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Des villes et des champs. [PV Zevran]

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Lathbora
Dalatien vengeur
- Felassan -
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Ven 12 Avr - 10:41

Des villes et des champs.



Il porta sa main en cloche, au-dessus de ses yeux clairs et fragiles, attardant son regard sur les vaguelettes formées à la surface du lac, miroitantes sous le soleil du matin. Les remous du lac le berçaient, lui rappelant agréablement les cahots doux des aravels de son enfance.

Comme promis, voilà Montsimmard !

Lathobora le remercia d'un signe de tête, la mâchoire serrée. Sur les rives du lac s'étendait en une seule grappe compacte une cité fortifiée, retranchée derrière ses sempiternels remparts. *Rien de neuf sous le soleil* Pensa le Dalatien, tout en englobant une nouvelle fois de son regard les murs rouges de la cité, ses fanions colorés flottant au vent du sommet des plus hautes tours, ses toits pentus d'apparence impraticables. Un bosquet fait de pierre et de mortier. Un bosquet urbain formé par la volonté des hommes, modelant injustement le décor naturel alentour, à couper le souffle.

Et concernant ma gratification...

Le dalatien se raidit. Il n'avait jamais été question de rémunération, si ? Il se retourna vivement vers le marchand, cherchant à ne pas faire basculer la large barque à fond plat. Son genou heurta un tonneau de bois haut, un tonneau qui l'empêcha de s'approcher plus près. Il avait rencontré ce marchand plus haut dans les terres, alors qu'il cherchait à atteindre, à pied, la ville de Montsimmard, longeant les berges de l'immense lac Célestine. Fatigué, il n'avait pas su résister lorsque l'elfe citadin, perché sur son embarcation vétuste, l'avait abordé. Oui, il était perdu. Oui, il apprécierait qu'on le rapproche de sa destination. Par voie maritime ? Pourquoi pas. À présent il s'en mordait les doigts. Il était moins fatigué, certes, mais n'avait pas un seul sous en poche. Et il était hors de question qu'il se sépare de la moindre de ses affaires qu'il avait regroupée dans un sac au tissu usé. S'enfuir à la nage n'était pas extrêmement réaliste. Privé de toute option, le dalatien se contenta de fixer le Citadin, en silence.

Je marie mon neveu ce matin. Y aurait-il des chances pour que tu connaisses des prières aux dieux ? Et qu tu puisses les réciter devant eux ? Cela les aiderait certainement à prendre un bon départ.

Il détendit les muscles de son dos, relâcha la pression qu'il avait exercée dans ses poings fermés. *Si une ou deux prières peut me faire entrer jusqu'au bas-cloître, alors ça n'est pas cher payé.* Car c'était bien là qu'il avait l'intention de se rendre : dans le bas-cloître. Il allait visiter chacun d'entre eux si cela pouvait lui permettre, enfin, de trouver ceux qu'il recherchait. Alors il acquiesça de la tête, gravement, par la positive. Le marchand éclata de rire, assénant un coup de coude à l'un de ses aides qui se bidonna à son tour.

Tu n'es pas très causant, pas vrai ?

Là encore, Lathbora signa de la tête, par la négative. Il économisait ses mots, son regard de nouveau tourné vers les remparts de la ville, hauts et imposants. Combien de gardes devaient arpenter les rues d'une telle ville ? Et quel accueil pouvaient-ils réserver à un elfe tel que lui, à la peau marquée par sa foi ? Voilà au moins un problème de réglé.
À mesure que la barque s'approchait des remparts, s'éloignant de plus en plus de ce qui semblait être l'entrée principale de la ville, une odeur terrible montait des eaux. Une odeur âcre et acide, reconnaissable entre toutes : celle des égouts. Là où ils semblaient se déverser, les remparts étaient écroulés, formant une seconde porte, dérobée celle-ci. Deux gardes en armure en contrôlaient tout de même les entrées. Caché dans l'un des tonneaux de marchandise, Lathbora entendit le Citadin se justifier de sa présence, parler du mariage, et obtenir le droit de passer. La barque se mit de nouveau en branle, et le dalatien ne parvint pas à réprimer le sourire qui lui était monté aux lèvres. C'était bien trop facile.
Lorsqu'on ouvrit son tonneau, il fut ébloui un instant par la lumière, puis surpris par le nombre de visages se penchant dans sa direction. Des visages portant les attributs des elfes, heureusement, pauvreté et crasse comprises. On l'aida à enjamber le rebord, puis il s'extirpa lui-même de sa cache, évoluant avec aisance sur le sol pavé de détritus, s'étirant avec amplitude. Autour de lui, les elfes murmuraient de surprise ou félicitaient le marchand d'avoir rapatrié un si beau cadeau. Le bas-cloître de Montsimmart était, aux yeux de Lathbora, identique à tous les autres : crasseux, misérable et en ruine. Enfin, au moins ici ses occupants étaient occupés, bien que cela puisse être mis sur le compte du mariage imminent. Une grande estrade branlante avait été montée aux pieds de l'arbre rituel. Lathbora s'en approcha, et s'assit en tailleur à ses pieds, prêt à assister au spectacle. Trois paires de jeunes gens se tenaient sur la gauche de cette estrade. Tous dans leurs plus belles tenues, les moins crasseuses du moins. De l'autre côté, une sœur chantriste et l'ancien étaient en pleine conversation. Lathbora chercha à faire partir le sang écaillé de son plastron d'écorce de fer, le frottant de son ongle incrusté de terre. Il n'était pas propre, mais sa saleté à lui provenait d'une vie passée à l'extérieur. C'était une saleté qui lui semblait plus saine que celle des gens habitant les villes. Mais ce n'était que son propre point de vue. Sur la scène, le mariage débuta, Lathbora, toujours en tailleur, releva la tête. L'ancien ouvrit les noces, puis la sœur commença son discours. C'est alors qu'un nouveau murmure parcourut la foule, bientôt surpassé par un bruit de fer et de marche forcée. Lathbora ne se retourna pas . Il avait bien étudié sa position : si près de la scène, il pouvait passer inaperçue, d'autant plus qu'il était au sol, alors que les autres spectateurs étaient restés debout. Au bruit qu'il entendait à présent avec netteté, il comprit que des shemlens en armes, enorgueillis et gonflés de mauvaises intentions avaient fait irruption dans le bas-cloître. La sœur interrompit son chant. Elle ne paraissait pas surprise. Bien, alors ce genre d'intervention était la norme pour ces gens. Lathbora remua légèrement, trouvant une position plus confortable encore, et reprit le nettoyage de son plastron. Ils montèrent directement sur l'estrade. Une dizaine d'hommes en armure lourde, plume jaune dépassant de leurs casques à la visière baissée. Au milieu d'eux, trois autres hommes, engoncés dans des tenues compliquées aux matériaux nobles, de ridicules demi-masques cachant leurs visages. Lathbora cracha au sol la terre qu'il venait de déloger de sous l'ongle de son pouce. La foule, dans son dos, était électrique. Il allait se passer quelque chose. Ces shemlens allaient s'en prendre à ces elfes. Bien. *Je vais même avoir droit à une démonstration* Pensa le dalatien, espérant voir émerger de cette foule, pour le moment inerte, une ou plusieurs bonnes âmes voulant défendre les leurs. C'était ce qu'il était venu chercher, après tout. Mais personne ne bougea. Personne ne parla. Les trois nobles quittèrent de nouveau la scène pendant que les chevaliers s'emparaient des mariées. Seuls leurs cris brisèrent le silence lorsqu'elles furent emmenées de force. La procession quitta la scène et la foule s'écarta, les laissant passer. Lathbora soupira. Il prit son sac, le passa à son épaule et se releva d'un bon. Il laissa les hommes s'éloigner de plusieurs pas avant de se mettre à leur suite, sous les regards estomaqués des autres elfes. 

