurs fois. Et puis aussi, nous n’étions plus les bienvenus sur les lieux. Je ne connais pas les détails, mais… enfin… Quellcrist maîtrisait la situation. Elle… »

Il se pinça les lèvres, se rendant compte qu’il avait ralenti le pas. Non Bryn, arrête d’être un imbécile émotif ! Il se reprit tout de suite, rattrapant son retard.

« On a dû partir, mais on a été encore une fois attaqués. Plus durement. On a perdu plusieurs des nôtres, et… Quellcrist en faisait partie. Nous étions une cinquantaine, maintenant, eh bien… là nous sommes vingt-deux. Moi compris. »

Il eut un petit sourire mal à l’aise.

« Je sais, ça ne fait pas beaucoup. Notre groupe voyage… séparément. Vers nulle part. On s’est arrêtés pour la nuit, ce n’est plus bien loin. Et… oh pardon, votre question. Ils sont trois qu’on transporte sur des chariots, l’attaque a été rude. Mais je pense qu’en tout et pour tout, on est une dizaine de blessés. Moi ça va, regardez… »

L’adolescent releva sa manche, il n’y avait qu’une égratignure. Il était mal tombé à un moment, le bras a heurté une pierre, mais ce n’était rien de sérieux. Il avait nettoyé avec de l’eau, et ça cicatrisait tranquillement. Bientôt ils pouvaient voir au loin le groupe en question : ils avaient commencé à installer quelques tentes, en prenant évidemment en compte qu’ils ne pourraient pas être là demain.

« Vous voyez m’sieur, je ne vous avais pas menti. »

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Anders
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Lun 14 Jan - 12:12

Nouveau Départ

La situation de ce groupe devait être assez dramatique pour envoyer un adolescent sans aucune connaissance médicale et aucune instruction… Fenris aurait probablement trouvé ça louche, mais il y avait peu de chances pour que cela soit un piège, après tout personne ne savait que nous nous étions descendu dans ce village et à ma connaissance nous n’avions rencontré aucun groupe susceptible de nous avoir rencontré depuis que nous avions passé la frontière Orlésienne il y avait quelques semaines.

Il sembla que Bryn prit quelques secondes pour organiser ses pensées, je hochais la tête, pour les blessés au moins j’avais saisis la première fois. Visiblement il avait l’air de se rendre compte des faiblesses de son plan, mais sa confusion s’agrandit encore lorsque je lui indiquai que je n’avais pas l’intention de lui faire payer mes soins.

- « Cela te surprend peut-être, mais je ne fais jamais payer mes services aux gens qui sont dans le besoin. Je croise suffisamment de personnes qui ont les moyens de se payer mes services pour ne pas alourdir les problèmes de ceux qui ne le peuvent pas avec ce genre de préoccupations. » Je lui souris avec bienveillance. « Je peux me tromper les gens avec qui tu voyages n’ont probablement nul part où aller, sinon tu ne serai pas ici, seul, avec un paquetage léger à chercher de l’aide. Je suis depuis assez longtemps sur les routes pour reconnaître les signes.De plus, tu es un mage donc les probabilités pour que tu voyages avec d’autres mages ou avec ta famille sont assez élevées… Dans les deux cas vous n’avez probablement pas beaucoup de moyens.  »

Une fois mon petit messager parti, je marchai près de mon nouveau compagnon. j’écoutai son récit, les templiers rouges donc, évidemment, la région des Tombes était sauvage et reculée ce n’était pas étonnant que ces enfoirés traînent dans le coin et agressent quiconque passaient à leur porté. J’eus une pensé pour les Géants qui traversaient parfois la forêt et espérai qu’ils avaient marché sur quelques accros au lyrium au passage.

Quellcrist. Un nom qui ne m’était pas inconnu mais que je n’arrivai pas à replacer. En tout cas c’était visiblement quelqu’un d’important pour Bryn. C’était donc un groupe des mages, plus large que ce à quoi je m’attendais, et en plus mauvaise posture que ce que craignais également. Malgré les attaques, la plupart du temps les gens étaient soit légèrement blessés, soit morts. Mais les blessés graves étaient somme toute assez peu courants. Je m’apprêtais à poser d’avantage de questions lorsque je vis la petite blessure sur le bras du gosse.

Je m’arrêtai de marcher et lui saisis le poignet avec douceur pour examiner la plaie. Après un instant de considération je mis ma main au dessus et concentrai ma magie. Un halo de lumière bleutée apparut entre ma main et la blessure pendant quelques secondes, lorsque je retirai ma main la peau était lisse, neuve, comme si elle n’avais jamais été blessée.

