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Eaux troubles ~ Elysa ~ Graegoir

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Baron de Vertbois
- Adeptes de Corypheus -
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Mer 6 Juin - 11:55
Seul dans l'obscurité âcre, poète hagard au milieu des vignes sèches, Octave attendit, assis, dissimulé du regard des curieux. Les étoiles brillaient haut et fort en cette soirée d'automne, et la Lune commençait sa danse silencieuse. Le gel n'allait pas tarder à arriver à Vertbois. Perché en dessous des astres luminescents, le jeune homme luttait au mieux contre lui même. La peur lui tordait le cœur, il la sentait affluer dans ses veines et engourdir ses sens. Il avait peur, oui. Le temps était venu pour lui d'avancer ses premiers pions, de faire face au monde, de tenter de tirer son épingle du Jeu. La vengeance était au bout de ses doigts, mais la corde aussi, le déshonneur et l'exil. Et s'il se trompait ? Et si ce qui était arrivé à sa famille était une mise en garde, un coup de pouce du Destin pour lui dire qu'il pouvait vivre, plus simplement, sans s'impliquer dans ce genre de combines et de risques. Et si la plus grande des Vertus était le pardon ? Et si c'était cela, le doute du Poète ? Mais des accords avaient été passés. Il avait déjà été trop loin, il avait déjà franchi un cap, avec son insouciance usuelle. Le recul n'était plus possible, les risques trop grands. Il lui faudrait Jouer avec brio et triompher, ou en tirer les conséquences. C'était ainsi, le passage à l'âge adulte. Sa métamorphose.
Des voix lointaines le ramenèrent à lui. Au loin, des torches éclairaient sa demeure familiale, et il pouvait déjà distinguer la présence de chariots, chargés pour le Comte Chantral. L'heure de la livraison approchait, et il était temps pour lui de partir. L'enfant devenu homme se leva, épousseta son pantalon et se dirigea vers la troupe qui se préparait. Dame Elysa était là, en armure, entourée d'une dizaine de serviteurs, les derniers fidèles des De Gautron. Quatre chariots étaient prêts, chargés au minimum. Octave passa machinalement la main sur son masque, bien en place, puis fit signe au convoi de se mettre lentement en route. Dans une vingtaine de minutes, ils seraient au port de Velun. Le Baron, comme convenu, ouvrit la marche, accompagné de sa épée lige de circonstances. « Alors, vous êtes prête ? » Sa voix était calme et posée, mais plus grave et concentrée qu'à son habitude. « C'est l'heure de vérité. » Cela faisait plusieurs jours qu'Elysa était arrivée à son domaine, mais ils ne parlaient pas beaucoup. Le Baron préférait lui laisser du temps libre et se consacrer à ses affaires, qui étaient beaucoup plus nombreuses qu'il ne le laissait attendre. En réalité, ses actions en Velun n'étaient qu'une partie de son plan global, et les mécanismes devaient tous fonctionner en même temps pour qu'il mène à bien ses plans.
Le convoi fit une halte à la sortie du domaine, en dessous des derniers coteaux de vigne. Un groupe d'hommes armés sortit des ténèbres : une quinzaine, tout au plus. Octave salua Graegoir d'un signe de tête, et l'invita à prendre place dans les chariots avec ses hommes, répartis méticuleusement dans chacun d'entre eux et dissimulés sous des bâches. Un regard de biais vers Elysa le fit sourire : elle n'était de toute évidence pas au courant de cela. Sa voix se fit un peu plus forte, afin que tous puissent l'entendre. « Bien, je récapitule le plan. On arrive aux quais dans quinze minutes. Des gardes du Comte seront présents, une dizaine à tout casser, mais il y a aussi un poste de contrôle pas loin de là, donc nous devons être vigilants. Pendant que je distrais le capitaine, Elysa va s'occuper de neutraliser le poste de surveillance. A son signal, j'ordonne aux troupes du Capitaine Graegoir de sortir des chariots, et de neutraliser rapidement et efficacement les gardes. Ensuite, on fait le chargement dans les deux navires, et on aura pas plus d'une vingtaine de minutes. On fait partir les navires, on laisse des preuves qui font penser à une attaque de brigands. Et on se barre, tranquillement. C'est bien clair pour tout le monde ? »