Il va leur falloir plus que des prières pour bien commencer leurs nouvelles vies.

Lâcha-t-il en arrivant au niveau du marchand, qui l'avait conduit jusqu'ici. Juste avant d'atteindre la porte séparant les elfes du reste de la cité, Lathbora bifurqua, grimpant adroitement un petit muret, puis une façade et enfin un toit, jusqu'à arriver hors d'atteinte des gardes et des chevaliers. Il s'abaissa, suivant la procession silencieusement et le plus discrètement possible, se fondant dans les ombres des tours, étirées par le soleil de ce début de journée. Il les suivit non sans mal, jusqu'à ce qu'ils se soient suffisamment éloignés du bas-cloître. Alors et rapidement, il sortit de son sac sa vieille cape de laine qu'il noua à la hâte sur ses épaules dissimulant sa tenue outrageusement dalatienne, avant d'enfoncer sur sa tête le chapeau coloré et ornementé à larges bords offert par la barde Argonia. Il s'assura que la ruelle qu'il surplombait était bien vide avant d'y descendre, puis rejoint l'artère principale d'une démarche fluide, la plus shemlen possible. Se fondre dans la lumière était moins aisé que de se fondre dans les ombres, mais Lathbora se devait d'essayer. La foule, en cette matinée, était suffisamment compacte pour lui permettre de passer modérément inaperçue. La procession le précédent avançait lentement, paradant presque avec ces trois elfes pleurant en silence. Lathbora serra les dents. Ils arrivèrent bientôt au pied d'un bâtiment plus grand que les autres, à la porte monumentale et recouverte d'or. Nobles, chevaliers et prisonnières s'y engouffrèrent. La porte se referma derrière eux. *Bon.* Le dalatien fit un pas en arrière de manière à faire entrer un maximum de ce bâtiment dans son champ de vision. Mais ce n'était pas une mince affaire, tant il était grand. Un château. Les nobles avaient pénétré dans un château. *Impossible de rentrer par là* regretta Lathbora. Le temps jouait contre lui. Il lui serait impossible de retrouver les trois elfes à l'intérieur de ce bâtiment. Pourtant il sentait la rage bouillir en lui. Il ne pouvait pas simplement s'arrêter là, si ? *Non, bien sûr que non.* Pratiquée dans la même façade, une seconde ouverture, plus modeste. Cette porte-ci restait de taille humaine, mais elle n'en était pas moins clause. L'elfe attendit un court instant, espérant la voir s'ouvrir, presque par magie. Mais cela ne se produit pas. Les dalles de pierre, devant cette porte, étaient légèrement plus abîmées que le reste, témoins de passages réguliers, de charges lourdes. *Une porte pour les livraisons?* Il ne connaissait qu'un seul moyen de tester son hypothèse. Il testa du bout du pied les dalles du sol, jusqu'à en identifier une, désolidarisé des autres. Il se pencha alors pour la ramasser et en évalua en poids dans ses paumes. Oui, elle sera certainement assez lourde pour être entendue. Alors, il fit un nouveau pas en direction de la façade, se tenant à la limite de la foule et, dans un geste rapide, visa la porte, levant sa pierre au-dessus de sa tête.
Il bloqua sa respiration, prêt à tirer.



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Zevran
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Ven 12 Avr - 13:22

Des villes et des champs


Le marquis de Montsimmard, encore un noble qui cachait ses envies perverses avec son argent et sa soi-disant réputation. Lors de sa dernière visite à Siha, l’archiviste avait mentionné son nom parmi ceux qui pourraient potentiellement avoir bénéficier du réseau d’esclavagisme sur lequel ils avaient travailler ensemble. Si le Marquis de Montsimmard avait en effet fréquenté la Lanterne Rouge, Zevran n’en avait pour l’instant aucune preuve.

Cependant le fait que ses quelques courtes infiltrations dans le manoir du marquis n’aient rien donné pour le moment ne voulait pas dire que le Marquis n’était pas client du réseau. Cela pouvait simplement dire qu’il avait besoin de plus de temps pour trouver ce qu’il lui fallait ou simplement que le Marquis était un homme intelligent qui ne gardait pas de preuves de ses méfaits.

Après avoir séduit une des lingères du château et l’avoir convaincu de l’introduire à l’intérieur -et pour une fois sans faveurs illicites à la clef- il avait une assez bonne idée du nombre de garde, du fonctionnement des rondes et il avait en tête un plan plus ou moins précis des lieux. Cela suffisait pour un assassinat si assassinat il devait y avoir.

Lors de sa dernière visite à Irène, c’était le nom de la jeune fille, il avait entendu les gardes parler d’un évènements au bascloitre. Que les nobles parlent de la vie du bascloitre n’était jamais une bonne chose dans l’expérience de Zevran. Généralement on ne parlait de ce quartier dans les hautes sphères uniquement lorsqu’on souhaitait s’en prendre à de pauvres gens sans défense. Cette fois ne fut pas exception. En écoutant aux portes il apprit l’imminence d’un mariage parmi les membres du quartier le plus défavorisé de la ville, et le seigneur avait visiblement l’intention d’exercer son droit de cuissage sur la mariée. Non pas que l’Antivan désapprouve un peu d’animation à un mariage mais ce genre de festivité était rarement du goût de la mariée…. Et ça Malgré tous ses vices, Zevran ne pouvait pas y être indifférent. Ce que les hommes comme le Marquis trouvaient à une partenaire non consentante le dépassait de loin.

Cela changea quelque peu ses plans. Il avait espéré trouver des preuves de l’implication du Marquis et repartir… l’assassiner si ses mœurs étaient du même acabit que celles de De Guivre peut-être, mais il pouvait difficilement rester sur le banc de touche si l’homme décidait de mettre à bien son « droit ». Surtout après avoir entendu les gardes suggérer qu’il ferait peut-être tourner la fille à ses gardes après l’avoir utilisée.

