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Duel du Lion et du Griffon (PV Béatrix)

Tullia E. Von Raijer
Garde-Commandeur d'Orlaïs
- Gardes des ombres -
Messages : 588
Jeu 9 Mai - 22:26

Duel du Lion et du Griffon


La journée était toujours aussi agitée et dynamique. On pouvait entendre les marteaux et les scies des travailleurs venu construire les murs de notre première fortification, mais également les aménagements pour nos nouveaux baraquements. Certains Gardes vérifiaient le matériel, préparaient des caisses et des chargements. Une tension palpable était dans l'air, mais c'était une énergie positive. Celle électrisante du départ au combat, d'un objectif que nous n'avions pas pu atteindre depuis longtemps. Combattre des engeances, sur leur propre terrain. Les Tréfonds. J'étais dans la cour, à côté de plusieurs caisses en compagnie de mon Sénéchal Alan Walker. En armure, un rapport entre les mains contenant une liste et des chiffres, mes yeux parcouraient les différentes lignes avec sérieux alors que mon Sénéchal était à côté à attendre mes remarques et mes ordres. Il savait que bien que je sois excentrique, quand il s'agissait du travail j'étais intransigeante et peu patiente. De ma voix colorée mais autoritaire, je lui demandais oralement un état des lieux de nos différentes provisions et de l'état des troupes. Entre autre.

"Alan, où en sont les préparatifs ?"

Alan n'hésita pas une seule seconde pour répondre, aussi sérieux que moi et sans doute heureux que je prenne autant à coeur cette revue.

"Tous est prêt commandeur, nous devrions pouvoir partir comme prévu d'ici 3 jours."

J'opinais de la tête, tournant la prochaine page. Une autre liste, mais de noms de Gardes cette fois.

"Bien...Et les recrues de Marek ? Combien ont passé l'Union ?"

Là, Alan se raidit légèrement, son regard s'assombrissant quelque peu. Sa voix resta aussi tranchante qu'une lame, mais on pouvait sentir la tristesse pourtant si prévisible de l'Union.

"Sur les 10 retenus... seulement 3 ont survécus."

Je serrais les lèvres, jetant un rapide coup d'oeil au Garde. C'était ainsi. Les chances de survie au rituel de l'Union avaient toujours été très minces, et c'était l'une des raisons pour laquelle presque rien n'était révélé sur ce rituel ni sur ce que c'était que d'être Garde des Ombres. Le Rituel, finalement, était un avant goût de l'horreur. Des cauchemards sans fin, une faim dévorante, affronter des êtres abominables et sans merci, l'assurance d'avoir une vie courte et une morte des plus violente loin des siens. Au final, mourir lors du rituel peut s'avérer être une bénédiction, une faim douloureuse mais au moins rapide. C'était la raison pour laquelle j'avais rappelé à Marek, notre recruteur, de ne prendre que ceux qui savent au moins un minimum dans quoi ils s'engagent. Que ce n'est pas une vie glorieuse où l'on reçoit des lauriers. Une vie âpre, douloureuse, à l'écart du monde et de sa compréhension. Je ne voulais pas des personnes qui fléchiraient une fois les difficultés rencontrées. Il fallait l'appel de la vocation, ou bien ce dévorant instinct de survie, comme ce fut le cas pour moi. Et il fallait être bon, doué dans son domaine, savoir tuer et ne pas avoir de pitié car les engeances n'en ont aucune. Peu importe le passé de criminel ou de saint. Je secouais de nouveau la tête, marchant pour m'éloigner des caisses alors qu'Alan était sur mes talons.

"Je vois... Faites le nécessaire pour renvoyer les effets aux potentielles familles, et aux funérailles. Comme d'habitude. Rompez...."

Normalement, on n'a pas ce genre de considération pour les recrues mortes. Mais j'estimais que, dans le cadre où l'on disait qu'ils étaient mort en défendant la patrie, ils avaient droit à un minimum de respect. Mourir par l'Union, cela reste un sacrifice de Gardes. Même si cela n'aide pas à la réputation des Gardes des Ombres. Je rendais le rapport à Alan, qui fit un salut de la tête avant de s'éclipser vers les baraquements. Je marchais de mon côté vers les terrains d'entrainement, pensant superviser un peu plus tard la formation des éclaireurs et des combattants avec des dagues. Mais un des Gardes en charge de la surveillance de l'entrée du port par la route commerciale vint me voir en trottinant, apparemment pressé. Je le regardais avec surprise, mon regard croisant le sien et ayant pour effet de le raidir avec malaise. Sans doute un de ces nouveaux nouvellement arrivés et qui n'avait pas encore l'habitude de mon apparence inquiétante.

