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Les Marches Solitaires sont en flammes. [PV Lynne] Terminé!

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Cullen Rutherford
Commandant des forces armées
- Inquisition -
Messages : 209
Mar 23 Avr - 16:23

Les Marches Solitaires sont en flammes.


Les râles d'agonies, les os brisés, les cris d'horreur... Tout cela résonnait dans le crâne de Cullen, comme un orchestre cacophonique. L'arrivée du démon dans le plan matériel avait été terrible. Le Commandant n'avait jamais vécu une démonstration de puissance à une telle échelle. Etait-ce ce que les hommes et les femmes avaient vécus au Conclave ? Cullen se souvenait encore de ce jour, car la lumière verte de l'explosion avait brûlé ses rétines en un souvenir macabre. Elle avait soulevé le Temple des Cendres, et aplatit un pic des Dorsales de Givre. Il remercia le Créateur que cela ne se soit pas passé ici.

Car même protégé par un rocher, même entouré d'une couche d'acier, même avec la force qui lui était procuré par la protection d'une femme qu'il jugeait innocente, il n'aurait pu survivre à ça. Déjà, il pouvait sentir la douleur des muscles endoloris par l'énergie. Une torture invisible à l'extérieure, car ce n'était pas le genre de blessure qui laissait des séquelles visibles. Le seul endroit qui avait été épargné était ses jambes. Il tenta de les bouger pour vérifier si cela était bien vrai, mais le poids rassurant d'une vie qu'il avait protégé l'en empêcha.

Lynne était bien vivante, respirait et lui avait même répondu. Une vague de soulagement s'écrasa sur l'horreur que Cullen venait de témoigner. Il avait réussi à faire quelque chose de bien. Cela rendait cette rencontre avec le démon d'autant plus précieuse. Il grimaça alors que la mage se tortilla sur lui. Ce mouvement fit mentir sa certitude d'avant : Ses hanches avaient été touchées par l'énergie maléfique, et il poussa un grognement de douleur alors que Lynne lui demandait si il allait bien.

«Je ne suis pas mort. C'est déjà un début. Si vous pouviez éviter de vous appuyer là ce serait- Ah Créateur ! Trop tard. »

La douleur était une vieille amie. Cullen avait appris à apaiser ses ardeurs, ou du moins à les endurer. D'une main gantelée, il saisit l'épaule de la mage. Lynne avait commencé à reconnaître le démon, et déjà elle tentait d'analyser la situation. Le Commandant n'a jamais su qu'elle pouvait faire preuve d'un tel courage. A Kirkwall, elle n'avait été qu'un numéro. Un nom sur un dossier. Un fardeau dont il devait se débarrasser. Mais maintenant, il pouvait apprécier sa valeur. Le démon était devenu l'un des plus grand dangers des Marches Solitaires. Et elle souhaitait déjà planifier pour s'en débarrasser. Ressentait-elle au moins la peur ? Un écho dans le corps de Cullen lui disait que oui, car il pouvait sentir son corps trembler.

En cela, il remercia le Créateur du fait qu'il portait une armure. Il avait aussi peur qu'elle. Un démon d'Orgueil était synonyme de mort et de destruction. Ses propres tremblements de terreur étaient en phase avec la vibration du sol dû aux pas des démons, la sueur froide qui lui coulait dans le dos un écho du massacre qui se déroulait derrière quelques mètres de roches. Il pouvait entendre la voix gutturales du démon, qui en massacrant les Templiers renégats se moquait de la faiblesse des hommes. Quelle arrogance.

Cullen avait peur, mais il était déterminé. Le courage de Lynne et la promesse d'action qu'elle lui offrait étaient des catalyseurs de son propre cerveau. Il ne regarda ni à gauche, ni à droite pour vérifier si ses soldats avait survécus. Il lui semblait que lui et la mage qu'il avait protégé étaient amplement suffisants pour défaire ce démon. Cette sensation d'invincibilité était étrange, car complètement irrationnelle. Cullen était terrifié, mais savait que tactique et courage pourrait vaincre la bête. Et pour cela, il aurait besoin de ses soldats et de toute leur force.

Lynne avait avancé un plan. Elle pouvait le paralyser. Mais son autre suggestion ne fit que pointer à la faiblesse de Cullen. La culpabilité l'envahit, alors que ses lèvres tremblèrent en essayant de prononcer ces mots vindicateurs.

« Je... Je ne peux pas annuler sa magie. Je ne suis plus un Templier, Lynne. Je suis désolé de vous décevoir. »

En disant ça, il porta une main à sa poche. Il pouvait sentir la forme familière de la fiole de lyrium bleu qui résoudrait tout ces problèmes. Il la sortit à peine de sa poche, la pâle lumière des torches restantes dans la grotte réfractant la lueur bleue.

«Vous avez le pouvoir de lui faire mal, je vais organiser les troupes qui me reste pour tenter d'exploiter n'importe quel avantage vous pouvez nous procurer. »

Il s'arrêta de parler, et la regarda dans les yeux avec une forte intensité. Ce qu'il allait lui dire était important, et il voulait qu'elle l'écoute avec attention.

« Lynne. Vous avez sauvé cette opération et je vous en suis extrêmement reconnaissant. Mais... Si jamais le danger devient trop grand, ne vous sacrifiez pas pour moi. S'il vous plaît. Je vous ai déjà fait assez de mal. »


Le démon termina son massacre en empalant le dernier Templier sur l'une de ses longues griffes. Il était un Dieu. Il était Supérieur. Il était devenu...

«L̦̝̘̦̲͐̉̑͠Á̝̼̳̳̫̠̲ͬ̂̋̔ͯ ̻̰̮M̷̤̜̬̏̉̄̚O̝Rͨ̈́̀T̙̭ͭ̍̉ͣ ̩ͮ̎͝!̖͚̝͖̦͕͈͑ ̗͕̪̱̻̼͒̐L̰̯̟̱͔̳̐͆͜Ẹ̢̠͓͓̮̈́͛͛ͧ̾̈ ̫ͣ̾̀͠Ḋ̳̰̣̍́̏͌͌E͓̼̟̳̤̒ͩ̾̒͋S̤̟͋͂ͨ̊̅T̡͍̻̼̤͔̚R̄U̖͍͚͈̗ͥ̏ͬ͆̑ͪ̌C̝̼̝̱͇̥̭͛͂̂Ṭ̬̻͈̥̤̃͋̿̿͟E͚̳͊̿U̩͕̩̖̫̰̤͜R̠̤̘̳͙͊ͤ̑ ̈̆ͦͨ̚̕D͎̫͈͈̋͑̔͛̾E̤̯̺̺̭̖ͧ ͙̝̿͜M͎̰͑͒ͯ͊͆͑̚͞O̩̝̭̯͔̤̓̑͊ͥͣ̐̚N̪͓̗ͣ͗̄D̴̹́̇̇̆͊E͎͚̺ͣ͆̃́͘S̗͙̳̪͘ ͕̙̳̻̫ͩ̾ͦ!̡̬̗̳̯͒ͧ̑ ̴̷͔̥͙͔͔̼̪̖̬̂͂͋͢!ͭ̃̌͌̎̀҉͍̮͕̳̬̳»

Il savait qu'il n'avait pas vraiment voulu crier ça, mais cela n'avait plus d'importance. Il était là, et c'était tout ce qui lui importait. Sa propre puissance lui apporterais la gloire, car les autres mages n'étaient pas prêt pour faire ce qu'il s'apprêtait à faire.