Zevran eut un petit rire pour lui-même. Cela ne lui ressemblait pas de se préoccuper du sort des autres. Mathilde avait raison, fréquenter Siha avait influencé ses objectifs. Quelques mois au par avant il aurait probablement laissé la pauvre fille à son sort pour le bien de la mission en considérant que ce n’était pas son problème, du moment que son contrat était rempli. Aujourd’hui cependant, il était perché sur un des toits du bascloitre, dissimulé derrière une cheminée branlante, à attendre que le seigneur fasse son entrée.

Il avait pris le parti d’intervenir et d’interroger le noble en personne, mais il n’interviendrait pas dans la cour du bascloitre. Il était sûr que le Marquis viendrait avec ses chevaliers, et il ne pouvait pas se faire repérer ainsi. Il était un assassin, pas un justicier. Il attendrait que l’humain soit revenu dans ses quartiers… S’il décidait de l’amener jusque là.

Il avait remarqué un dalatien dans la cour, mais il n’avait pas particulièrement porté attention. Cela arrivait que des bannis se joignent aux elfes des cités, ce n’était pas son problème ce jour là. Il observa la scène attendue, le Marquis et ses gardes enfarinés enlevèrent la mariée et quittèrent le bascloitre avec. Marchant souplement sur les chaumes des maisons environnantes, Zevran les suivit silencieusement. Ce qui était moins attendu, fut le mouvement du dalatien. Amusé, l’antivan garda un œil sur lui tout en continuant de suivre sa cible. Il semblait que l’elfe nomade ait décidé d’intervenir… C’était bien sa joie… non qu’il remette en cause les capacités des Dalatiens, mais Zevran les connaissait assez pour savoir que l’infiltration en milieu urbain n’était généralement pas leur fort….. et cela se révéla encore une fois vraie lorsque ce dernier tenta d’ouvrir la porte de la salle des gardes.  Avec un sourire, Zevran se laissa tomber silencieusement au près de lui et lui saisit le poignet d’une main, plaquant l’autre sur sa bouche pour l’empêcher de crier si l’idée lui venait.

- « Les tiens sont habiles dans les bois, mais quand il s’agit d’entrer chez les humains, il y a des précautions à prendre. Viens avec moi. »

Sans lui laisser le temps de répondre il traîna son nouveau compagnon vers un coin sombre orné d’arbustes et à couvert des fenêtres du château.

- « Mon nom est Zevran, Zev pour les amis. Je ne sais pas de quel clan tu viens mais je pense qu’ils aimeraient probablement te récupérer en un seul morceau, donc… Si tu veux bien ne pas entrer par la salle des gardes, je pense que cela soulagerait un grand nombre de personnes…. Et marginalement cela éviterait de faire capoter ma propre intervention. » il eut un sourire amusé à l’égard du dalatien. « J’imagine que le plan est d’aller trancher la gorge du Marquis ? Il se trouve que j’ai des questions à  lui poser avant si tu veux bien. »



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(PNJ) Allegra : La fille de Zevran et Rinnala Aranaï, cachée dans le clan dalatien dont était issue la mère du premier, elle a été découverte par un corbeau et s'est enfuit pour retrouver son père et protéger son clan. (Allegra peut-être reprise par un joueur comme personnage prédéfini)

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Lathbora
Dalatien vengeur
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Ven 12 Avr - 14:53

Des villes et des champs.



Il n'eut malheureusement pas le temps de jeter sa pierre carrée sur la porte. Il y eut un bruit de chute étouffée dans son dos et on lui entrava immédiatement le poignet, lui faisant lâcher sa pierre, pendant qu'une seconde main se plaqua sur sa bouche. La pierre vint, sous l'action logique de la gravité, s'écraser sur son pied nu. Il réprima son cri de douleur, réprima son cri de surprise, mais laissa monter en lui sa rage en compensation. L'individu qui l'avait stoppé s'adressa à lui, et Lathbora s'imagina profitant de la brève inattention de l'inconnue à l'accent chantant pour lui mordre la main qui entravait toujours ses lèvres, plaquée plus que de raison contre sa mâchoire. C'était une manie dégoûtante qu'avaient les gens dans cette partie du monde, à outrepasser les limites de l'intimité. Où avait pu traîner cette main d'ailleurs ? Il ne pouvait pas l'imaginer. Il ne le voulait pas, tant qu'elle resterait collée à ses lèvres. Ne pouvant rien faire d'autre, il grogna. Il fut alors entraîné sans ménagement vers l'arrière, longeant le mur du château. Ses pieds écrasèrent de la terre et des racines, des branches souples vinrent s’emmêler dans la fabrique de sa cape. Il se laissa englober dans cette nature factice, attendant patiemment que l'homme finisse par le lâcher. En attendant, il préférait abreuver le dalatiens de paroles vides de sens. Non, son clan ne serait pas heureux de le retrouver sain et sauf. Non, il ne cherchait pas à entrer dans la salle des gardes, seulement à en faire sortir quiconque se trouvant de l'autre côté de la porte, attiré par le bruit. Et non, il ne voyait pas quel grand nombre de personnes serait soulagé s'il s'abstenait. À part peut-être cet inconnu, qui se tenait toujours dans son dos, et qui semblait en révéler plus que nécessaire sur son identité. La dernière fois que Lathbora avait agi de la sorte, cela c'était plutôt mal terminé pour sa victime. Maintenant libre, Lathbora en profita pour se jeter en avant, roulant sur le sol et passant sous les branches basses des arbustes aux feuilles rouges. Lorsqu'il se redressa, il faisait face à son opposant.
C'était un elfe qui se tenait face à lui. Un elfe d'assez petite taille, comme lui. Blond, comme lui. À la peau bronzée comme la sienne. Aux yeux aussi dorés que les siens et dont le visage était aussi marqué par un tatouage. Mais ce tatouage-là n'avait rien de dalatien. Il pourrait tout aussi bien s'agir d'une cicatrice factice, deux grandes barres striant un côté de sa face. Lathbora se redressa et replaça sa cape, ramassa son chapeau . Cet elfe, *Comment il a dit qu'il s'appelait déjà ? Ah oui.* Zevran, portait une tenue noire renforcée de pièces d'armure, une cape nouée dans son dos et un masque mimant le crâne d'un oiseau relevé sur le haut de sa tête. Il ne sembla pas étonné par la roulade rapide du dalatien, continuant au contraire son petit monologue, un sourire aux lèvres.

Je trancherais la gorge de qui me plaira !

lâcha férocement Lathbora, les dents serrées et les sourcils froncés. Un éclat attira son regard, au niveau de la ceinture de l'autre elfe. Deux dagues y étaient suspendues. Le dalatien eut une pensée pour ses propres armes, rangées dans son dos, dissimulées par sa cape et par son sac. Il n'avait qu'à faire basculer son sac, à dénouer sa cape, et il pourrait les atteindre. Mais il préféra ne pas penser immédiatement à cette éventualité.