"Commandeur Raijer, une personne vient d'arriver aux portes et demande à vous voir. Une certaine Dame Béatrix de Mesnil... Ca ne peut être... "

Il y avait de la surprise et de l'espoir dans sa voix. Ce nom n'était pas inconnu des Orlésiens, loin de là même. Un prestige et un respect martial était de mise, même si cela voulait dire qu'un des partisans des deux Lions était parmi nous. Un potentiel conflit politique et d'intérêt pour les Gardes. Pour ma part, mon regard s'illumina et un grand sourire s'afficha sur mon visage. avec bonne humeur et joie, je finissais sa phrase.

"La Championne de Célène ? Ha ben si, c'est bien elle ! Faite sortir quelques bonnes bouteilles de vin et du saucisson. On va bien s'amuser aujourd'hui ha ha ha !"

Je riais, tournant les talons pour me diriger vers l'entrée. Ce nom, il signifiait pour moi un moment amusant de beuverie et sans aucun doute un bon combat contre une personne puissante. La voix bestiale dans ma tête ronronnait de joie, sortant déjà ses griffes et s'agitant avec excitation. Béatrix de Mesnil... Championne de Célène... Une adversaire de renom, que j'avais déjà eu envie d'affronter. Elle avait montré un esprit chevaleresque et peu orlésien, terre à terre et pragmatique. Elle me plaisait, et il ne manquait plus pour me satisfaire que d'être certaine qu'elle était à la hauteur de son renom de championne. En ne pensant pas vraiment qu'elle viendrait, je l'avais invitée à venir à Térébinthe pour un petit duel, et sortir également de la capitale bien trop étouffante. Je m'avançais, mes yeux étranges se posant sur une femme juste à côté d'un cheval. C'était bien elle. Le regard pétillant et souriant un peu plus, je n'hésitais pas à l'interpeller de façon aussi nonchalante que familière.

"Vous êtes vraiment venue... Il en faut du cran, ça me plait ! Ha ha ha ha ! "

Du cran oui, il en fallait. Il en fallait car politiquement ces retrouvailles pouvaient porter préjudice à Béatrix, mais également aux partisans de Célène. C'était également un risque pour les Gardes des Ombres, que l'on pourrait de nouveau accuser de comploter contre Célène ou Gaspard, et de prendre part à la vie politique d'Orlaïs alors que nous devions rester neutre. Mais tout cela, je m'en foutais bien. L'espoir même d'un combat ne pouvait qu'exciter mon sang, et je pourrais bien justifier cette rencontre comme un combat amicale entre deux Championne. Celle de la Lionne de l'Empire, et celle du Grand Tournoi de Combrelande. Arrivée à son niveau, je lui tendis une main pour serrer la sienne avec vigueur et enthousiasme. Sans vraiment laisser le temps à la jeune femme de respirer ou d'en placer une, je lui faisais profiter avec chaleur de mon hospitalité tout à fait Antivane. A savoir de la familiarité et de la nonchalance à n'en plus finir.

"Vous avez fait bon voyage, Béatrix ? Normalement les routes sont sécurisée par ici, j'ai organisé quelques patrouilles pour m'en assurer. "

Je faisais signe à un des Gardes de venir prendre le cheval de Béatrix, et incitais la Championne à me suivre plus loin dans le campement, sous les regards étonnés des autres. La rumeur allait bien vite se répandre, et les choses allaient devenir... amusantes. Ils le savaient bien car jusqu'à présent, ils n'ont jamais été déçu sur ce point par leur Garde-Commandeur. Le Héro du 5e Enclin, un bateau, des dragons... Et une championne prestigieuse d'Orlaïs maintenant. Non, avec moi c'est sûr, on s'ennuie rarement.

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Béatrix de Ménil
Championne de Célène
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Lun 13 Mai - 2:47

~ Le duel du Lion et du Griffon ~


Béatrix avait suggéré entre les lignes son intérêt de se mesurer à Tullia à plusieurs reprises au cours de leurs nombreux échanges. Lorsque La Garde mordit à l’hameçon, la Dame ne se fit pas prier et se prépara pour partir dans les jours suivant. Pour prouver que le léger désagrément de leur dernière rencontre était bel et bien une erreur du passé, Béatrix décida de revêtir son ancienne armure qu’elle utilisait sur le front avant de devenir Championne. Contrairement à celle qu’elle portait désormais, elle était beaucoup moins criante au niveau de l’allégeance, visible que par le tissu visible entre les quelques interstices.

Comme à son habitude, elle passa voir Célène avant de partir pour lui dire au revoir et cette dernière lui suggéra la voie maritime qui était beaucoup plus rapide. Son amour pour Centaure, qui sortait beaucoup moins depuis son nouveau poste sédentaire, força la Dame à décliner ce précieux conseil. Elle se dirigea vers l’écurie avec ses provisions pour le voyage et le garçon d’écurie n’essaya même pas de proposer ses services pour prouver sa valeur. Comme quoi, ils avaient fini par comprendre que Béatrix refusait de laisser quelqu’un de s’occuper de sa monture à sa place. Elle prépara Centaure tout en le dorlotant pour enfin prendre la direction de Térébinthe.