Le chant de mort des Templiers fut remplacé par un silence relatif. Les cris des blessés, et le raclement de l'acier de ceux qui tentait de se relever. Mais... Quelque chose avait retenu son oreille. Un doux chant, un chant qui rappelait... NON ! IL NE RETOURNERAIS PAS LA BAS ! LE MONDE MATERIEL ETAIT SON ROYAUME, SON PARADIS, SON JARDIN ! ET IL FERAIT TOUT POUR LE GARDER !

Avec un grognement, il s'approcha de la pierre qui chantait cette sérénade atroce. Il leva sa griffe haute, et frappa la pierre.


La roche qui protégeait les deux survivants fut soudainement arrachée sous les griffes puissantes d'un démon hargneux. Les réflexes de Cullen ne furent pas suffisant cette fois, mais il savait que la pierre l'avait protégé. Il cria à Lynne :

« Courez ! Ne vous en faites pas pour moi ! »


Il sauta sur ses pieds, et courru vers son bouclier et son épée qui était à terre. Il leva son épée haut dans le ciel, et tenta de rallier ses soldats.

« Inquisition ! À moi ! Ralliez vous autour du Lion ! »


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Lynne Lenhardt
Mage de soin
- Inquisition -
Messages : 377
Emploi/loisirs : Mage de soin
Mar 23 Avr - 22:15

Les Marches Solitaires sont en flammes


Suite à son mauvais mouvement qui causa au commandant une douleur qu’elle n’avait pas pu anticiper, Lynne délivra quelques rapides excuses – une piètre consolation pour le concerné, mais qui avait au moins le mérite de manifester la culpabilité de celle qui l’avait causée.

La terreur qu’elle ressentait faisait fonctionner son esprit à toute allure. Mais il ne s’agissait pas d’un chaos désordonné d’idées lancées à la volée ; non, la jeune femme savait garder son calme, demeurer précise et logique en situation de crise. Au Cercle, c’est ce que l’on enseignait à tous les mages. Savoir garder son calme et maîtriser ses émotions était un impératif, auquel cas, c’étaient soit les Démons, soit des sorts mal jaugés qui viendraient consumer le mage qui se refusait d’appliquer ces principes.

Aussi, Lynne parvenait à garder un esprit clair et fonctionnel. Pourtant, cela n’empêchait pas son cœur pulser du désir de fuir la mort. Ses mains, moites, trembleraient davantage si elles ne s’étaient pas crispées sur ses genoux. Quant à son son corps lui-même il exprimait, involontairement certes, une angoisse grandissante qu’elle tentait tant bien que mal de maîtriser.

Mais peut-être était-ce sa volonté de faire face, malgré cette forte émotion l'incitant à la fuite, qui transformait sa crainte en courage.

La pensée que son protecteur se rende compte de son état ne lui effleura même pas l’esprit, tant elle était focalisée sur le moment même.
Il leur fallait agir avec rapidité et discernement. Ils devraient affronter le Démon, car tel était le devoir mutuel de tout bon Templier et Mage ; l’un par vœu, l’autre parce que son pouvoir impliquait de telles responsabilités, du moins aux yeux de la guérisseuse.

Son plan lui semblait fonctionnel, bien qu’il nécessitait sans doute davantage de précisions. C’était un semblant d’espoir qu’elle plaçait entre leurs mains ; aussi fut-elle soufflée quand Cullen lui annonça qu'une partie de son plan était impossible à mettre en place.

Il n’était plus Templier. Un simple fait énoncé en quelques mots, mais qui suffit à mettre en suspend son semblant de stratégie malgré l’urgence de la situation.

Ses prunelles ne quittèrent pas le visage du blond alors que celui-ci lui transférait intégralement la responsabilité de fragiliser le Démon. Cela ne pouvait dire qu’une chose, un fait implicite, lourds d’implications, qu’il avait mentionné en exprimant le simple fait qu’il avait renoncé à son statut.
Il ne prenait plus sa dose de lyrium.

Cette idée lui traversa l’esprit, la faisant perdre pied un instant. Si cela était vrai, ce geste était lourd de significations.
Mais le regard de l’ex-Templier qui se planta dans le sien la força à se re-concentrer sur l’action elle-même.

Ses remerciements la déstabilisèrent, mais bien moins que le regret qu’il exprimait à son égard.

La jeune femme le fixa, troublée par ses mots. Elle ne pouvait pas renier les efforts que lui et ses hommes avaient déployé pour la défendre elle et cet endroit, et il était inconcevable qu’elle le laisse derrière elle. Pas après tout cela. Pas après tout ce qu’il avait pu dire.

Un nouveau cri de la part du Démon fit écho dans la grotte, la faisant tressaillir. Sa fierté était aussi méprisable que terrifiante, peut-être parce que la puissance qu’il avançait avoir n’était peut-être pas si loin de la vérité que cela. Il avait fait tant de morts, dans les deux camps ...

Pourtant, cela ne l’empêcha pas de s’écrier à mi-voix pour réagir aux paroles de Rutherford, ignorant la fierté corrompue de la créature.

« Pas question que vous mourriez aujourd’hui ! »

L’énorme vibration qui accompagna le fracas sans nom à leurs cotés l’empêcha d’en rajouter davantage. La rangée de stalagmites qui lui avait offert protection n’était maintenant rien de plus qu’un amas de pierres brisées entre des doigts aux griffes acérées. Leur cachette n’était plus.

A la place, elle révélait une tête couronnée de deux paires de cornes. Neuf yeux convergèrent sur le commandant de l’Inquisition et la guérisseuse dans une cruelle délectation, à la manière d’une araignée qui avait débusqué deux insectes à dévorer. Le rictus de la créature, qui dévoila une rangée de dents tranchantes, ne fit que renforcer se sentiment.

La seconde qui suivit la réalisation d’être découverts s’enchaîna immédiatement avec la fuite du duo, avec un seul impératif qui fut lancé à la jeune femme : courir.

