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Une goûte de sang sur les pétales [PV DORIAN PAVUS]

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Sam 23 Mar - 15:38

Une goûte de sang sur les pétales



“Une giclée de sang souille la seule fleur blanche présente sur la plage. Cela pourrait paraître presque poétique si la giclée de sang ne venait pas de la gorge d'un pauvre quidam qui n'avait eut pour seule malchance dans la vie que le fait d'être là au mauvais moment au moment endroit. En effet, l'homme avait à peine eut le temps de dégainer son épée et de crier de surprise avant que la masse blindée d'Aldiun ne lui tombe sur la face et ne lui assène plusieurs coups du pommeau de son épée à deux mains dans un concert de craquement d'os. Ses alliés à ses côtés, l'ex templier se sentait prit d'une vertueuse rage qui pourtant, au fond, n'avait pas lieu d'être. Ces gens en armes : qui étaient-ils et pourquoi devaient-ils les massacrer sans pitié ? Des questions que nombre d'assassins ont dû se poser au moins une fois dans leur longue vie sanglante. Pourtant cette pensée ne fit que flotter un instant à la surface de l'esprit du templier rouge avant de s’effacer, noyée sous une vague rouge et haineuse qui s’incrusta partout, pire que de la rouille.

*Pourtant moi je me demande qui sont ces gens Aldiun. Leur uniforme les rattache à l'inquisition... Et puis... Oh et puis à quoi bon, tout le monde a une famille dans ce monde alors essayer de pointer cela du doigt pour t'empêcher de tuer est un peu bête, ça ne t'as jamais arrêté, cela ne nous a jamais arrêté.*

L'épée à deux mains se plante dans la terre non loin du sable et le colosse s'appuie dessus, regardant les autres adeptes piller les corps. Nul doute que cela va attirer l'attention, sept morts, c’est beaucoup plus que ce que des bandits ne pourraient avaler, surtout sans subir de pertes. Est-ce qu'attirer l'attention est une chose intelligente à faire ? Non, clairement pas. Pourtant tels sont les ordres reçus par le templier rouge et ses ''camarades''.

*Camarades, ne me fais pas rire, tu les sacrifierais sans hésiter si un mage venait à passer par là ou pour.... Pour bien d'autres raisons en fait. Ça doit être pour ça que les huiles t'apprécient : tu es à moitié fou certes, mais tu obtiens toujours des choses, quoi qu'il n'en coûte*

Soulevant sa lourde lame, le colosse l'essuya avec un chiffon après s'être assit sur un rocher proche : les autres allaient bientôt avoir terminé de fouiller les cadavres, ils allaient pouvoir repartir. Un des templiers rouges s'approcha de la montagne d'acier occupé à entretenir son épée et s'adressa à lui :

-Aldiun, bien joué face à cette patrouille. Malheureusement l'objet que nous cherchons n'est pas en leur possession, nous devons continuer jusqu'à trouver l’idole.


Le colosse hocha la tête et se redressa. Aucune question, Aucun soupir, rien, juste une froide détermination comme toujours. L'homme en face se décala prestement et alla rejoindre d'un bon pas l'unité de templiers rouges...

*Je me demande ce qu'il pense de toi : est-ce qu'il pense que tu les méprises ? A moins qu'il ne pense que tu sois muet ? Ou carrément un golem ! Ah ah, ce serait amusant ça mais est-ce une bonne situation ça ? Golem ?*

Ensuite, c'est une longue marche pour le groupe d'adepte, aussi discret que possible malgré leur nombre et leur équipement. Après plusieurs minutes, ils se rendent bien compte que leur traque ne mène à rien, ils ne retrouve pas d’autres patrouilles et les seules traces localisées par l'unité se dirigent vers le village le plus proche. Celui qui commande le groupe communique donc ses directives d'une voix ferme :

-Nous allons au village, nous DEVONS nous emparer de l'idole. Pour Corypheus !

*mais est-il vraiment en train de suivre les directives de notre ''maître'' Aldiun... Ou bien assouvit-il des envies plus... Personnelles ?*

Pourtant le colosse obéit aveuglément en apparence mais sa mâchoire s'est soudain tendue et ses poings se sont resserrés sur le pommeau de son épée. Suivant son groupe, Aldiun entre dans le village une poignée de minutes plus tard. Les adeptes se dispersent et posent des questions alors que lui reste dans l'ombre, accompagné d'un autre adepte avec qui il fait mine de converser. Cette situation réussit à garder un semblant de normalité jusqu'à ce qu'un drame arrive. Un craquement retentit et Aldiun tourne la tête pour voir un des adeptes plaquer une femme au sol après avoir ouvert une porte à la volée. Le temps semble se figer, la montagne de fer plantant son regard dans celui de la femme au sol...