Quelques jours de chevauchée plus tard, la Comtesse vit les installations des Gardes au loin. Elle avait croisé une ou deux patrouilles de Tullia sur sa route. Discrets et attentifs, ils n’étaient pas hostiles et ils n’avaient pas arrêté Béatrix pour savoir qui elle était et pourquoi elle approchait du bastion de la Garde Orlésienne. Cela voulait dire qu’ils ne craignaient rien et qu’ils étaient donc en très bonne posture, excellent ! Béatrix se pencha légèrement pour chuchoter à l’oreille de Centaure.

“ Je sais que tu as vu les mêmes merdes que moi, Centaure, mais crois-moi, ce que tu vas voir aujourd’hui est quelque chose de rare. „

Lorsqu’elle avait compris que parler à son cheval était perçu comme étant quelque chose de bizarre, elle avait pris la précaution de le faire en milieu un peu plus privé. Ce cheval était là dans absolument toutes ses épreuves. C’était lui qui la réconfortait le plus lors de ses permissions tandis qu’elle n’était qu’une simple apprentie et c’était le seul ami qui s’était sortit de leurs années de batailles contre Gaspard. Béatrix savait parfaitement que la loyauté de l’animal était inaltérable et c’était ce qui la poussait à l’aimer autant. Il n’allait pas disparaître ou lui planter un couteau dans le dos.

En arrivant à l’intérieur des murs, Béatrix posa pied au sol et observa l’endroit en pleine effervescence. Quelque chose était en train de se préparer et les Gardes semblaient ravis ! Elle croisa le regard unique de Tullia qui semblait parler affaires et voir ses yeux s’illuminer et son sourire grandir l’obligea à sourire à son tour. Elle se présenta avec beaucoup de familiarité en serrant son avant-bras, poigne que Béatrix rendit immédiatement.  

“ Depuis que je vous ai vu que j’ai envie de vous coller une raclée ! „

S’exclama Béatrix en partageant le rire de la Commandeure-Garde. L’accueil était exactement comme elle s’attendait, Tullia de A à Z ! La Comtesse regarda Centaure s’éloigner quelques secondes avant que ses iris grisâtres retournent sur son amie qui reprenait la parole.

“ Oui, les routes étaient parfaites. Vos hommes ont l’air de savoir ce qu’ils font ! Mais dîtes-moi, je suis curieuse, qu’est-ce qui crée tant d’engouement chez eux ? Je ne pense pas que voir une Dame soit l’évènement de l’année lorsque notre Commandeur-Garde est Championne de Combrelande, hm ? „

Béatrix offrit un sourire taquin accompagné d’un geste poli et chaleureux de la tête pour la féliciter à nouveau. Elle s’était volontairement dévalorisée dans sa réplique. Aujourd’hui, Béatrix était là pour elle. Pas pour l’Impératrice ou sa famille, donc « Dame » était le seul titre auquel elle avait envie de répondre. C’était celui-là qui retenait toute sa gloire guerrière, après tout !



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Tullia E. Von Raijer
Garde-Commandeur d'Orlaïs
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Mer 15 Mai - 21:00

Duel du Lion et du Griffon


La Championne était de bonne humeur, au point qu'elle se mettait à parler avec une familiarité qu'elle ne m'avait jamais montré auparavant. Serait ce de mon influence ? Cela me fit d'autant plus d'effet que j'étais contente d'instiller en elle une rivalité toute guerrière. Mes yeux brillaient plus, mon sang s'agitant d'autant plus devant ce défi. Je riais, ne pouvant qu'applaudir devant un tel coup de clairon.

"Ha ha ha ha ha ! J'ai cet effet sur beaucoup de personnes oui ! "

Je faisais signe à Béatrix de me suivre, et nous marchions toutes les deux dans la place du port de pêche. Les autres Gardes des Ombres nous observaient, du moins pour ceux qui étaient en pause. Ils chuchotaient au loin, ayant reconnu la livrée de la Dame. Même s'ils ne l'avaient jamais vu, ils savaient qu'elle était du moins partisane de Célène. Et me voir ainsi en sa compagnie, alors que nous étions sensé rester neutre politiquement, cela n'allait faire que jaser. Mais qu'importe qu'ils médisent, ils auront bien autre chose à penser une fois dans les Tréfonds. Tout en marchant, Béatrix vit l'activité de notre garnison et ne put s'empêcher de faire une remarque sarcastique à ce sujet. Je souriais, regardant autour.