Comme une souris, la brune se dépêcha de quitter le champ de vision du Démon. Attrapant à la volée son bâton laissé au sol, elle prit le chemin des glyphes que le groupe avait emprunté auparavant, celui-ci étant partiellement recouvert.

Un coup d’œil derrière elle lui fit remarquer qu’elle n’était en aucun cas la cible du Démon. Cullen, en revanche, semblait attirer toute l’attention de la bête.

Quelques hommes l’avaient rejoins tant bien que mal après qu’il les ait rallié sous la bannière de l’Inquisition. Mais le Démon n’attendait pas qu’ils se regroupent tous ; à peine le commandant avait-il donné son ordre que le monstre plantait ses griffes sur le promontoire, et ce afin de s’en servir de point d’appui. De toute évidence, il cherchait à l’escalader afin de rejoindre le restant de la troupe de l’Inquisition.

Ou du moins, l’objet principal de son attention.

«  J͏͓̗͙͎E̪̬̰̟̗ͅͅ ͚̬̱̹V͉̼̙͈̺̱A̢̟I̶̙S̸͍͕̫ ̴̯̼T͠E̬͚̱̖̩̬͟ ͇͇͔̯͠ͅR͏̟̭͎̺É͉̖͚̥͔ͅD̥͚̬U̙̳̝̟͈͟I͜R̡̝͔E̬͈̕ ̰̥̼̮̤͚A͍̥̜͚̦U͙̜̰͚͖̖͢X̸͕͔͉̤̖̙͈ ̢͖S̥̠̲̥̠I͠L̖͟Ḙ̛͉̟̲̳̜̼N̟̦C̰̹̼̖̣Ḙ̲̙̪͓̖̥,̟͖̪̻ ̟͍̥̹C̮̥͔͉̟͚̀O͕̱͕̫̠͝M̞̹͓ͅM͓̭̞̻̘̪E̟̱̯͕̗̻ ͙̹̰̀L̡̖̖͔̙̗E͇̮̙̱͜S͖͚͍̪͍͙͔ ͚͇̥͔̫̠A͉̙̹͔̫͎̮͝UT̜R̹͔̫͜E̱̙̹͓S͎͈̭ ̩̞!̨̲̟͎͇!͏͙̯̝̙̙»

Ses mouvements effrénés pour rejoindre le plus rapidement possible l’ex-Templier traduisaient la hargne et la folie du Démon de la Fierté. Il semblait obnubilé par ce seul individu.
L’objet d’un tel intérêt échappait à Lynne.Mais toujours est-elle que la vue de son allié être forcé à reculer face à cet imposant ennemi l’empêcha de rester davantage paralysée par la scène.

Pendant qu’elle revenait aussi furtivement que prestement sur ses pas, les mots emplis de haine du Démon résonnaient dans le vide de la caverne ponctuée de cadavres.

***

Le Démon se redressa alors qu’il suivait le groupe de survivants plus profondément dans la caverne, là où se trouvait les cadavres des apostats qui avaient causé sa venue.
Cette vue lui était indifférent. Il était plus, tellement plus que ce qu’il avait pu jamais être. Ces piètres humains n’avaient été qu’un moyen, un simple outil pour accéder à la grandeur qui lui était due.

Dans son élan de fierté, le Démon observait de toute sa hauteur ces petits êtres en armure qui tentaient de s’organiser face à sa toute puissance. Que pouvaient-il bien faire contre lui ?
L’humain à la pierre chantante ne pouvait plus s’échapper. Bientôt, ce son qui lui était abominable cesserait. Les quelques secondes de vie qu’il lui accordait était un acte de pitié d’un dieu tout puissant.

« V̰̮̞̗̲̬̳́o͎͔͝u͉̘̲͚̻̝̮s̷̖͙̝͔͍̣̖ ͇̱̝̝̀c͓̘͚͙̖̝͎ŗ̣̱͚͓̯̘o͖̥̠̙̩y̠̙̲̜̘̹͡è̫͈͓͕ͅz͓͠ ͏͎p̱̼͇̣͉o͙͍u͔̭̝̜̰v͈̩̗͠o̺̭͍̳i͚̣͈͎̤͘ͅͅr̻̞̮̠ ̼̜̞͇͍̦͍m̥͙͙̟͓͇ͅe͙̳̪̤̩̬ f̙̰ụ͜i͚̬r̹͇̻̥̖͢ ̘̙̰͇é̞tern̯͇͈̫̗e̡l̼͎͔l̻͇e͍̰̫ͅm̫e̤͓̻̹̳̤n̵̯̼͚ͅṯ͔͠ ̦͎͙̟?̷̞̝̱̜͎!͎̲ ̳̳̯V̴̜̻ͅo̜̟͓̺̦̟͈ụ͚s͙͟ ̰̭̘̜̳n̠̜̹̭͇'̷͔̞̦̱̼̮͕ê̬̣͉͔͓̤͉͟t͖̰̟̝̠͈̥es̳͖̙̖͖̻ ̧̗̗̤r̵̞̜͈̞̘̥i̷͖̮͇͓e̶n̫͍̳͚̻͉̙̕ ̝̦͕̺̩͓f̷͚̭̺̹͍̟a̢͙̺̬̭͈̜c̱͍͎̬͉̤̰̕e̢̤̣̩̫̩͎ ̣͙͇̹̘͙͠à͏̘̱̗ ̰̳̲̰̦͙m̹̺ͅo̸̘͓̟̠̦͎̟í̦̟̟̭̘ ͈̥!ͅ ̝V̴̫̹o̝̫̫t̷̬̟̗̭͈r͉̤̥͖͍̮̫e҉ ̬̻̰̳̘Ç̦̤r͏̭̭̗̩̣é̬͟ͅà̖̻͖ṱ̨̱e͍̠̘̤͓̹͠u̲̥͓̣̣͡r̳̩͙ ̤̼̟̘͠v͓̗̪͖̬̬̟o͏̻͔̮̯̫̮ͅus͙̻͙̀ ̪͉̀a͕̥͚͎̭ ̡͈̺͔̞̻ạ̡̩͎̩b̹͈̙͓͚a̩̺n͟d͎͔o̧̱̤̻͖n̝̙͚̗n̙̱͈̹̩é҉͖̤̙͈̟̦ ͈̙̞͍͚͟!̛͍̱̻̼̗!̨ »


Il fit un pas supplémentaire pour se rapprocher de l’homme en armure drapé de cramoisi. Mais quand il voulu en faire un autre tout en levant son bras griffu, il se rendit compte que cela lui était impossible.

C’est là qu’un signe brillant à ses pieds attira son attention. Il l’entourait tout entier, comme un piège magique dont il ne pouvait se défaire.
Le Démon eut à peine le temps de constater la nature de ce qui le bloquait qu’une voix humaine plus aigue que celle des êtres qui lui faisaient face s’éleva derrière lui.