*est-ce la couleur de ses yeux ? Son visage ? En tous cas cela t'as fait réagir... Maintenant que j'y repense... Elle a quelque chose de...*

L'épée valse et décapite net celui qui était il y a encore un instant l'allié d'Aldiun. D'un revers de lame, le templier rouge se met en garde, le fil de la lame luisant de sang. Deux des plus proches templiers rouges le charge, ivre de revanche et le colosse en armure les accueille... Par un tourbillon d'acier et de violence. En une seconde c'est terminé et deux corps chutent au sol et Alduin se remet en position... Attendant la seconde vague.

*Mais aurais-tu déjà oublié être dans un village où l'inquisition a posté une patrouille à l'heure actuelle ? La jeune femme que tu défends au sol est peut-être même ton ennemie... Ah... Après tout advienne que pourras, le Créateur a toujours possédé un sens de l'humour particulier.*

Un pâle rayon de soleil décida de percer la couverture nuageuse de ce jour maussade pour venir frapper le fil ensanglanté de la lame de la machine à tuer en posture défensive... Un signe du destin peut-être ?

... Si c'est le cas, il s'est passé le mot avec le Createur pour faire des choses improbables en ce jour !




Dorian Pavus
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Sam 23 Mar - 18:04

Une goutte de sang sur les pétales

"Dans le combat entre les volées de mouches et le troupeau d'éléphants, ce ne sont pas
les gros qui toujours l'emportent." --A. Kourouma


S’il y avait bien un endroit que j’aurais pu éviter, hormis l’Emprise du Lion pour sa jolie petite brise bien du sud, c’était la tempête constante des côtes orageuses. Initialement, j’avais bien d’autres choses à faire dans cette partie de la carte à l’ordinaire, mais on m’avait envoyé sur les lieux par espèce de précaution : en effet, certains éclaireurs repérèrent certains mystères – pour ne pas dire « génocides » –, et clairement quelque chose n’allait pas dans cette zone. On pourrait demander aux soldats locaux, voire au Héros de Férelden d’investir là-dedans, mais le fait de s’en mêler pourrait augmenter notre lien avec les Féreldiens de cette région, leur montrer nos bonnes intentions, etc. Quelque part, il y avait un léger petit objectif diplomatique dans cette histoire.

Mais pour ce faire, on m’expédia donc avec quelques soldats de l’Inquisition pour enquêter. Bon, déjà, il fallait dire que je trouvais curieux le fait que personne encore n’avait réussi à relever que quelque chose clochait véritablement, mais peut-être que la garde dans les alentours s’était vue renforcée ? Nous aurions toute l’occasion de Thédas pour y jeter un coup d’oeil.

Nous débarquâmes sous la pluie. Evidemment, il fallait bien qu’il pleuve ! Je soupirai, capuche sur ma tête, tandis que je mis pieds à terre, avant d’avancer en tenant ma monture par la bride. Nous avions fait escale dans un village qui se trouvait très près de la côte, et tout cet environnement ne fit qu’une seule remarque dans mon esprit : ce serait réellement un endroit où Wulf pourrait se plaire.

Il adorait l’aspect tempétueux de la vie, dans mes souvenirs. La mer, les falaises, ce genre de teintes mornes, déguster une bonne brune dans un coin pareil devait se faire souvent. Le regard perdu sur l’horizon qu’offrait la mer, j’essayais de visualiser un jeune marin rouquin, trempé jusqu’à la moelle, riant à pleine voix avec une chope dans la main, assis sur un rocher à observer le large. Oui. Cela lui allait fort bien. Sans doute m’avait-il déjà parlé de cet endroit ? C’était même plus que fort probable.

On me ramena alors hors de mes rêveries d’une autre époque, et nous prîmes connaissance des rumeurs du moment : des patrouilles de gardes décimées sur les routes de patrouille. C’étaient sans doute de simples brigands, mais le problème était bien là : ce n’était qu’une question de temps avant de s’en prendre à bien plus gros. Enfin ; cela dit, on ne faisait pas sa fortune en tuant des soldats : un message de prévention ? Des menaces ? C’était bien trop particulier pour que personne ne s’en soit vraiment mêlé, c’était curieux.

Mais un cri interrompit tout le monde.

Nous nous regardâmes, et je m’élançai le premier : j’avais un certain talent à réagir plus vite, à ne pas rester trop surpris. On me suivit malgré tout : les membres de l’Inquisition présents dans ce village, et une bonne équipe de gardes. Si c’étaient des brigands, ils avaient décidé finalement d’agir : quelle chance que d’être arrivé à peu près en même temps qu’eux.

En tournant à gauche, je tombai sur un spectacle étrange : quelqu’un en armure, d’apparence vraiment indestructible, le bras encore levé de son geste, et des corps à l’armure semblable à la sienne, mais plus maigrichons, qui tombèrent près de celle qui criait encore d’effroi. J’ignorais alors si nos regards venaient vraiment de se croiser, mais j’étais certain d’une chose : on était mal.