"Ha ça... Ils n'étaient même pas au courant que vous deviez venir. Et moi non plus d'ailleurs ! Toute cette agitation, c'est parce que nous partons pour une expéditions dans les Tréfonds dans 3 jours. Cela fait longtemps que nous n'avons pas affronté des engeances, alors forcément ils sont excités comme des puces ha ha ha ! "

Je la regardais avec malice, me demandant ce qu'elle devait en penser. Personne ne peut penser qu'affronter des engeances cela fait partie d'une petite balade bucolique. Mêmes pour des Gardes des Ombres. Mais nous étions tous tellement frustrés depuis plus de 2 mois de ne pouvoir faire ce pourquoi nous sommes faits, qu'au bout d'un moment même un hurlock semble une bonne distraction. Et il était vrai que toute cette frénésie était étonnamment.... pas joyeuse, mais fébrile d'impatience et d'anticipation. Même si la mort et des horreurs nous attendaient sans aucun doute à l'arrivée, cela restait notre destin. notre raison de mourir au final. Je jetais un petit coup d'oeil à Béatrix, parlant avec toujours autant de nonchalance et d'humour.

"Mais n'ayez crainte, je suis certaine que plusieurs seront content de voir la Championne de l'Impératrice. Même si comme vous dites maintenant vous faite pâle figure face à mon titre de Championne de Combrelande, je ne suis pas mesquine et veux bien partager l'attention. "

Je la raillais comme elle s'était moqué d'elle même, lui donnant un petit coup d'épaule amical. Bien entendu qu'une championne d'un tournoi, aussi renommé soit il, ne peut se comparer au fait d'être le champion d'une impératrice. L'un ne porte que de la gloire pour une année, l'autre des devoirs et des dangers pour tout son service. Des deux, je préférais largement mon propre titre. Nous arrivions près d'un baraquement qui finissait d'être construit, ou plutôt agrandis, et en tournant un peu nous pouvions arriver à une partie qui était un ancien local de pêche, reconverti en bureau de commandement. Il y avait une table, un grand coffre, des rapports de partout, deux commode avec des étagères qui se remplissaient de bouteilles étranges et de livres, de plantes, de pots... Là trônait également une assiette magnifique aux couleurs des Gardes des Ombres, exposée comme un trophée et seule chose étrange voir incongrue dans tout ce fatras. Mais autre chose nous surpris, ou plutôt me surpris. Le coffre était ouvert, et un gamin d'une douzaine d'année ainsi qu'un mabari étaient penché dedans, le coffre les engouffrant à moitié. Ils fouillaient, le gamin marmonnant et le molosse bavant joyeusement. Là, je fronçais des sourcils, et me mis à engueuler ces deux intrus comme une mère engueulerait ses sales gosses.

"DUM-DUM, BARKSPAWN ! Je vous ais déjà dis de ne pas fouiller dans mes affaires !! Vous voulez vous empoisonner ou quoi ?! DEGAGEZ OU JE VOUS EMMENE DANS LES TREFONDS !!"

Ils sursautèrent et s'enfuirent, laissant là en fatras les affaires fouillées et s'en tirant facilement en évitant mes baffes de volée tout en riant. Oui, même Barkspawn je pouvais sentir quand ses aboiements étaient des rires de moqueries. Quel paire de sales gosses, toujours à foutre leur nez là où il ne faut pas. Je suis tellement fière d'eux... Je poussais un léger soupire, contente que cette tornade soit passée, et continuant de parler comme si de rien n'était.

"Et vous allez rire, au début ils n'ont pas cru que j'avais gagné, même avec l'or. Ils pensaient que j'avais extorqué quelqu'un ou bien que j'avais volé le véritable champion ha ha ha ! Il faut dire qu'ils n'ont pas l'habitude de me voir combattre des ennemis sans faire tuer. Puis la nouvelle s'est répandu dans Orlaïs, et ils n'ont plus eu le choix. Vous auriez du voir leur tête ! "

Je souriais, proposant à Béatrix une chaise alors que je fouillais dans l'armoire pour sortir une bouteille sombre et deux verres. Je les posais sur la table, nous servant chacune une bonne lampée. Après tout avant un affrontement il faut bien s'échauffer, non ?

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Béatrix de Ménil
Championne de Célène
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Jeu 23 Mai - 0:06

~ Le duel du Lion et du Griffon ~


Suite à une rencontre chaleureuse comme elle aimait, Béatrix commença à suivre Tullia dans leur base en observant ses soldats. Se tenant droite et fière, elle échangeait un regard plein de respect avec ceux qui la croisaient et souriant à ceux qui se reposaient. Elle considérait ces guerriers, ces voleurs et ces mages comme ses égaux. Bien-sûr, la Comtesse était au courant à propos des rumeurs disant que la Garde des Ombres était le refuge des voleurs, tueurs, violeurs, régicides et ect., mais ce qu’elle voyait, c’était des hommes et des femmes, peu importe la race, qui avait payé un bien grand sacrifice et qui mettaient la main à la pâte sans rechigner. De plus, tout le monde avait ses démons, tout le monde avait entamé la pureté de leur vie à un moment où à un autre de leur vie. L’important, c’était de faire de son mieux pour se rattraper et faire du monde un meilleur endroit. Ce qu’ils faisaient tous.