Octave s'exprime en DarkOrange

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Noble Nevarrane
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Ven 8 Juin - 0:51
J’étais assis sur un muret de pierre, attendant que tout se mette en place. Le bouclier poser sur mon siège improvisé, le fourreau et mon épée posaient sur mon épaule, je repensais à ces derniers jours, plongée dans la bibliothèque de Vertbois. J’y avais trouvée ce que je cherchais, des écrits datant de l’époque des Albyons d’Orlaïs mais… Ce que j’avais lu entre les lignes me plaisaient guère. Déjà, la plupart des ouvrages étaient dans un très piteux état, à peine lisible. J’avais trouvée un livre de compte qui montrait les rentes d’argent de ma famille ainsi que les dépenses… Qui étaient totalement absurdes. Des sommes colossales avaient été dépensés dans des orgies et des banquets alors que la famille traversait une passe difficile. J’avais aussi trouvé, coincé entre deux ouvrages historiques important, un journal, celui du dernier chef de famille avant l’exil. Je n’avais pas trouvé son nom, la plupart des pages étant partie en poussière mais il relatait déjà les problèmes financières et diplomatiques de la famille… J’eus néanmoins le témoignage, dans ses pages, que cette histoire d’empoisonnement trouvait plus tôt dans mes recherches étaient bel et bien fausse, une machination de la noblesse Orlésienne pour évincer ma famille… Ce qui avait fonctionner avec brio mais je savais maintenant que notre bannissement était une erreur. J’avais soigneusement rangée cet journal pour l’utiliser comme preuve le jour où je voudrais regagner ma place sur ces terres.

Je repris alors conscience de ma situation actuelle lorsqu’Octave se dirigea à l’avant du convoi que nous devions emporter vers le port de Velun. Je pris mon bouclier pour le rejoindre, fixant le ciel, des nuages gris semblaient venir de l’horizon, j’espérais qu’ils tarderont à venir, le temps que notre entreprise nocturne soit terminée. Je regardais les chariots derrière nous ainsi que les quelques serviteurs… Je m’étais préparée à ce jour là mais j’avais tout de même légèrement le trac, je risquais la prison dans cette histoire mais Octave bien plus encore… Nous nos mîmes à marcher avec Octave et les quatre chariots suivirent rapidement, quelques torches éclairaient notre chemin. J’entendis mon mécène me demandait si j’étais prête:

-Oui, je le suis toujours.

C’est déterminée que je pris avec mon comparse la tête du cortège qui s’éloigna assez rapidement du domaine du baron. Néanmoins le groupe s’arrêta à la lisière de ce même domaine et une quinzaine d’hommes sortirent des ténèbres. J’attrapais le fourreau de mon épée, prête à dégainer avant de comprendre qu’il s’agissait de renforts pour notre mission. Les mercenaires se mirent à couvert dans les différents chariots et Octave commença à énoncé le plan. Ma mission était de neutraliser le poste de surveillance. Dépendant de la nature de ce poste, ça serait plus ou moins difficile à exécuter, je demandais donc à Octave:

-Quel genre de poste de surveillance ? Une tour ? Une salle de garde ? Combien de personnes à l’intérieur ?

Je ne savais pas s’il avait les réponses à mes questions et je mènerais ma mission à bien même s’il ne peut répondre mais l’information est autant une arme que mon épée et un soldat bien préparé et un soldat qui réussit sa mission. J’attendais donc sa réponse alors que nous nous remîmes en mouvement pour atteindre rapidement notre cible, avant que nos torches nous trahissent et que des gens nous repèrent.