D’une voix bien portante, je tâchai d’alerter au mieux mes compères.

INQUISITION ! DES TEMPLIERS ROUGES !!!


Je reculai dans ma position et attrapai rapidement mon sceptre. Mais pourquoi un templier rouge en abattrait un autre ? Je laissai cette question de côté, au même titre que sa présence. Si cela se trouvait, il était moins dangereux que les autres que je repérai du regard.

D’être au front en tant que mage était déconseillé, mais cela ne me dérangeait pas. Après, vu leurs armes et leurs capacités, j’aurais beaucoup de mal : autant profiter d’être soutien et de garder un œil sur les civils ; cela me frustrait en combat, mais c’était le plus judicieux à faire. D’ailleurs, la jeune femme qui criait profita de cette espèce de flottement avec mon arrivée pour courir dans ma direction, et prendre mon chemin d’aller pour se mettre en sécurité.

Je préparai alors un sceau à mettre près de moi au cas où un essayerait de me trancher en deux comme du jambon, puis focalisai sur un alors que les premiers soldats présents se ruèrent sur les ennemis. Ils n’avaient pas l’air d’être beaucoup, mais des templiers rouges, c’était très difficile à gérer en combat : autant se montrer prudent, et découvrir la raison de leur venue.





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Dim 24 Mar - 14:23

Une goûte de sang sur les pétales



Certaines personnes sont destinées à travers l'histoire à répandre des rivières de sang, chacun de ses pas s'accompagnant de malheur et de cadavres. Qui pourrait contredire ce principe en voyant ce qui se passait ici dans ce village sans importance ? Déjà trois cadavres gisaient en un arc de cercle inégal et une élégante série d'arabesques carmins décoraient le sol boueux de l'endroit. C'était loin d'être sa plus belle pièce mais vu les nouveaux arrivants, autant dire que le tableau était loin d'être terminé. Changeant de posture alors que les templiers rouges restant se retournaient pour aviser la nouvelle menace, Alduin lui aussi se retourna, ignorant purement et simplement le combat qui faisait rage. Il avisa la silhouette féminine à ses pieds : elle s'était reculée contre les marches de ce qui devait être son logis et regardait le sang et les cadavres avec une horreur mêlée de fascination morbide. On pouvait comprendre cette pauvre ère : passer d'une situation dramatique à un sauvetage riche en hémoglobine, il y aurait là matière à se retourner le cerveau ou faire se suicider ses neurones. Un nouveau cran de tension fut escaladé lorsque la voix du chef de groupe retentit.

*Oh Createur... Alduin, ne regarde pas, ne regarde pas ne rega... Meeeerde*

Un grondement sourd monta du casque de l'entité couverte de sang. Pas un grondement humain non, c'était presque comme le grondement d'un monstre affamé qui ouvrait lentement la gueule devant son repas. La posture du colosse s'abaissa, le fil de l'épée proche du sol, il ressemblait vraiment à une bête à présent. Qu'est-ce qui se passait sous le crâne caparaçonné du templier rouge à ce moment précis ? Vu le changement de duelliste en garde, prêt au combat à posture basse et grondement bestial, ce n'était pas très compliqué à comprendre mais...

*Laissez-moi vous faire le résumé en un mot : TUEEEEEEER*

Il n'était secret pour aucun templier rouge que le colosse en armure n'appréciait pas DU TOUT les utilisateurs de la magie et que d'en voir un rendait le guerrier complètement fou de rage. Comment cela se traduisait-il ? Et bien... En une charge brutale et aveugle en direction des troupes de l'Inquisition dirigées par un lanceur de sorts. Personne de saint d'esprit n'aurait tenté de le faire car le nombre de gardes en face était plus que respectable. Pourtant cela ne fit pas reculer d'un pas le colossal guerrier et il éloigna quiconque osait se dresser sur son chemin à grands renforts de coups d'épaules, de poing gauche, de pommeau et de plat de la lame. Étrangement il semblait faire encore un peu attention à ne pas tuer les templiers rouges mais à peine. Les autres soldats étaient moins bien loti et rapidement, plusieurs blessures furent à déplorer.

Levant sa lame au dessus de sa tête, se reposant sur son armure pour dévier un éventuel coup d'épée , le colosse chargea droit vers le mage dés qu'il eut une opportunité, un puissant cri jaillissant de sa gorge :

-MECREEEEAAAANT !

Rien que cela oui. En tous cas ça allait attirer l'attention du mage... Et probablement de tout le monde autour. En même temps on était souvent attentif à quelqu'un qui voulait vous enfoncer une épée à deux mains dans l'occiput.