***

« Je m’occupe de lui ! VITE, ATTAQUEZ LE !! »

A peine avait-elle formulé son ordre que déjà, une deuxième glyphe se mêla à la première qu’elle avait formée aux pieds du Démon. La première avait été indispensable à placer : en le paralysant, elle lui interdisait d’attaquer les hommes de l’Inquisition. Mais surtout, elle l’empêchait de quitter l’emprise de sa seconde marque qui, quant à elle, le priverait de sa magie. Utiliser son fouet de foudre pour les atteindre serait une option impossible.

Cela signifiait, cependant, qu'elle devrait maintenir ses deux sorts suffisamment longtemps pour que la troupe le renvoie dans le monde d’où il venait.

Et à en juger par l’épuisement qui la dévorait seconde après seconde, elle ne pourrait faire cela indéfiniment.

Le dénouement du combat reposerait sur Cullen Rutherford et ses hommes.


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#99ccff

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Cullen Rutherford
Commandant des forces armées
- Inquisition -
Messages : 209
Sam 29 Juin - 17:57

Les Marches solitaires sont en flammes.


« LE LION ! »

Les gorges déployées des survivants s'unissèrent autour de ce cri de guerre. Très rapidement, tous se levèrent, et entamèrent le début de leur formation. Les boucliers, inutiles, furent brandis. Les épées, faible individuellement mais trouvant leur force dans le nombre, furent ramassées et portée par une main forte.

La vie, la force vitale d'hommes prêt à tout sacrifier sur un mot de leur commandant pour protéger leur terre, fut mise à disposition de Cullen. C'était une ressource précieuse. Plus précieuse que l'acier. Plus précieuse que le lyrium. Plus précieuse que n'importe quel objectif qu'il pourrait désirer. Mais si la vie était cruelle, le monde l'était plus encore. Engeances, démons, tous n'étaient que des outils de la nature pour afficher cette déclaration.

Le Monde n'était pas un endroit où des choses comme l'Amour, la Joie, l'Espoir pouvait survivre sans soutien. Non, si Cullen avait appris quelque chose en commandant ses troupes, c'était que le droit de vivre était bâti sur une pile de cadavre. Depuis le premier enclin, depuis que les cercles ont été créés, les hommes ont dû se battre.

Alors, si il voulait saisir le droit de trouver un jour l'amour, si il voulait saisir le droit de vivre... Il se devait d'utiliser la vie de ses soldats. Ils le savaient tous. C'était pour cela qu'ils s'étaient portés volontaires, après tout. C'était pour cela qu'ils allaient souffrir, mourir, et à travers ce sacrifice... Ils vivraient.

Le démon beuglait tel une créature des enfers. Ces engeances de l'Immatériel rivalisaient toutes entre elles pour le prix de la créature la plus laide au monde. Huits yeux remplis de haine le regardait, et des... des mains affublées de griffes aussi longues que des épées se plantait dans la roche avec aisance pour grimper là où Cullen se trouvait. La puanteur du sang et des organes dévoilés remplissait désormais la caverne.

Les mages étaient encore au sol suite à la déflagration, mais ils se réveilleraient bientôt. D'un mouvement de la main, il les désigna et cria un ordre :

«Bohort ! Faites moi taire ces traîtres d'apostats. Ils ont très vite dépassés leur droit de vivre sur les terres de notre héraut. Les autres, avec moi ! »

Il recula vers le fond de la grotte pour éviter  l'endroit où le démon émergerait. L'adrénaline était une rivière de lave dans son sang : Son esprit fonctionnait comme les forges les plus chaudes d'Orzammar, et son bras tremblait sous l'anticipation. Il savait toujours qu'il y avait un semblant de terreur sous ses traits, mais il n'avait pas le temps. Il savait que quelque part à sa gauche, Lynne se préparait pour paralyser le démon. Ils devront exploiter cette faille.

Mais il avait peur que ses soldats ne ressentent pas la même invincibilité que lui. Ils n'étaient pas des Templiers, et ils n'avaient pas vécu une invasion de mages de sang ainsi que d'abomination dans un cercle. Malgré la torture, il s'est avéré que Cullen était extrêmement résilient mentalement. Il ne réfléchit pas du tout à ce qu'il allait dire. Ses lèvres bougèrent toute seule. Il cria, pour couvrir le son du démon grimpant sur la roche. Ses huits yeux apparurent à l'horizon. Ah, si seulement il avait eu des archers.

« Nous y sommes donc. Le point culminant de la bataille. Mes soldats, je tiens à m'excuser. Tout ne s'est pas passé comme prévu. Les boucliers, dont vous vous êtes spécialement équipés pour contrer la magie perfide des apostats, seront détruits avec aise sous les griffes de ce démon. Les épées, si efficaces contre la chair des traîtres, rebondiront contre son armure. Vos cœurs de vétérans enhardis, habituellement inébranlable face aux pires machinations humaines, tremblent, comme le mien tremblent, alors que vous faites face à la pire menace de notre temps. Mais, mes soldats, je vous prie de me pardonner une fois de plus pour ce que je vous demande de faire :

Mes soldats ! Donnez votre vie pour l'Inquisition.
Mes soldats ! Trouvez en vous le courage de renier ce monstre la suprématie qu'il recherche.
Mes soldats ! Utilisez votre rage, raffinez la en le plus efficace des comburants !
Mes soldats ! COMBATTEZ POUR VOTRE MONDE !!
MES SOLDATS ! CRIEZ !

CAR CECI EST NOTRE TERRE ! NOTRE MONDE !

Répétez le après moi ! NOTRE TERRE ! NOTRE MONDE ! »

Etait-ce vraiment son genre de crier de la sorte ? De telles paroles n'avait jamais traversé ses lèvres. Mais ici, dans cette situation, il sentait que c'était approprié. Il sentait que si ils ne réussissaient pas à vaincre ce démon, ce serait son devoir de faire de ce baroud d'honneur le plus légendaire possible. Et si Lynne parvenait à s'enfuir, comme il le lui avait demandé... Peut-être lui pardonnerait-elle. Tout.

Mais cela semblait marcher. Ses troupes se tenaient plus droites, tenaient plus fermement leur épées. Et plus important : Ses troupes le suivèrent dans son cri de guerre.

« Oui... oui ! CECI EST NOTRE TERRE ! NOTRE MONDE ! »

Un coup d'oeil à sa droite lui indiqua que Bohort et ses hommes avaient terminés les mages. Une telle exécution n'était peut être pas la plus propre des choses, mais ils ne se feraient pas prendre par surprise. En revanche, le temps de préparation qui lui était imparti était écoulé. Un tremblement dans la terre annonça l'horreur dans toute sa splendeur : Le démon les dominait maintenant de toute sa taille. Et en plus d'avoir mal aux jambes suite à l'explosion, Cullen avait maintenant mal à la gorge. Créateur. Faites qu'ils s'en sortent victorieux.