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Promesse Ardente
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Ven 8 Juin - 23:30

Eaux Troubles




La nuit était symbole de trouble pour Greagoir. C'était dans une obscurité pareille qu'il avait subit sa pire défaite. Ses hommes, déchirés et avalées par la rage de quelques mages. C'était dans une obscurité pareille qu'il avait appris à apprécier pleinement la beauté de la guerre. Il était conscient qu'il n'était probablement plus sain d'esprit après cette journée, mais il ne pouvait rien y faire. Toutes les fibres de son corps hurlaient pour un glorieux combat, et c'était dans ce but qu'il avait recherché des sponsors belliqueux. Sa recherche l'avait amené à ce petit Baron d'Orlaïs, en ardente recherche de chair fraîche pour mener ses plans à bien. Greagoir ne connaissait pas la frêle excuse pour un chef de guerre, alors il s'attendait à toutes les saloperies qu'un noble d'Orlaïs était capable. Il devrait pourtant éviter de l'empaler sur un pic, ça ne ferait pas bon ménage. Peut être que l'associée du Baron, Octave lui avait brièvement parlée d'une parvenue qui l'aidait dans son entreprise, se prouverait plus... amusante.

Un chant d'oiseau nocturne tira Greagoir de son introspection. Il n'avait que ça à faire, décidément. Penser ! Ses bras, ses jambes étaient recouvertes de fourmies qui ne le lâcheraient pas. Octave lui avait promis de l'action et une récompense. Il devrait discuter des termes plus tard, si leur opération était couronnée de succès. Et Greagoir était extrêmement confiant, comme toujours, en leur chance. Il avait sélectionné l'élite de sa Légion, les hommes réunissant fiabilité, loyauté, discrétion et talent. Ce qui était très peu, au grand damme de Greagoir. Il n'avait que quinze hommes, tous autant impatient que lui à se remettre en marche, attendant dans l'obscurité complète avec lui. Seul le clair de Lune, perçant les nuages de cette belle nuit éclairait d'une lumière blafarde les Légionnaires. Greagoir avait ordonné que toutes les torches soit éteintes, et qu'ils attendent la caravane d'Octave dans le plus grand des calmes. L'un d'entre eux s'étaient même couché sur un rondin pourri, et ronflait de plus belle. La peste soit de cet indiscipliné ! Greagoir ne pouvait pas voir son visage, et c'était tant mieux pour lui. Une troupe qui ne pouvait pas suivre les ordres dans une situation aussi difficile était un symbole de défaite.

Le Chercheur s'apprêtait à ordonner au malfaisant de se réveiller au plus vite, et de commencer à préparer sa punition lui même quand les bruits de sabots de quelques chevaux vinrent violer le lourd silence. Peu de temps après, une torche, puis une autre, perla en approche du bosquet où Greagoir et ses hommes étaient postés.

« Les voilà. Vous connaissez le plan les gars. Dès que les chariots s'arrêtent, vous vous mettez dedans au plus vite, et vous ne bougez pas d'un pouce avant que je donne le signal.  Celui qui fera foirer le plan, eh bien, je ne pense pas qu'on soit encore là pour le punir le lendemain.. »

Un sourire carnassier s'afficha sur le visage de Greagoir, ainsi que sur celui de ses hommes. Cela voulait dire un combat. La caravane d'Octave était enfin proche, quelques wagons, rien de plus. Suffisant pour leur petit plan. Greagoir ordonna qu'une torche soit allumé, révélant son visage et de celui de ses Légionnaires,afin de signaler à Octave que c'était un allié. Ils étaient en armure, une armure sans symbole superflus indiquant leur allégeance. L'équipement semblait avoir vécu de nombreuses batailles, des entailles apparaissant toujours malgré le polissage du métal. L'empirisme de Greagoir et de la Légion semblait conséquent, un bon allié à avoir si l'on savait qu'il y allait avoir du grabuge.

Il sortit du bosquet tranquillement, et fit un signe sec à ses hommes pour qu'ils se mettent en place. Il s'approcha d'Octave et de la femme en armure à ses côtés. Cela devait être la collaboratrice, Elysa. Il rendit le salut à Octave.

« Par votre volonté, nous sommes là, Baron. »


Il écouta Octave récapituler le plan, tout en examinant ses hommes se mettre en place. Il allait les rejoindre dès que la caravane se mettrait en place. Il caressait le pommeau de son épée, pressé d'arriver au port. Il n'était pas très à l'aise à laisser Elysa s'occuper du poste de surveillance. C'était un trav ail vital, et il espérait qu'Octave faisait suffisamment confiance à la drôlette pour s'acquitter de cette tâche avec brio. Il répondit au tac au tac à la question d'Elysa, qui ne lui était pas posé.