L’invitée leva un sourcil face à l’annonce de Tullia. Malgré son courage, les Tréfonds seraient l’un des derniers endroits où elle souhaiterait se retrouver. Elle pensait également que c’était le genre d’endroit où on allait quand on était ultimement obligé, pas quand on s’ennuyait, même pour la Garde. Mais bon. Tullia était du genre à aller faire une petite visite de routine en enfer pour se moquer des entités les plus dangereuses, donc …

“ Je l’avoue, je ne pensais pas voir des gens si excités de se battre contre de telles monstruosités. Est-ce vrai que seuls les Gardes peuvent aisément défier leur vitesse et leur puissance ? „

Une part de son adoration pour les histoires à leur sujet se transmit dans sa question. Selon les fables, les Gardes étaient plus rapides et plus forts que les gens normaux. Leur esprit était si vif qu’aucune engeance ne pouvait les prendre en traitres. Une part enfantine d’elle sautillait de joie dans le fond de son crane. Tullia reprit avec humour et la Championne d’Orlaïs partagea son rire.  

“ Ohohoh ! Croyez-moi, gardez-la l’attention. J’ai appris à profiter des moments où je peux me permettre d’être normale un minimum. L’attention, je l’attire suffisamment dans les bals des vipères. „

Elles arrivèrent finalement à un endroit qui devait sûrement servir de lieu de commandement. C’était très ouvert, Tullia ne devait pas être le genre de chef à cacher des choses à ses hommes. Ses yeux gris s’arrêtèrent alors sur l’assiette aux couleurs de la garde. Béatrix serait déjà surprise si elle apprenait que Tullia était amatrice d’art ou de collection, mais là, en plus, cela jurait franchement avec tout le reste.

“ Dîtes-moi, où avez-vous eu- „

“ DUM-DUM, BARKSPAWN ! Je vous ais déjà dis de ne pas fouiller dans mes affaires !! Vous voulez vous empoisonner ou quoi ?! DEGAGEZ OU JE VOUS EMMENE DANS LES TREFONDS !! „

Béatrix sursauta et se tourna vers un garçon qui avait visiblement moins de 15 ans et un mabari qui fuyaient en se moquant. Plusieurs questions lui passèrent par la tête. Un gamin Garde des Ombres ? Pouvaient-ils vraiment s’empoisonner en fouillant dans ce coffre accessible à tous ? Serait-elle vraiment prête à les emmener dans les Tréfonds ? Réalisant rapidement que la réponse à toutes ces questions était « oui », elle n’osa même pas les poser. Plutôt, elle laissa paraitre son air ravi, oubliant complètement son interrogation sur l’assiette. Les sourcils levés et le regard pétillant, elle s’exclama.

“ c’est un Mabari ?! Pour qu’il se moque de vous ainsi, il doit vous avoir choisi comme maitresse. Vous seule auriez le caractère nécessaire pour plaire à une bête si merveilleuse ! „

Béatrix ADORAIT les mabari. Ces chiens étaient à eux seuls une raison suffisante pour respecter complètement les Féreldiens. Très peu de gens en Orlaïs, surtout le sang bleu, aurait la chance d’avoir un tel compagnon. Elle avait envie de demander à Tullia de le voir, de le caresser et passer le plus de temps avec lui, mais ce serait diablement impoli. De plus, si elle devait le demander à quelqu’un, elle le demanderait sûrement à Barkspawn.

Elle prit place sur le siège que lui offrit Tullia et prit la coupe qu’elle lui tendait. Levant son verre en l’honneur de son hôte, elle but sans hésitation. La Commandeur-Garde n’oserait pas l’empoisonner ainsi. Savourant l’alcool, elle souriait d’aise en écoutant Tullia raconter la réaction de ses hommes lorsqu’elle avait rapporté le butin.

“ Je suis surprise ! À leur place, j’aurais parié toute ma bourse sur votre victoire. Et puis, combattre sans tuer, c’est une question de style, d’art. Et d’une connaissance sans faille du champ de bataille. Les combattants les plus redoutables ne sont pas ceux qui tuent, mais ceux qui contrôlent le sort de leur adversaire. „

Par réflexe, la main libre de Béatrix caressa la garde de son épée.