Le cri triomphal du démon fut stoppé net, tandis que l'espoir montait parmis les troupes de l'Inquisition. Un glyphe, brillant de promesses, venait d'apparaître aux pieds du démon. La frustration d'être paralysée fut presque suffisante pour briser le sort : Des petits spasmes pouvait être aperçus à fleur de peau. C'était le moment attendu.

« Inquisition, en avant ! Concentrez vous sur ses jambes ! »

Ils avancèrent avec une vitesse modérée. Une charge briserait leur rang et serait trop désordonné, et sémerait le chaos si le glyphe était brisé trop rapidement. Ils devaient faire confiance à Lynne. Ils le devait. Le démon fut très rapidement entouré par trois cercles de troupes. Deux autour de ses jambes, et un qui attendait sa chute prochaine.

Mais ce que Cullen disait auparavant sur l'armure du démon n'était pas un mensonge. Le son creux des épées rebondissant contre la carapace remplirent l'air. Créateur. Allaient-ils seulement trouver un point faible ? Si ses tendons voulait bien fonctionner, alors il devait y avoir un endroit où l'armure se fends pour que le tout soit homogène. Il suffisait de le trouver.

Un cri de joie, suivi par un bruit mouillé de l'acier mordant dans la chair. La terre trembla lorsque le démon mit genoux à terre, le poids immense de la chair tordant sur les glyphes de paralysie et forçant la bête à terre. Cullen espérait que Lynne saurait s'organiser : Il ne fallait pas qu'elle résiste trop lorsque le démon tombait, où elle allait s'écrouler de fatigue. Ou pire.

Mourir.

Il ne pouvait pas permettre cela. Il fallait en terminer au plus vite. Une rage incertaine commença à s'accumuler dans son cœur : Comment pouvait-il en terminer au plus vite ? Le démon venait de se stabiliser à terre, mais cela ferma toute autres opportunités d'attaquer ses jambes. Un rire sombre, peut-être même un rire blessé dans son orgueil, commença à s'élever dans la caverne.

« Tu ne peux pas me faire mal, petit homme. J'ai accédé à une réserve de puissance qui dépasse toute ton imagination. Vos petits tours de passe-passe m'ont bien amusés, mais je refuse d'être enchainé de la sorte une fois de plus. Laisse moi te donner un avant-goût de ton agonie prochaine. »

En quelques secondes, Cullen put voir le bras du démon forcer contre les glyphes de paralysie. Si il avait pu en avoir l'oreille, peut-être aurait-il pu entendre la décharge d'énergie libérée lorsque le glyphe s'est brisée sous la force. Le démon d'orgueil tendit son bras vers Lynne, et commença à accumuler une boule d'électricité. Il allait la tuer, et quand elle serait morte, leur espoir de survie et de victoire disparaîtrait. Le Commandant ne pouvait pas permettre cela. Il ne pouvait pas.

Il cria comme il n'avait jamais crié auparavant. Ses jambes meurtries fournissèrent un effort incommensurable, et si l'adrénaline n'avait pas engourdis ses sens, il aurait pu sentir une vive douleur d'un muscle qui lâchait sous l'impulsion qu'il venait de donner. Par la seule force de sa détermination, il s'était propulsé en l'air, vers le torse du démon.

Epée brandie devant lui, il tentait une dernière charge désespérée. Son acier mordit dans la carapace du démon. Les lèvres de Cullen murmurait une prière à son Créateur. Il ne fallait pas qu'elle casse. Il ne fallait pas qu'elle casse.

Il ne fallait pas qu'elle casse.

Dans un bruit triomphant, un craquement délicieux suivit du son de la chair déchirée par l'acier, l'épée de Cullen s'enfonça jusqu'à la garde dans le torse du démon.

Mais il ne pouvait pas s'arrêter là. Son épée n'était qu'une épine, et elle ne pouvait être qu'un inconvénient pour la silhouette massive du démon.  Mais à cette échelle, cette épine était un point d'appui. Se tenant fermement à la garde de sa lame, et utilisant les dernières grappes d'inertie qui lui restait, il se hissa encore plus haut.

Il regardait désormais le démon dans les yeux. Le tout s'était déroulé en quelques secondes. Créateur soit loué, la créature n'avait pas eu le temps de lancer son sort de foudre. Mais Cullen, son esprit et son corps repoussant encore et toujours ses propres limites, avait déjà pensé son coup.

Sa main gauche serra la dague qu'il avait dégainé pendant son saut, et au terme de sa trajectoire...
Il la planta fermement dans une orbite violacée du démon d'Orgueil.

La réaction fut immédiate : Le démon hurla à nouveau. Mais ici, ce n'était pas un hurlement de défi, ni un cri de triomphe. Non. C'était un râle d'agonie, le cri poussé par une bête trop orgueilleuse qui venait de voir sa proie devenir le prédateur.

C'était tout ce qui avait importé à Cullen. Lynne était hors de portée du démon désormais, car la vive douleur de voir l'un de ses yeux empalés avec force avec disrupté le sort du démon. Maintenant, au lieu de s'écraser contre la jeune femme, la foudre fit un ravage parmi les hommes regroupés aux pieds du démon. Le premier choc en tua nettement une bonne poignée : Le contrecoup se propagea à travers les armures métalliques, et mis à terre une majorité de la force de Cullen. Les forces de Bohort étaient épargnés, et arrivait maintenant se battre.

Mais c'était trop tard. Cullen commençait à retomber, son bouclier brisé à terre, son épée enfoncé profondément dans le torse du démon, et sa dague décorant sa tête d'une nouvelle grimace. L'adrénaline quittait peu à peu son corps. L'avaient-ils tués ? Le démon venait d'arrêter de hurler, et un calme sinistre venait de s'abattre sur la caverne.

La douleur dans les jambes du Commandant se réveilla, et une idée se faufila à travers son esprit. La chute allait faire très mal. Il allait probablement se briser une jambe, si ce n'était les deux. Mais la douleur physique était comme la vie humaine : C'était une ressource. Et pour tuer ce démon, Cullen avait choisit de tout donner.

Une force soudaine autour de son torse le fit mentir. Le démon n'était pas mort, et il venait de briser les derniers glyphes pour saisir celui qui lui avait fait tant de mal. Son orgueil était probablement si meurtri qu'il refusait de parler. Le silence continuait, et la pression autour du torse de Cullen grandissait avec une vitesse alarmante. L'acier de son armure commençait à se tordre, et son souffle s'échappa.