« C'est un port Orlésien. Ils ont sûrement une tour pour guetter si quelque nobliaux n'aurait pas la fantaisie de piller un opposant politique. A la base de la tour, il y a sûrement une poignée de gardes. En espérant que vous aurez l'audace de vous débarrasser d'eux avec succès. Enfin, sur ceux, je vais rejoindre mes hommes dans les chariots. Je vous souhaite un bon combat. »

Prenant son casque, qu'il avait sous le bras auparavant, il le remit sur sa tête. Le poids du métal le réconfortait, et de toute façon, s'il voulait faire une attaque surprise efficace, il n'aurait pas le temps de le mettre en sautant des chariots. Il savait que ses hommes avaient fait pareil. Il s'éloigna des deux, et se hissa dans un des chariots. Il espérait que l'attente ne serait plus trop longue.




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Baron de Vertbois
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Lun 11 Juin - 13:17
Les choses se déroulaient sans accroc. Jusqu'ici, les étapes se suivaient, fluides, et il n'y avait plus qu'à espérer qu'il en soit ainsi jusqu'à leur retour au domaine. Cependant, Octave était tendu, totalement concentré sur l'objectif à venir. Ce soir, ce serait la victoire, il n'y avait pas d'autre option possible.
Les hommes de Graegoir prenaient déjà place dans les chariots avec une discipline militaire. Bien, c'était une bonne chose, il avait bien fait de se fier à cet allié. Ce dernier le salua, imposant, avec politesse, ce qui lui arracha un sourire. « Bonsoir Capitaine. Je vous remercie d'avoir accepté cette mission. Nul doute que nous nous en couvrirons de gloire. » Elysa reporta l'attention à elle en demandant des précisions, et Graegoir profita de l'occasion pour afficher son expertise en matière de combat. Le Baron écoutait, pensif, mais il fut assez impressionné de la justesse des conclusions du mercenaire. « En réalité, il ne s'agit pas d'une tour à proprement parler mais d'un bâtiment fortifié, à l'entrée du port. A cette heure-ci, il ne doit pas y avoir plus que quatre ou cinq gardes présents, se préparant pour la ronde ou sa relève. Les combats ont lieu loin de Velun, et nous avons la chance de ne pas avoir de failles proches de la ville pour le moment. Ils ne sont donc probablement pas prêts à avoir de la visite, et en vous approchant discrètement, si vous en êtes capable, vous ne devriez pas avoir trop de mal à les prendre par surprise. » Graegoir prit place dans un chariot, et le jeune Baron fit signe au convoi de se remettre en route.
Ils marchèrent un moment et ne parlèrent pas, comme si chaque individu présent entrait peu à peu dans la concentration d'un combat à venir. Finalement, les chariots arrivèrent sur les quais obscurs, illuminés de torches éparses. Un groupe de gardes attendait devant les bateaux, accompagnés d'une poignée de bateliers. Octave tiqua. Il n'avait pas prévu de tuer des civils. Trop tard pour donner une quelconque consigne aux mercenaires sans paraître suspect. Il fit signe à Elysa de se détacher du groupe, en désignant du menton le bâtiment derrière eux. La lumière des torches qui les accompagnaient devaient lui offrir la pénombre suffisante pour ne pas attirer l'attention des hommes postés au devant. Il reporta son attention sur ces derniers et leur adressa un grand sourire en arrivant, enfin, à leur hauteur.
« Bien le bonsoir mes amis. Capitaine Merard. Je crois qu'on a tout. Je voulais juste... vérifier quelque chose, qui m'a troublé ce matin. La commande stipule-t-elle 7 tonneaux de vin, ou 12 ? C'est raturé, vous voyez... » Il tendit la missive au Capitaine. La rature était volontaire, et il gagnait un peu de temps. Elysa devait être entrée à présent, mais il ne pouvait pas lui laisser plus de quelques minutes avant que l'attaque ne soit inévitable. Et s'ils attaquaient avant que les gardes en arrière ne soient neutralisés, ils auraient une chance de sonner l'alerte. Le capitaine plissa les yeux, brandissant la missive sous la lueur d'une torche, et il hocha la tête. « Le Comte m'a parlé de 12 tonneaux, Baron. Les avez-vous ? » Octave prit une mine embarrassée, jouissant de sa comédie sous son masque blanc. « Capitaine, Vertbois n'a pas les moyens de pourvoir autant de vin à chaque livraison, et vous le savez fort bien. Si vous pouviez fermer les yeux pour une fois, je vous serais éternellement reconnaissant. L'Impératrice n'y verra rien pour quelques maigres tonneaux... » Sa plaidoirie fut interrompue par des cloches, résonnant vivement dans la nuit. Ils avaient sonné l'alerte. Les choses allaient mal tourner.