*Ceci dit un mage a toujours plus d'un tour dans son sac et toi... Toi tu fonces en l'insultant... Typique... Et prévisible aussi.*




Dorian Pavus
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Dim 24 Mar - 18:18

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Alors que je prêtais main forte à un petit groupe plus loin, j’entendis cette espèce de rugissement. Je n’y prêtais pas gare directement, concentré sur ce que je faisais, jusqu’à entendre un soldat civil m’alerter de sa présence.

Messerah, derrière vous !!


En effet, alors que je me retournai le plus rapidement que je pouvais, je vis la montagne de fer courir dans ma direction, soudainement empli d’une rage qui semblait autant démesurée que sa force. Mon souffle se bloqua, tandis que je constatai les corps ou les blessés autour de lui ; il n’en avait rien à faire d’eux, il agissait selon son instinct seulement.

Ma seconde réaction fut d’activer le sceau de feu que j’avais installé en espérant au moins le ralentir, mais même à travers mes flammes, je l’entendis hurler sa colère la plus profonde.

MECREEEEAAAANT !


Mon sang se glaça. Il ne semblait pas s’exprimer souvent, mais son cri sifflait encore dans mes oreilles. Garder son sang froid, même en situation très délicate. Très important.

Mais c’était sans compter la lame qu’il pointait au-dessus de moi. Mon clair regard restant une fraction de seconde de trop ébahie devant la taille de son arme, j’eus un réflexe quasi inouï de survie : faire un saut roulé vers l’avant. Positionné à peu près vers son flanc, j’étais en position pour me redresser très rapidement pour m’éloigner très rapidement.

Je chargeai alors ma magie dans la paume inoccupée pour lui envoyer une boule de feu dans le flanc, avant de reprendre ma course. Il était fort et imposant, mais avec un peu de chance, je n’aurais qu’à miser sur la vitesse pour esquiver. En tant que mage, je n’avais que ça, et par malheur, j’étais son unique cible.

Je finis par me retourner, à quelques mètres de sa position initiale, tandis que certains soldats me prêtèrent assistance : celui-là était le plus coriace d’entre eux.

Rien de cassé, Messerah ?

Je .. vais m’en remettre.


Je restais cependant tendu. Je n’étais pas seul, mais des templiers rouges, c’était clairement pas prévu au programme. Et vu le nombre, surtout face à celui-là, nous aurions véritablement du mal. Surtout moi.

Je tentai alors le tout pour le tout en attrapant mon sceptre des deux mains, puis le levai au-dessus de moi avant de le fracasser contre le sol pour lancer mon sort de défense premier en cas d’ennemi très complexe à gérer : un sort de peur. Avec un peu de chance, peut-être que la bête qu’il était avait quelques frayeurs encore, ou du moins, un petit quelque chose pour le tenir occupé.

Nous n’étions clairement pas prêt.

Suite à cette attaque, trois soldats foncèrent dans sa direction, alors que je le gardais occupé à coup de boules de feu. Avec un peu de chance, on réussirait à au moins le neutraliser, le temps que d’autres viennent nous aider également.





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Mar 26 Mar - 14:18

Une goûte de sang sur les pétales



La haine continuait de consumer les pensées cohérentes du colosse d'acier : un mage, un vil traître et un assassin ! Comment ne pas avoir envie de tout ravager sans aucune forme de pitié ?

*Je te dirais bien d'essayer de discuter avec lui pour voir si il s'agit du même genre de mécréant qui a... Enfin bref, c'est un peu trop tard pour cela n'est-ce pas ?*

En effet déjà plusieurs corps de soldats déguisés en bouffons brillants étaient au sol, se tenant certains de leurs membres mutilés voir tranchés. Il avait tenté de rester sobre et ne pas trancher dans le vif. Problème : comment faire ça avec une épée qui fait trois fois la taille de celle de ses adversaires ? Jetant un coup d’œil à l'homme neutralisé près de lui, il dégage sa lame de son épaule dans un bruit de succion horrible. Pour l'instant, il était clair que le colosse en voulait toujours au magicien mais aussi à ses prétendus camarades qui avaient tout autant souffert que les inquisiteurs de sa rage sans bornes. Regardant un autre corps au sol, il le vit tenter de se lever, une main serrée sur son flanc droit. Ah, le coup avait dû trancher dans le tas, heureusement son armure avait un peu ralenti le choc et lui permettait d'être encore en vie mais voilà, les templiers rouges se souviendront de cela sans l'ombre d'un doute.

Le regard toujours injecté de sang d'Aldiun se fit plus clair : réalisait-il enfin sa situation ? La rage berserk commençait-elle à se tarir ? Ou n'était-ce plutôt qu'une éclaircie dans un ciel d'orage ?

