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Mon petit doigt m'a dit... (PV Dorian)

Tullia E. Von Raijer
Garde-Commandeur d'Orlaïs
- Gardes des ombres -
Messages : 586
Mar 9 Oct - 14:46

Mon petit doigt m'a dit...


La réaction du mage sur les remparts était intéressante et encourageante. Autant il était surpris par mon attitude, autant il ne tenta pas de s'échapper et il accepta au contraire ma proposition de discuter autour d'un verre. Je le sentais curieux, pas de façon aussi excitée et par des démonstrations exagérées comme moi, mais de façon plus réfléchie et....avec une certaine appréhension. Mais peu m'importait, cela ne faisait que donner plus de potentiel à notre prochaine conversation. Je souriais encore plus et riais, heureuse de ne pas être rejetée.

"Vendu ! Ha ha ha ha !! Je sens qu'on va bien se marrer...."

Avec surprise il prit les devant pour aller vers la taverne, qui était sur le chemin des remparts. Il suffisait de continuer pour arriver sur la porte menant au grenier de l'établissement. C'est donc en peu de temps que nous nous retrouvions à une table un peu isolée dans un coin. Je m'asseyais, toute sourire et regardant autour. Je croisais le regard de quelques soldats avec qui j'avais joué à la Grâce Perfide, et les voir détourner aussitôt le regard pour faire comme s'ils ne me connaissaient pas prouvait qu'ils avaient retenu la leçon. Je cherchais du regard une serveuse, ayant soif et bien envie de vin. Je ne remarquais pas vraiment au début l'attitude quelque peu gênée de Dorian, qui avait l'air de quelque peu regretter sa décision. Mais il revint à l'attaque assez rapidement, revenant sur une question à laquelle je n'avais pas répondu. En l'occurrence, sur Wulf. Mon regard étrange se porta de nouveau sur le mage, oubliant quelques instants mon envie d'alcool.

"Wulf ? De la dernière fois que je l'ai vu il y a un peu plus d'un mois de cela il allait bien. Toujours à travailler et à ronchonner, mais il fait de bons efforts pour la Garde. Mais de temps en temps j'allais lui remonter le moral dans sa chambre, on buvait et on discutait bien hé hé hé hé ! Ca me manque un peu...."

Je souriais, vraiment nostalgique de ce bon temps où je surgissais de nul part pour lui faire peur, ou bien l'accueillir dans son lit à moitié awalp juste pour discuter du dernier rapport de mes enquêtes secrètes. Jamais rien de sexuel, mais ça m'amusait toujours autant de le surprendre, et le nombre de fois où on a fini bourré tous les deux à dormir dans le même lit.... Nous n'étions plus à ça niveau intimité, et il savait qu'il ne m'intéressait pas vu que je savais qu'il était de l'autre bord. Plongée dans mes souvenirs, je revenais rapidement à moi quand la jupe d'une serveuse passa non loin. Je l'interpellais, demandant une bouteille de vin rouge d'Orlaïs et deux verres, ainsi qu'un peu de fromage et de saucisson à manger. J'avais faim, mais ça c'est le côté Garde qui parle. Une fois cela fait, je continuais de répondre à sa question, m'inquiétant tout de même de ce Wulf faisait à présent.

"Mais il faut qu'il apprenne à se ménager. Mon absence l'aidera pour ses nerfs, mais pas pour la paperasse j'en ais bien peur !"

Je riais légèrement, me demandant comment il devait se débrouiller. Il avait sans doute trouvé un autre Sénéchal, mais pas tous le monde avait mon expertise en matière de marché de l'ombre et de réseaux d'informations. Pour cela, il devra recruter autrement, car bientôt je ne pourrais plus mener pour lui ses différentes petites affaires. La seule chose dont j'avais fait attention, c'est qu'il ait bien sa dose de poison une fois par semaine. Ca, c'était obligatoire, pour son propre bien.

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Dorian Pavus
Thaumaturge
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Mar 9 Oct - 16:35

Mon petit doigt m'a dit ..

"Les citadins ne diffèrent guère des villageois. Ils adorent tous les ragots, à cette différence près que les derniers en consomment des timbales pleines tandis que les premiers les sirotent dans des dés à coudre." --M. Isegawa


Tullia, une personne bien singulière, il fallait le dire. J’avais connu sans nul doute plus extravagant ou déplacé comme caractère, mais elle avait son propre niveau : unique en son genre. Nous étions donc partis pour la taverne car nous avions tous deux des questions et des réponses, et la conversation à mes yeux promettait déjà, peu importait le nombre de verres. Une première nouvelle sympathique, elle allait enfin répondre à ma question.

 Wulf ? De la dernière fois que je l'ai vu il y a un peu plus d'un mois de cela il allait bien. Toujours à travailler et à ronchonner, mais il fait de bons efforts pour la Garde. Mais de temps en temps j'allais lui remonter le moral dans sa chambre, on buvait et on discutait bien hé hé hé hé ! Ca me manque un peu....