Il utilisa les dernières centimètres cubes de l'air dans ses poumons pour dire une dernière phrase, avant de se résigner à son destin.

« Lynne. Fuyez... »

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Lynne Lenhardt
Mage de soin
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Lun 8 Juil - 17:18

Les Marches Solitaires sont en flammes


Les glyphes brillaient dans une variété de signes ésotériques dont peu connaissent la véritable signification. Une lueur pleine d’espoir qui était devenue la prison éphémère de la colossale créature.

Immédiatement, le commandant lança l’attaque. Le bruit métallique des armures causé par la marche des soldats retentis, toujours plus fort alors qu’ils se rapprochaient de plus en plus de leur ennemi commun. Il ne fut qu’une question de temps avant qu’ils ne piétinent les glyphes sans que cela ne les affecte, se concentrant autour des jambes du géant.

Les marques auraient dû s’effacer une fois activées par le Démon ; tel était leur fonctionnement habituel. Mais Lynne forçait leur persistance de telle sorte à maintenir leur effet le plus longtemps possible. Son énergie, comme les grains d’un sablier, s’écoulait d’elle au fur et à mesure que le temps passait. Un sacrifice nécessaire pour offrir aux soldats une opportunité qu’il leur aurait été difficile d’atteindre par des moyens ordinaires, mais qui risquait de lui coûter bien plus que de la fatigue si elle persistait dans sa lutte trop longtemps.
Car en effet, il s’agissait d’un véritable combat. Chaque mouvement que le démon tentait de faire pour se libérer, chaque geste, elle le sentait. Elle avait l’impression de maintenir de toutes ses forces les chaînes d’une puissance qui la dépassait. Dans son effort ultime de concentration, ses muscles se crispaient malgré elle alors qu’elle figeait le Démon dans un unique mouvement.

Petit à petit, ses forces s’amenuisaient avec son espoir alors que les soldats ne parvenaient pas à percer la carapace de la créature. Elle ferma les yeux, baissant la tête, alors qu’elle continuait de faire de son mieux pour résister. Des mèches brunes échappées de sa tresse filaient le long de ses joues rosées par la concentration.  
Mais bientôt, les cris de victoire et le bruit des lames qui tranchaient la chair lui firent abandonner sa posture. Elle rouvrit ses prunelles noisettes, levant le menton vers le Démon qui s’affaissait tout en exprimant sa douleur dans un grognement bestial. Elle sentit la résistance augmenter drastiquement, de manière écrasante, en raison de sa chute imminente. Instinctivement, elle relâcha son maintient afin de le permettre de s’écrouler de tout son poids sur le sol, ce qui finit par arriver.

Il se stabilisa, à genoux. C’était une victoire, mais bien maigre, car Lynne se rendit compte qu’il serait difficile de continuer à l’attaquer au niveau des tendons de ses jambes, là où son sang démoniaque s’écoulait sur la roche devenue maintenant humide. Elle renforça de plus belle ses glyphes malgré sa fatigue de plus en plus marquante. Mais à peine l’avait-elle fait, que la voix du Démon s’éleva à nouveau dans un rire qui traduisait une blessure dans sa fierté – car n’y avait-il pas pire châtiment pour une créature aussi orgueilleuse de se retrouver à genoux face à de piètres humains ?

« Tư ne ̛peu̡͡x ̨͏p͏a̶s̨ m͝e̸ fair̸e mal̢͘,̛ peti͡t̷́ ho͘m̴̵͟m̴̨e҉.J̷'̶͝a͡i ̀a͏c̴cé҉̴d͏é à̕͜ ̡̡u̡ne̷ r̸é́s̷̸e͞ŕv̛é d͝e ̸̶p̀ui̷͟͝ś̢san͘c͟ę͝ q҉u͟͞i͢͝ dé̷̛p̨a͢ss̵e̸̵̸ ͜tó̕u̧͘te̵to͠n ͝i͠m̶͠ag̨in͏ati͟͝o̶͟n͢. Vơ̸s ̕p͞et̕i͟͢t̛s ̵͢t҉ou͘r͝s dè̵͡ ́p͞a̵͘s͟s̶͞͝e͡-́pa̸͘sse̵͏ ̛m'̸o̶n̵̡t͢ b̧͡i̡e̡n ̷ámu̷͞s҉é̛s̀́,͡ m̛͞͞a̛͝i̵s ̴͠j̢͞e r̴ȩfư͠͞s͘ȩ ͏d'̵͜ê̶͢tr̀́e̷ ̶̢͜ en̶͘͞cḩa̡̨i҉n͏é͘͢ d҉̛e ̷la͜s̸͢or͞tę ̕ưne f́ơi҉͜s̨ de͢͠ ͟p͠lus̸.̨ Ĺ͜á͘i҉ş͝s̨e ̷͝mo̕͞i ̡t̷e͘ ͘d̢onner u͢n̨ a̶v̴҉an̶t-̸́go̵ût̡de͘ ̵t̸҉on ag̵͟oni͢e ̧proch̛҉a҉in̨e̢ »

C’était comme si une avalanche s’écroulait sur elle, sans crier gare. Elle sentit ses glyphes s’affaiblir les unes après les autres, comme des éclats de verre devenant poussière. A peine existants, mais pourtant présents.
Ses yeux s’agrandirent de terreur alors qu’elle vit une énorme main se diriger vers elle, une main griffue aux doigts aussi acérés que des serres. Elle n’eut le temps que de reculer de quelques pas précipités pour ne pas se faire attraper, mais elle se rendit rapidement compte que son effort fut inutile. Devant elle, la puissance même de la foudre se rassemblait dans la paume du démon de l’Orgueil, faisant légèrement hérisser ses propres cheveux à la fois par la réaction naturelle que causait la présence d’autant d’énergie électrique à ses côtés, mais aussi par la simple et pure terreur.

Ce fut à son tour d’être paralysée, déjà morte dix fois dans son esprit alors qu’elle contemplait le sort que son ennemi allait lancer. Que pouvait-elle faire ? Comment pourrait-elle contrer une telle attaque ? Comme pourrait-elle l’empêcher d’abattre la foudre sur elle ? Courir était inutile, car il était déjà trop tard. Et ses glyphes, ses glyphes auxquels elle se raccrochait si désespérément … ils semblaient aussi utiles que des dessins dans le sable.

Elle allait mourir.

Avant qu’elle ne puisse articuler une autre pensée, un cri l’arracha de son désespoir. Elle ne comprit pas d’abord, car tout se passa extrêmement vite. Ses yeux cherchèrent frénétiquement son origine mais le craquement sonore d’une carapace que l’on fissure la stoppa. Elle constata que les multiples yeux du Démon n’étaient plus focalisés sur elle, mais sur un homme qui avait eu l’audace de transpercer son poitrail avec sa seule épée. Un homme au tissus cramoisi caractéristique, bordé de fourrure.