Ir abelas, je dois trouver le moyen de libérer ces pauvres filles. Dareth shiral.

Il était pressé par le temps. Trop pressé pour envisager cet individu, visiblement particulier, comme une source d'information fiable pour sa quête. Et pourtant, peut-être savait'il quelque chose ? Non, il ne pouvait pas y penser pour le moment. Il perdait du temps. À chaque battement de son cœur, les shemlens entraînaient un peu plus profondément les trois jeunes elfes dans les entrailles du château. Il tourna le dos à Zevran, fit quelques pas, absorbé dans ses pensées. Jamais il ne les retrouverait. Cela n'aurait pas dû le perturber autant. Peut-être même était-ce normal dans cette ville. personne n'avait cherché à les retenir. Pourtant, Lathbora sentait la panique le gagner lorsqu'il pensait à elles. À ce qu'il allait leur être fait. Torture, esclavage, sexe non consentis, peu importait en définitive. C'était du pareil au même. De gros vilains shemlens prenant avantages sur de pauvres elfes opprimés. Ils devaient apprendre que cela n'était plus possible. Que la révolte était en marche. *Si seulement je n'étais pas seul pour faire ça.* Il s'arrêta et se retourna brusquement : il n'était pas seul. Une nouvelle question s'imposa à lui, en même temps que la vision furtive et fantomatique de son amie musicienne :

Tu es un ami ? Tu sais comment entrer ?

Il sourit à son tour, un sourire mauvais. Il sentait l'excitation de la chasse monter en lui. Il n'était peut-être pas trop tard après tout. Et même si c'était le cas, il exercerait son droit à la vengeance. Il suivait le Vir Banal'ras après tout, la voie des ombres.

Si tu m'aides, je te laisserais le temps de poser tes questions, lethallin.


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Zevran
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Jeu 18 Avr - 12:38

Des villes et des champs


- « Oh loin de moi l’idée de t’empêcher de le tuer, mais il se trouve que ses vices ne se limite pas au viol de jeune mariées et j’ai besoin de preuves de son implication dans quelque chose de plus grand et de plus …. disons néfaste. Non pas que je valide sa conduite, bien au contraire. »

Sa tirade n’eut visiblement pas l’effet escompté, son interlocuteur semblait pressé de retourner faire des bêtises. Il avait vu son regard sur les dagues et n’en voyait aucune sur le dalatien. S’il avait des armes elles étaient hors de porté immédiate, ce qui n’était pas une bonne idée en infiltration. Ah les amateurs…. Il posa une main sur l’épaule du nomade. Peut-être que lui parler sa langue attirerait son attention.

- « Sal sura, lethallin. » dit-il avec un accent antivan assez prononcé.

Il ne savait dire si c’étaient ses mots où les pensées personnelles du dalatien mais ce dernier se retourna vers lui avec cette question étrange… Un ami ? Un allié peut-être mais un ami non. Pour le peu que Zevran en avait à faire, il aurait pu laisser l’autre elfe rentrer dans le domaine et servir de diversion, il y aurait eut moins de gardes entre lui et la chambre du Marquis. Mais il fallait croire que ses fréquentes fréquentations l’avaient quelque peu adouci.

- « Je sais comment entrer oui, je surveille le domaine depuis plusieurs jours, je suis déjà entré plusieurs fois et je connais des gens à l’intérieur. »

A l’affirmation effrontée de l’autre blond, Zevran manqua d’éclater de rire, il parvint cependant à se contenir et à n’émettre qu’un gloussement étouffé. Il était bien décidé, l’elfe des bois, pour quelqu’un qui ne connaît pas grand-chose à la ville. Mais il avait toujours eut un faible pour les personnalités… disons imprudentes.

- « De toute façon, si tu entres dans le domaine sans aide tout ce que tu vas faire c’est attirer les gardes. Tu ferais une bonne diversion pour mon plan d’attaque tu me diras, mais tu finirais probablement sur un gibet, au fond d’un cachot ou bien vendu comme esclave à l’étranger. Les Dalatiens sont très prisés dans le nord, le Marquis se ferait une fortune en te revendant à Tevinter. » Il haussa les épaules. «Donc tu peux faire comme tu veux, me suivre jusqu’aux chambres du marquis ou bien faire cavalier seul, c’est toi qui voit. »

Et sur ces mots il tourna les talons en restant soigneusement près de la muraille pour ne pas être vu depuis les fenêtres. Il y avait un muret de l’autre côté du jardin et un arbre centenaire qui montait jusqu’aux fenêtres d’un petit salon qui n’était jamais utilisé ou presque. Il fallait avoir déjà fait le tour de la propriété pour le savoir car l’arbre se trouvait dans un coin reculé de la cour, caché par les angles tortueux du château. Il en atteint le pied avec aisance et prit appui sur le muret pour se hisser sur les premières branches.

Une fois là haut il se glissa jusqu’à la fenêtre et sortit d’une de ses escarcelles un pied de piche de petite taille, qu’il glissa sous la monture pour la faire céder. Avec les bruits de la ville autour d’eux, le bruit passa presque inaperçu et Zevran se faufila à l’intérieur. Ce ne fut qu’à ce moment là qu’il se demanda si le dalatien l’avait suivi. Plutôt que de se retourner, il lança à voix basse :

- « Et sinon, tu as un nom ou bien je vais devoir te donner un surnom pour le reste de notre aventure ? »

Si réponse il y avait, il pourrait se satisfaire d’avoir rendu cette mission plus intéressante encore. Quant il raconterait à Siha qu’il avait faillit se faire « doubler » par un des siens… ah il avait hâte de voir sa tête.

En attendant, il observa la pièce autour de lui, le salon d’hiver était vide comme à l’accoutumée. S’approchant de la porte pour écouter le couloir, il vérifia que la porte n’était pas verrouillée et attendit patiemment que la voie soit libre.




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(PNJ) Allegra : La fille de Zevran et Rinnala Aranaï, cachée dans le clan dalatien dont était issue la mère du premier, elle a été découverte par un corbeau et s'est enfuit pour retrouver son père et protéger son clan. (Allegra peut-être reprise par un joueur comme personnage prédéfini)

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Lathbora
Dalatien vengeur
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Jeu 18 Avr - 15:13

Des villes et des champs.



Lathbora recula automatiquement d'un pas en entendant l'étrange elfe lui répondre dans la langue de leur peuple. Un elfe citadin ? Connaissant le vocabulaire et les coutumes ? Il n'en avait jusqu'alors rencontré aucun. Certes, la diction était entièrement à revoir, mais l'effort était louable. Lathbora ne pouvait pas lui retirer ça. Ce Zevran savait y faire pour captiver l'attention, c'était certain. Pourtant le dalatien ne répondit rien. Il n'y avait de toute manière rien à répondre, puisqu'il avait lui-même avorté son départ.