- « C’est un groupe assez important pour attirer l’attention des templiers rouges apparemment… »

A la vue du campement sommaire qui se rapprochait, j’ouvris mon sac de voyage, Pounce sauta hors de ce dernier et trottina joyeusement vers notre destination, ce qui libéra l’accès à mes affaires. Je sortis quelques unes des boites en bois qui contenaient mes baumes et les fioles avec mes potions de soins. Je les glissai dans mes poches pour les avoir sous la main en cas de besoin.

J’accueillais sa dernière remarque d’un petit rire.

- « Je n’ai jamais douté que tu aies dit la vérité. Mais s’il te plaît, juste Will, je crois que tu es la seule personne qui m’ait jamais appelé monsieur et ça me fait vraiment bizarre. »

Nous approchions du campement lorsqu’un doute un peu sourd me prit… C’était certainement un groupe de mages orlésiens, il n’y avait pas de raison de craindre d’être reconnu n’est-ce pas ? Les mages du Cercle de Kinloch devaient presque tous avoir rejoint l’Inquisition et Kirkwall était bien loin d’ici… du moins je l’espérais. Mon changement d’apparence physique depuis que j’étais séparé de Justice était un déguisement relativement efficace, le retour de mon caractère naturel en était un autre. J’avais déjà croisé des mages marchéens qui ne m’avaient pas reconnu malgré qu’ils m’aient déjà rencontré dans le passé…. Dans le doute, je levai les bras à ma tignasse et en défit le lien qui la retenait en arrière. La masse de cheveux blonds redescendit en cascade en encadrant mon visage. Ce n’était pas grand-chose mais si cela pouvait aider à semer le doute quand à mon identité alors….

- « Est ce que tu penses que je peux utiliser une de ces tentes ? Je préfère éviter de soigner des blessures graves aux yeux de tout le monde, ce n’est pas toujours beau à voir et certains patients ne sont pas à l’aise de se dévêtir devant toute une assemblée et préféreront ne rien dire sur des blessures éventuelles… Si tu pouvais faire circuler le fait que mes soins ne seront pas payants et que je peux m’occuper même des petits problèmes. Que personne n’hésite à venir me voir. »




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Bryn Trevelyan
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Mar 15 Jan - 13:33
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« I think I’m cursed if the only companion I can find is a terrorist and a murderer. Yes, in some way, a murderer is a worthy companion : he could find food, and show me how to reach some safe place for my people. But maker, at what cost ? »
La simple idée qu’il ait pu voyager avec sa famille arracha à Bryn une moue à la fois perplexe et dépitée. Si le guérisseur avait la moindre idée de qui était réellement sa famille, nul doute qu’il n’aurait jamais pensé à lui dire cela. Il était impossible que ses parents acceptent de voyager avec un mage, et puis on ne pouvait pas dire qu’ils manqueraient de moyens s’ils étaient sur la route. Cependant il ne fit aucun commentaire là-dessus : il avait perdu l’habitude d’évoquer sa famille il y avait longtemps. Tout le monde s’en moquait maintenant. Un mage était un mage, peu importe ses origines.

« Vous êtes un mage aussi… » fit-il en relevant la tête vers lui. « Vous ne serez pas dépaysé, j’en suis sûr. »

Un léger sourire finit par éclairer son visage. L’époque où il prenait peur de ses propres semblables était révolue, et ce Wilhelm semblait être quelqu’un de confiance. Enfin, au moins, il ne comptait pas les arnaquer jusqu’au cou. Il y en avait beaucoup qui faisaient payer leurs soins en kilo d’or, sous prétexte qu’en temps de guerre, la vie était bien la seule chose qui avait encore de la valeur. Quellcrist entrait toujours dans une colère noire quand elle en voyait. Et elle avait bien raison : ce genre de procédé était répugnant.

Et cela ne semblait pas être le cas de ce guérisseur.

Quand il s’arrêta dans sa marche, Bryn en fit de même, sans trop comprendre la raison. Enfin, si : son bras. Mais ce n’était rien d’important ! Wilhelm lui prit cependant le poignet, l’observa plus attentivement, et décida de s’en occuper. Ce n’était pas la première fois que l’adolescent voyait un guérisseur à l’œuvre, cela dit ce n’était pas non plus très fréquent. Il retint un instant son souffle, en sentant cette légère chaleur parcourir son avant-bras, pendant que sa plaie disparaissait peu à peu. C’était une expérience toujours impressionnante pour lui, si bien qu’il ne put s’empêcher, une fois son bras libérer, de venir passer sa main sur sa peau réparée sans trace.