En même temps, entendre Wulf et responsabilités dans le même paragraphe me faisait encore rater une bonne marche dans l’escalier de la logique fondamentale. Pas qu’il n’en ait pas les capacités, loin de là, mais je me souvenais qu’il détestait cela. C’était d’ailleurs une majeure motivation qu’il avait de traînasser à Tevinter en bateau : en être le plus éloigné possible.

Il y avait un peu plus d’un mois, donc ; c’était relativement récent, c’était bon signe. J’avais pourtant entendu dire à mon arrivée à l’Inquisition qu’il était introuvable pour les deux mains de la Divine, quelle frustration. Le Créateur savait où diable s’était-il terré encore à ce moment-là, sans doute à aider son prochain d’une menace insurmontable, encore.

Je devinais au sourire pensif de Tullia que ce devait être une sacrée époque : être commandeur à son tour avait sans doute dû fortement les éloigner. Puis elle attrapa une serveuse et passa une commande rapide ; il était vrai que le pays commençait à se faire sec. Et puis, moulin à parole comme elle était, elle reprit la parole avant même d’avoir pensé à éventuellement commenter ses mots, trop perdus dans les miens et dans mes analyses.

Mais il faut qu'il apprenne à se ménager. Mon absence l'aidera pour ses nerfs, mais pas pour la paperasse j'en ais bien peur

L’administratif est bien une plaie pour tout le monde sur cette terre, peut-être moins pour certains.


J’essayais de visualiser la chose. Quatorze ans avaient passé, il avait la vingtaine à ce moment-là, donc il avait quoi, trente-quatre ans maintenant ? Bonté divine, que le temps passait vite .. L’imaginer gérer un domaine, les Gardes de Férelden, peut-être même sa propre vie s’il s’accordait du temps – j’en doutais fort – : ça faisait beaucoup de travail, et le connaissant encore sans doute un peu, il ne devait pas le faire à moitié.

Je regardais alors la serveuse arriver de loin, la tête appuyée dans une main accoudée à la table, pensif.

A vous entendre, vous semblez très proches.


Je savais que Wulf avait une attirance pour les deux, mais j’avais le sentiment que c’était une autre histoire avec Tullia. Vous savez, comme un bon compagnon de beuverie ; je me disais ça parce que même avec pareille distance, s’ils avaient une relation bien plus étroite, elle aurait encore le cran de tout braver pour le voir.

Le plateau de la serveuse se posa sur la table en bois ; elle y déposa d’abord une assiette avec un saucisson et du fromage dedans en plein milieu, puis les deux verres, un de chaque côté, avant d’ouvrir la bouteille, de nous servir, pour repartir ensuite avec son plateau vers une autre table. Je la remerciais simplement d’un hochement de tête avant de saisir mon verre, de faire tourner le vin dans le verre en observant sa couleur.

Nous étions très proches aussi, mais c’était il y a bien longtemps.


Je levai alors mon verre, croisant au passage le regard étrange de ma compagne de beuverie du jour, histoire de trinquer un peu, tout de même.

Allez, santé.


Toujours dans mon observation, je portai le verre à mon nez pour le sentir : c’était un rouge qui commençait à se faire vieux. Mon œil glissa vers l’étiquette typiquement orlésienne avant de boire une bonne gorgée de ma boisson. Oui, pour une fois, je prenais mon temps pour boire : après tout, un vin se dégustait en premier lieu.

Je ne saurai par où commencer avec lui, mais ça me fait vraiment bizarre de l’imaginer premièrement, noyé dans la paperasse, et deuxièmement, constamment sur la terre ferme. Il a repris la mer, au moins, entre temps ?


Wulf sans la mer, c’était moi sans livre : invivable, impossible, inenvisageable. Enfin, en tout cas, à mes yeux : peut-être qu’entre temps s’en était-il lassé, peut-être qu’il s’en était fait une raison. Je ne saurais dire, ça fait beaucoup de temps. Puis un détail me frappa dans notre très récente conversation : il lui avait parlé de moi ? Mon regard clair quitta mon verre pour se poser sur Tullia.

Au fait, excusez ma curiosité, mais que vous avait-il dit à mon sujet ? J’aimerais bien le savoir !



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Tullia E. Von Raijer
Garde-Commandeur d'Orlaïs
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Sam 13 Oct - 15:33

Mon petit doigt m'a dit...


Dorian avait de l'esprit, et sa petite pique sur l'attrait de la paperasse me fit rire. C'est certain qu'il y en a qui sont assez mazo pour aimer ça. Alors, qu'ils ont tellement peur du monde extérieur qu'ils préfèrent vivre en sécurité entre quatre murs. Par le créateur, quelle vie mortelle et ennuyeuse. Heureusement que quand j'étais Sénéchale, cette partie là je l'expédiais bien rapidement pour me concentrer sur l'entrainement des recrues ou bien partir en mission à l'extérieur. Mais la paperasse des Gardes est un peu moins ennuyeuse que celle des autres. Du moins, c'est ce que j'essayais de me persuader à l'époque pour ne pas brûler les rapports ennuyeux pour m'en débarrasser. Enfin, ça c'était avant ! Maintenant, j'étais Garde-Commandeur et je pouvais laisser la paperasse aux autres. J'avais d'autres responsabilités, mais elles me convenaient bien mieux finalement. Dorian était observateur, et ses questions (ou plutôt ses remarques) me laissaient à penser qu'il avait sans doute une idée derrière la tête. Dire que j'étais proche de Wulf, c'était un fait assez facile à savoir si on creuse un peu. Léliana le savait sans doute, et Blackwall également après que nous ayons bu ensemble. Et pour peu que l'on écoute ce que je dis quand on le mentionne, on ne peut pas douter. C'est avec un petit sourire que je lui répondis.