Ainsi, il savait comment rentrer ? Il était donc digne d'intérêt. Lathbora sentit son cœur battre dans sa poitrine, fort. Il était pris au piège, coincé entre une mission impossible dont il n'avait fondamentalement que faire et l'obligation manifeste d'entretenir des relations sociales. *Non.* se corrigea-t-il seul. *Je n'en ai pas rien à faire, je veux aider.* Ses pensées couvrirent le reste des paroles de Zevran. Seuls quelques mots flottèrent dans les limites cognitives de l'elfe inattentif : gibet, esclave, Tévinter. Tout un programme. Lathbora baissa humblement les yeux et balaya l'air devant lui de sa main vide, en signe d'invitation :

Lasa ghilan

L'elfe vêtu de noir tourna alors les talons. Sa cape virevolta autour de lui un moment pendant qu'il s'éloignait. Lathbora souri. Il n'avait décidément peur de rien ce Zevran. À moins qu'il n'ait pas remarqué les bosses sous la cape de son adversaire. À moins qu'il se soit mépris également sur la signification du vallaslin visible sur sa peau. June était assez peu associée à des individus agressifs, et à raison. Lathbora dénoua l'attache de son manteau de laine et le laissa choir au sol, révélant sa tenue typiquement dalatienne ainsi que ses pièces d'armure. Les manches de ses deux dagues pointaient vers le ciel, leurs lames dissimulées dans des fourreaux glissés entre son plastron et son dos. Il ajusta quelques sangles, tout en observant Zevran se diriger vers un muret bordant le petit jardin. Il y grimpa, et s'agrippa aux branches les plus basses d'un vieil arbre maladif mais étendu. Lathbora nota la grande agilité de son confrère. *Il est un peu lent* ajouta-t-il pour lui-même, se promettant en même temps de ne jamais sous-estimer le moindre adversaire.
Le visage grave, Lathbora s'élança. Il se mit à courir, prenant rapidement de la vitesse. Arrivé au pied de l'arbre, il utilisa cette vitesse pour s'élever le long du tronc et se propulsa au moment le plus adéquat. Il n'eut alors qu'à ouvrir les doigts pour se saisir d'une des branches. Il se tracta alors avec fluidité et posa ses pieds nus sur la branche, avant de progresser dans les traces de Zevran. Le dalatien resta dissimulé entre les feuilles, un étage de végétation plus haut, pendant qu'avec l'aide d'un outil, l'elfe en noir ouvrait une petite fenêtre. Il s'y faufila, sans un regard en arrière. Ne s'attendait-il pas à être suivi ? Lathbora se coula plus en avant, jusqu'à émerger des feuilles, jusqu'à pouvoir attendre le montant supérieur de l'ouverture de sa main tendue. Il sculpta l'obscurité. C'est alors qu'il entendit la voix chantante de Zevran.

Lathbora

Laissa échapper Lathbora alors qu'il pénétrait à son tour avec précaution dans la pièce. *Fenedhis !*  Pensa Lathbora, se reprochant sa propre stupidité avant de se ressaisir. Il n'avait finalement laissé échapper que son nouveau nom, celui qu'il avait lui-même choisi d'endosser à l'occasion du commencement de son Vir Banal 'ras. Muni de cette simple information, l'elfe en noir n'arriverait à rien de compromettant. Lathbora décrocha une feuille retenue dans l'une des innombrables sangles de son plastron d'écorce de fer. Il se pencha de nouveau par la fenêtre et la relâcha à l'extérieur, avant de s'intéresser finalement à la pièce en elle-même. Il vint se placer à gauche de Zevran, faisant courir ses doigts sur le haut d'une assise au tissu satiné, se demandant quels genres d’interactions les habitants de ce château pouvaient bien entretenir dans une telle pièce, heureusement vide pour le moment. Son cœur, dans l'intervalle, continuait de battre à tout rompre.

Bien. Et maintenant ?



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Zevran
Assassin fugitif
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Mer 24 Avr - 16:28

Des villes et des champs


Les mots en dalatiens qui lui avaient été répondu lui étaient parfaitement inconnus. Zevran aimait à se venter de savoir insulter dans huit langues et faire l’amour dans quatre… la vérité était quelque part entre ces deux affirmations. Il savait généralement dire également quelques phrases sans intérêt… par exemple il ne savait pas trop comment ou pourquoi il avait appris à demander combien de temps devaient cuire des carottes en Riveini… probablement le resultat d’une nuit de beuverie qui avait terminé en tentatives de parler la langue …

Bref, en ce qui concernait le dalatien, l’Antivan maitrisait quelques insultes choisies, les formules de politesse d’usage et quelques mots entendus par ci par là de la vie de tous les jours. Quelques mots plus personnels et plus intimes qu’il avait entendu des amoureux se dire et dont il était impossible de ne pas deviner le sens, quelque soit la langue que l’on parlait. Encore fallait-il qu’il les prononce correctement. Entre la difficulté de la langue du peuple nomade et son accent antivan, il n’était pas rare que les dalatiens mettent un moment à comprendre ce qu’il disait…

Lathbora donc, c’était le nom de son coéquipier pour cette intervention… enfin coéquipier si on pouvait dire. Au moins il savait reconnaître quand il n’était pas sur son terrain et c’était déjà ça. Il le laissa flâner en priant qu’il n’attire pas l’attention à la fenêtre. Décidément en ce moment il avait quelque chose avec les Dalatiens, d’abord un archiviste qui s’achetait ses services, puis un …. chasseur ? Probablement ? Venait essayer de lui piquer sa proie. Si Zevran avait cru au destin il aurait probablement pensé que le monde essayait de lui dire quelque chose. Heureusement pour lui il n’était pas quelqu’un de supersticieux.

- « On attend le passage de la garde, elle ne devrait plus … ah ! »

Des bruits de pas retentirent dans le couloir, se rapprochant d’eux en riant, il y avait deux hommes si Zevran en croyait ses oreilles, ils passèrent devant la porte , l’antivan compta quelques secondes avant d’ouvrir la porte silencieusement et de faire signe à Lathbora de le suivre et de rester silencieux. Il se glissa dans le dos des gardes qui continuaient leur chemin et prit le couloir dans l’autre sens. Rapidement, il arriva à une porte de bois noire qu’il ouvrit rapidement. Il fit passer Lathbora devant lui dans un passage destiné aux domestiques, étroit, qui avançait de quelques metres avant de monter en escalier à l’étage supérieur.

- « Il y a toujours des passages comme celui ci dans les grandes maisons, plus les seigneurs sont riches moins ils veulent voir leurs serviteurs traîner dans leurs pattes. » Il sortit un papier de sa poche et regarda ce qui semblait être un plan dessiné à la hâte avant de le replier soigneusement et d’emprunter l’escalier. « On monte deux étages et on prend le passage nord, la chambre du Marquis est de l’autre côté de la maison. »

D’un mouvement de la tête il encouragea le dalatien à mener la marche jusqu’en haut, il n’y avait pas exactement la place pour se doubler dans ce couloir, c’était à peine si on pouvait y faire passer une personne.