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Noble Nevarrane
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Jeu 28 Juin - 1:46
J’hochais la tête aux informations que me donnait le capitaine des mercenaires et Octave: un baraquement au sol, une demi dizaine de soldats, sûrement pas sur leur garde… ça devrait être assez simple à maîtriser. J’ai bien fait de ne pas embarquer mes parties d’équipement en métal et mon tabar, j’allais pouvoir être discrète. Nous marchâmes dans un certain silence jusqu’aux quais. Je déposais mon bouclier dans l’un des chariots, je n’en aurais pas besoin. Je vérifiais aussi que j’avais toujours ma dague à ma ceinture, parfait… Je me préparais mentalement à tuer des innocents. Même si j’avais déjà tuée à plus d’une reprise, c’était toujours dans un contexte de guerre, première fois que j’allais ôter la vie pour des intrigues politiques… C’était perturbant.

On se retrouva finalement devant les navires censés embarquer notre “cadeau”. La présence de gardes semblait mettre mal à l’aise Octave. Je m’étais mis dans la pénombre un peu en retrait et lorsque mon associé hocha la tête, je sus qu’il était temps de faire mon office. Je me détachais discrètement du groupe, sans me faire remarquer puis je dirigea vers le poste de surveillance. Je me tenais contre le mur d’un des grenier des quais, dans le noir complet, me permettant de les observer quelques instants sans me faire voir dans ma tenue noire. Ils étaient bien et bien quatre les gardes, et discutais tranquillement, l’air inconscient. Devant l’entrée il y avait un muret en brique qui s’effondrait à moitié, permettant de bloquer la route aux différents moyens de transport qui pourrait rentrer ou sortir des quais.

Je fis le tour pour me retrouver accroupi, derrière le muret, sans me faire remarquer. Là, j’écoutais quelques instants les gardes qui se trouvait juste de l’autre côté, profitant de la fraîcheur de la nuit à l’extérieur du bâtiment, appuyé sur le muret ou les murs. Je sortis lentement mon épée et ma dague puis plante ma lame courte dans la nuque du garde juste au dessus de moi, le stoppant net en pleine discussion. Le second le rejoignit dans les ténèbres lorsque mon épée traversa son torse, perforant ses poumons. Je soutais aisément par dessus le muret en poussant ma dernière victime sur l’un des deux survivants pour le bloquer. Ce dernier eut à peine le temps de dégainer son arme qu’il se retrouva avec la mienne encastrer entre ses côtes.

J’allais retirer mon épée pour en finir avec le dernier garde qui se précipité à l’intérieur du poste de garde en criant de terreur, sûrement pour sonner l’alerte. Mais mon épée était coincé entre les os de celui dont je venais d’ôter la vie. Sous la panique et improvisant, je pris une brique du muret et le lança de toute mes forces à l’arrière du crâne de celui qui courait sonner l’alerte. Le projectile le toucha de plein fouet et le coucha mais… La tête du pauvre bougre tapa contre la cloche qui se mit donc à sonner. Je lançais quelques insultes contre moi même, je venais de faire foirer le plan de manière magistrale… Mais je pouvais encore sauver le coup. Réfléchissant a tout allure, je retirais mon tabar pour prendre celui du garde que j’avais assommée. Je le cachais derrière une pile de tonneau de marchandises confisquées et pris son arme, laissant la mienne loin des regards indiscrets, étant bien trop sophistiquée pour un simple garde. L’épée à la main, je récupérais ma dague et pris une inspiration profonde… Pour me l’enfoncer au niveau de l'aisselle droite. Je poussais un cri de douleur alors qu’une large tache rouge se répandait le long de mon gambison. Bordel, si mon plan fonctionne, c’est improbable… J’entendis une dizaine de paires de bottes se dirigeaient vers moi et je sortis du poste de contrôle en me dirigeant vers eux:

-On a été attaqués !