"En effet, nous sommes proches. Plus proches que ce que les communs des mortels peuvent être, fu fu fu fu ~.... "

Un sous entendu malicieux, mais qui était vrai. Combien de personnes peuvent dire qu'ils éprouvent la loyauté d'un mabari pour une autre personne ? Pas le genre de chose avouable ni même très partageable. La question suivante me surpris quelque peu. Il connaissait donc bien Wulf, car parler de navigation n'étais pas anodin concernant le Garde-Commandeur de Férelden. Il m'avait parlé de sa passion pour la mer, et combien cela lui manquait. Il ne pouvait quitter facilement Férelden, et il prenait toujours son temps pour les missions sur la côte. Mais une fois de plus, un Garde-Commandeur ne peut pas aller où bon lui semble. Je répondis un peu pensivement, me demandant vraiment s'il avait manifesté de la nostalgie et une envie particulière ces dernières années.

"Mh... Il n'a pas vraiment le temps, et nos missions nous amenaient rarement à prendre la mer ou le moindre navire. Cela lui manque c'est certain, mais nous sommes trop occupés pour y penser."

Le vin était arrivé, ainsi que le repas annoncé. Avant de boire, je me servais déjà du fromage et de la charcuterie, ayant une faim de loup. Le lot de tous les gardes, malheureusement. Pendant ce temps, Dorian savourait le vin de façon très élégante et fit par de sa curiosité. Ce que Wulf m'avait dit ? Ces quelques mots me firent rire, et d'un revers de la main je m'essuyais les lèvres pour m'installer plus confortablement sur le tabouret et regarder le mage avec une certaine malice. Mon sourire était évocateurs d'ennuis en général.

"Ho, sur vous ? Fu fu fu fu.... Cela il m'en a dit des choses sur ce Dorian. Mais rien ne m'assure encore que vous êtes bien celui-là. Il m'a raconté de telles chose que.... je ne peux vraisemblablement pas les mentionner en public, voyez-vous."

Le fait qu'il sache que Wulf aimait la navigation était un signe, mais il me fallait plus que cela. Mais vu ce dont nous allions parler, je devais avoir une autre preuve.

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Dorian Pavus
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Dim 14 Oct - 21:21

Mon petit doigt m'a dit ..

"Les citadins ne diffèrent guère des villageois. Ils adorent tous les ragots, à cette différence près que les derniers en consomment des timbales pleines tandis que les premiers les sirotent dans des dés à coudre." --M. Isegawa


Sa remarque sur leur proximité me tira un léger tique nerveux au coin de l’oeil ; quatorze ans avaient passés, c’était normal. Et encore, peut-être avait-elle privilégié cette confusion rien que pour m’agacer un peu. Je préférai renchérir avec autre chose dans notre conversation plutôt que de rester focalisé sur cette seule phrase.

Cela dit, elle réfléchit avec sérieux à ma question. Sa réponse fut plutôt pensive, comme si elle continuait encore de fouiller dans le moindre recoin de sa mémoire pour satisfaire convenablement ma curiosité.

Mh... Il n'a pas vraiment le temps, et nos missions nous amenaient rarement à prendre la mer ou le moindre navire. Cela lui manque c'est certain, mais nous sommes trop occupés pour y penser.


Wulf cloué sur la terre ferme .. Cette première pensée me faisait drôle, vraiment drôle. A mon autre question, Tullia émit un rire qui me disait rien de bon : elle s’interrompit dans son repas pour me lancer un sourire qui évoquait tout, sauf la sécurité.

Ho, sur vous ? Fu fu fu fu.... Cela il m'en a dit des choses sur ce Dorian. Mais rien ne m'assure encore que vous êtes bien celui-là. Il m'a raconté de telles chose que.... je ne peux vraisemblablement pas les mentionner en public, voyez-vous.


A cette seule évoquation, je me figeai : il devait être sacrément torché pour parler de cette partie de l’histoire .. J’ignorais si je me sentis blêmir ou changer de couleur, mais il me fallut un certain temps avant de retrouver l’usage de la parole. J’avalai une bonne gorgée de vin, histoire de me remettre un peu d’aplomb, avant de le poser pour éventuellement fournir quelconques suppléments sur ma personne.

Quel genre de preuves lui faudrait-il ? Ce n’était pas encore l’heure de raconter ma vie avec une larme de regret et de mélancolie, je n’avais pas assez bu pour cela. Je fixai mon verre, songeur, avant de le reprendre pour le finir d’une traite – il ne restait pas grand-chose. Il me serait cependant difficile de déterminer ce qu’elle attendait de ma part. Je soufflai du nez, le regard déviant quelque peu sur le côté.