*Seconde option malheureusement... Et on y retourne...*

Poussant un cri bestial, le chevalier envoya tout son poids dans l’adversaire qui venait près de lui et l'envoya bouler au sol. Pas trop de dommages donc mais en attendant cela lui dégagea la place pour jouer de l’épée. Ce fut à cet instant qu'un sortilège le balaya. Une émotion depuis longtemps enfouie vint le frapper de plein fouet et le fit reculer d'un pas puis de deux mais soudain un nouveau flot de haine bouillonnante le saisit  rompant le moment qui l'avait laissé apathique et prêt à reculer encore plus. Des boules de feu s'écrasèrent sur l'armure du monstre de fer et de sang. Des soldats approchèrent pour la curée mais brutalement le colosse les repoussa d'un coup de taille. Une voix l'interpella soudain, un des derniers templiers rouges encore debout :

-REPLI !

Alors ça, c'était hors de question ! Pas tant qu'il n'aurait pas assouvit sa vengeance. Problème, les trois soldats et le mage étaient toujours sur lui. Piétinant, subissant des sortilèges qui grignotaient ses résistances et incapable de venir jusqu'au mage, il finit isolé, encerclé, les autres templiers rouges luttant de leur propre côté à forces égales. Pourtant vous savez ce qu'on dit : lorsqu'on est encerclé on peux tirer dans toutes les directions !

Et un sourire mauvais naquit sur le visage du colosse bien qu'il soit invisible sous son heaume. En posture martiale, il profita de cet espèce d'instant de flottement pour essayer de trouver une voie directe vers le magicien. Cette pause dans le combat alors que les inquisiteurs se regroupaient était étrange, qui sait, le mage aurait peut-être la folle idée de tenter la discussion et de baisser sa garde...




Dorian Pavus
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Mar 26 Mar - 19:59

Une goutte de sang sur les pétales

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Un classique, mais il ne semblait pas ébranlé le moins du monde par nous : il prenait son temps, et mettait la bonne dose de puissance au moment qu’il fallait ; c’était là que l’un des trois soldats termina sa course en glissant contre le sol. Comme anticipé, ma magie ne changeait vraiment rien à la donne, ce qui me fit serrer des dents : ce n’était vraiment pas bon. Enfin, globalement on s’en sortait assez bien, mais celui-là allait nous donner du fil à retordre.

REPLI !


Le cri de son collègue résonna dans le village entier, mais il fallait croire que cela lui passait au-dessus. Quelque chose était particulier avec lui : d’ordinaire, ou en tout cas de ce qui m’eut été donné de voir, les templiers rouges obéissaient aveuglément, sans réfléchir ; ils avaient leur petite bulle, et tout ce qui comptait était de finir leur mission. Mais lui, c’était différent : il avait sa bulle, certes, mais il s’en était pris aux siens autant qu’à nous. Agirait-il pour son compte ? C’était particulier ..

J’avais tellement de questions.

Mais d’autres alliés arrivèrent encore, et il finit encerclé. Là, une espèce de calme avant la tempête s’installa entre lui et nous : nous le tenions, mais ce serait intéressant de savoir ce qui se passait dans ce foutu bled. Enfin ; le fait était qu’il restait immobile face à nous, très certainement plus en attente de quelque chose que par résolution de la supériorité de notre nombre. Il était encore sur ses gardes.

Nous étions à présent six, et il fallait dire que je me sentais plus confiant. Les autres aussi. Surtout les autres. Certains arboraient ce rictus de victoire tout en baissant leur garde, mais quelque chose me paraissait louche. Et c’était toujours moi qu’il fixait.

Que fait-on maintenant, Messerah ?


Certains ne comprirent pas tant ma méfiance, mais j’avais une espèce d’instinct qui m’y obligeait. Je l’avais vu à l’oeuvre davantage qu’eux, et plus près également, c’était peut-être ça.

Mon clair regard était posé sur lui, implacable et légèrement plissé.

A mon sens, c’est évident : on ne sait même pas ce qu’ils font ici.


Les templiers rouges ne parlaient pas, mais il semblait légèrement différent. A vrai dire, j’avais évoqué cette question, mais j’en avais d’autres plus élémentaires ; tenant fermement mon sceptre de la main gauche, s’appuyant contre le sol, je gardai la posture droite, alors que le vent s’amusait avec ma large capuche.

Y aurait-il un nom dont je dois me rappeler, au moins ?






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Jeu 28 Mar - 15:34

Une goûte de sang sur les pétales



Un instant de félicité, de calme fugace. Un tel calme pourrait apaiser, anesthésier mais l'arrogance de penser que les dangers sont écartés n’amèneraient qu'une chute rapide et brutale sous la lame du colosse d'acier. Bien qu'encerclé, l'homme donnait l'impression d'être maître de la situation : la brutalité qu'il contenait visiblement était une arme tout aussi dangereuse que la pointe de son fer. Observant chaque homme à tour de rôle, le templier rouge finit par revenir sur le magicien qui l'avait poussé à charger au milieu de tous ces soldats de pacotille. Ses deux mains se serrèrent sur le pommeau de son imposante arme. Était-ce l'instant de se fendre en avant pour porter un estoc au dandy moustachu ? Cela l'exposerait sans conteste a des coups d'épée et bien que son armure soit épaisse, il n'était pas invulnérable. Il pourrait prendre le risque, sans hésiter qu'il le prendrait même, tuer un mage, une racaille répugnante de ce genre, était inestimable.