Je fis de mon mieux pour imiter l’accent Orlésien. Un homme dirigeant une dizaine de soldats vînt à ma rencontre et me demanda:

-Qui êtes vous et qu’est-ce qui se passe ?

Je répondais entre deux respirations, souffrant véritablement:

-Un groupe d’hommes, des bandits, nous on attaqués ! Ils sont parties avec l’argent des taxes, il n’y a que moi qui a survécu… Mais ils viennent tout juste de partir par là !


Je pointais une direction qui les amènerait loin d’Octave et Graegoir. Le sergent me regarda avec un air circonspect. Je tentais de faire bonne figure, comme un jeune soldat voulant faire ses preuves et non quelqu’un se faisant passer pour un blessé. Il finit par répondre:

-Soldat, dirigez vous vers la caserne pour vous faire soigner, on s’occupe des voleurs. En avant les autres !

Ils commencèrent à partir à petites foulées dans la direction que j’ai donnée. J’attendais qu’ils disparaissent pour récupérer mes affaires, me rééquiper puis rejoindre mes comparses, me demandant comment ils s’en sortent, sachant que ma supercherie n’allait pas durer longtemps.

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Promesse Ardente
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Dim 1 Juil - 18:16

Eaux Troubles




Voyager caché dans des chariots n'était pas forcément la plus confortable des situations. Les lanières de l'armure de Greagoir étaient serrés, comme à son habitude, mais dans cette position elle en profitait pour enserrer sa chair dans un étau désagréable. Bah. Les soubressauts des chariots de bois n'aidaient pas à l'affaire. Il ressassa le plan dans son esprit afin de se calmer. La femme tuait les gardes dans la tour afin d'éviter que l'alarme ne soit sonné, et ils profitaient du temps mort de la négotiation pour sortir des chariots et renverser les témoins comme du grain sous une faux. Il avait pris quelque archers qui resteront dans les chariots et tirer sur tout ceux qui tenteraient de s'enfuir. Greagoir espérait juste qu'Octave avait bien calculé son coup. Si il y avait trop de monde, leur plan pouvait s'écrouler comme un château de cartes.

Le trajet était court mais assez long pour être ennuyant. La promesse du combat approchant fourmillait comme un parasite sous la peau de Greagoir, qui mobilisaient toute sa volonté pour ne pas se tortiller d'impatience dans le chariot. Droit, sans mouvement. Il fallait rester discret. L'air ambiant sortit, et Greagoir sut qu'ils étaient enfin arrivés au port. Cela fut confirmé quand les chariots s'arrêtèrent brusquement. Il serra la garde de son épée déjà dégainé, se préparant mentalement au combat. Tout allait bien se passait. Octave était en train de marchander comme un mage qui sentait un Templier arriver. Tout se passait bien.

Et c'est au bord de cette pensée que tout se passa mal. Le son des cloches d'alarme retentirent. La peste soit de cette femme ! Elle n'avait pas su s'occuper des gardes. Putain. Une brève demie seconde d'hésitation paralysa Greagoir. C'était trop tard, il fallait frapper maintenant ! Il rejeta le camouflage qui les cachait dans les chariots, et fit bondir son épée dans la gorge du certains Capitaine Mérard qui parlait avec Octave. Cela ferait un problème de moins. Il souffla dans le petit morceau de bois qui était accroché à son cou. Un bruit strident s'en échappa, c'était un sifflet de commandement. Il cria ensuite :

« Changement de plan ! On bouge maintenant ! »


Les légionnaires qui l'avaient accompagnés dans le chariot furent les premier à bondir, et leur chariot étant le plus proche, ils se mirent à courir pour tenter d'intercepter ceux qui voudraient entrer mais aussi sortir du port. La dizaine qui restait bondit des chariot un temps après. Les quelques archers décochèrent des flèches vers les groupes qui se situaient vers les bateaux : L'une se logea dans le genou d'un garde, le forçant à mettre pied à terre. Une autre se perdit dans le vent, et atterit avec un « kachunk » dans une poutrelle. L'autre se logea dans le crâne de l'un des bâteleurs.