 Je vais aller droit au but, je pense que ça m’aidera mieux que de fouiller ma tête à la recherche de quelque chose de convainquant.


Je me raclai la gorge avant de prendre la bouteille pour me servir. Quelque chose me disait que j’allais boire la quasi totalité de la bouteille seul, mais que c’était relativement prévu ; il n’y avait rien de mieux pour faire parler quelqu’un que de le saouler.

 La dernière fois que je l’ai vu, c’était il y a quatorze ans. Je ne saurais pas vraiment expliqué ce qu’il s’est passé ce jour-là, mais disons que Wulf s’était .. volatilisé. Lui, ainsi que le navire, c’était déjà quoi son nom .. ?


Pensif, je m’emparai de mon verre à nouveau plein pour boire une gorgée. Cela me faisait vraiment étrange d’évoquer pareil épisode après autant de temps. Cela me laissait une impression étrange, une amertume étrange.

 Enfin, tout ça pour dire que je voudrais comprendre ce qu’il s’est passé cette fois-là, les raisons de son retour précipité à Férelden .. Je sais que je m’y prends bien après, mais récemment, cette histoire est revenue sur la table .. et puis bon, quitte à être dans le sud pour une fois, autant avoir une vraie réponse à toutes mes questions.


J’adressai alors un regard à Tullia que je ne pourrais décrire : je n’étais pas en train de l’implorer des yeux, mais j’aurais aimé naïvement un brin de compassion de sa part. Ma conscience me disait qu’elle serait difficile à convaincre, mais je la comprenais ; on ne parlait pas des histoires de coeur d’un frère à n’importe qui. Je bus encore une autre gorgée, continuant de la fixer.

 Etant donné votre proximité, je pense que s’il vous a parlé de .. d’une partie plus intime de notre histoire, il vous aurait raconté quoi que ce soit sur son retour à Férelden, ou bien .. ou bien peut-être que je me trompe en me disant que ce serait simplement beaucoup trop facile.


Quelque part, j’avais vraiment le sentiment que tout cela était trop facile, que je n’aurais pas de réponse. Mon regard clair se baissa sur mon verre à moitié vide. Je m’entendis soupirer discrètement.  


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Tullia E. Von Raijer
Garde-Commandeur d'Orlaïs
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Lun 22 Oct - 22:09

Mon petit doigt m'a dit...


Ce mage était perplexe, et son malaise m'amusait grandement. Mon cerveau cherchait désespérément un moyen d'en profiter et de le titiller un peu plus. Ses tics, sa façon de prendre la bouteille, de me questionner... Il y avait des signes qui ne trompaient pas, et mon regard acéré était définitivement captivé. Un léger sourire traversait mes lèvres, alors que je finissais ce que j'avais dans mon assiette pour demander une chope de bière. Le tévintide semblait avoir fait main basse sur le vin, autant que je lui laisse ce plaisir pour le moment. Il parlait du passé, de l'époque où Wulf était sur un bateau. Je me rappelle avoir entendu certaines choses à ce sujet. Une de ces romances dont il ne s'était pas vraiment remis, et que la nostalgie de la mer aggravait. Le fameux Dorian venait de là. Et ce mage semblait avoir encore cette curiosité envers Wulf, une envie de savoir ce qu'il s'était passé, pourquoi il était parti. Moi, je me doutais, mais je n'allais rien dire. Du moins pas aussi facilement, car il jouait là à un jeu auquel je n'aimais pas céder facilement. Hésitant à aller droit au but, alors qu'il était si facile de l'atteindre. Il ne semblait pas comprendre pourquoi Wulf s'était volatilisé. A cela, je ne faisais qu'hausser des épaules et lui répondre avec un certain humour.

"Wulf aime disparaitre, c'est dans sa nature. Comme dans la mienne d'ailleurs, ha ha ha !"

Être un voleur, c'est pas choisir une vie bien rangée et stable. Aller et venir, côtoyer l'ombre pour apparaitre et disparaitre comme bon nous semble. Une frayeur, un doute, une hésitation, et en un claquement de doigt nous ne sommes plus que le vent. Cette nature là de Wulf je la connaissais que trop bien, et il n'était pas étonnant qu'elle soit difficile à comprendre pour un mage. Il s'était servi à boire, et continuait de parler. Voyant que j'étais proche de lui, il pensait que je pourrais lui en apprendre plus sur les raisons de cette disparition. Ha, ce magicien, il me fait bien rire. Ma malice se lisait dans mes yeux, et ma voix de velours s'éleva pour sonner le glas des ennuis pour ce pauvre Dorian.

"Nous sommes proches, mais notre relation particulière respecte une certaine intimité. Enfin, celle que j'accepte de lui laisser. Le nombre de fois où l'on s'est retrouvé dans le même lit dans le plus simple appareil, on ne peut pas parler d'intimité physique, ha ha ha !"