“ Dites-moi, Tullia. Quelle est votre plus belle prouesse guerrière ? „



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Tullia E. Von Raijer
Garde-Commandeur d'Orlaïs
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Sam 6 Juil - 23:08

Duel du Lion et du Griffon


La championne semblait pendant un moment déstabilisée par la vue de l'enfant et du mabari, mais une fois installée elle ne cessait de poser des questions avec le regard pétillant. Cela me faisait sourire, et m'amusait un peu de voir une telle candeur. Mais également une certaine naïveté sur ce qu'étais d'être Garde des Ombre. Enfin, on ne va pas cracher sur un peu de soutien pour une fois. Tout en buvant à sa santé, je répondrais rapidement à ses questions précédentes. La première, sur les capacités des engeances et sur nos capacités.

"Pour répondre à vos questions, oui en un sens nous avons plus d'endurance et de rapidité, comparable à celle des engeances. Ces bêtes ne connaissent pas le repos, et je doute que la douleur soit un problème pour eux. "

Je soupirais d'aise en ayant bu quelques gorgées de ce breuvage, et enchaînais avec un sourire à l'idée de Barkspawn m'ayant choisie.

"Ha... Barkspawn est une mabari, mais elle n'a pas vraiment choisi qui que ce soit. Elle est la gardienne du campement, mais je doute qu'elle me voit comme son maitre. Je ne suis pas une personne à chien, je suis trop... étrange. Mais j'aime bien les bestioles dangereuses en tout cas ! "

Je souriais un peu plus, pensant à ces wyverns que certains orlésiens semblaient avoir apprivoisés comme monture. Hawke m'en avait parlé une fois, et depuis j'en rêvais souvent. Rien de tel pour mener une charger et faire chier dans leur froc la bleusaille. En plus leur bave est pleine de poison, une vraie mine d'or pour mes potions et dagues. Je regardais sur mes étagères les différentes fioles, certaines correspondant à des essais et d'autres à.... à je ne sais plus quoi d'ailleurs. Il faudrait que je recolle les étiquettes. Je reprenais mon verre, écoutant Béatrix chanter mes louanges et affirmer son soutien. Elle était vraiment... adorable et candide, de façon terrifiante et inquiétante pour sa propre vie. N'importe quelle personne saine d'esprit ne penserait pas de moi ainsi, mais en un sens elle ne m'avait pas vu sous mon "meilleur jour" d'assassin folle à lier et elle était pleine des préjugés farfelu et épique sur les Gardes des Ombres. Cela me fit rire, vraiment, et mon rire malicieux se posa sur elle.

"Ha ha ha ! C'est bien aimable, mais cela prouve que vous ne me connaissez pas assez... Il y avait plus de chance que je finisse disqualifié pour avoir tué quelqu'un que je gagne le premier tour. Je suis un élément de chaos et d'imprévisibilité sanglante que mes hommes ont appris à reconnaitre comme nécessaire pour leur survie, mais à craindre pour leur bien être mental et physique. Je ne suis pas encore légitime à leurs yeux, car je suis de Férelden et ils ne m'ont pas choisis."

C'était un fait, et bien que cela me faisait un peu mal au coeur je savais que c'était un mal nécessaire. Mes méthodes étaient peu orthodoxes, mais elles marchaient et les avaient aidés à se protéger, à se reconstruire et à s'endurcir. Ils ne m'avaient pas choisis, mais rien ne les empêchaient de me mettre dehors. Et comme je l'avais dis à Wulf, je ne partirais pas tant qu'ils n'auront pas le courage de me virer avec un coup de pied au cul. Mais les choses allèrent encore plus loin, car elle disait que les vrais guerriers étaient connu pour leur capacité à ne pas tuer. Et Là, nous n'avions clairement pas la même philosophie.

"Et je crois que sur ce point, nos avis divergent. Les combattants les plus redoutables sont ceux qui immobilisent leurs adversaires le plus rapidement et avec le moindre effort. Avec de préférence une immobilisation définitive pour éviter tout futur embarras. L'efficacité est clé, la pitié quand sa vie est en jeu un handicap."

Cette différence était en un sens prévisible. Elle était le produit d'un élevage fait pour la justice et l'honneur tout chevaleresque des nobles, alors que j'étais le produit imprévisible de la survie au milieu d'assassins et de dangers en tout genre. J'étais pour l'efficacité et la survie, elle pour l'honneur et la bravoure. Moi j'avais appris à aimer tuer, elle se voyait sans doute comme une âme noble et juste. Je venais prouver ce fait en répondant à sa question sur mes exploits. Du moins, pour ma partie.