« Oui, enfin… on l’était. »

Maintenant, il devait avouer que leur groupe ne ressemblait plus à rien. Juste des réfugiés qui ne savaient guère où aller.

Se rapprochant du camp, Bryn eut un regard amusé sur le chat qui se dégourdit un peu les jambes. Ça devait faire mal, à force, d’être ratatiné dans un sac pendant des heures ! Pas étonnant que ses petites pattes soient engourdies.

« Je n’ai jamais douté que tu aies dit la vérité. Mais s’il te plaît, juste Will, je crois que tu es la seule personne qui m’ait jamais appelé monsieur, et ça me fait vraiment bizarre. »

« Mais… vous êtes vi- » L’adolescent se coupa de suite dans sa remarque, inspirant un coup rapidement pour éviter de dire plus de bêtise. « D’accord, Will, ça me va. »

D’ordinaire il appelait les hommes de son âge « monsieur », ce qui lui semblait parfaitement normal. Surtout quand il s’agissait d’inconnus. Mais si vraiment ce guérisseur y tenait, pourquoi pas ? Ils firent alors ensemble les premiers pas dans le campement improvisé, sentant une certaine nervosité ambiante… évidemment, il faisait entrer un homme que personne ne connaissait – du moins il le croyait – et même venant de Wilhelm, ça se sentait un petit peu.

« Est ce que tu penses que je peux utiliser une de ces tentes ? Je préfère éviter de soigner des blessures graves aux yeux de tout le monde, ce n’est pas toujours beau à voir et certains patients ne sont pas à l’aise de se dévêtir devant toute une assemblée et préféreront ne rien dire sur des blessures éventuelles… Si tu pouvais faire circuler le fait que mes soins ne seront pas payants et que je peux m’occuper même des petits problèmes. Que personne n’hésite à venir me voir. »

L’adolescent hocha la tête rapidement, à tout ce qu’il lui disait. Après tout, ça lui semblait censé, et il s’était attendu à ce genre de requête.

« Je vous en prie. Prenez la tente qui vous convient le mieux, on s’organisera pour le reste. Est-ce que… vous avez besoin d’autre chose ? J’aidais, quand on avait des blessés, je changeais les bandages, apportais à manger, à boire… Si vous avez besoin de quoi que ce soit, faites-le moi savoir, d’accord ? Je ferai ce que je peux. »

Il n’était pas très à l’aise, ça s’entendait dans sa voix légèrement tremblante, mais sa volonté de bien faire ne faisait aucun doute : elle se lisait dans son regard. Tout ce qu’il désirait, c’était aider. Être utile.

« Je… Je vous laisse vous installer. Je vais faire passer le mot. Et… j-je vous remercie. D’avance. Pour ce que vous faites… »

Il voulut sûrement ajouter quelque chose, mais se pinça les lèvres au dernier moment, finissant de secouer la tête en s’éloignant. Faire passer la nouvelle de soins gratuits était très rapide, et bien vite on commença à s’attrouper devant la tente que le guérisseur avait réquisitionnée. Bryn en aida quelques-uns à s’installer par terre, pour attendre, distribua quelques gobelets d’eau, et finit par s’annoncer devant la tente avant que les soins ne commencent, venant tendre au guérisseur une tasse remplie.

« La nouvelle est passé, Will. Vous en voulez ? C’est… juste de l’eau. »

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Ven 18 Jan - 19:07

Nouveau Départ

Bryn me proposa de m’installer dans n’importe laquelle des tentes mais certains s’étaient déjà un peu installé dans certaines d’entre elles, quelques personnes avaient commencé à organiser des couchages et à faire du feu. Je regardai autour de moi et constatai qu’il y avait une tente en train d’être terminée à l’extrémité du campement et que quelqu’un avait tout mis en place pour lancer un feu. Je souris à l’adolescent.

- « Un assistant me serait très utile en effet, d’autant que tu connais ses gens, si jamais tu sais qu’ils cachent des blessures plus anciennes tu seras là pour les encourager à en parler, et ta présence les rassurera. Ce serait également utile que tu trie les urgences. Je vais d’abord m’occuper des trois personnes que vous transportez sur les chariots. Ensuite je m’occuperai des blessures ouvertes, puis des handicaps plus légers comme les gènes respiratoires, les grossesses s’il y en a. Après cela je recevrai les blessures mineures, MST, contraception, arthroses et autres conditions générales qui peuvent gêner votre voyage sur un plan personnel. Est ce que tu crois que tu peux faire ça ? » Je hochai la tête à son remerciement. « Ce n’est rien, vraiment… »