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(PNJ) Allegra : La fille de Zevran et Rinnala Aranaï, cachée dans le clan dalatien dont était issue la mère du premier, elle a été découverte par un corbeau et s'est enfuit pour retrouver son père et protéger son clan. (Allegra peut-être reprise par un joueur comme personnage prédéfini)

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Lathbora
Dalatien vengeur
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Mer 24 Avr - 17:41

Des villes et des champs.



L'étrange elfe devait avoir des dons de prédiction, ou tout du moins un sens du timing inconcevable, car à peine avait il fait référence au passage supposé de gardes qu'un bruit de lourdes bottes retenti dans le couloir, de l'autre côté de la porte. Une marche en cadence, plutôt lente, qu'il était impossible de méprendre pour autre chose. Deux hommes, à en croire les sons. Lathbora prit appui sur le dossier du canapé pour assurer la plus parfaite immobilité de son corps. Il coupa sa respiration, affûta sa vision, cherchant à apercevoir une ombre passer sous la porte. L'adrénaline de la chasse le submergeait déjà. Il réprima un sourire. Chasser à deux, ce n'était pas dans ses habitudes. Il n'était après tout pas un véritable chasseur.

Lorsque les gardes se furent honnêtement éloignés, Lathbora compta trois battements de cœur supplémentaires avant de juger la voie suffisamment sûre. Mais il ne bougea pas. Ce n'était pas son terrain. Son instinct ne pouvait pas surpasser la préparation de Zevran, il en avait douloureusement conscience. Il saurait se rendre utile, en temps voulu, ça il en était également certain. L'elfe en noir ouvrit enfin la porte et se glissa dans l'ouverture. Le dalatien le suivit docilement. Il fixait son attention sur un point précis, décidé aléatoirement, entre les omoplates de Zevran. Regarder les plis de sa cape rouler contre son dos lui permettait de ne pas prêter attention au décor alentour, qu'il pensait riche en distractions. Son esprit devait rester concentré, aussi tendu que le reste de son corps. Il se mouvait avec une grâce féline, ses pieds nus ne faisant pas le moindre bruit sur les tapis épais et le marbre lisse du couloir. Le reste de sa tenue, majoritairement composée de matériaux souples, et en grande partie privée de métaux, ne produisait qu'un simple feulement sonore. Zevran ouvrit une nouvelle porte et invita Lathbora à s'y engager le premier. Il obtempéra, se glissant dans un couloir étroit, façonné par de nombreuses planches de bois sombres, presque noires, menant droit à un escalier. Il grimpa les marches en silence, légèrement de profil, résistant à la tentation d'apposer ses doigts contre les planches murales. Il avait l'impression d'être à l'intérieur d'une bête, remontant ses intestins : l'odeur ici n'avait rien de commun avec celle de la pièce précédente. Il entendit dans son dos le bruit feutré d'un papier que l'on déplie, puis l'accent chantant de Zevran éclata le silence :

Ma nuvenin.

Lâcha-t-il d'une voix faible entre ses dents serrées, se concentrant sur son ascension des innombrables marches. Sa gorge le brûlait. Il ne saurait dire pourquoi mais, bien qu'il ait un excellent cardio, monter des escaliers l'épuisait rapidement. Il pouvait courir une journée entière sans prendre de pause, il pouvait grimper aux arbres aussi facilement que d'autres alignaient un pas, il pouvait se battre à mains nues pendant des heures, ... Mais des marches ? L'effort lui était encore relativement nouveau. Il se concentrait pour diminuer les symptômes de sa brusque fatigue lorsqu'il atteignit le second palier. Une porte, identique à la première, lui barrait la route. Il se pencha en avant, colla son oreille particulièrement longue contre le bois et retint une nouvelle fois sa respiration, cherchant à entendre malgré les battements exagérément forts de son cœur.

Satisfait, il fit pivoter la porte doucement, et découvrit un nouveau couloir, tout aussi outrageusement décoré que le précédent. Même les sièges alignés contre le mur d'en face étaient recouverts d'un métal précieux. De l'or? Lathbora sortit de l'obscurité du couloir des domestiques et s'enfonça dans le tapis le plus proche. Son moelleux lui fit inévitablement penser à la terre meuble des forêts. Il allongea un regard vers la droite, puis vers la gauche.
*Je me demande comment ils réagiront en voyant un dalatien au milieu de leur maison.* Se dit-il avant d'aller vers la gauche, puis de se raviser, cherchant Zevran des yeux :

Ir abelas,...

Il sentit sa peau, pourtant déjà colorée, rougir et ses joues le brûler. Il fixa le sol et ses pieds, agitant ses orteils dans les poils longs du tapis.

Je n'ai aucune idée d'où se trouve le nord.

Un aveu lourd. Il sentit ses ancêtres se retourner dans la terre sacrée, et les Dieux détourner le regard de honte.



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Zevran
Assassin fugitif
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Ven 3 Mai - 17:07

Des villes et des champs


Son sens du timing était surtout dû au fait qu’il savait tous les combien de temps passait la garde du château et la malchance voulait que lorsqu’une garde bien organisée fasse son travail et qu’on ouvre une porte avant un passage, on se faisait toujours prendre. Dans leur cas il savait qu’ils avaient environ sept minutes avant la prochaine patrouille, tout le temps du monde en théorie, d’atteindre le passage des domestiques et de s’y dissimuler.

Ce ne fût pas particulièrement compliqué, après avoir traversé le couloir et s’être logé dans le couloir de fortune, il ne restait plus qu’à progresser jusqu’à la chambre du seigneur. L’avantage c’était que ces couloirs de services étaient bien plus rapides que les couloirs officiels de la maison. Les appartements des Orlésiens se situaient toujours dans les coins les plus impossibles de leurs demeures.

Sur le chemin, Lathbora s’adressa à nouveau à lui en dalatien…. Ah… Bon il allait falloir qu’il dissipe ce mal entendu. Il émit un petit rire avant de parler.

- « Par contre si ça ne t’embête pas qu’on communique en langue commune, parce que mon dalatien est très limité. En fait je connais plus d’insultes que de phrases utiles. »

Ils continuèrent un instant avant qu’une autre phrase en dalatien ne tombe. Bon celle là il la connaissait. Savoir s’excuser faisait quand même partie des basiques et connaissant son caractère, c’était probablement une de celles qu’il utilisait le plus régulièrement. Ah… Oui forcément, pour quelqu’un qui n’a pas l’habitude de s’orienter entre quatre mur c’était compliqué de suivre les points cardinaux. Il lui indiqua le couloir de gauche. Le voyant rougir assez fortement sous ses boucles blondes, il tenta de le réconforter.