*mais pourtant tu ne l'as pas encore fait : reste-t-il une étincelle d'instinct de survie sous ce crâne épais et en partie brûlé ?*

A moins bien entendu qu'un plan aie germé dans la tête d'Aldiun. Sans être un génie militaire ni même un génie tout court, l'idée de tendre un piège pour obtenir une opportunité de frapper son adversaire honni. Les soldats semblaient vraiment s'en référer au magicien, bande de cloportes sans tripes ! Un véritable homme ne s'abaisse pas à lécher les bottes d'un jeteur de sorts !

*Ce n'est pas très gentil Aldiun, certes nous étions templier auparavant mais nous avions le mérite de ne jamais se laisser envahir par la vulgarité et la haine déplacée.*

Enfin cela ne changera rien au fait que la lame d'Aldiun s'abaisse un peu, puis il l'abaisse plus pour la planter dans le sol devant lui, les deux mains sur la poignée. Cette attitude de garde était trompeuse, le colosse n'attendait qu'une opportunité pour lever son arme et frapper vivement droit devant lui. L'attitude d'une bête sauvage tapie sur elle même et attendant son heure. Pourtant la voix d'Aliun s'éleva, étouffée par son heaume et une colère contenue à grande peine, répondant à l'apostrophe du mage :  

-Tu ne te souviendra certainement pas de mon nom magicien et quant à moi je me souviendrais avoir rencontré un tel dandy ! En revanche toi et tous tes semblables ne méritez que la mort ! D'ailleurs vous autres la soldatesque n'êtes pas mes ennemis, vous pouvez partir je me moque de vous comme de ces autres larves de templiers rouges...

Particulier à dire pour un templier rouge mais on avait bien remarqué qu'il n'était pas au sens propre avec eux. Il n'avait pas hésité une seule seconde à trancher ses propres ''alliés'' sous les yeux des inquisiteurs. Plantant son regard dans le magicien, il cracha d'une voix plus sourde :

Un de tes semblables m'a tout prit, je ne peux me venger sur lui alors tu ferras bien l'affaire !

Il leva son épée mais ne bougea pas d'un pas pour l'instant, se montrant juste intimidant : si ces pécores qui accompagnaient le mage décidaient de fuir, ce serait soudain bien plus simple.




Dorian Pavus
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Jeu 28 Mar - 16:50

Une goutte de sang sur les pétales

"Dans le combat entre les volées de mouches et le troupeau d'éléphants, ce ne sont pas
les gros qui toujours l'emportent." --A. Kourouma


Nombreux furent celles et ceux qui ne comprenaient pas ma manœuvre, et qui n’attendaient rien de lui. Mais mon esprit attendait, posé sur lui avec toute l’attention du monde. J’avais mon temps. Autant essayer de faire un rapport mieux que « alors en fait c’est marrant, mais ce n’étaient pas des brigands ! »

Finalement, il planta son épée dans le sol, en quel cas certains eurent une espèce de surprise ou de frayeur qui les traversa. Mais je restais inerte : avais-je le choix ? A peu près tout le monde attendait sur moi, ici, car j’étais « le compagnon de route de l’inquisitrice » ; face à une poignée de soldats, clairement, ce n’était pas pareil. Je débloquai ma respiration quand il commença, finalement, à m’adresser la parole.

Tu ne te souviendra certainement pas de mon nom magicien et quant à moi je me souviendrais avoir rencontré un tel dandy ! En revanche toi et tous tes semblables ne méritez que la mort ! D'ailleurs vous autres la soldatesque n'êtes pas mes ennemis, vous pouvez partir je me moque de vous comme de ces autres larves de templiers rouges...


Magicien ? Mon sourcil se haussa quelque peu : on dirait ce genre de rigolos qui faisaient des tours avec des chapeaux pour amuser la galerie. Ensuite : Dandy ? encore du jargon féreldien qui m’échappait quelque peu, quoique .. Allez savoir. Mais il n’avait pas fini.

Un de tes semblables m'a tout prit, je ne peux me venger sur lui alors tu ferras bien l'affaire !