"Ma plus belle prouesse ? Mh... C'est difficile à dire... Il y a a fois où j'ai tué une mère pondeuse d'engeance, une autre fois où j'ai presque tué tout un clan d'assassin... Je crois que ça dépend des catégories. Mais ce qui est sûr, c'est qu'à chaque fois je m'amuse beaucoup ! Et dans ce cas là je crois que m'occuper des assassins était le plus amusant. C'était comme jouer au chat et à la souri, fu fu fu ~...."

Je souriais, mes yeux pétillants de plaisirs à ces doux souvenirs nostalgique. J'avais eu plus de plaisir à tuer des assassins dont le métier était de tuer et de torturer que des bêtes sauvages qui n'ont pas cette cruauté propre à l'humanité. Les engeance,s les ogres... c'étaient presque mon quotidien, et cela n'avait pas grand chose d'exceptionnel. Par contre, presque massacrer toute une maisonnée d'assassin renommée, les Corbeaux sans les nommer, ça c'était un beau challenge car bien plus dangereux. Et là, aucun faux pas n'était tolérer, encore moins de la pitié. Je regardais Béatrix, piquée au jeux et impatiente de savoir ce qu'elle avait comme exploit. Ou plutôt ce qui l'amusait au combat.

"Et vous, quel est votre meilleur exploit ? Ou ce qui vous a le plus exalté ?"

Le combat, c'était le sang et la vie, mon propre but. Savoir ce qui elle la motivait dans le combat était pour moi une information importante, et me permettrait sans doute de mieux la cerner. Et de connaitre ses potentielles faiblesses.

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Béatrix de Ménil
Championne de Célène
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Messages : 263
Mar 9 Juil - 1:16

~ Le duel du Lion et du Griffon ~


L’enthousiasme de Béatrix semblait amuser son hôte. C’était quelque chose qu’elle aimait bien chez Tullia : elle pouvait partager ses avis et ce qui la passionnait sans craindre des voir les rumeurs les plus affriolantes naître à son sujet. D’un autre côté, n’importe qui serait excité à l’idée d’en apprendre plus sur la Garde et n’importe quel Orlésien sans balais dans le cul (un Orlésien sur vingt donc …) souhaitait en savoir plus sur les canidés féreldiens. De ce fait, la brune dévora les informations que lui offrit son amie. Donc, c’était vrai que les Engeances avaient des compétences physiques plus développées que les humains. La Garde avait véritablement un avantage comparé aux autres combattants.

“ Ça doit être étrange, vous obtenez ce gain de compétence d’un coup ou ça se développe lentement ? Notre entraînement de Chevalerie nous rend plus endurant, réactif et puissant qu’un soldat normal, mais je crois que ça n’égalise pas votre avantage. „

Au fil des gorgées, la discussion se dirige naturellement vers Barkspawn. La Championne aimait beaucoup ce nom. Il était à la fois poétique et horriblement simple. L’onomatopée du jappement mélangé à un savant jeu de mot avec le terme féreldien « Engeance ». Il fallait de l’esprit pour y penser, elle se demandait si c’était l’idée de Tullia. Par contre, cette dernière était trop modeste au goût de la Dame. Bien que la mabari semblait être un électron libre, elle aurait simplement ignoré les cris de la Commandeur-Garde si elle ne lui accordait aucune forme de respect, selon les légendes, bien sûr.  

“ Ohohoh ! Croyez-moi, gardez-la l’attention. J’ai appris à profiter des moments où je peux me permettre d’être normale un minimum. L’attention, je l’attire suffisamment dans les bals des vipères. „

Elles arrivèrent finalement à un endroit qui devait sûrement servir de lieu de commandement. C’était très ouvert, Tullia ne devait pas être le genre de chef à cacher des choses à ses hommes. Ses yeux gris s’arrêtèrent alors sur l’assiette aux couleurs de la garde. Béatrix serait déjà surprise si elle apprenait que Tullia était amatrice d’art ou de collection, mais là, en plus, cela jurait franchement avec tout le reste.

“ Permettez-moi de douter de votre influence sur Barkspawn. De ce que j’ai entendu, ces bêtes choisissent leur maître selon leur force, non ? Et tu es un symbole de force, entre autres choses … „

Bon. La force n’était pas du tout ce qui définissait le mieux Tullia, mais la force mentale faisait partie de ses attributs. Le petit doigt de Béatrix disait que si un jour la tempête blanche décidait de s’aventurer dans l’Immatériel, les démons auraient peur d’elle. Mais serait-ce à cause de sa force mentale ou de ses petites folies … ? Mystère. Cependant, l’évocation des créatures dangereuses fit travailler l’esprit de la Comtesse. Orlaïs était très diversifiée niveau danger sauvage.