- « Sans le soleil et sans plan c’est bien normal. » Il lui montra le morceau de papier qu’il avait consulté un peu au par avant. « ça c’est la maison, nous sommes entrés par là, nous avons traversé ce couloir et nous allons par là. »

Il lui montra la rose des vents un peu grossière qu’il avait dessiné en bas de la page pour lui indiquer l’orientation du plan. Il traça leur avancée du bout du doigt sur la carte, la chambre du marquis était marquée du nom de ce dernier, il n’y avait plus d’erreur possible quant à la direction.

Ils progressèrent alors vers ledit nord et se retrouvèrent devant une porte de bois qui laissaient passer les sons du couloir de manière étrangement sourde. Il y avait probablement une tapisserie de l’autre côté. Il colla l’oreille contre la porte et attendit quelques secondes. Logiquement a garde était au rez de chaussée, il y avait peu de chances qu’ils se fassent surprendre mais au moment où il allait ouvrir la porte, ils entendirent des voix. C’était le Marquis Didier de Montsimmard qui parlait.

- « Assommez la s’il le faut, mais faîtes la se tenir tranquille enfin, une petite jeune fille comme elle qui donne du fil à retordre à deux chevaliers, on aura tout vu. »

- « C’est qu’elle est vigoureuse la garce !!! »

Zevran fit un signe à Lathbora pour qu’il reste calme. Ils auraient plus de chance de pouvoir intervenir une fois qu’ils auraient atteint la chambre.

- « Vous les humains plus vous etes riches et plus vous vous croyez tout permis !! Lachez moi !!! »

Le bruit d’une porte qui s’ouvre et d’une gifle qui part. Le Marquis ordonne à ses hommes de rester devant la porte, c’est le moment que choisit Zevran pour ouvrir celle du couloir. Les gardes ne le remarquèrent pas tout de suite, il utilisa ces quelques secondes pour lancer une bombe au poivre, silencieuse et sans danger mais qui avait le mérite de rendre la respiration et la vue difficile. Il couvrit son visage avec son cache nez et assomma les deux gardes rapidement avant de faire un signe à Lathbora.

- « A vous l’honneur Ser Dalatien. » dit-il en lui ouvrant la chambre, dans laquelle le Marquis se tourna vers eux sans comprendre.


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Lathbora
Dalatien vengeur
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Ven 3 Mai - 23:27

Des villes et des champs.



Sans se formaliser le moins du monde, Zevran lui indiqua le couloir de gauche. Pire, il ne se moqua point de l'ignorance de Lathbora, prenant même le temps de lui expliquer, à l'aide du petit plan sortit de ses affaires, la route qu'ils avaient déjà parcourue dans le bâtiment, et celle qu'il leur restait à faire pour atteindre leur objectif. Le rougissement du dalatien redoubla d'intensité. Il n'était toujours pas habitué aux actes bienveillants. A vrai dire, il se maintenait par choix dans un état de perpétuelle frustration, se forçant à ne garder à l'esprit que l'aspect négatif du monde, refusant d'en voir la moindre lumière. Il suivait, par choix, la voie des ombres. Il était devenu l'instrument de la vengeance, et il devait s'y dédier, corps et âme. La lumière ne faisait que l'éblouir, elle n'était que distraction. La voie qu'il avait choisi d'emprunter devrait, selon toutes les estimations, le conduire droit à sa mort. Et chaque personne qu'il avait rencontrée, depuis sa sortie de Brocéliane, n'avait fait que retarder l'échéance de sa mort. Zevran était de ceux-là : en l'empêchant de pénétrer seul dans le château, il lui avait sauvé la vie. En lui proposant d'unir leurs forces, il semblait lui chuchoter qu'une autre alternative était possible. Peut-être était-il possible de venger le destin tragique des elfes autrement que par le sang ?

Lathbora secoua brusquement la tête, faisant voleter ses cheveux maintenant longs, cherchant à disperser ses pensées. Voilà qu'il était distrait. Il n'était pas là pour psychanalyser ses choix et ses possibilités ! Il était là pour récupérer les filles séquestrées, et pour demander réparation à ce Duc shemlen de malheur ! Il voulut signifier son nouvel état d'esprit à son coéquipier mais son mot s'étrangla dans sa gorge. Plus de dalatien, seulement du langage commun. Il tourna sept fois sa langue dans sa bouche, cherchant à capturer ce mot qui soudainement semblait vouloir lui échapper. Ce faisant, sa main gauche avait remonté sa manche droite. Ses doigts tiraient déjà sur ses rares poils, cherchant à se les arracher sous l'effet du stress. Le mot s'éteint dans son crâne, tout comme son stress naissant, lorsque Zevran et lui atteignirent une nouvelle porte en bois.

L'assassin se pencha et accola son oreille à la porte. Lathbora, dans son dos, trépignait d'impatience. Il ne pouvait imaginer la suite des opérations, tant ce mode d'infiltration lui était inconnu. Des portes, des couloirs et des portes de nouveau. Un labyrinthe ne comportant aucune porte de sortie, aucun moyen de countourner les obstacles. En ville, il pouvait au moins escalader des murs, courir sur les toits... Bref, prendre de la hauteur pour temporiser, et juger au mieux d'une situation... Ici... Ici il se rendait compte de son manque cruel d'expérience et de préparation. Ici, l'instinct ne servait à rien. Ses dagues et son silence ne lui étaient que secondaire. Il était totalement dépendant de Zevran, forcé de croire qu'ils poursuivaient tous les deux le même but. Dépendant. Et pourtant, quelque chose au fond de lui le forçait à croire en la sincérité de son acolyte. *Il aurait pu essayer de me tuer. Peut-être est-il en train de le faire ?* Et voilà qu'il dérivait encore. C'était incroyable. Comment pouvait-il se concentrer si ses pensées continuaient perpétuellement de le tarauder intérieurement ? C'était à vrai dire, la plus grosse séquelle de ses dix années de solitude. À mesure qu'il devenait mutique, sa voix intérieure s'était mis à lui crier toutes sortes d’inepties. Il voulut se pincer, focaliser de nouveau son esprit sur le monde tangible et bien réel qui se trouvait tout autour de lui. Sur le château, et sur l'urgence de leur attente derrière cette porte. Qu'attendaient-ils d'ailleurs ?

Il n'eut pas le temps de se pincer. Pas plus que ses pensées n'eurent le temps de l'engloutir de nouveau. Zevran ouvrit la porte, et lança quelque chose dans l'ouverture. les oreilles affûtées du dalatien entendirent un léger bruit de brisure, puis une odeur subtile se répandit autour d'eux. Lathbora ne vit pas l'assassin se recouvrir le visage, il le vit simplement pénétrer dans la pièce suivante. Il l'imita, et son nez se mit à lui pincer terriblement. Ses yeux s'emplirent de larmes. *Pas encore ?!* Se reprocha le dalatien tout en tirant sur la manche étroite de sa tunique, prise dans son brassard. Comme il ne parvenait pas à la dégager, et comme il ne pouvait plus décemment garder sa respiration coupée plus longtemps, il se saisit de la cape de Zevran, se la plaquant devant la bouche et le nez, pour résister au gaz.Lorsqu'il eut fini de chasser toutes les larmes qui lui brouillaient la vue, Lathbora remarqua les deux hommes à terre, et la porte tenue ouverte par Zevran.