Mes actes pouvaient paraître désintéresses et je préférai que cela reste ainsi. Tout ce chaos était de ma… notre… faute…. À Justice et moi et il était de mon devoir d’aider à rectifier le tir. Sans compter le sentiment de culpabilité que je soulageais à coup de « bonnes actions » comme celle là. Je le laissai aller répandre la nouvelle de mon arrivée, me dirigeant vers la tente en construction j’interpellai les quelques personnes qui s’affairaient à la monter et leur demandai si je pouvais l’utiliser temporairement comme infirmerie. On me céda l’espace avec enthousiasme et une jeune femme alluma le feu à quelques mètres de là. Elle utilisa la magie de glace pour faire de l’eau dans un petit chaudron qu’elle plaça au dessus du feu et s’empressa de m’amener une bassine dans laquelle elle répéta l’opération.

Je réquisitionnai une souche que je mis debout pour servir de chaise et un couchage pour les plus mal en point, on m’amena également des planches que j’ajustai pour me faire une table où j’installai mes onguents, potions et le peu d’instruments que je promenais avec moi. En jetant un œil dehors je vis que Pounce jouait dans les feuilles un peu plus loin. Il devait avoir trouvé un insecte ou une souris à chasser. La vision m’arracha un sourire attendri avant que je retourne à mes préparation. J’avais suffisamment d’eau pour nettoyer les blessures pendant un moment, autant commencer maintenant.

Ce fut le moment que choisit Bryn pour me rejoindre sous la tente avec une tasse d’eau que j’acceptai gracieusement. Après avoir posé le récipient sur la table je m’adressai à nouveau à mon assistant de quelques heures.

- « Merci. Nous allons commencer par amener les blessés graves, un par un. Je te préviens que je suis un guérisseur vital donc il est possible que les sortilèges que j’utilise ne te soient pas familiers et que je rentre en connexion avec l’immatériel….. J’imagine que tu connais la différence entre un guérisseur standard et un guérisseur vital, ils ont dû te l’apprendre, au Cercle. Bref, si jamais tu n’en as jamais vu à l’œuvre, c’est un peu le spectacle de son et lumière donc pas de panique. » J’émis un petit rire avant de jeter mon manteau dans un coin de la tente. « Nous allons pouvoir démarrer. »

Je sortis de la tente et fis signe aux personnes qui s’étaient occupé de bouger les blessés jusque devant la tente pour qu’ils amènent le premier patient. Des os brisés pour le plus gros des blessures. Une fois l’homme allongé sur le couchage de fortune, j’entamais de dégager autant que possible les vêtements de mon chemin. Les blessures avaient été nettoyée et gardées propres avec des plantes cicatrisante et des bandages. Cependant la fièvre faisait que mon patient était assez conscient pour se débattre mais pas assez pour me parler… Je me tournai vers Bryn

- «  Je vais avoir besoin de toi pour le maintenir couché. Mets toi à genoux, les jambes autour de sa tète et tes mains sur ses épaules. N’hésite pas à mettre tout ton poids si besoin, il n’est pas blessé dans cette zone et le moins il bougera le plus rapide seront mes soins. Tiens toi prêt. »

J’attendis qu’il se mette en place et j’étendis ma conscience à l’immatériel. Je pouvais sentir la présence d’Espoir qui poussait doucement contre le voile, tendant les bras vers moi et s’unissant à ma signature magique pour m’offrir ses pouvoirs. Mes mains parcoururent lentement les membres et les côtes brisés de mon patient. J’avais conscience des os qui se ressoudaient, des veines et des nerfs qui se reconnectaient entre eux, de la chair qui se reconstituait sous mes mains. La magie émanait de mon corps par vague, l’aura d’Espoir, chaleureuse et rassurante, perçant à travers ma magie. L’air ambiant se chargea de magie, soulevant les objets les plus légers qui se trouvaient sous la tente,  quelques herbes par terre, les cheveux des trois personnes présentes, les plumes de mon manteau. Cela dura tant que la lumière bleu qui émanait du flux magique disparaisse. Je passai rapidement une main au dessus de mon patient, allant de la tête jusqu’à ses pieds pour m’assurer qu’il ne restait rien à soigner puis relevai la tête.

- « Il va avoir besoin de repos et de manger aussi bien qu’il lui sera possible, mais il sera remis sur pied d’ici demain. La fièvre est tombée, il va probablement dormir au moins quelques heures. Tu peux demander à ce qu’on l’emmène et qu’on amène le suivant, s’il te plait ? »



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