Je riais de nouveau, consciente d'être graveleuse et de potentiellement mettre mal à l'aise le mage. Ou plutôt, le rendre jaloux. Je ne savais pas jusqu'où ils étaient allés ensemble, mais savoir que celui qu'on apprécie a fait des choses en son absence... c'est pas bien joli joli tout ça. Mais mon but n'était pas de le tourmenter ainsi. Surtout que dans les faits, me retrouver à poils dans son lit était surtout dû à trop d'alcool et un retour de la taverne ensemble en essayant d'éviter les patrouilles des autres Gardes sous des trombes d'eau. Aucun émotion, juste une cuvée entre potes dont l'un a des balls et l'autre des boobs. Ma chope arrivait enfin, et je la pris avec un certain soupire de satisfaction. Mes yeux étranges se plongèrent dans ceux de Dorian, analysant ma proie avant de voir à quelle sauce j'allais la manger. Sur un ton un peu plus sérieux, j'enchainais sur le vif du sujet.

"Mais trêve de plaisanterie salace...Vous cherchez donc à le retrouver et à le confronter... Mais vous avez sans doute peur de connaitre la vérité, je me trompe ?"

Il y avait dans cette question rhétorique quelque chose de malaisant, ou plutôt on pouvait sentir que je m'amusais beaucoup à essayer de remuer un couteau dans une quelconque plaie, au hasard des choses. L'observant, je continuais de parler pour lui expliquer où je voulais en venir.

"Il n'est pas difficile de savoir qui il est et où il se trouve. N'importe qui peut trouver Fort Bastel et donc le retrouver."

S'il le voulait, il pouvait sans aucun soucis le trouver. C'était le Héro de Férelden, Garde-Commandeur de Férelden et j'en passe. Fort Bastel était facilement trouvable, ce n'était pas une forteresse interdite et cachée, loin de là. Ce mage, s'i voulait parler ou voir Wulf, c'était facile. Il y avait quelque chose d'étrange dans cette mascarade. Une mascarade amoureuse à la guimauve, mais quand même. Je n'étais pas en mesure d'accéder à sa supplique.

"Il m'a parlé de certaines choses, en effet... mais pourquoi demander à un intermédiaire et non pas lui demander directement ? "

Je souriais un peu plus, posant sur lui des yeux brillants de malice et d'amusement.

"Seriez-vous.... du genre timide et à la moustache effarouchée ? Fu fu fu fu ~.... "

Oui, pour accéder à sa requête il allait devoir me montrer un peu de spectacle. Le provoquer de façon aussi gamine était un bon moyen pour une personne aussi cultivée qu'un mage de tévinter pour lui faire perdre son aplomb. Enfin, c'est ce que je pensais et ce que j'espérais. Au pire, l'alcool fera le reste.

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Dorian Pavus
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Sam 24 Nov - 19:46

Mon petit doigt m'a dit ..

"Les citadins ne diffèrent guère des villageois. Ils adorent tous les ragots, à cette différence près que les derniers en consomment des timbales pleines tandis que les premiers les sirotent dans des dés à coudre." --M. Isegawa


Wulf aime disparaitre, c'est dans sa nature. Comme dans la mienne d'ailleurs, ha ha ha !


Je m’interrompis dans ma boisson pour la fixer à nouveau. Mon regard se plissait, alors que je me remémorais tous les instants où Wulf me promettait de revenir à Minrathie. Avait-elle raison, dans le fond, cette fois-là ? S’était-il seulement joué de moi car j’étais plus jeune et naïf à cette époque ? Je n’ajoutai rien, ne quittant plus mon interlocutrice des yeux. Je prenais des notes mentales.

Nous sommes proches, mais notre relation particulière respecte une certaine intimité. Enfin, celle que j'accepte de lui laisser. Le nombre de fois où l'on s'est retrouvé dans le même lit dans le plus simple appareil, on ne peut pas parler d'intimité physique, ha ha ha !

ouais .. je vois.


Que dire, sérieusement. Le temps avait passé ? Il avait simplement grandi et changé ? Il avait toujours été ainsi, sans pour autant me le montrer ? Plus je conversais avec Tullia, moins j’étais certain de la sincérité de Wulf il y a quatorze ans. Pourquoi tout cela me préoccupait tant encore aujourd’hui ? Eh bien .. j’imagine que d’avoir une réponse à mes questions était nécessaire, qu’elle fût bonne ou très mauvaise.

Mais trêve de plaisanterie salace...Vous cherchez donc à le retrouver et à le confronter... Mais vous avez sans doute peur de connaitre la vérité, je me trompe ?


Elle était loin de m’aider, actuellement .. Mais constatant cette malice dans ses yeux, elle devait soit me prendre pour un imbécile, soit jouer avec mes nerfs pour se divertir un peu. A vrai dire, en y réfléchissant un peu, je réalisai que oui, sans doute, je devais avoir l’air d’un imbécile silencieux dont le vin commençait à monter à la tête. J’émis bon gré ou malgré moi un rire, perdu entre la nervosité et le calme ; en somme, quelque chose qui ne me ressemblait guère.

Avoir peur de la vérité, c’est être un lâche. J’imagine que je ne le suis pas.