À vous l’honneur Ser Dalatien.

Il ne lui en fallait pas plus. Lathbora se ramassa sur lui-même, pliant les deux genoux et les coudes, courbant le dos vers l'avant. Ses mains s'étaient saisies de ses deux dagues, les avaient sorties de leurs fourreaux dissimulés derrière son dos. Elles luisaient devant lui, de chaque côté de son visage, leurs pointes dirigées vers le haut. Il se glissa dans la chambre, faisant face au shemlen qu'il avait juré de tuer. Pantalon sur les chevilles, il faisait face à un lit gigantesque, dont les baldaquins montaient presque jusqu'au plafond. Quatre poteaux énormes, recouverts d'or et de gravures, substitut grotesque de virilité. Sur le lit, jupe retroussée sur les cuisses et joue tuméfiée, une des jeunes elfes, promise en mariage.Il n'en fallut pas plus pour finir d'enrager tout à fait Lathbora. Il prit de l'élan et bondit sur sa cible. D'un simple coup de dague, il l'assomma. L'homme tombât sur le lit, entre les cuisses de la fille, inconscient. Crispé, Lathbora se retourna sur Zevran :

Avant que je ne le tue, quel est ton plan pour que ce meurtre ne retombe pas sur les elfes du bas-cloître ?


Lathbora avait encore en mémoire les rues gorgées de sang des Val Royaux, après le passage des nobles. Si le Duc était retrouvé mort dans ses appartements, c'était ce qui allait les attendre, ici aussi. Et cette idée était tout à fait contre-productive. Il était là pour aider. Si, par sa faute, ils étaient tous tués, il n'aurait en rien aidé. Pire : ça serait de sa faute. Il logea un coup de pied gratuit dans le cul nu du Duc, substitue de sa colère, avant de fixer Zevran, en attente d'une réponse.



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Zevran
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Dim 5 Mai - 21:12

Des villes et des champs


Zevran commença par traîner les gardes à l’intérieur, pour plus de discrétion, puis il referma la porte et les saucissonna ensemble. S’ils se réveillaient, il aviserait. Ignorant Lathbora et sa question, il se dirigea vers la jeune fille qui s’était ratatinée dans le lit, le plus près du mur qu’elle pouvait. Il abaissa son cache nez et fit tomber en arrière le crane d’oiseau qui ornait son capuchon.

- « Je suis désolé que nous ne soyons pas intervenus plus tôt, mais si tous les gardes avaient débarqués nous serions morts tous les trois. Venez à présent, je ne suis pas certain que vous vouliez en voir plus. »

La jeune femme prit la main qu’il lui tendit et descendit prudemment du lit. Zevran la soutint lorsqu’elle trébucha légèrement, elle tremblait comme une feuille contre lui. La tenant toujours par la main, il se dirigea vers un pan de mur qu’il caressa du bout des doigts. Ayant visiblement trouvé quelque chose, il appuya légèrement et une porte s’ouvrit sur un couloir identique à celui qu’ils avaient emprunté précédemment.

- « Vous prenez ce couloir, vous tournez à droite au premier embranchement puis vous continuez tout droit jusqu’à la porte qui donne sur la buanderie. Il vous sera facile de vous échapper de là bas, si vous rencontrez quelqu’un, dîtes que le Marquis en a finit avec vous. Compris ? »

- « A droite… puis tout droit… Dire que le Marquis … » sa voix tremblante ne lui permit pas de terminer sa phrase.

- « Vous vous êtes bien défendue, sortez d’ici maintenant. Bonne chance. »

La jeune femme disparue se faufila dans le couloir et Zevran referma le passage derrière elle avant de se tourner vers son acolyte qui avait le Marquis au bout de sa lame. Prenant son temps pour considérer la situation, il s’interrogea. Si le Marquis mourrait, il y avait des chances qu’il se venge d’une manière ou d’une autre sur les elfes du bascloitre ou de sa propre maisonnée…. Ce n’était pas vraiment le genre de nouvelles qu’il avait envie de ramener à Siha…. Il fallait qu’il fasse entendre raison à Lathbora.

- « Je ne pense pas que la mort du Marquis puisse se solder par autre chose que des morts d’elfes. Il sera mort juste après avoir enlevé des filles, même s’ils n’ont aucune preuve, ils s’en prendront au bascloitre, ou aux elfes travaillant dans cette maison. De toute façon je dois l’interroger sur des ffaires plus importantes que des viols de villageoises. S’il est impliqué dans ce que je crois, il fait plus de mal aux elfes que ce que tu peux imaginer. »

Il prit une seconde corde qu’il lança à mon complice, sans un mot puis il regarda autour de lui… Où cet imbécile avait-il pu cacher des documents importants ? Les nobles se croyaient toujours tellement malins… Il inspecta le secrétaire mais aucun compartiment secret n’était incrusté dans le bois. Il retourna alors les tableaux de la chambre… Sous le lit, entre les lattes et le matelas non plus… Merde… Il fallait vraiment qu’il interroge le Marquis. Comment expliquer la situation à Lathbora ?

- « La personne pour qui je travaille m’a engagée pour enquêter sur les membres d’un réseau qui vend des esclaves dans tout le sud de Thédas, au minimum. Nous avons déjà trouvé des preuves d’implications de nombreux clients, mais pour le Marquis de Montsimmard seulement nous avons besoin de savoir où et par qui il se fourni pour remonter la piste…. Et il se trouve que soit il cache merveilleusement bien ses documents de traite, soit il ne les conserve pas. Dans les deux cas, si tu le tues la piste refroidit…. De plus, si nous détenons la preuve qu’il est un esclavagiste nous pouvons le faire chanter, l’obliger à relacher ses esclave, et le faire chanter pour qu’il ne s’approche plus jamais du bascloitre… On fait d’une pierre deux coups. »

C’était la version très rapide de ce qui se passait dans cette chambre mais il ne pouvait pas en dire plus sur Siha, les dalatiens, leur lien potentiel avec les Felassans – dont il entendait de plus en plus de rumeur et qui le convainquait chaque jour un peu plus de l’implication de Siha – ni de la Lanterne Rouge ou du réseau maritime des esclaves en question. Mais il espérait que ce soit suffisant pour convaincre Lathbora qu’une autre voie était possible.

- « Qu’est ce que tu en dis ? Est ce qu’on réveille la belle au bois dormant ? » dit-il en se fendant d’un sourire chafouin.

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