Tandis que certains autour de moi prirent une posture plus défensive, l’arme bien en main, je restai complètement immobile ; une ribambelle de pensées me traversèrent, dans un ordre aléatoire. Déjà, encore quelqu’un qui voulait passer ses nerfs sur un Tévintide à cause d’un passé compliqué ? Encore un ? Ensuite, sa conception d’alliés était particulière : il frappait ce qui l’arrangeait, apparemment, et j’étais très clairement sa cible. Mon corps était tendu, mes dents serrées, mais je paraissais encore relativement détendu : si les autres « pouvaient » se permettre de baisser leur garde, ce n’était pas mon cas, ou je finirais en soupe d’organes. Mais bien entendu, un des soldats l’ouvrit.

Essaie seulement de bouger ! T’es encerclé, tu ne peux rien faire sans y passer !


Et il se pavanait .. C’était mon travail, ça, d’ordinaire. Je roulai des yeux avant de les poser à nouveau sur la montagne d’acier qui se trouvait en face de moi. Pour une rencontre étonnante, elle était étonnante.

Te venger sur moi ? Tu as du culot .. C’est la lâcheté qui t’empêche de retrouver le véritable coupable ?


Oui je tentais l’Archidémon, mais j’avais envie de vérifier s’il allait jusqu’au bout de ses affirmations. S’il voulait passer ses nerfs sur moi, au moins qu’il n’ait pas la couardise de faire semblant. Dans sa situation, je profiterais de foncer dans le tas pour me tailler une issue ; et puis, les Tévintides mages, il en pleuvait dans le sud, à présent.

En parlant de pluie, il commençait à pleuvoir .. Je sentis à quel point le froid commençait à me gagner. Evidemment, c’était toujours moi le premier. Gardant la posture droite, mais bien la main sur mon sceptre, je ne le quittais pas de mes prunelles ; je sentis cependant tout le monde attentif, cette fois. Après tout, je venais de signer verbalement mon arrêt de mort.

Et à titre informatif, je peux me souvenir aisément du nom d’un lâche, pour la postérité.






#2B3D63

"Drama in the Air, Drama in the Water,
If you drink Water, you drink Drama."

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Anonymous
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Lun 1 Avr - 2:53

Une goûte de sang sur les pétales



Comment donc ce dandy faisait-il pour paraître toujours si insouciant ? Ne se rendait-il pas compte qu'il était juste à un pouce de la portée optimale de son ennemi ? Il lui suffisait juste que ses soldats de pacotilles s'écartent juste assez... Et ce serait terminé en un instant. En revanche le fait que l'interlocuteur d'Aldiun se montre si bravache manqua de le faire perdre pied. La tête du templier rouge recula même un peu, choqué par les mots de son ennemi. La colère remonta de plus belle dans ses veines et il eut du mal à se retenir de charger de plus belle en frappant cette fois ci clairement pour tuer. A la place ses phalanges blanchirent sous ses gantelets de maille à force de serrer les poings et il eut même l'impression de sentir l'acier et le cuir s'enfoncer, fusionner avec sa chair. Oui, il était vraiment en colère, on l'aura comprit.

Levant sa lame, le colosse d'acier beugla d'une voix tonitruante :

-Cherches-tu la mort par tous tes veux, jeteur de sang du dimanche ? Me provoquer ne t'apportera que souffrance supplémentaires lorsque je t'arracherais les membres !

Le colosse piaffa mais un barrage de lames arrête son assaut avec l'épée levée par dessus son épaule. A la place de liquider les misérables soldats du dimanche qui lui faisaient face, le guerrier cracha à son adversaire principal, le mage :

-M'accuser de lâcheté, tu ne sais pas de quoi tu parles à rester derrière ta rangée de soldats mais qu'attendre d'autre d'un jeteur de sorts ? A toujours utiliser les autres comme des outils, à parasiter les autres comme ce rat qui m'a mutilé ! Qui a tout détruit !

Cédant à la colère, il attrapa la hampe de la lance d'un des gardes qui essayait de le menacer et l'attira plus près en tirant le manche de bois, attrapant le pauvre ère et lui envoyant un coup de tête dévastateur.

*En voilà un qui ne se relèvera pas de si tôt... Je me demande combien de dents il lui reste ah ah !*

Se moquant de cet élément comme d'une guigne, le grand gaillard remit sa visière en place d'un geste sec, pouffant presque de frustration alors qu'il reprit la parole :

-Je ne suis pas un lâche vil mécréant, la seule raison qui m'a empêché de tuer ce salopard est que je ne me souviens pas de son visage ! Et que personne d'autre n'a été fichu de me donner le nom de ce chef de pacotille et...

Le colosse s’interrompit dans sa diatribe... Un écho... Une image... Une vision.

*Une main rouge... Pourquoi une main rouge... ? Était-ce là le signe du groupe d'apostat qui était à l'origine de tout ça ? Un signe si faible ne pouvait être prit au sérieux si ? Enfin vu la colère aveugle d'Aldiun, il ne faudrait pas en rêver.*

Ayant perdu le fil de ses pensées, le grand guerier laissa échaper entre ses lèvres :

-Maudits... La main rouge... ? Non, cela ne change rien, je vais les tuer quand même...