Il n'est pas difficile de savoir qui il est et où il se trouve. N'importe qui peut trouver Fort Bastel et donc le retrouver.


Pour sûr, j’avais entendu parler de Fort Bastel. Cela dit, connaissant – peut-être ? - Wulf encore un peu, il n’aimerait pas rester trop longtemps au même endroit. Il était comme ça, en tout cas, à l’époque. Peut-être sur le plan relationnel aussi .. ?

Il m'a parlé de certaines choses, en effet... mais pourquoi demander à un intermédiaire et non pas lui demander directement ?


Je sentis alors mes nerfs se serrer, mon regard quitter mon verre pour la fixer elle. C’était une très bonne question. Peut-être essayais-je de mieux m’y préparer, ou simplement voir si tout cela en valait la peine. Je soupirai avant d’avaler une bonne gorgée de vin. Rien dans cette conversation ne m’avait vraiment aidé à y voir clair. Peut-être que, quelque part, il fallait que ne m’attende plus à rien de sa part, que c’était seulement du passé. Quel imbécile de penser que ..

Seriez-vous.... du genre timide et à la moustache effarouchée ? Fu fu fu fu ~....


Mon regard ne bougea pas d’un cil. Si elle espérait m’énerver en me provoquant pour davantage rire de moi, elle ne me connaissait sans doute pas assez encore. J’aurais pu feindre pour son simple plaisir, mais je n’avais pas que ça à faire.

Cela dit, une certaine ironie dans sa question me chatouilla le nez, qui m’arracha un rire assez sombre et sarcastique. Je me redressai dans mon assise.

Tu dis ça à quelqu’un qui s’est retrouvé seul dans son lit un beau matin, et ce, sans explications. Du moins, pas tout de suite, et certainement pas directement. Plus personne. Plus rien. Plus aucun signe de vie. Pouf. Disparu.


Bon, aussi, peut-être que l’alcool commençait sévèrement à monter, mais je n’en avais absolument plus rien à faire. Je finis mon verre avant de le fracasser sur la table en bois. J’étais silencieux, l’espace d’un instant, le regard plus noir toujours posé sur elle. J’attendis qu’une serveuse passe pour lui demander deux cognacs ; elle avait hoché de la tête, je crois. Je n’y avais pas vraiment prêté attention.

On m’a seulement dit qu’il était retourné en Férelden et qu’il n’allait jamais revenir. On m’a seulement dit que j’étais naïf, stupide ; qu’il se jouait de moi ; qu’il n’y avait rien de sérieux ; qu’il n’y avait absolument rien.


La serveuse revint rapidement, il fallait dire – ou alors ce n’était que moi – ; elle posa les deux verres sur la table, les remplit, jeta un regard vers moi avant de laisser la bouteille sur la table. J’attrapai ce verre, en observai le liquide ambre, et le fis tourner dans son récipient. Pourquoi perdais-je toujours mon temps en explications ? J’entamai mon verre, puis le posai pour fixer Tullia.

Et tu peux rire à pleins poumons de mon attitude, j’en ai plus rien à foutre. Ça fait quatorze ans et je n’ai toujours pas digéré cet épisode de ma vie. Certains n’y pensent plus et avancent, sans doute qu’il m’a complètement oublié depuis le temps, mais moi j’y arrive pas. Ouais, quelque part, y’a de quoi rire. Y’a de quoi trouver ça ridicule.


Je m’arrêtai un instant, le poing serré posé sur la table, près de mon verre. Je ne pris même pas le temps de convenablement reprendre mon souffle, le regard plongé dans le verre.

Wulf m’a complètement abandonné, et moi je ..


.. l’aimais. Je me mordis la lèvre inférieure en retenant je ne savais quelle douleur d’exploser en plein coeur d’une taverne. Mes yeux se fermèrent un instant, instant que j’utilisais alors pour souffler un peu. Ce que je détestais ce genre d’instants où l’alcool me rendait vulnérable. C’était souvent, à vrai dire.

J’attrapai mon verre pour le finir sans un mot ajouté. Lui en voulais-je ? Cherchais-je à me venger ? Cherchais-je simplement des explications ? Je ne savais plus vraiment quoi penser. Je posai mon verre sur la table, perdant une fois de plus mes clairs yeux dedans.


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Tullia E. Von Raijer
Garde-Commandeur d'Orlaïs
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Messages : 586
Jeu 13 Déc - 12:27


Mon petit doigt m’a dit


M on interrogation semblait avoir plongé Dorian dans un certain désarroi. L’alcool aidant, je le vis se transformer sous mes yeux encore plus en une entité sombre et mollassonne, pétrie de dépression et d’un sentiment d’abattement qui m’étaient totalement inconnu. Il parlait qu’il ne s’en était pas remis depuis quatorze ans, pas de nouvelles, bla bla bla… J’avoue qu’à la troisième phrase je décrochais déjà, et je le trouvais ennuyeux à mourir. Dans mes souvenirs, Wulf ne m’avait pas décrit une telle personne. Dorian était sensé être… plein d’esprit et de panache. Par deux fois je m’étais retenue de lever les yeux vers le ciel face à cette litanie, qui clairement ne me touchait pas. Pour l’avoir titillé je m’attendais à une résurgence de fierté, par au mur des lamentations. Il avait recommandé du cognac, l’alcool le plongeant dans une sorte de catatonie qui lui faisait perdre ses mots. Il semblait avoir fini de s’apitoyer sur sa situation amoureuse, et dans un soupire de lassitude je reprenais la parole.