Greagoir dit à ses légionnaires, d'une voix forte mais sans crier :

« On suit le plan ! Tuez les tous rapidement, que personne ne s'échappe ! »


Il se retourna vers la position que les cinq légionnaires de base, à l'entrée du port, avaient pris. Si la femme avait foiré son coup, des gardes allaient sûrement venir tenter de renforcer la position du port. Greagoir sourit sous son casque d'acier. Qu'ils viennent ! Ils se noieront sous leur propre sang. Il dit à Octave :

« Elle a bien joué, votre petite associé. Nous voilà dans une belle situation, maintenant. Vous êtes sûr de vouloir continuer ? »

Pendant ce temps, les soldats qui étaient près des bateaux s'étaient positionnés entre les légionnaires et les bateleurs. Une hache de lancer du côté des légionnaires frappa un bouclier orlésien, mais la charge des soldats de Greagoir allait bientôt rencontrer la hâtive position défensive des gardes Orlésiens.




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J'écris en #ff1723

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Baron de Vertbois
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Jeu 9 Aoû - 15:31
Si Octave passait beaucoup de temps à planifier méticuleusement des plans, c'était dans l'espoir qu'ils puissent se dérouler sans accroc. En l’occurrence, son plan était bon, mais il n'avait pas prévu que la noble Nevaranne ne parvienne pas à accomplir une tâche qu'il avait pensé à sa hauteur. La cloche résonnait au dessus du port de Velun, son écho se diffusait en ondes discrètes sur l'eau sombre du lac. Dans le meilleur des cas, ils ne seraient pas capturés ni tués, mais leurs chances venaient de chuter nettement. Le Baron recula d'un pas prudent tandis que les hommes de Graegoir sortaient de leur couverture pour engager le combat, sous les invectives de leur capitaine. « Elle a bien joué, votre petite associé. Nous voilà dans une belle situation, maintenant. Vous êtes sûr de vouloir continuer ? » Octave, tendu, le jaugea une seconde, et répondit avec fermeté. « Vous êtes l'expert militaire ici, Capitaine. Si on a une chance de s'en sortir, tuez les tous. Sinon, sonnez la retraite. »
Le Baron n'attendit pas sa réponse, et il alla se mettre à couvert d'un chariot tandis que les fracas des armes et les cris résonnaient dans le port. Le cœur battant à la chamade, il sortit sa dague et la serra aussi fort qu'il put, les phalanges blanchies par la pression. Il était clairement inutile dans une situation de combat, lui qui n'avait jamais su manier correctement une arme, lui qui avait toujours détesté la violence et la confrontation physique. Il laissait toujours faire ce genre de choses à des personnes payées grassement, comme ce soir. Pour autant, il ne pouvait vraiment se permettre de passer pour un couard s'il voulait garder leur respect. La respiration coupée, il força son corps à lui obéir, et quelques secondes plus tard, parvint à sortir de sa couverture pour embrasser la pénombre. Il y attendit tapit, observant avec soin le combat, qui virait peu à peu en faveur des hommes de Graegoir. Un garde se détacha du lot pour tenter de s'enfuir, et Octave bondit vers lui.

Jet de dés:
Jet de dés :
Pair : Octave arrive derrière le garde et lui pose la lame sur la gorge
Impair : Octave se rue sur le garde, qui le désarme et lui met la lame sur la gorge.

Le Baron bondit vers le couard, la lame de sa dague haute au dessus de sa tête. Il n'eut pas le temps de réagir quand ce dernier pivota pour le désarmer d'un ample coup de bouclier. Avant qu'il n'ait eu le temps de réaliser ce qu'il venait de se passer, l'homme avançait vers lui, la pointe de son épée sur sa gorge.


Octave s'exprime en DarkOrange

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Le Tout-Puissant
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Messages : 310
Jeu 9 Aoû - 15:31
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