“ Je vous conseille la porte du Ponant, les Wyvernes et les Phénix sont des prédateurs merveilleux. Saviez-vous que certains nobles apprivoisent les Wyvernes ? Ils font beaucoup de chasse aussi ! Si vous voulez, je pourrais vous contacter si j’en déniche une intéressante. Je suis sûre que vous allez impressionner tout le monde là-bas. Ou les effrayer, selon vos envies. „

Béatrix avait beau être du genre altruiste, elle n’hésita pas à passer son aide sous silence pour ranger les effets personnels – et mortels – de Tullia. Connaissant le personnage, elle était persuadée que ce qu’elle avait crié au garçon était la pure vérité. Moins elle toucherait de choses, mieux ce sera.

Elles commencèrent à parler de Combrelande et de leurs exploits. Béatrix poussa un long et profond soupir devant la honte de la Garde Orlésienne. Ne pas accepter Tullia parce qu’elle était de Férelden ? Et parce qu’ils ne l’avaient pas choisi ? Ils se croyaient dans le salon d’hiver du Seigneur d’à côté ou quoi ? Ils étaient à la Garde des Ombres, s’ils n’étaient pas contents de se coltiner la féreldienne comme commandante, ils avaient qu’à se montrer plus valeureux et méritant qu’elle. Et ça, ce n’était pas près d’arriver. En plus, ils avaient l’air bien content de suivre le programme de Tullia ...

Cette dernière partagea son propre point de vue sur l’art guerrier, point de vue qui n’étonna pas du tout l’Orlésienne. Après tout, combattre sans tuer était un bel idéal, mais il ne faisait pas plus partie de la réalité de Béatrix qu’elle faisait partie de celle de Tullia. Sur le front, comme le disait Tullia, épargner quelqu’un était signer son arrêt de mort. Sinon, les duels … Comme le code de la chevalerie le disait « la mort plutôt que le déshonneur ». Les quelques duels que Béatrix avait menés s’étaient tous terminé de la même façon : l’exécution de son adversaire. Elle préférait leur offrir une belle mort plutôt que de gâcher leur vie.

La suite, elle, fut beaucoup plus intéressante. Béatrix ne savait pas ce qu’était une pondeuse, mais ça devait être gros, dégueulasse et très, très, farouche. Pour ce qui en était du groupe d’assassin, sa curiosité était piquée. L’idée que quelqu’un puisse engager des gens pour tuer Tullia n’était pas étonnante, mais la brune avait envie de savoir pourquoi.

“ À toi seule ? Wow ! Qu’est-ce que tu as fait pour avoir un groupe d’assassin sur le dos ? Et … Mon meilleur exploit … Je crois que c’était cette semaine où tout était contre nous. J’étais au front, pendant la guerre des Lions, et notre position avait essuyer pas mal d’assauts depuis peu. Les renforts et les ressources médicales tardaient et on s’est fait attaquer par la plus grosse unité que je n’ai jamais vu. Notre nombre était loin d’être suffisant et j’étais la seule Dame restante. J’ai fait le deuil avec ma mort il y a bien longtemps, donc j’ai galvanisé mes hommes à tenir cette tranchée le plus longtemps possible, je les ai convaincus de mourir pour Célène sans la moindre hésitation. Au bout du troisième jour, on devait être quoi … Une dizaine, tout au plus ? Et une catapulte nous mettait la misère. Moi et cinq hommes, nous sommes allés la saboter et, à peine fait, nos renforts étaient là. J’ai vraiment cru y rester ce jour-là. „

Un sourire triste prit place sur le visage de Béatrix. Pour elle, ce n’était pas un souvenir joyeux, même si elle en était fière. La cicatrice, en plus d’être fraîche, était profonde. Elle avait encore le souvenir du regard exorbité du sergent qui s’était prit un carreau en plein cœur pour la protéger en hurlant « Ma Dame ». Ce brave garçon avait tout pour devenir Chevalier, sauf le sang noble. Elle préféra reporter son esprit vers ce qui l’avait exalté. Sa carrière militaire n’avait rien de tout ça, mais elle fini par trouver en se remémorant l’académie.

“ Pour l’exaltation … Quand j’étais encore une élève à Val Royeaux, il y avait ce pompeux qui nous narguait, moi et une amie, en disant qu’il pouvait nous battre les deux en même temps parce que nous étions que des simples femmes. J’ai rétorqué que je pouvais le mettre au tapis sans épée et il n’en fallut pas plus pour blesser son orgueil de gamin noble. Il a regretté de m’avoir défié lorsque mon coup de bouclier lui fit perdre quelques dents. „

Elle éclata de rire au souvenir de ce gars en larmes, la bouche et le nez ensanglanté. Elle se calma après quelques secondes d’hilarité et reprit avec un soupir d’aise.

“ J’ai été punie pour ça. J’espère que ces deux petites histoires t’ont plus, elles doivent être bien banales pour quelqu’un comme toi. „



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Duel du Lion et du Griffon (PV Béatrix)
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