" A vous entendre, je me demande vraiment si vous êtes le Dorian dont m’a parlé Wulf…"



Mon regard montrait clairement ma déception, et le peu d’estime que j’avais pour cette loque d’émotions négatives. Je me redressais, parlant avec vigueur et montrant le peu de compassion que j’avais pour cette race qu’était « les délaissés du plumard ».



" Je suis de ceux qui quittent les lits des autres sans jamais y revenir, sauf à ma guise, aussi je ne peux comprendre votre peine. Mais par le Créateur… ou est donc passé votre passion, REPRENEZ-VOUS BON SANG !! "



Je frappais vivement mon poing sur la table, mes yeux brillant d’une flamme sauvage et passionnée. Je m’étais presque levée, mes bras s’agitant pour appuyer mes paroles emportées et lyriques.



" Insurgez-vous ! Faites trembler la terre et brûler le ciel, faites-lui regretter de vous avoir laissé ! Demandez des comptes, récupérez au centuple ce qu’il vous a pris et faites-en sorte qu’il ne puisse plus vous oublier jusqu’à sa mort. Vous êtes Tévintide ou pas ?! Je sais pas moi… balancez lui une boule de feu à la tête ou foudroyez le sur place ! Au moins ça le réveillera un peu et ça mettra de l’animation, fu fu fu ~…"



Je riais légèrement, un sourire malicieux se dessinant sur mon visage alors que je reprenais en main mon verre. J’espérais faire réagir un minimum ce mage dépossédé de son étincelle passionnée, utilisant colère et ressentiment pour qu’il ait un peu plus de feu dans les veines. Mieux, je lui proposais même mon aide, sans lui demander la moindre répartie.



" Si vous ne prenez pas cette opportunité, vous allez le regretter toute votre vie. Si vous le souhaitez, je peux vous aider à le localiser et à faire en sorte qu’il vous rencontre sans se défiler. Il me haïra sans doute pour ça, mais une telle occasion de rendre sa vie moins monotone et plus chaotique ne doit pas se manquer. Tel est notre amour vache ! ha ha ha !! "



Je riais de plus belle, imaginant la tête de Wulf si Dorian débarquait furibond par ma faute. L’attente potentielle d’une missive bien remontée de sa part ajoutait au charme de répandre chaos et confusion auprès de mon cher ex-Garde-Commandeur. J’étais bien aise à cette idée, et assez fixée sur la chose. Je vidais mon verre d’un trait, et demandais à la serveuse une autre tournée. Souriante, j’exhortais Dorian à célébrer la future tourmente dans laquelle le Héro de Férelden allait être plongé.



" Buvons ! Aux quatorze piges de perdues et à la déculottée qu’il mérite !! "



Par le Créateur, si ça marche… Wulf va vraiment me détester.



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Dorian Pavus
Thaumaturge
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Jeu 27 Déc - 14:22

Mon petit doigt m'a dit ..

"Les citadins ne diffèrent guère des villageois. Ils adorent tous les ragots, à cette différence près que les derniers en consomment des timbales pleines tandis que les premiers les sirotent dans des dés à coudre." --M. Isegawa


A vous entendre, je me demande vraiment si vous êtes le Dorian dont m’a parlé Wulf…


Mes sourcils se froncèrent, alors que la mélancolie commençait à redescendre pour me ramener face à Tullia. C’est vrai, elle était là. J’avais complètement oublié. Mon regard se haussa vers elle dans une lenteur qui accentuait une forme de lassitude, alors que je constatais qu’elle me fixait avec une déception mal placée. Comme si elle y comprendrait quelque chose, à ce que je disais.

Parce que vous y comprenez quelqu..

Je suis de ceux qui quittent les lits des autres sans jamais y revenir, sauf à ma guise, aussi je ne peux comprendre votre peine. Mais par le Créateur… ou est donc passé votre passion, REPRENEZ-VOUS BON SANG !!


Mon visage s’illuminant de surprise et de confusion, je décidai de laisser Tullia s’enflammer devant moi d’une flamme qu’elle ne connaissait même pas. Je trouvais d’avance son discours ridicule. Peut-être inspirant, mais ridicule. Et déplacé.

Insurgez-vous ! Faites trembler la terre et brûler le ciel, faites-lui regretter de vous avoir laissé ! Demandez des comptes, récupérez au centuple ce qu’il vous a pris et faites-en sorte qu’il ne puisse plus vous oublier jusqu’à sa mort. Vous êtes Tévintide ou pas ?! Je sais pas moi… balancez lui une boule de feu à la tête ou foudroyez le sur place ! Au moins ça le réveillera un peu et ça mettra de l’animation, fu fu fu ~…


C’était bien ce que je disais. Je soufflai simplement du nez, retournant mon attention sur le verre qui se promenait encore entre mes doigts. J’en finis le fond, avant de relever mon nez vers mon interlocutrice.