Il n’y avait aucun doute sur la personne.

«Mais qu’est-ce que vous-- … »

Elle n’arrivait pas à finir sa phrase tant elle était suffoquée par son initiative. Ce n’était plus de la témérité à ce stade, c’était de la folie.

Réveillée par cette claque mentale, Lynne se dépêcha de mettre de la distance entre elle et la créature.
Un nouveau cri se fit entendre, un horrible cri de douleur provenant du colosse aux écailles d’acier qui la fit se retourner. Elle vit la couleur écarlate du sang qui coulait abondamment du visage de la bête.

C’est là qu’elle réalisa ; il venait de lui poignarder l’un de ses nombreux yeux.

Lynne ressentit l’allégresse de la victoire, mais seulement un bref instant. Car la foudre s’échappa des doigts du démon, s’abattant autour d’elle. Une horrible odeur d’acier et de chair brûlée se répandit dans l’air tandis que les râles de douleur, triste écho des victimes du sort, s’élevaient dans l’atmosphère électrique.

La brune regarda autour d’elle. Elle n’avait rien … mais les autres … les autres … ! Beaucoup de soldats de l’Inquisition étaient tombés à sa place, lui arrachant un frisson d’horreur. Quant à Rutherford … un bref regard sur le poitrail de la bête la fit se rendre compte qu’il n’était plus là.

Il tombait de toute la hauteur de la créature.

« Non !! »

Malgré elle, elle avait crié, impuissante face à la scène qui se déroulait devant elle.

C’était trop. L’émotion fragilisait son contrôle des glyphes. Et de cette occasion, le Démon s’en saisit sans hésiter.

Il attrapa le commandant dans son poing, sans ménagement. Et il serra, serra …
Elle vit le blond lutter de toutes ses forces avant d'abandonner à cause de son état. Ses yeux rencontrèrent alors les siens, et elle vit ses lèvres bouger. Mais elle n’entendit pas ce qu’il avait à lui dire. Elle s’en moquait. Tout ce qu’elle voyait, c’était que le Démon allait le tuer et qu’Il allait gagner.

Il fallait qu’elle fasse quelque chose pour l’aider, et vite.

Lynne ne réfléchit pas à deux fois, l’instinct de survie, la colère mêlée à la peur la faisant avancer dans l’urgence. La jeune femme se rapprocha en plusieurs foulées, sa main gauche sur son bâton de frêne.
Elle s’arrêta à quelques mètres du géant, tendant sa main droite vers la tête de ce dernier. Celui-ci la regarda de tous ses yeux encore valides, de toute sa hauteur.

« Cro̦is-t̠̝̅ͨuͤͨ ͇̣̇̎q̺͕̅͛ũ̺͇̚e͖ ̘͕̦ta ̬̘̬̾̓͌m̰̟a̯̩ͦ̚g̥̃iḛ̙͂̐ m͍̱͆̏e̝̟ ͍̲̒̃fer͚a̺̭͓ͤͧ͐ p̝̣̺͒ͪ̉l̖ͅie͕̪͎r ̗̂? ̃̒ͅ »

Il semblait presque amusé de cette petite souris qui tentait de lui faire face. Dans sa main, le craquement satisfaisant de l’armure de celui qui lui avait pris son œil ponctua sa question, rappelant la défaite des humains face à sa toute-puissance.

Lynne ne le regardait même pas tant elle était concentrée. Cela lui demandait un effort colossal, et elle n’avait que très peu de temps devant elle. La vie de Rutherford ne tenait qu’à quelques secondes, et il n’était pas dit que son plan le sauverait car il n’était pas sans risques. Mais entre la mort et une chance de vivre … son choix était fait.

Un autre craquement retentit. Pas un craquement métallique, cette fois. Il était sourd, pleine de menaces, tout puissant, comme le grondement sourd d’une bête endormie.

Il était vrai qu’un Démon était intuable avec de simples sorts lancés individuellement. Il en allait de même avec les lames : une seule ne suffirait jamais à l’occire. Non, les Démons ne se mettaient à genoux que face au surnombre.

Plusieurs rochers tombèrent du plafond rocailleux situé juste au-dessus du Démon de l’Orgueil. Un ou deux, puis d’un seul coup, sans prendre garde, ce fut une partie du plafond qui s’écrasa sur lui dans un fracas phénoménal.

C’était beaucoup d’éléments à gérer en même temps pour Lynne, surtout pour une école de magie qu’elle ne maîtrisait pas autant que celle de la Création. Il ne fallait pas que les rochers achèvent les soldats restants, ni Rutherford.
La mage de guérison tomba à genoux , les deux mains sur son bâton, alors qu’elle faisait de son mieux pour contrôler la chute des pierres.

Elle ne su pas si elle avait réussi à mettre en œuvre ses intentions. Car d’un seul coup, tout devint froid et noir.

Les Marches Solitaires sont en flammes. [PV Lynne] Terminé! - Page 2 Latest?cb=20150523145513

#99ccff


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Cullen Rutherford
Commandant des forces armées
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Messages : 209
Lun 8 Juil - 18:42

Les Marches Solitaires sont en flammes


Dans la fraction de seconde qui lui restait, Cullen était en train d'évaluer ses choix. Est-ce que sa vie avait valu la peine d'être vécue ? Sa première affectation à Kinloch avait été un désastre. Les séquelles des tortures qu'il avait subie était toujours sur lui. Cette souffrance avait était le réactif chimique direct pour forger sa volonté d'aider en tant que Templier en profonde haine. Les mages s'étaient révolté contre l'Ordre naturel. Les mages avait transformé la tour en abominations terrible qui massacraient tout sur leur passage. Les mages l'avait enfermé dans une cellule, et avait joué avec lui pour voir quand il briserait.

Mais il avait tenu. Il avait tenu, et tenu, et tenu, jusqu'à ce que le Héros de Férelden soit venu pour purger la tour. En sortant de son enfer sur terre, la haine avait pris le pas. Il avait hurlé dans la tour, car il lui fallait le rite de l'annulement pour rétablir la justice. Wynne, les enfants, et même cette mage Amell, avec ses longs cheveux bruns pour qui il pensait développer des sentiments depuis sa Confrontation.

La haine avait pris le pas sur cet amour naissant, et comme un rescapé de la famine, ses sentiments n'avaient plus que le goût des cendres. Il n'avait plus rien ressenti après ce volcan de haine, et Kirkwall avait été l'endroit parfait pour se noyer dans un travail de bureaucrate. Mérédith était une femme forte, et en grimpant les rangs Cullen avait pu s'oublier pour suivre les ordres. Il n'avait rien dis quand Maddox avait été apaisé, ni quand Samson s'était fait exclure de l'Ordre. Il ne s'était éveillé que trop tard aux horreurs de Mérédith, et en s'ouvrant de nouveau au monde, son cœur s'est repaît des visions de la destruction de Kirkwall par les Qunari, pour ensuite tomber dans le chaos total. Des abominations courant dans les rues, des mages fous criant leur liberté et faisant jaillir leur propre sang pour en tirer le pouvoir.