Et la bête se déchaîna soudain. Son épée vola, se moquant de prendre un coup en retour ce qui ne manqua pas d'arriver. Maintenant il suffisait d'écarter ces maudits petits soldats de plomb jusqu'à atteindre le mage moustachu... Il fera l'affaire pour calmer sa soif de sang.

Mais une fois de plus, le comportement étrange d'Adliun pouvait changer la donne et intéresser le magicien... A voir ce que ce dernier comptait faire.




Dorian Pavus
Thaumaturge
- Inquisition -
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Ven 5 Avr - 22:49

Une goutte de sang sur les pétales

"Dans le combat entre les volées de mouches et le troupeau d'éléphants, ce ne sont pas
les gros qui toujours l'emportent." --A. Kourouma


J’avais bien des façons de me préparer à une confrontation inévitable, qui intervenaient selon le type de bagarre. Mais ici, j’étais calme. Je sentais une certaine colère bouillir mes entrailles, mais j’étais calme d’apparence. Mais là, je testais sa patience : c’était toujours un coup très dur lorsqu’on eut le malheur d’effleurer la fierté d’un combattant, quel qu’il fût. Et si cette histoire lui tenait réellement à coeur, il n’ignorerait pas les mots que je viens de prononcer. Drôle de comportement face à un templier rouge vous me direz, face à un colosse sans vie, une arme de guerre : mais j’avais le sentiment que celui-là était différent.

Cherches-tu la mort par tous tes veux, jeteur de sang du dimanche ? Me provoquer ne t'apportera que souffrance supplémentaires lorsque je t'arracherais les membres !


Au même moment, les autres compères encore présents près de moi pointèrent leurs lames, quand le colosse commença à s’agiter un peu. Mon regard se posa sur la lame, avant de redescendre sur son utilisateur. C’était fou, j’avais en même temps cette peur au ventre, et ce calme.

M'accuser de lâcheté, tu ne sais pas de quoi tu parles à rester derrière ta rangée de soldats mais qu'attendre d'autre d'un jeteur de sorts ? A toujours utiliser les autres comme des outils, à parasiter les autres comme ce rat qui m'a mutilé ! Qui a tout détruit !


Mon esprit roula des yeux ; encore un. Evidemment, tous les mages étaient pareils, méchants et manipulateurs ! Ça m’exaspérait vraiment .. A cette seule phrase, je m’avançai des pas nécessaires pour lui prouver, avec ma fierté mal placée de Pavus, que je n’étais pas un lâche. Mais avant d’avoir pu avancer suffisamment, le templier rouge attrapa l’un de nous pour lui faire sa fête, sans doute pour passer les nerfs. Mais trop tard ; je m’étais avancé, et tout le monde dans l’à peu près était enfin à l’affût.

Je ne suis pas un lâche vil mécréant, la seule raison qui m'a empêché de tuer ce salopard est que je ne me souviens pas de son visage ! Et que personne d'autre n'a été fichu de me donner le nom de ce chef de pacotille et...


Mais le combat sur le point d’éclater prit une toute autre tournure dans ma tête ; mon regard plissé le scrutait, alors que je tentai de calmer les autres encore un peu d’un geste sec de la main. Étrangement, ils prirent mon étrange attitude assez au sérieux. J’étais un compagnon de l’Inquisitrice, à croire qu’ils me savaient suffisamment proche et impliqué pour me faire confiance. Tiens, cela me changeait.

Quelque chose ne tournait vraiment pas rond, dans cette histoire. Mais j’eus le sentiment que de l’écouter parler était la chose à faire.

Maudits... La main rouge... ? Non, cela ne change rien, je vais les tuer quand même...


Son épée commença déjà sa dangereuse danse avec ses consœurs.

Et chacun se tendit ; dans un réflexe, mais j’y tenais, ma voix s’éleva dans un mélange de détermination, de crainte de ce qui allait arriver, mais aussi de confiance en soi.

J’attends toujours un nom de ta part !


Et crois-moi, je vais m’en souvenir.

Un autre fut poussé, et tous se précipitèrent. Il fallait que j’arrête de jouer aux philosophes alors qu’on était en sorte de guerre. Mais je croyais en les exceptions ; j’en étais en quelque sorte une après tout, n’est-ce pas ? Mais ma main se resserra sur le manche de mon sceptre, prêt à attaquer.

Ma main libre s’enveloppa de magie, alors que j’aperçus une épée se faire catapulter par un allié. C’était autant épatant qu’effrayant, cette force qu’il avait de tenir face à autant de personnes. Mais ce n’était pas une raison pour retenir sa puissance, le nombre ne faisait pas toujours tout : je plantai un glyphe derrière moi, avant de m’avancer vers la bataille, une boule de feu en main prête à être expulsée.





#2B3D63

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