...Tel est notre amour vache ! ha ha ha !!

Tullia, je dois dire ..


Je posai alors mon verre vide, tandis qu’elle levait le sien pour trinquer à je ne savais encore quelle supercherie, qui était simplement pour « embêter Wulf dans son quotidien ennuyeux ». Je saurais très bien le faire à sa place, moi, et sans son aide. Je la fixais simplement, attendant qu’elle sente son geste ridicule.

.. Je vous trouve gonflée de me faire la morale.


Plus elle parlait, moins j’avais le sentiment qu’elle était si proche que ça de Wulf. Ils se connaissaient, vu les descriptions fournies, et sans doute qu’un temps ils étaient proches, mais j’imaginais mal qu’il garde dans son cercle d’amitié, surtout autant près, quelqu’un qui, par ennui, s’amuserait à lui causer du tort, beaucoup de torts. Je raclai ma gorge tandis que je me redressai dans mon siège, le regard s’assombrissant un peu.

Ça vous amuse, hein ? Mais riez donc du malheur des autres, j’en n’ai rien à faire ! Je n’ai pas besoin de votre aide pour retrouver Wulf et pour lui en foutre une. J’en n’ai que faire de votre fausse compassion et j’en n’ai que faire de ce que vous, vous faites. De comment vous vous amusez à traiter les gens au lit. Je sais que Wulf n’était pas comme ça avec moi car je suis tout sauf naïf, et que quelque chose clochait.


Je me levai alors, pris tout de même d’un léger vertige, la tête encore inclinée vers la table. Une fois la migraine ajoutée se dissipant un peu plus, je redressai mon regard vers Tullia. J’étudiais un peu mieux les traits de son visage pour déterminer l’impact de mes mots, mais j’appréhendais déjà un roulement de pupilles. Mes mains changèrent de position sur le bord de la table. Et puis, parce que l’idée me traversa l’esprit, je soulevai la table pour la retourner. Le bruit du verre qui se brisait atténua l’ambiance de la taverne. Je continuai de la fixer un instant, avant de brièvement sourire.

Donc, merci mais non merci.


A ces mots, je pivotai sur moi-même pour quitter les lieux. Oui, j’allais encore avoir quelques trucs à régler avec le tenancier, mais il allait s’en remettre : je n’y avais pas mis le feu, encore.

A une prochaine, Tullia !


Phrase que je lançai sans même me retourner, et ce, sur un ton relativement amical. Je pris donc la direction de la sortie ; je paierai un autre jour.


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Tullia E. Von Raijer
Garde-Commandeur d'Orlaïs
- Gardes des ombres -
Messages : 586
Lun 21 Jan - 21:30


Mon petit doigt m’a dit


Mon entrain ne semblait être du goût de mon interlocuteur. Je voyais à sa tête et à ses yeux qu'il était outré, une sorte d'indignation silencieuse et rentrée qui me regardait de haut avec mépris. Mais au moins, il ne s'apitoyait plus sur son sort, et pouvait rediriger sa peine d'une manière plus constructive. Si ma tentative pour le monter contre Wulf ne semblait pas avoir marché, au moins il était réveillé d'une autre manière et ses remarques amères pleines de dédain jetées à mon encontre ne cessaient de me faire sourire. Si ça m'amusait ? Les lueurs brillantes dans mes yeux et mon grand sourire malicieux ne pouvaient être meilleurs témoins. Il s'était levé, sous mon éclat de rire soudain et fort satisfait.

" HA HA HA HA HAAA ! ENFIN !! Ca c'est de la réponse !"

Mon dernier verre en main, je le regardais prendre congé avec toute la noblesse et l'élégance de ces dames de Cour. Celle qui marchent en laissant la traîne de leur Manières cacher leur fierté bafouée. Je m'étais moquée de lui, c'est bien vrai. Mais il y avait de quoi selon mon point de vue, et pour qu'il parte ainsi avec sa colère noire je pouvais considérer mon objectif comme accompli. Il me saluait avec une certaine familiarité mêlée de froideur, et je lui répondis avec ma désinvolture souriante habituelle, restant bien assise sur ma chaise tout en levant mon verre en son honneur.

" Que les vents vous soient favorables ! Et passez le bonjour à Wulf de ma part, si vous le croisez ~... Fu fu fu HA HA HA HAAAA ! "

Je me mis à rire, ce rire de folle hystérique qui ne prévoyait rien de bon, se faisant retourner quelques personnes pour me regarder bizarrement. Peu m'importait, tant que je pouvais rire. L'idée de Wulf qui apprenne la nouvelle, je ne pouvais qu'imaginer la colère noire dans laquelle il pourrait se trouver et le prochain accueil qu'il pourrait me faire. Il allait peut être essayer de me tuer, pour de vrai cette fois. Mais je n'en serais que plus heureuse Et si ça pouvait le faire revenir vers moi, je l'attendais avec impatience.

[RP TERMINE]

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