Se noyant dans son travail, il se souvenait même s'être occupé de la mage qu'il venait de sauver. Il n'avait plus trop de souvenir de ce qu'il s'était passé avec Lynne à l'époque. Il ne restait que des bribes, mais il savait qu'il n'avait pas été correct. Aurait-il pu être autrement ? Cela avait semblé si simple de rejeter la cause de ses maux sur les mages. C'était ce que Mérédith avait fait, et maintenant son nom était associé à la tyrannie et la mort.

Alors que les griffes du démon serrait de plus en plus, que l'adrénaline s'échappait de son corps pour laisser les multiples blessures de son corps crier leur agonie à travers son système nerveux, Cullen n'aurait pas du penser à ça. Dans quelques instants, ses côtes seraient brisé, entraînant sa colonne vertébrale qui paralyserait son corps, et par la suite son esprit. Son sang s'échapperait de son corps comme une douche cramoisie, et ses organes exploseraient un à un pour ne laisser qu'une bouillie informe. Il était familier avec ce genre de mort. Le Commandant ne l'avait que trop vu à Kinloch, à Kirkwall, et par la suite avec son travail avec l'Inquisition.

Penser à cette fin qui ne figurait pas dans son palmarès des mort les plus agréables lui fit prendre du recul. Il était ici car il avait eu une mission à accomplir. D'une façon, la mort des mages rebelles permettrait à la région de finalement trouver la paix. Son expérience avec les mages à Kinloch a pu lui permettre de faire les bon choix. Et mourir en s'assurant qu'un démon le suivrait bientôt dans l'autre monde, il n'aurait pas pu y arriver si Kirkwall n'avait pas entré en éruption alors qu'il était en charge.

Si mourir en sentant son corps exploser lui permettait d'expier les péchés d'une vie... Alors, vivre jusqu'à cette mort en valait la peine. Lynne aurait entendu ce qu'il avait dit, et serait en train de s'enfuir pour laisser le démon mourir à petit feu. Enfin, c'était ce que Cullen espérait. Sans Lyrium, aurait-il eu la force de finir le démon en un seul coup fatidique ? Bah, cela n'avait plus d'importance. Dans la main du démon, le corps du Commandant se détendit complètement. Il avait accepté sa mort, et l'attendait de pieds ferme.

Quelqu'un d'autre de plus apte que lui, sans ses faiblesses ni ses doutes, le remplacerait. Et l'Inquisition triomphera. Et Lynne vivra, et fera de grandes choses.

Ô Créateur. Puisse ton domaine bien l'acc-

Un terrible grondement assourdit entièrement les pensées sombres du Commandant. Ce grondement était bien plus sinistre que tout ce qu'il avait entendu auparavant : Il était bien plus intense que lorsque la carapace du démon s'était brisé, bien plus menaçant que lorsque le démon est entrée dans le monde matériel, et bien plus terrifiant que les pas lourds de celui-ci qui s'approchait pour les tuer.

Par un miracle insensé, quelque chose, quelqu'un, avait décidé que l'heure de Cullen n'avait pas sonné. La vision qui entourait Cullen était un spectacle digne d'une épopée : Le plafond de la grotte, entourée par une énergie brillante, commençait à se fissurer au dessus de lui. En quelques secondes, avant même que le démon ne put achever Cullen, un jugement divin s'opéra sur la scène.

Dans un fracas qui menaça de briser les tympans de tous, des rochers énormes vinrent s'écraser sur le crâne du démon. Le plus impressionnant était que cette pluie de mort semblait... Dirigée. Avec une précision phénoménale, les survivants de la troupe de Cullen, et le commandant lui même, furent épargnés.

La force qui emprisonnait la vie de Cullen, comme un oisillon entre les mains d'un hommes, disparut aussitôt. Le démon était finalement mort, enterré par quelques tonnes de roches. A bout de forces, le Commandant s'écrasa au sol avec toute la force de son propre poids. L'air fut immédiatement expulsé de ses poumons, et son armure cabossé l'empêchait de reprendre une autre bouchée d'air.

Il n'allait pas mourir ici, mort comme un poisson hors de l'eau. Saississant les derniers grammes de volonté qu'il lui restait, il prit une dague qui jonchait sur le sol et se mit à trancher les liens de sa fidèle armure. Cette absence d'air n'avait été le prémice de la plus belle sensation de sa vie.

Il respirait. Il respirait comme un homme fou, privé de tout ce qui le rendait vivant. Il avalait l'air goulûment, un air qu'il ne pensait plus jamais goûter. Et tout cela, c'était grâce à...

Créateur ! Où était-elle ? LYNNE ! Non, non, non, non, non, non, non. Elle n'allait pas mourir ici. Pas alors qu'il était vivant. Pas alors qu'il se sentait enfin racheté. Pas maintenant. Il allait lui montrer. Il devait lui montrer. Lui montrer qu'il n'était plus l'homme qu'il avait été à Kirkwall. Et là, dans ses prunelles si sombre qui ne portait que du jugement et de l'irritation, l'ancien Cullen s'effondrerait dans les sables du temps.

Il vivait grâce à elle. Le démon était grâce à elle. Agente ou non, elle était désormais une héroïne de l'Inquisition.

Et elle n'allait pas mourir ici.

Avant même de regarder si les hommes qui étaient sous sa charge allaient bien, il se précipita vers la direction où se trouvait la mage auparavant. Ses jambes étaient heureusement engourdies, il ne pouvait pas encore sentir la douleur des muscles meurtris. En revanche, il n'arrivait plus à marcher. Alors, marchant et rampant à moitié comme un animal, il la trouva.

Il la trouva étalé sur le sol, bâton toujours en main, visage contre terre. Ses bruns cheveux s'étaient envolés dans toutes les directions autour d'elle, et cachait entièrement son visage. Heureusement, il ne voyait aucune tâche de sang au sol. Son corps, qui semblait maintenant si frêle, se soulevait irrégulièrement sous une respiration fragile.

Utilisant ses dernières forces, il la retourna sur le côté. Ses prunelles, qui aurait normalement contenu du mépris et de la colère, étaient fermés. Et dans cette mimique faciale si paisible, dans ses cheveux totalement en bazar, dans cette crasse qui collait son visage à cause de la transpiration du combat, l'esprit de Cullen ne pensa qu'à une chose.

Créateur. Qu'elle était belle.



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